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02

11

2009

Enfin une nouvelle aire de jeux au Jardin de ville de Grenoble

jardin de ville grenoble Depuis la deuxième quinzaine du mois d'octobre, les plus petits et les plus jeunes ont enfin pu reprendre pleinement possession de leur espace de jeux situé au parc du Jardin de ville de Grenoble.

Il était temps !

Car depuis des mois et des mois, nos chers bambins n'avaient plus véritablement l'occasion de profiter du lieu pour se divertir, se dégourdir les jambes et grimper sur les ateliers qui leur étaient habituellement réservés.

Au passage, rappelons que l'aire de jeux du Jardin de ville est un lieu de rendez-vous et de communication privilégié pour les grands-parents, parents et leurs enfants. Tôt, le samedi matin, il n'est pas rare de voir bon nombre de jeune papas s'occuper de leurs enfants au parc pendant que les mamans font quelques emplettes en ville.

Un moment, un lieu quelque peu privilégié pour des mamans seules, séparées ou divorcées à la recherche... de compagnie masculine.

Et inversement.


Un démantèlement de l'aire de jeux sans suite ?


En 2008, principalement pour des questions de mise aux normes et de sécurité, la Ville de Grenoble avait pris la décision de démanteler une partie de l'aire de jeux pour la réaménager afin qu'elle soit conforme aux nouveaux règlements et dispositions en la matière.

En amont de l'opération de "réhabilitation" des lieux, il n'y avait pas eu de véritable communication de la part de la municipalité envers les habitués du parc. Après coup, le service Espaces Verts de la Mairie avait tout de même jugé utile d'implanter un panneau stipulant "Structure jeu démontée par mesure de sécurité - Rénovée été 2009".

C'était en 2008. Nous sommes... fin 2009.

Durant plus d'une année, les enfants n'ont pas eu la possibilité de bénéficier d'ateliers de jeux sur place. Mis à part un petit atelier-toboggan et deux mini-balancoires pour les tout-petits. Seul le revêtement anti-chute au sol jusque là conforme était resté en l'état.


Un réaménagement bien trop tardif


Durant cette longue période d'attente, nombreux sont les parents qui se sont interrogés sur le retour pourtant annoncé des ateliers de jeux mi-2009.

Pêle-mêle, voici quelques petites remarques glanées au fil des discussions depuis cet été. Par exemple, du côté du parc du Jardin des Plantes en face de la Mairie de Grenoble .

"Ben nous vous voyez, on vient là parce qu'il n'y a plus rien en centre-ville, ils ont presque tous enlevé (...) Remettre des jeux au Jardin de Ville, ça doit pas être une priorité pour la Mairie, par contre pour les JO ou le stade, là, il y a de l'oseille (...) J'ai vu là bas en ville qu'ils ont pas touché au bac à sable alors peut être qu'ils vont remplacer le sable dégueulasse par des petits morceaux de bois comme ils ont mis ici ?".

En juin 2009, la rénovation n'avait toujours pas débuté. Eté 2009 comme annoncé... non plus.

Ce n'est que mi-septembre que Pascal Garcia, Conseiller municipal délégué à la Gestion urbaine de proximité a bien voulu me renseigner sur la date du début des travaux d'aménagement qui ont finalement été fixée... il y a peu.

Durant la phase des travaux, l'accès à la zone de jeux fut naturellement fermée au public.

Le service Espaces Verts avait pris soin d'accrocher une belle pancarte verte présentant en deux temps [1] un cliché de la zone démunie d'ateliers (au lieu de montrer l'espace de jeux "avec" ses anciens ateliers) et une vue stylisée du nouvel aménagement [2].

Une vision plutôt excessive et exagérée en terme de communication. Surtout lorsqu'il s'agit de "faire oublier" quelque peu une aussi longue attente en matière de réaménagement.


Enfin... une nouvelle aire de jeux réaménagée au Jardin de ville


Concrètement, les travaux de réaménagement tant attendus ont duré quelques semaines. Les enfants ont pu enfin reprendre possession des lieux... à la mi-octobre.

L'ancien revêtement anti-chute qui avait tendance à accrocher les chaussures des enfants et à les faire tomber en pleine course sur le terrain a disparu. Il est désormais remplacé par un gazon synthétique plus approprié, visiblement plus difficile à entretenir pour les agents d'entretien.

Sept nouveaux ateliers sont venus remplacer les deux anciens ateliers-toboggans-passerelles de 2008.

Une nouvelle balançoire à trois places, articulée sur ressorts : un peu trop sensible dès le moindre mouvement d'un enfant agité. Risque de perte d'équilibre. - Pertinence : 7/10 -.

Une petite maisonnette avec espace abrité : le choix de son emplacement est judicieux. Eloigné du vieux bac à sable [3], il contraint les enfants à ne pas transporter trop de sable pour y jouer. Du coup, cet atelier est peu prisé par ces derniers. Notons qu'il est redondant avec l'atelier pont-passerelle-toboggan qui dispose de la même infrastructure de jeu à partir du sol. - Pertinence : 5/10 -.

Un atelier-pont-passerelle-toboggan : il remplace l'ancien atelier de 2008 placé au même endroit. Petits et grands l'adorent et se bousculent pour y monter. - Pertinence : 9/10 -.

Un véhicule automobile équipé pour l'aventure : un atelier très prisé par les enfants en période de forte affluence. A tel point que chacun doit attendre plus ou moins patiemment son tour pour grimper sur le véhicule ou le conduire. Lors d'une sortie en famille, un jeune enfant en pleurs a tout de même réussi à se faire mal en se coinçant le poignet dans l'orifice d'un des volants. Son papa a mis un bon moment pour retirer de force sa petite main. - Pertinence : 8/10 -.

Un tourniquet avec trois sièges surélevés : un atelier littéralement pris d'assaut par les grands qui prennent un malin plaisir à faire tourner systématiquement les plus petits à grande vitesse. De quoi stresser bon nombre de parents régulièrement placés aux abords pour contrôler la vitesse de rotation de l'engin. Etant assis en hauteur, les enfants sont régulièrement éjectés du support et se vautrent par terre les uns sur les autres. Certains se font mal. - Pertinence : 3/10 -.

Une barre avec promontoire dans le vieux bac à sable : un étrange atelier permettant à la fois aux enfants de grimper en hauteur, de se tenir à une barre et de sauter dans le sable. Idéal pour empêcher d'autres enfants de faire des pâtés ou jouer dans le bac. - Pertinence : 5/10 -.

Une barre isolé avec promontoire : un simple atelier sans grand intérêt permettant aux enfants de grimper et de se tenir en hauteur au dessus du sol. - Pertinence : 4/10 -.


Une forte concentration d'ateliers


Au final, le résultat est plutôt de bonne facture, conforme aux attentes et aux caractéristiques mentionnées sur la fameuse "plaquette" alléchante.

En cherchant à répartir de nombreuses infrastructures de jeux et à doubler la présence d'ateliers sur la zone, le service Espaces Verts a densifié l'aire de jeux.

Les enfants ont moins la possibilité de gesticuler ou de courir d'un point à un autre. Des bancs sur lesquels les parents sont assis sont si rapprochés de certains ateliers qu'il leur est désormais plus difficile de surveiller leur enfants ou de se reposer à distance sur le périmètre.

Avec le changement de revêtement et un tel rétrécissement de l'espace, il serait fortement souhaitable d'interdire l'accès et la circulation des cycles pour enfants sur la zone. Sous peine d'accrochages... et petits bobos.

Quant au bac, il serait temps de renouveler plus souvent le sable qu'il contient, de mieux l'entretenir ou de le remplacer par des petits "morceaux de bois" [4] pour une meilleure hygiène et propreté.

Notes

[1] système classique : Avant... Après

[2] voir ma photo

[3] le sable est toujours aussi... peu agréable

[4] comme au parc du Jardin des plantes


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06

2009

Quand des parents d'élèves fêtent le départ à la retraite d'une Directrice d'école à Grenoble : vidéo

bizanet grenoble 23 ans.

Cela fait déjà 23 ans que Marie-Ange Stourm, Directrice "en chef" de l'Ecole maternelle et élémentaire Bizanet fait partie des murs et du patrimoine des deux établissements scolaires situés juste en face du Musée de Grenoble.

Cette femme active, remplie d'énergie et de bonne volonté, organise, planifie et gère d'une main ferme la direction et la vie scolaire de l'Ecole Bizanet depuis des années [1].

Le "pôle" Bizanet intègre également une Section Internationale Espagnole (seule école primaire en Isère à proposer un enseignement en espagnol au niveau de l’apprentissage d’une première langue étrangère - sélection à l'entrée - 13 sections internationales de ce type existent en France).

Après avoir eu l'opportunité de reporter à plusieurs reprises la date de son départ effectif à la retraite, la "dame de fer" au caractère bien trempé a décidé cette année par obligation de tirer sa révérence et de quitter ses fonctions à la fin de ce cursus scolaire.


Une Directrice exigeante et juste...


Ne laissant jamais le hasard s'installer, le moindre faux pas ni le moindre problème en suspend, chaque écolier redoute de passer au moins une fois dans son bureau pour un tête à tête... en règle, en cas de problème.

Quand quelque chose ne tourne pas rond en terme de fonctionnement ou de présentation de projets scolaires, elle n'hésite pas à dire tout haut ce qu'elle pense tout bas auprès de l'Adjoint à l'Education [2] à la Ville de Grenoble. Au service scolaire de la Mairie de Grenoble ou de l'Inspection académique de l'Isère, tout le monde connaît Marie-Ange Stourm.

Son tempérament à facette, exigeant et juste envers les élèves de son établissement ne passe jamais inaperçu auprès des parents d'élèves et du personnel de la Vie Scolaire.

"Ecoutez, moi vous savez, j'ai calculé mes points, je pourrai partir maintenant, me reposer et faire autre chose (...) J'ai choisi de rempiler encore une année parce que l'équipe enseignante fait du bon boulot sinon je resterai pas (...) Et puis vous avez vu où on en est (...) Je vois mal mon successeur prendre le relai sur le retard des travaux de la Mairie sur le chantier de la nouvelle halte-garderie dans l'établissement et gérer l'histoire de la suppression de classe le samedi matin qui va arriver" expliquait Marie-Ange Stourm en 2007-2008.

"Quand elle nous appelle, on sait que c'est elle au bout du fil (...) Elle nous appelle pas pour rien généralement, surtout pour régler un problème qui lui semble urgent" soulignait Annick Debart, Responsable de la Vie Scolaire à la Mairie lors d'une réunion de présentation du Projet Educatif Grenoblois (PEG) aux parents d'élèves fin 2008.


...qui s'occupe de tout


Elle supervise la gestion administrative de l'Ecole sur son vieux i-Mac CRT. Elle vérifie avec minutie auprès d'autres directeurs d'école de la ville une éventuelle baisse du budget de fonctionnement alloué par la Municipalité. Elle s'insurge auprès des fournisseurs lorsqu'une référence de cartouche d'imprimante n'est plus référencée. Elle installe les ateliers des petits et leur matelas pour qu'ils puissent faire une sieste après le temps de restauration scolaire. Elle tiend tête au délégué de parents d'élèves en certaines circonstances...

Elle est comme ça, Marie-Ange.

Il y a quelques décennies, l'école Bizanet jouissait d'une assez mauvaise réputation sur Grenoble.

Depuis quelques années, c'est l'inverse, l'image de l'établissement a changé. Avec une telle force de caractère, une équipe solide et un peu d'acharnement pour son fonctionnement et son budget, pas étonnant que l'Ecole Bizanet "tourne" bien... et plus encore.


Un départ à la retraite fêté en "grande pompe"


Certains parents d'élèves la redoutent, ne supportent pas son caractère, son tempérament et son franc parler. D'autres l'estiment, l'adorent, soutiennent sa détermination et reconnaissent sans vergogne qu'une page importante de l'histoire de cette école va désormais se tourner... sans elle.

Pour fêter en "grande pompe" le départ à la retraite de Marie-Ange Stourm début juillet 2009, des parents d'élèves ont organisé une fête assez inattendue. Plus de la moitié d'entre eux, anciens élèves [3] et personnel de l'établissement scolaire ont répondu présents (environ 200 personnes... sans compter les enfants).

Ma vidéo : une grosse surprise attend la Directrice de l'école Bizanet en bas de son école ce lundi 8 juin 2009, de 18h30 à 22h00.

Quand des parents d'élèves décident de mettre le paquet pour fêter son départ, ça donne ça... en rythme :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"C'était génial (...) Vous savez, j'ai mis deux jours pour m'en remettre (...) Tout ça, c'était pour moi (...) Je m'en souviendrai toute ma vie" déclarait cette semaine la Directrice de l'Ecole Bizanet, qui n'en revenait toujours pas.

Vu son tempérament et son caractère, sa retraite risque d'être active.

Bon vent Mme la Directrice...

Notes

[1] voir le e-journal de l'association des parents d'élèves APEB

[2] Paul Bron

[3] voir sur copainsdavant


06

05

2008

Fichier "Base Elèves" : le CIRBE tente d'informer les parents d'élèves, l'Inspection Académique de l'Isère tente de les rassurer

base eleves grenoble S'il y a bien un dossier que je suis depuis quelques mois en diagonal depuis que j'ai goûté aux joies de la paternité et qui m'interpelle en raison des récentes agitations qu'il suscite au sein de la communauté Grenobloise, c'est bien celui du logiciel "Base Elèves 1er degré".

Base Elèves est une application informatique de gestion mise en place progressivement depuis 2005 par le Ministère de l'Education nationale dans les départements Français. Un logiciel qui selon une note distribuée fin avril [1] par l'Inspection Académique de l'Isère à l'ensemble des parents d'élèves des écoles maternelles et élémentaires du département, est destiné à suivre le parcours scolaire des élèves, aider les directeurs d'écoles dans la gestion des dossiers élèves, faciliter le suivi en temps réel des effectifs et produire accessoirement des statistiques précises sur le plan national.

Progressivement mis en place depuis 2004 dans certains départements, Base Elèves sera généralisé d'ici la fin de l'année dans tous les départements. En Isère, certains directeurs d'écoles ont déjà commencé à saisir le minimum de renseignements obligatoires demandés dont la grande majorité est conservée sur une période... de 15 ans. A l'échelon national, ils sont consultables et ne sont plus nominatifs : la clé principale est un identifiant. Dans l'académie, les mairies et les inspections peuvent les consulter.


Un dispositif discrètement mis en place


Peu de parents d'élèves ont actuellement entendu parler de ce dispositif dont l'intérêt ne suscite guère l'enthousiasme des médias traditionnels. Pourtant, son application fait grand bruit notamment au sein de l'agglomération : quelques élus tentent de parler du dossier, de nombreux collectifs font leur apparition pour dénoncer la mise en place et la finalité du système.

Similaire aux outils existants depuis de nombreuses années pour la gestion des collèges et lycées (logiciel BEA, SCONET ...), l'application base de données "Base Elèves 1er degré" contient des champs principaux saisis par les directeurs d'écoles qui ont l'obligation de renseigner une fiche de renseignement... pour chaque élève scolarisé du public et du privé... dès la première année de maternelle.

La saisie des renseignements s'effectue par Intranet sécurisé. Soulignons au passage que la sécurité du système n'était pas du tout fiable au début de sa mise en place [2]. En principe, chaque directeur a reçu une formation par son académie lui permettant de renseigner les fiches des élèves. A présent, celui-ci se voit remettre une "clé OTP" (mot de passe sécurisé jetable et valide durant la durée de la connexion).


Des champs obligatoires, facultatifs, visibles, non visibles...


Acte 1 : principaux champs obligatoires :

un identifiant unique de 18 chiffres réservé à l'EN dont la construction permet d'éviter une connexion éventuelle avec tout autre fichier informatique existant ou à venir [3], des renseignements obligatoires (nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, adresse de résidence avec noms, prénoms et adresse des responsables légaux, type de rattachement avec l'enfant, attribution de l'autorité parentale).

Acte 2 : renseignements saisis uniquement par le directeur d'école :

situation familiale, email, téléphones, professions des parents, CSP, coordonnées des personnes à appeler en cas d'urgence, autorisation ou non de transmission de coordonnées aux associations parents, de la photo de l'élève, assurance de l'enfant, date d'inscription mairie et d'admission, obtention de dérogation, date de radiation de l'école, écoles précédemment fréquentées, cycle, niveau, classe, langues apprises de l'année passée et en cours, absentéisme signalé, validation des piliers du socle de compétences et acquisitions de compétences diverses, projet personnalisé de réussite éducative, activité périscolaire, maintien ou passage à l'issu du cycle...

Acte 3 : renseignements que le directeur ne peut saisir qu'avec l'accord des parents d'élèves :

Besoins éducatifs particuliers dont projet d'accueil personnalisé, service d'aide pédagogique à domicile, modalités de scolarisation, matériel adapté, projet personnalisé de scolarisation, réseau d'aide pour enfants en difficulté et type d'enseignement...

Sous la pression médiatique, au fil du temps, certains champs à renseigner sont devenus facultatifs alors qu'ils étaient obligatoires, d'autres, devenus invisibles au fil des consultations.


Inquiétude chronique et polémique récurrente autour du dispositif


Depuis début 2008, l'Isère est l'un des départements les plus mobilisés contre Base Elèves. Le CIRBE, Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves qui dispose d'un blog très actif sur le sujet, entend mener de nombreuses actions sur le terrain en tentant d'informer les parents d'élèves et autres responsables locaux sur la dangerosité légitime et supposée du dispositif. Kit complet "Non à Base Elèves", réunions programmées, tracts, documents, lettres types, formulaires, comptes-rendus... permettent au collectif d'informer les parents d'élèves sur le terrain de l'Education nationale.

Selon l'une de ses responsables, rencontrée au cours d'une réunion d'information du CIRBE ce samedi 2 mai 2008, le collectif touche près de 406 écoles sur les 1013 du premier degré que compte le département de l'Isère. A peine une vingtaine de personnes sont venues écouter l'oratrice : le sujet peine à mobiliser. A ses côtés, une représentante d'une association de parents d'élèves d'une école et un seul élu à s'être déplacé tôt ce samedi matin pour écouter et échanger avec le public : Philippe de Longevialle, nouvel Adjoint à l'urbanisme de la ville de Grenoble.

De son côté, le Conseil municipal de Grenoble a manifesté son opposition à la mise en œuvre du dispositif le 25 juin 2007, réaffirmée le 4 avril 2008 par l'émission d'un vœu réclamant tout simplement l’abandon du fichier Base Elèves.

Au passage, notons simplement que la note de l'Inspecteur d'académie de l'Isère (IA) stipule que "les mairies en charge de l'inscription des élèves ont accès aux seuls renseignements d'état civil, de la classe fréquentée, des activités périscolaires et des informations relatives à l'existence d'une assurance ou à la possession d'attestations (...) Aucune information relative à l'absentéisme n'est communicable via ce fichier à la mairie (...) Le Recteur et le Ministre n'ont accès qu'aux données statistiques donc anonymes (...) Aucune connexion entre académies n'est possible (...) Ce fichier n'est partageable avec aucune autre administration (...) Il n'existe donc pas de fichier national de Base Elèves".

En d'autres termes, une bonne partie de ces informations sont déjà connues de la mairie (la mairie gère les dossiers d'inscription des élèves avec ces champs principaux, le directeur d'école procède à la répartition des classes et fait des pointages réguliers avec la mairie au moment des inscriptions).

L'IA ajoute "Aucun suivi psychologique, aucune information médicale ne sont renseignés dans le fichier (...) Aucune information concernant la nationalité de l'élève n'est saisie dans ce logiciel".

Par ailleurs, selon un avis de la CNIL du 22 juin 2007 (3 jours avant l'avis du Conseil municipal), "les parents ne peuvent s'opposer à ce dispositif concernant leur enfant, l'inscription scolaire étant obligatoire". Bien entendu, un parent peut demander à vérifier les infos contenues dans Base Elèves concernant son enfant... et le droit de rectifier celles-ci au besoin (loi du 6 janvier 1978), mais comme chacun le sait...personne ou presque n'utilise ce droit.


Le CIRBE tente d'alerter l'opinion... à sa manière...


Quand on s'amuse à comparer la liste des champs de la base de données Base Elèves signalés par l'IA avec ceux mentionnés dans le kit complet "Anti Base Elève" fourni par le CIRBE, on reste perplexe et surpris par la différence des annonces.

Premier exemple : l'IA mentionne l'existence du champ "Assurance" (case à cocher, oui ou non). Le CIRBE parle de champs "Compagnie" et "N° de police d'assurance".

Deuxième exemple : le CIRBE signale l'existence de champs de type "Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de communication", "Possession d'une culture humaniste", "Autonomie et l'esprit d'initiative" mais également "Lieu de travail : dénomination et coordonnées" des parents, "Poste" occupé... etc.

...informations nullement clairement mentionnées dans le document de l'IA. Il semblerait que le CIRBE extrapole certains champs afin de dramatiser et d'assombrir la situation auprès des parents d'élèves : à moins que ce soit l'IA qui n'est pas tout dit...


Quelle société voulons-nous pour nos enfants ?


L'Education nationale cherche à communiquer en justifiant l'intérêt du dispositif et en minimisant l'impact soulevé par des opposants de plus en plus nombreux à dénoncer le manque d'information au préalable auprès du public concerné.

Ces derniers dénoncent un système qui est une formidable atteinte à la vie privé. Un dispositif pernicieux lié aux rapports d'expertise collective de l'INSERM en 2005 intitulé "Troubles des conduites chez l'enfant et l'adolescent" et Bénisti en 2004 sur la "Prévention de la délinquance".

"Une base de données élèves contenant la fiche d'un enfant qui ne donne pas, ni de procure sa vie" ajoute un parent d'élèves lors de la réunion d'information. Les parents témoignent en faisant part de leur angoisse liée à la notion de partage nominatif, à la diffusion possible de données sensibles ou médicales, à une éventuelle portabilité des informations saisies dans Base Elèves d'une administration à une autre.

Philippe de Longevialle exprime son désarroi "Ce fichier pose un problème de société (...) Pour l'instant à Grenoble , il y a une prise de conscience mais il faut que le débat remonte au niveau national (...) Dans tout ça, ce qui est gênant, c'est la confusion des objectifs (...) On ne sait pour l'instant ni trop comment, ni trop pourquoi cela peut t'il servir à l'Etat en dehors des statistiques".

A contrario, d'autres parents s'étonnent du positionnement alarmiste des intervenants et dénoncent l'attitude du CIRBE qui, selon eux, n'expose aucune contre-proposition constructive au dispositif obligatoire en cours de généralisation.

Parmi eux, certains signalent que chacun est fiché depuis bien longtemps dans notre société, que la plupart des données à saisir dans Base Elèves sont déjà inscrites sur d'autres fichiers appartenant à des entités commerciales ou administratives. D'autres estiment que Base Elèves est le moyen d'harmoniser et de mieux contrôler une grande partie de ces données dispersées dans plusieurs fichiers structurellement hétérogènes... et qu'il faut vivre avec son temps.

A Grenoble, malgré un certain silence qui l'entoure, le dossier reste éminemment sensible... en toute circonstance.

Notes

[1] bien tardivement

[2] révélation du Canard Enchaîné du 27/06/07

[3] selon l'IA


19

11

2007

Jardin de Ville de Grenoble : éclairage public à revoir

jardin de ville Dimanche dernier, je suis parti en fin d'après-midi me balader en ville avec mes enfants au parc du Jardin de Ville à Grenoble.

Arrivé sur les lieux à 17h10, je constate avec enthousiasme un nombre élevé d'enfants jouant dans l'air de jeux du parc du Jardin de Ville en compagnie de leurs parents. Parkas, bonnets, moufles, vêtements chauds pour tout le monde. En cette période de l'année, la baisse progressive et régulière des températures du soir et le récent changement d'heure il y a quelques semaines n'incitent pas pour autant les enfants et leurs parents à rester chez eux.

Bien au contraire...


La nuit tombe vite sous les arbres


Vers 17h20, la nuit commence nettement à tomber. En quelques minutes, les feuillages des grands arbres du parc cachent la lumière du jour et la visibilité extérieure s'estompe rapidement sur l'aire de jeux du centre-ville.

Vers 17h25, les lampadaires commencent petit à petit à s'éclairer. Au bout de quelques minutes, il est aisé de constater qu'ils n'éclairent qu'eux-mêmes... et l'allée principale traversant le parc du Jardin de Ville.

L'éclairage de l'aire de jeux est aussi discret et minimaliste que celui d'une exposition en vitrine d'une galerie d'art la nuit tombante.


Parents et enfants jouent dans une obscurité relative


Au moment de partir, vers 18h40, nombreux sont les parents et enfants présents qui restent jouer sur les balançoires, montent sur les toboggans et pont suspendu dans une obscurité relative.

Pour le confort de tous, pour des questions évidentes de sécurité, il serait pourtant judicieux d'ajouter en ces lieux un projecteur de lumière supplémentaire ou apparenté afin d'améliorer sensiblement le confort de jeux et la visibilité des lieux sous la surveillance des parents jusqu'à une certaine heure résonnable.

Pour y remédier, il serait opportun que les services de la ville puissent faire le nécessaire en dégageant par exemple, une toute petite dépense supplémentaire planifiée dans son budget alloué chaque année pour éclairer le centre-ville de Grenoble en ce début de période de fêtes de fin d'année !