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03

2008

Grenoble Municipales 2008 : Bernard Laporte apporte son soutien à Fabien de Sans Nicolas

de sans nicolas laporte Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "Grenoble c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas.

Dans une ambiance festive et très animée, plus de 300 personnes sont venues soutenir le jeune candidat à la Mairie de Grenoble avant la dernière ligne droite du second tour des municipales 2008. La salle était pleine à craquer et des sympathisants sont restés dans le couloir. De nombreuses personnalités et élus locaux de l'UMP avaient fait le déplacement.


Une étoile montante


Parmi elles, Bernard Laporte [1], Secrétaire d'État chargé des Sports et ancien entraîneur du XV de France, venu encourager Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers.

Avant de faire son entrée dans la grande salle, le Secrétaire d'État explique les raisons de son soutien au chef de file "Fabien de Sans Nicolas est un espoir de la politique, il a du talent, il a envie que ça bouge". Evoquant le score du candidat au premier tour, Bernard Laporte souligne "Un match n'est jamais perdu (...) il livre son premier combat, il a tout l'avenir devant lui, il est une étoile montante (...) Il est ambitieux et il aime sa ville".

En vidéo, l'ambiance du meeting et extraits de discours de Max Micoud, FDSN et Bernard Laporte :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Alliances et mobilisation


Concernant la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire de Grenoble, Fabien de Sans Nicolas souligne "Avec une très forte abstention au premier tour, il faut impérativement se mobiliser pour le second (...) Un autre Grenoble est possible (...) Grenoble risque de devenir ingouvernable avec la majorité qui est proposée par Michel Destot (...) Une majorité encore plus hétéroclite nous est proposée avec 4 ou 5 groupes, avec une plus grande instabilité et ça deviendra encore plus ingouvernable".

Le jeune candidat évoque sa différence avec l'actuel maire de Grenoble "Nous avons fait des alliances avec des personnalités qui sont venues autour d'un projet d'avenir et non pas dans le but de conserver le pouvoir (...) C'est une démarche de conquête autour d'un projet et non pas une démarche de refus que le pouvoir soit partagé".


Une alliance avec les Verts ?


A la question d'une éventuelle alliance avec les Verts pour le second tour, Fabien de Sans Nicolas explique sur un ton ironique "Non mais attendez... l'écologie n'appartient pas à un parti politique (...) Je veux faire de l'écologie loin de tous les dogmes, loin de toutes les idéologies (...) l'écologie appartient à cette nouvelle génération, à tous".

Revenant sur sa vision de la mairie de Grenoble et de la ville, FDSN souligne "Grenoble a besoins d'un maire à plein temps, ça veut dire refuser le cumul des mandats mais il y a surtout, le cumul des fonctions (...) Aujourd'hui, ce qui importe au élus à la tête des différentes structures locales, c'est de cumuler les fonctions au détriments des grand projets (...) avec l'embauche de 350 cadres en l'espace de 13 ans et malheureusement une revendication commune avec la nôtre puisque la CGT dit à Michel Destot depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de monde sur le terrain et trop de cadres à la ville de Grenoble (...) Vous avez vu tous les projets, aucun n'a été maîtrisé en terme de coût (...) Nous proposons d'autres dispositifs pour une nouvelle solidarité réelle et non pas virtuelle parce que je n'accepte pas qu'il y ait des Grenoblois à part entière et des Grenoblois entièrement à part".


Un match à disputer


A son tour, Bernard Laporte prend la parole et "J'ai vécu à Grenoble pendant un an entre 1986 et 1987 et il faisait froid quand je m'entraînais au stade Bachelard (...) A cette époque là, quand je disais que je vivais à Grenoble, c'était quelque chose et l'on pouvait faire le malin... comme lorsqu'on vient du sud ouest comme moi (...) Maintenant, Grenoble n'a plus la notoriété qu'elle avait".

Le Secrétaire d'Etat chargé des Sports fait un parallèle avec le match de Cardiff lors de la précédente Coupe du Monde de rugby en soulignant qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu pendant la mi-temps d'un match important.

En fin de meeting, devant une salle continuellement surchauffée, le Ministre reconnaît avec humour qu'il n'a jamais gagné à Grenoble lorsqu'il jouait au rugby.

Notes

[1] portant de longues chaussures pointues à la mode


09

03

2008

Grenoble Municipales Cantonales 2008 : soirée de 1er tour

vote grenoble Dimanche 9 mars 2008 à 19h35, vous étiez 42 à vous connecter en temps réel sur GreBlog MonGrenoble.

A 20h10, vous étiez 78.

A 20h38, 124.

Plus tard dans la soirée, vous étiez près de 242 lecteurs internautes en train d'attendre l'arrivée des premières estimations du premier tour des cantonales et des municipales.

Quelques instants plus tard, le serveur sur lequel GreBlog MonGrenoble est hébergé était "saturé" en raison d'un nombre encore plus élevé de tentatives d'accès sur le blog.

Durant cette période d'inaccessibilité temporaire, je continuais tranquillement de mon côté à saisir en temps réel sur une feuille de calcul en ligne l'ensemble des résultats en provenance du central d'annonce des résultats de chaque bureau de vote et de la salle de presse de la Mairie de Grenoble. En plus de mon matériel (Pc portable, médiaphone...), le service informatique de la ville avait mis à ma disposition un poste de saisie dédié [1].

Dimanche prochain, je prendrais de nouvelles dispositions afin de continuer à vous permettre de suivre en live les résultats des seconds tours des cantonales et municipales à Grenoble.

Malgré ce problème technique de dernière minute durant cette soirée de premier tour, fort de ce succès inattendu lié aux nombreuses tentatives de connexion, je tiens à vous remercier pour votre fidélité.

Cantonales Grenoble 2 : taux de participation à 20h : 51.58%
Cantonales Grenoble 4: taux de participation à 20h : 52.04 %
Cantonales Grenoble 5 : taux de participation à 20h : 53.13%


Cliquez sur l'un des onglets pour visualiser les résultats Municipales | Cantonales en bas de tableau



En comparaison avec la précédente enquête réalisée sur GreBlog


Premières réactions à chaud :

la proximité du résultat obtenu par la liste conduite par Michel Destot avec celui de l'enquête GreBlog (40.43%, résultat définitif obtenu : 42.73), le pourcentage élevé de la liste conduite par Maryvonne Boileau issu de l'enquête GreBlog (23.95%) qui pressentait l'obtention d'un résultat définitif assez conséquent (15.56%).

Phase 3 des municipales 2008 sur Grenoble (février > mars 2007), avant 1er tour :

Si le premier tour de l'élection municipale à Grenoble avait lieu aujourd'hui, pour qui voteriez-vous :

1056 personnes ont voté

40.43% : Liste M. Destot (PS, PC, PRG, MODEM, Soc. Civ...)
22.15% : Liste F. de Sans Nicolas (UMP, Centre, PR, Soc. Civ...)
23.95% : Liste M. Boileau (LES VERTS, ADES, Alternatifs...)
10.93% : Liste J.P. Motte (GO Citoyenneté)
0.66% : Liste C. Brun (Lutte Ouvrière)
2.55% : Liste M. Kafaï (LCR)
0.09% : Liste J.P. Doujon (Ouvrière et laïque...)

Notes

[1] en photo


06

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : dernières impressions de campagne avant le premier tour

vote municipale Il reste quatre jours avant que les Grenoblois se mettent en quête de retrouver leur carte d'électeur pour exprimer leurs intentions, opinions et choix politiques dans le cadre des élections municipales et cantonales.

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, les premières entrevues de courtoisie et de circonstance faisant suite au décryptage des résultats des précédentes élections législatives entre des responsables politiques locaux ont débuté dès la fin du mois d'août 2007.


Retour sur les premières phases de campagne


Les premières "esquisses" de campagne ont vu le jour dès le début du mois d'octobre 2007 pour se prolonger en novembre et se concrétiser officieusement en décembre par l'adoption des stratégies de campagne et la rédaction de feuilles de route à tenir. La période du mois de janvier et février est celle des organisations en interne et du casse-tête politique lié aux opportunités de regroupement des forces politiques, à la difficulté de présenter un programme et de valider les noms des colistiers sur les différentes listes.

En marge de l'ensemble des préparatifs, les Grenoblois s'intéressent finalement peu aux rouages de la campagne.

Comme à l'accoutumée, les citoyens attendent sagement le relais des médias qui continuent, dans la plus grande tradition, à déployer l'ensemble des dispositifs et les principaux enjeux de ces élections. En parallèle, ils doivent désormais compter sur une production d'information en provenance des blogs ou sites tenus par de nombreuses personnalités politiques, par les fédérations ou permanents qui trouvent au passage le moyen et l'opportunité de maîtriser le message délivré.


Les Grenoblois aiment la politique


Une fois la campagne activée et lancée, l'engouement des Grenoblois pour la politique est surprenant.

Je ne compte plus le nombre de fois où, dans les méandres d'une conversation soutenue, des voisins, parents d'élèves, étudiants ou personnes âgées ont ouvertement exprimé leurs idées, dressé globalement un bilan, porté un regard sur un projet local tout en prenant soin de maquiller partiellement ou grossièrement leur appartenance ou leurs sympathies politiques.

La manière de s'exprimer a changé : le Grenoblois aime tendre une perche à son interlocuteur pour l'inviter à deviner et découvrir ses intentions en la matière.

Pour autant, cette façon d'exprimer ouvertement ses idées cache une difficulté à s'engager au niveau local sur le terrain politique.

Alors qu'ils sont les champions de l'engagement dans les milieux associatifs, force est de constater que les Français sont souvent réticents à le faire au sein des structures politiques souvent considérées comme la vitrine décalée du pouvoir, des petits arrangements ou simple "panier de crabes".

Par expérience et par tradition dans la vallée, le Grenoblois tient à sa liberté d'expression politique, se méfie des rouages partisans et par dessus tout n'aime pas qu'un "non Grenoblois" juge sa ville en lui rappelant le marquage indélébile des "années Carignon".


La responsabilité des médias


Le déploiement des cantonales n'intéresse guère les grands médias nationaux.

Les médias locaux traditionnels portent la responsabilité de couvrir et faire découvrir les coulisses de campagne des municipales aux électeurs dans la mesure où ils doivent tenir compte de leurs intérêts. Si le grand public n'est pas intéressé par ces échéances, la couverture médiatique locale sera moindre ou allégée. Du coup, les grands médias nationaux n'ont aucun intérêt à relayer une élection municipale sans véritable enjeux majeurs.

Et pourtant, de l'avis de nombreuses rédactions nationales, plus portées à rédiger des dossiers représentatifs sur la tenue de l'élection Grenobloise, la campagne des municipales sur Grenoble n'a pas décollé.

D'un autre coté, peu de blogs personnels ont cherché à porter leur attention sur les rouages des municipales sur le terrain alors qu'ils avaient amplement réussi à donner de la voix et à construire sur la toile la campagne des dernières élections présidentielles de 2007. Il est en effet plus aisé de publier une opinion construite à partir d'une information largement médiatisée sur le plan national que de chercher à relayer ou produire une information locale. Certains experts bien connus de la blogosphère s'inquiètent par ailleurs de ce manque d'expression personnelle dans une dimension hyperlocale. Et ils ont raison de le souligner.


Points de convergence dans les programmes


Après une lecture alléchante des programmes présentés aux Grenoblois dans le cadre de ces municipales, je me suis amusé à trouver des propositions communes sur lesquelles les principales listes seraient susceptibles de s'accorder. A ma connaissance, il en existe deux.

Apparemment, tout le monde s'accorde sur la nécessite d'une part, de requalification les berges de l'Isère et d'autre part, sur le déploiement d'un système de transport en mode doux de type VELIB ou VELOV à Grenoble.

Même si les moyens de mise en œuvre peuvent diverger sur un plan purement politique, on peut donc s'attendre à ce que la prochaine équipe municipale concrétise la mise en place de ces deux projets lors de son prochain mandat... sans trop de difficultés.


Une campagne des municipales belle et bien animée


Pour finir, la campagne des municipales 2008 à Grenoble, c'est également... pêle-mêle :

le vandalisme d'une permanence de campagne d'un candidat aux municipales, la destruction partielle du local professionnel d'un candidat sur les cantonales, le refus de colistiers de serrer la main à d'autres sur une même liste et à maintes reprises, un tract diffamatoire acerbe distribué dans les quartiers sud à l'encontre d'une personnalité de premier plan ces derniers jours, un adjoint qui ne parle pratiquement plus à son maire depuis des mois, un ancien ministre venu soutenir un candidat et qui arrive en mini cooper hyper branchée avant de faire son entrée dans un bar du centre-ville, une engueulade et des mots peu recommandables échangés en pleine rue entre un colistier et un chef de file, deux colistiers sur une même liste municipale qui s'affrontent localement aux cantonales, les propos acerbes d'une personnalité à l'encontre d'une liste publiés dans un article et qui décide de la rejoindre quelques jours après en tant que colistier, la diffusion d'un tract d'un colistier à l'encontre d'une liste adverse qui, exclu de son parti durant la campagne continue de mentionner les références de sa formation et son appartenance à son ancien parti...

Je préfère m'arrêter là : la liste est encore longue...

... et il est vrai qu'on ne s'ennuie pas lorsqu'on tente de couvrir à sa manière une campagne très intéressante sur tous points de vue !

J'ai retrouvé dans mes papiers ma carte d'électeur. Je compte bien naturellement m'en servir et encourage tout le monde à faire de même dimanche prochain.

Comme à l'accoutumée, à la veille du scrutin, les enquêtes d'opinion et dépôts de contributions seront temporairement suspendus sur GreBlog MonGrenoble.

Dimanche soir, équipé d'un médiaphone et d'un portable, j'aurai certainement l'opportunité de faire des allers-retours entre la Mairie et la Préfecture pour publier en live les premières estimations des résultats sur ce blog.


03

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : quand l'un des principaux candidats d'une grande ville de France colle lui-même ses affiches électorales

affiche municipale Samedi 1er mars 2008, sur les coups de 17h, je prends mon véhicule personnel pour aller faire quelques courses en famille dans un grand centre commerciale au sud de Grenoble.

Je décide d'emprunter le boulevard Jean Pain au niveau du stade des Alpes, de passer devant la mairie de Grenoble et de prendre la direction des boulevards. En cette fin d'après-midi, la circulation est assez fluide. De loin, au niveau du complexe cinéma Nef Chavant, le feu passe au rouge. Je ralentis progressivement mon allure et me positionne derrière un premier groupe de véhicules.

En attendant que le feu passe au vert, je profite de quelques instants pour trier quelques CD musicaux. Brièvement, je me retourne et observe de loin deux individus positionnés devant un panneau "affichage libre" de la ville de Grenoble siégeant sur le trottoir du boulevard.

Faisant face au panneau, l'un deux est un homme de grande taille, le dos courbé en direction du sol, tenant un large pinceau dans une main et un sceau rempli de colle dans l'autre. A coté de lui, une autre personne vêtue de noir, aide ce premier à coller une affiche de campagne électorale.

J'ai pris le temps de prendre cette photo en baissant rapidement la vitre passager avant.

L'homme qui est en train de coller une affiche de campagne des municipales... à 66 ans.

Il s'agit de Jean-Philippe Motte, Sociologue, Adjoint au Conseil municipal de Grenoble en charge de la Coordination des secteurs et Politique de la ville et... actuel candidat et numéro 1 de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" (GO) à la mairie de Grenoble.

L'homme vêtu de noir n'est autre que Gilles Escala, 59 ans, Responsable associatif, 5ème colistier sur sa liste.


Un acte peu banal dans une grande ville de 155 000 habitants


De nos jours, il est plutôt rare d'observer dans une grande ville un candidat à la mairie de Grenoble, chef de file d'une formation actuellement créditée d'environ 7 ou 10% des voix selon certains sondages [1], en train de coller lui-même l'affiche électorale officielle de son mouvement politique.

Par principe, ce sont habituellement de jeunes sympathisants ou militants qui s'occupent de cette tache en période électorale.

Notons au passage que le candidat était en train de coller l'affiche de son mouvement GO Citoyenneté sur celle préalablement collée de la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire, Michel Destot.


Le mérite et la volonté


La campagne des municipales réservent toujours quelques surprises.

Il me semble opportun de relever le mérite et la volonté du candidat âgé de 66 ans, dans son agissement. Doit-on pour autant supposer un éventuel manque de moyen, d'organisation ou de main d'œuvre au sein de son mouvement et dans l'organisation de sa campagne d'affichage ? S'agit-il au fond d'un acte isolé, volontaire, personnel ?

En parallèle, à titre d'exemple et pour ne citer qu'eux, a t'ont déjà vu Michel Destot ou Fabien de Sans Nicolas placarder personnellement l'affiche de leur liste respective sur un panneau en ville ?

Rien n'est moins sur :-)

Notes

[1] données proches de l'opinion des lecteurs, colonne de gauche


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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose son projet pour Grenoble 2008-2014

les verts grenoble Mardi 12 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne des Verts, de l'ADES et des Alternatifs réunis sur la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" conduite par Maryvonne Boileau dans le cadre de l'élection municipale de 2008 à Grenoble.

Exposé sous la forme d'un document de 41 pages [1], les Verts présentaient leur "Projet pour Grenoble, une ville à taille humaine, soutenable, solidaire et conviviale" autour d'un café, dans une ambiance habituellement décontractée [2].

Un document qui, dès la première lecture et un premier survol, dépasse le cadre d'un programme généraliste de campagne. S'appuyant sur l'existant tout en dressant un bilan de Grenoble, il s'apparente à un rapport détaillé rempli de suggestions, de solutions et de propositions chiffrées.


Maryvonne Boileau introduit le programme des Ecologistes


Maryvonne Boileau, chef de file de la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose ses premières intentions.

"Nous voulons construire et agir dans une ville écologique et nous souhaitons tout orienter pour que nos modes de vie aillent vers plus de solidarité en améliorant l'environnement (...) Modestement, notre rôle est de laisser une planète vivable à nos futures générations (...) Pour nous, Grenoble ne peut pas être dissociée de l'agglomération" souligne-t-elle.


Une ville "soutenable", à taille humaine


Maryvonne Boileau déclare "Il nous faut de vraies alternatives à la politique de déplacement actuelle (...) La Rocade Nord pour nous, c'est chimérique (...) Nous le savons, les études le démontrent, ça ne permettra pas d'améliorer les déplacements dans la ville, ou peut être un tout petit peu dans l'hypercentre Grenoblois (...) Il nous faut diminuer notre empreinte écologique dans toutes les politiques publiques qui pourront être menées (...) Il faut agir sur la politique des déchets, de tri, faire des économies d'énergie dans les bâtiments publics et continuer les aides à la réhabilitations dans les copropriétés publiques ...et privées (...) Les bâtiments sont pour 40% de taux de pollution dans la ville".


Une ville "solidaire"


La candidate fait un tour d'horizon en matière de solidarité. "La solidarité pour nous a encore un sens (...) La crise sociale s'accroît pour ceux qui sont touchés et les filets de sécurité, c'est la puissance publique qui peut les apporter (...) Nous savons que l'Etat va se désengager (...) Il nous faut soutenir l'ouverture des places en crèche, une politique des logements sociaux de qualité mais non essentiellement réservée aux catégories sociales très défavorisées (...) Nous proposons la tenue d"un "Forum sanitaire et social" chaque année pour répondre à toutes ces questions avec les Grenoblois" avance-t-elle.

Sur la question de la jeunesse, Christine Garnier ajoute "Il faut une alimentation scolaire équilibrée et de qualité pour nos enfants (...) Il y a 25% d'enfants obèses en CM2 dans certains quartiers de Grenoble (...) Notre objectif est d'arriver à passer en tout Bio local d'ici la fin du mandat (...) C'est possible sans faire beaucoup plus cher, il y a des villes qui l'ont fait et c'est créateur d'emplois".

Les Verts signalent qu'il faut tout faire pour éviter les délocalisations d'entreprises. Selon eux, ils convient de renforcer les services publics nécessairement "créateurs de richesse", d'améliorer l'aide aux personnes âgées et de permettre à tous d'accéder à l'ensemble des équipements culturels de la ville.

Au passage, Olivier Bertrand signale que "93% des Grenoblois ne fréquentent pas la MC2 (...) le Summum est sous dimensionné, le Palais des Sports ne répond plus à la demande et le Stade des Alpes n'est pas réellement fait pour accueillir des spectacles (...) En plus, le dossier du cinéma Le Méliès n'est toujours pas réglé sur le quartier de Bonne (...) Sur l'Agglo, on a un véritable problème, on a énormément de salles de taille équivalente (...) En réalité, chaque maire veut sa salle et il manque à la communauté la compétence culturelle pour avoir une vision coordonnée".


Une ville "conviviale"


Les Verts souhaitent développer une "vraie démarche participative", notamment sur la question du budget en amenant le débat publique. "Ce n'est pas un chèque en blanc qu'on signe tous les six ans" souligne Maryvonne Boileau. Les écologistes proposent que les Grenoblois puissent saisir le Conseil municipal pour ouvrir un débat à partir de 2500 signatures sous la forme d'une pétition.

En matière de sécurité, les Verts souhaitent avant tout faire de la prévention. Ils regrettent l'absence de la Police de proximité. Raymond Avriller ajoute avec un brin de nostalgie [3] "Il y a aussi surtout le travail de prévention contre la corruption qui nécessite d'éviter des arrangements entre gauche - droite et le reste pour essayer de défendre l'intérêt général".

La conseillère municipale déléguée au logement social et présidente d'Actis explique que bon nombre de propositions sont "réalistes et innovantes (...) demandant une gestion des budgets extrêmement rigoureuse pour pouvoir passer aux actes". En matière d'économie budgétaire, Gilles Kuntz ajoute "Il va falloir assainir la situation de l'association du Palais des Sports (...) une association qui reçoit 1,5 millions d'euros chaque année de la ville de Grenoble et qui n'a pas d'adhérents, c'est assez étonnant".

Raymond Avriller profite de l'occasion pour lancer son nouveau slogan à l'assistance en jouant sur les mots "Il faut savoir que... voter Boileau, voter Ecolo, c'est faire des économies par dizaines de millions d'euros (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter de nouveaux impôts (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter un nouvel impôt Métro".

Concernant le programme écologiste, Olivier Bertrand souligne à son tour "On a des idées mais on a pas la science infuse et surtout, on regarde ce qui se passe dans d'autres villes en Europe et on essaye d'appliquer ce qui se fait ailleurs pour Grenoble (...) On a une bonne vision de l'économie et des marchés publics (...) Notre objectif est que Grenoble devienne la première ville écologique de France, une ville verte".


Un appel aux citoyens Grenoblois


Dans le même élan, Maryvonne Boileau affirme "Il est plus que nécessaire que le maire de Grenoble soit à temps plein dans une ville de plus de 100 000 habitants". Elle part du principe que la ville de Grenoble doit "rester de gauche et écologiste".

A ce propos, une pétition en ligne vient de voir le jour : Bruno Détrie, Olivier Bertrand, Jean Caune et Cecil Guitart sont à l'initiative du lancement d'un "appel aux citoyens Grenoblois" sur www.pourgrenoble.org. Ce dernier a pour "objectif de donner à l’élection municipale un sens fondé sur un projet politique et non sur une allégeance à une personne". En une semaine, près de 180 Grenoblois ont signé cette pétition qui tente d'analyser l'attitude politique de Michel Destot dans le cadre de l'élection municipale de 2008.

En attendant, les écologistes proposent aux Grenoblois d'écouter leurs "mesures phares" en podcasts audio et de découvrir une présentation individuelle des colistiers en vidéo sur leur site de campagne. Leur projet est désormais téléchargeable. Par ailleurs, les Verts assurent que la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" sera définitivement complétée et présentée dans les prochains jours.

Notes

[1] présenté sur papier recyclé :-)

[2] lire mon billet à ce sujet

[3] l'assistance rigole


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01

2008

Les Grenoblois aiment la politique

municipales 2008 grenoble En ce début d'année, le maire de Grenoble et le Conseil municipal présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2008 aux habitants en choisissant de communiquer cette année sur le 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Un choix opportun et un thème de communication qui viennent à point nommé avec les prochaines festivités liées à l'inauguration du Stade des Alpes, juste avant... les municipales 2008. A Grenoble, notamment en centre-ville, les habitants ont eu l'occasion de découvrir cette campagne de communication [1] sur quelques panneaux publicitaires.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains habitants en profitent pour s'exprimer sur le sujet et donner leur point de vue en fonction de l'humeur du moment.


Un petit tag au marqueur noir...


Samedi 5 janvier 2007, je décide d'emmener mes enfants au MacDo [2] près de la Fnac. Sur notre parcours, à l'angle de la place Grenette, près des cabines téléphoniques, je découvre un petit message tagué au marqueur noir [3] sur l'un de ces panneaux.

  • "13 ans ça suffit dehors !"

Avec le sourire et un air amusé, je décide de m'approcher du panneau publicitaire.

La réaction des passants est surprenante.

Le simple fait que je reste positionné quelques dizaines de secondes devant le panneau pour prendre une photo a incité des inconnus à m'aborder et à m'indiquer sans gêne leur point de vue sur le message du tag [4].


Une petite discussion à bâton rompu...


En premier lieu, un couple d'une cinquantaine d'années arrive derrière moi, me surprend et me lance sans gêne cette affirmation "Ah ben celui-là... ça fait un moment qu'il est là, hein (...) tous les mêmes de toute façon (...) Nous vous savez, on en a un autre à Eybens qui veut pas laisser sa place à d'autres (...) Baïetto, alors lui par contre vous savez, il s'accroche bien à sa chaise (...) tenez, ma femme peut vous en parler, elle travaille à la mairie...".

Amusé par le discours, je profite de l'occasion pour jouer le jeu et leur poser la question suivante "Alors donc, vous pensez voter pour qui ?" et la réponse ne tarde pas à venir. "Pas pour lui en tout cas, ni pour le jeune gars là, je sais plus comment il s'appelle (...) Chérie, comment il s'appelle déjà celui-là (...) il a un nom à coucher dehors !".

A cet instant et intérieurement, j'étais plié de rire. Au bout du compte, je n'ai pas pu obtenir ma réponse : le couple continuait à dialoguer en se laissant porter par ses affirmations.

Quelques minutes plus tard, toujours en compagnie du couple Grenoblois, un jeune homme élégant et bien habillé passe devant nous, nous entend dialoguer et s'invite carrément dans la discussion, face au tag. "Je vous entend parler (...) Vous verrez, il va repasser sans problème (...) En face, il y a qui ?"

Et c'était reparti...

Chose surprenante, le jeune homme et le couple sont restés sur le trottoir à discuter un bon moment au moment où il me fallait quitter la place car mes enfants s'impatientaient.

J'ai adoré cette situation cocasse.

Quel engouement des Grenoblois pour la politique..!

J'adore !

Notes

[1] M majuscule à maire, à municipal... étonnant

[2] ils me réclamaient un "happy meal"

[3] un de plus...

[4] je suis repassé devant cette semaine, l'affiche a disparu, le tag est toujours présent


15

11

2007

Municipales 2008 : lancement de la liste Grenoble Démocrates pour le MODEM

grenoble democrates modem Vendredi 9 novembre 2007, les militants et sympathisants du MODEM de la région grenobloise avaient rendez-vous à l'ambiance Café, rue des Alliés, pour le lancement de la liste "Grenoble Démocrates".

A cet occasion, j'étais invité à la conférence de presse de la formation afin de recueillir quelques informations pertinentes sur les rouages de la campagne du MODEM.

Dans une ambiance musicale, cool et détendue, entouré de ses acolytes, Philippe de Longevialle, tête de liste "Grenoble Démocrates" pour les municipales 2008 à Grenoble, présentait le fil conducteur et les axes de sa campagne.


La carte de l'ouverture et du renouveau politique à Grenoble


Celui-ci souhaite un renouveau politique et un changement de cap à Grenoble en déclarant notamment "Nous souhaitons que les Grenoblois fassent un vrai choix (...) Nous avons l'opportunité de présenter aux municipales une liste Démocrates qui à sa place sur Grenoble, une opportunité qui, à ma connaissance, ne s'était pas présenté depuis 1971"déclare la tête de liste de l'UDF -MODEM sur Grenoble.

Le président du MODEM 38 dresse avec inquiétude un portrait politique de la région. "Nous voulons changer les pratiques politiques sur Grenoble, celles qui symbolisent le passé (...) On a finalement une majorité qui contrôle tout, l'agglomération, le département, la région (...) On sait depuis un moment qu'il n'y a pas plus de vraies discussions, tout est déjà ficelé, les débats sont confisqués, les dossiers sont déjà arrêtés (...) Il y a un déficit certain".

Philippe de Longevialle distingue la manière dont certains grands dossiers sont traités au coeur de l'agglomération grenoblois et fait un parallèle avec le manque de dynamisme économique en centre-ville. "La ville ne répond pas aux besoins quotidiens des Grenoblois (...) L'urbanisme Grenoblois est en train d'échapper à ses initiateurs (...) Le petit commerce Grenoblois est en train de péricliter, le centre-ville se déshumanise petit à petit (...) Concernant le projet de Rocade Nord et le stade des Alpes, on assiste à une faillite totale au niveau de la méthode, sans compter les problèmes de stationnement en ville où le choix du tracé du tram C".


La campagne du MODEM pour les municipales 2008 à Grenoble


Avec respectivement 19,31% et 10,35% des voix au 1er tour de la dernière présidentielle et aux législatives sur la 1ère circonscription, le MODEM affiche sa satisfaction. "Nous sommes bien présents, notre électorat existe toujours et la liste Grenoble Démocrates à sa place sur Grenoble" affirme Philippe de Longevialle.

En parallèle, la tête de liste du centre confirme avoir rencontré et discuté avec tous les groupes politiques de la ville au sujet des municipales de 2008. "Pour le moment, il n'y a pas d'alliance acquise, il n'y a pas d'alliance négociée, le jeu est ouvert (...) Au second tour des municipales, il peut tout se passer, nous restons ouverts (...) il n'est pas exclu que l'on se maintienne au second tour si nous faisons plus de 10% des voix" explique le responsable du MODEM.

La formation compte 200 adhérents sur Grenoble , environ 1000 en Isère et 70 000 au niveau national. 6 groupes de travail sont mis en place pour préparer le projet municipal avant la fin 2007. "Grenoble Démocrates" souhaite aller à la rencontre des Grenoblois dans les 22 quartiers de la ville. 18 réunions de quartiers sont dès à présents planifiées jusqu'à la fin 2007. Selon son responsable, la liste officielle du MODEM pour les municipales à Grenoble sera présentée fin janvier début février 2008 aux habitants.

Courtisé à droite comme à gauche depuis dès mois par les acteurs de la politique grenoblois, le MODEM est entré dans la course aux sollicitations et compte bien être présent dans le jeu politique local et faire pencher la balance lors des prochaines municipales, notamment à Grenoble.

Sans prétention, le sondage GreBlog en cours sur les municipales à Grenoble [1] ... le démontre.


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2007

Michel Destot déclare sa candidature aux municipales 2008 sur Grenoble

destot municipale En avril 2007, je rédigeais une chronique sur les préparatifs de campagnes pour les municipales de 2008 pour le magazine "Territoires", le mensuel de la démocratie locale.

J'écrivais entre autre "De nombreuses personnalités politiques se lancent dans la course au dépôt de noms de domaines afin d'obtenir le fameux sésame www.maville2008.com (...) C'est le cas de Michel Destot, député-maire de Grenoble et blogueur, qui vient de renouveler le nom de domaine www.grenoble2008.com" [1].

Depuis longtemps, Michel Destot préparait le terrain des municipales sur la toile.

Le 1er octobre 2007, je rédigeais un billet sur GreBlog suite à une petite phrase du maire prononcée lors du dernier Conseil municipal et posait une question : le maire de Grenoble laisse t'il volontairement planer le doute sur son éventuelle intention de se représenter pour un troisième mandat municipal à la tête de la Mairie de Grenoble ? J'indiquais que la candidature de Michel Destot pour un troisième mandat municipal était un secret de polichinelle, un non évènement pour tous.


Michel Destot déclare sa candidature aux municipales 2008 sur son blog


Depuis quelques jours, j'observe avec étonnement une production inhabituelle de publication de billets sur le blog du maire de Grenoble. Envie d'écrire pour se préparer à reprendre les rennes d'une campagne électorale ? Envie de coller à la réalité du terrain par l'exercice d'une touche personnelle ? Envie de plaire, de communiquer, de préparer l'annonce de sa candidature ?

Ce jeudi 11 octobre 2007 à 17h50 [2], Michel Destot décide de publier sur son blog un billet dans lequel il annonce sa candidature aux prochaines élections municipales de Grenoble. Des dizaines de commentaires d'encouragement, pour la plupart de militants, ont déjà été publiés.

"Candidat, je le suis parce que de nombreuses et de belles choses ont été faites (...) Candidat, je le suis parce que je sais aussi, mieux que quiconque, qu'il reste beaucoup à faire (...) C’est sur ce blog que j’ai souhaité faire cette annonce". Personnellement, en tant que blogueur et en toute simplicité, je ne peux que me réjouir de constater qu'une personnalité politique ait choisi d'annoncer en ligne sa candidature sur son carnet de bord.

Cette candidature était largement attendue par tous. Le maire de Grenoble a choisi la simplicité : une simplicité qui assoit d'autant plus sa présence au sein de l'échiquier politique grenoblois et lui assure une certaine tranquillité d'esprit vis à vis des prochaines échéances électorales. Mais attention, les jeux ne sont pas faits.


Après la candidature, le programme, le projet...


Dans les fédérations et les permanences, les cartes commencent à être distribuées. Les formations politiques sont au travail et les premières têtes de liste font leur apparition [3].

Lors de mes rencontres dans l'agglomération avec toutes catégories de personnes d'affinités politiques différentes, il en résulte que le bilan actuel du Maire de Grenoble reste mitigé. J'entends beaucoup de personne me signaler "Vous savez, Destot... on le suit depuis le début mais là, je ne sais pas si je vais voter pour lui cette fois-ci sur ce coup là". Ce genre de réaction montre d'une part, l'attachement important des habitants à la personnalité du maire de Grenoble, aux différents projets réalisés et d'autre part, une inquiétude, l'hésitation d'un renouvellement de confiance [4] envers le premier magistrat de la ville.

Soyons pragmatique. A ce jour, personne ne peut réellement prendre le relais du maire dans sa majorité. Reste à savoir qui, en face, sera son principal challenger après le retrait d'Alain Carignon, président de l'UMP Isère.

Pour réussir à se faire réélire, au regard des témoignages de la population et autres déclarations de satisfaction, Michel Destot doit présenter en 2008 un programme cohérent et limpide aux yeux des habitants. Il est contraint de jouer l'ouverture politique.

Notes

[1] Site de campagne du maire : les noms de domaines suivants ont été déposés : grenoble2008.org .net . com .fr .info ... reste les .tv .mobi de libres :-)

[2] heure relevée par flux Rss

[3] A lire prochainement sur GreBlog

[4] Voir le sondage GreBlog en cours sur le sujet


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2007

Municipales 2008. Une vague de communication politique deferle sur Grenoble

mairie grenoble Le mois de septembre 2007 est le mois de la rentrée pour les personnalités politiques de l'agglomération grenobloise désireuses de se faire connaître, de présenter une première liste ou d'entamer un marathon préélectoral en vue des prochaines élections municipales à Grenoble les 9 et 16 mars 2008.

Ces temps-ci, mes diverses rencontres avec de nombreuses personnalités [1] m'amènent à penser que chacune a pu aisément dresser un bilan exhaustif des dernières élections locales et nationales durant l'été. Ce début de semestre est propice à l'action et leur permet d'asseoir leurs prérogatives, de synthétiser leur réflexion, d'occuper le terrain ou de déclarer leur soif de (re)conquête politique personnelle ou collective. Malgré tout, les premières tensions sont palpables entre collectifs, clans et individus politiquement opposés à la municipalité en place.


Une vague de communication politique déferle pour occuper le terrain jusqu'aux municipales 2008


Les vacances d'été 2007 n'ont pas été de tout repos pour certains cadres politiques. Divers courants, personnalités ou composantes politiques opposés à la majorité municipale manifestent leurs intérêts pour ces échéances cruciales de 2008. Du côté de l'opposition, les réunions, initiatives politiques et déclarations d'intention s'enchaînent. Pas une semaine ne s'écoule sans une volonté intentionnelle d'inviter tout public à participer à de nombreux débats sur des thématiques locales précises en prenant soin de dresser à la fois le bilan des précédents résultats électoraux et celui de la municipalité.

La suspicion est de mise entre certains candidats. A priori, il n'est pas recommandé de dévoiler globalement sa stratégie à venir ou ses principales ambitions politiques. Chacun épie les intentions de l'autre. Chacun observe ou appréhende son adversaire, parfois même dans son propre camp. Chacun avance ses pions et tente de marquer son empreinte. Le ton est donné. Il reste environ 5 mois avant de choisir un candidat, une liste et voter pour les municipales, l'élection locale par excellence. La campagne pour les municipales 2008 est engagée et nous allons devoir nous en imprégner.


Peu de mouvements du côté de la majorité municipale, quoi que...


Il est fort à parier que la majorité municipale à l'intention de soutenir et "reconduire" Michel Destot, actuel député maire de Grenoble dans ses fonctions. Encore faut-il que le principal intéressé choisisse officiellement de déclarer son intention de poursuivre sa mission et d'accepter la charge d'un troisième mandat municipal. Ceci est un secret de polichinelle. A mon sens, Michel Destot a fermement l'intention de se représenter. Il en a l'envie, il en a la carrure. Plus que jamais, il en a les capacités et il nous le fait sentir.

L'un de ses collaborateurs me signalait il y a quelques temps "Vous plaisantez, le maire n'a jamais été aussi en forme et combatif depuis qu'il est revenu de l'Himalaya (...) S'il ne se représentait pas, on ne comprendrait pas". En réalité, beaucoup attendent… un « toilettage » de l’équipe municipale !

Cela fait un moment que Michel Destot, fraîchement élu nouveau président des maires de grandes villes de France (AMGVF) cherche à désenclaver son image de député-maire d'une grande ville. Depuis quelques temps, il se déploie, cherche à faire entendre sa voi(e)x, multiplie les opportunités de rencontres avec des personnalités de premier plan sur le plan national et international. Il se montre, se déplace volontiers lors de réunions de rentrée du PS pour "palper" l'ambiance -actuellement morose- au sein du parti tout en souhaitant certainement revigorer ou (re)consolider les réseaux proches de DSK.

Le maire de Grenoble semble vouloir porter un nouveau regard sur de nombreux sujets qui dépassent le cadre intrinsèque de la gestion de la ville : environnement, transport, développement durable, mondialisation... en apportant récemment par exemple son soutien à Pascal Lamy, actuel directeur général de l'OMC sur les questions de mondialisation lors des journées parlementaires du PS ce lundi 17 septembre 2007.


Des méthodes et stratégies opposées, des terrains différents


Finissant tranquillement son second mandat de maire de Grenoble, Michel Destot tente de conquérir de nouveaux horizons, s'implique davantage sur d'autres fronts en marge des affaires courantes, ouvre de nouvelles portes politiques, souhaite se donner une nouvelle stature politique pour endosser la charge éventuelle d'un troisième mandat municipal. Côté PS, il est fort à parier que la campagne des municipales 2008 démarrera... le plus tard possible !

Pendant ce temps, les composantes de l'opposition municipale (mais aussi celles de la majorité) et d'autres mouvements politiques s'activent ouvertement, cherchant à tout prix à occuper le terrain pour tenter de (re)conquérir la municipalité.

C'est le cas d'Hervé Gerbi (nouveau blog) et son association "l'énergie du changement", espace de réflexions rassemblant dans un premier temps des personnalités de la société civile. C'est le cas de Matthieu Chamussy qui multiplient les rencontres avec des citoyens lors de réunions sur le terrain. C'est le cas du collectif "Grenoble Avenir 2014" initié par Julien Polat et ses Etats généraux sur des thématiques locales. C'est le cas de Philippe de Longevialle (nouveau site) et de Stéphane Gemmani dans le cadre d' "Autrement, la vie publique autrement".

En ai-je oublié d'autres..? Assurément !

Affaire à suivre... bien évidemment !

Notes

[1] Je ne citerai pas de nom :-)


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