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Mot clé :: [ europeennes 2009 ] - Tag associé à 6 billet(s)

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2009

Direct - Elections européennes 2009 - Résultats sur Grenoble et la région Sud-Est - Ambiance

europe election sud est Article maj le 08/06/09, 9h20.

Dimanche 7 juin 2009, les citoyens français de l'Union européenne sont invités à voter pour choisir les 72 députés représentant la France au Parlement européen au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal à un tour.

Le seuil de répartition des sièges entre les listes étant de 5 % des suffrages exprimés, selon la méthode de la plus forte moyenne..

Grenoble faisant partie de la région Rhône-Alpes, nous sommes amenés à élire 13 députés européens dans la région Sud-est (Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes) pour cinq ans, soit autant que pour la région Ile-de-France.

Dans la région Sud-Est, pas moins de 21 listes ont été déposées.

Comme à chaque élection, GreBlog MonGrenoble vous invite à suivre les résultats des élections européennes de 2009 pour Grenoble et la région Sud-Est... en direct de la Mairie de Grenoble !


Deux solutions en ligne, en direct


1ère solution :

Rendez-vous sur le micro-site web habituel (cliquez ici) pour suivre pas à pas le déroulement de la soirée.

2ème solution :

Restez sur cette page pour visualiser un condensé succinct des résultats sous forme graphique ci-dessous (feuilles widgets live local + région + twitts).


En espérant que le serveur GreBlog MonGrenoble n'explose pas comme les précédentes initiatives de ce type en ligne, suite aux multiples tentatives de connexion des internautes :-)






Ambiance dans les bureaux de vote


Dimanche 7 juin 2009, comme à l'accoutumée, je décide d'aller voter vers 10h30 au bureau de vote se trouvant juste en face du Musée de Grenoble.

En arrivant sur les lieux, je fus tout d'abord très surpris par le nombre de citoyens présents sur place et par la présence opportune d'élu(e)s de tous bords de la municipalité de Grenoble derrière chaque urne en plexiglas. Les bureaux de vote ne désemplissaient pas et certaines personnes durent faire la queue et patienter parfois quelques minutes devant certains bureaux pour pouvoir déposer leur bulletin de vote.

A l'intérieur du gymnase, certains citoyens s'étonnent de constater l'absence de bulletins de vote concernant une demi-douzaine de listes déclarées.

"Mais c'est quoi ce bordel, faut imprimer nous-mêmes des bulletins c'est ça ? (...) C'est quand même incroyable, ils peuvent pas nous en filer ou quoi ? (...) Pourquoi ils mettent pas une imprimante alors dans un coin pour récupérer les papiers alors qu'on les voit là bas avec des bouts de scotch sur le panneau de l'entrée ? (...) Elles servent à quoi ces listes bidons si elles ont pas les moyens de mettre du papier là, dans les blocs ?" s'interroge ouvertement un votant en attendant le retour de sa femme et de ses enfants.

A l'extérieur, les discussions s'enchaînent de plus belle autour des conditions météo, de vote et des rencontres familiales liées à la Fête des Mères entre les participants. Sur ce dernier point, nul doute que la "Fêtes des mamans" a incité les gens à sortir pour aller voter. Nombreux sont les couples qui tenaient un bouquet de fleur à la main.

Même engouement perçu au niveau des bureaux de vote près de la gare basse du téléphérique de Grenoble et du Jardin de Ville. Du monde pour aller voter ce matin là. Du monde sur les marchés du centre-ville de Grenoble. Du monde également au terrasse des cafés...


Ambiance de la soirée à la Mairie de Grenoble


Muni de mon matériel habituel (Pc portable + mobile), je décide de me rendre en salle presse de la Mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée pas à pas des résultats des élections européennes 2009 au niveau des différents secteurs et cantons de la Ville de Grenoble [1].

Comme à l'accoutumée, les personnes présentes et les différentes personnalités politiques de passage ont pu se "ravitailler" durant la soirée électorale autour d'un buffet (plats préparés, fruits, vin et petits gâteaux à volonté) . Un Pc récupérant en temps réel l'ensemble des résultats qui nous parvenaient était mis à notre disposition ainsi qu'un vidéo projecteur chargé de transmettre les résultats au public au rez-de-chaussée du bâtiment.

Surprise de taille : aucun journaliste présent en salle presse à la Mairie de Grenoble entre 20h30 et 23h45. Egalement peu de monde à la Préfecture de l'Isère.

Quelques personnalités politiques de la majorité municipale ont fait une courte apparition. Parmi elles, Geneviève Fioraso, Céline Deslattes, Pascal Garcia, Gildas Laeron ou Denis Pinot...

Peu de discussions et d'enthousiasme à la vue des résultats tombant les uns après les autres. Regards serrés, crispés. Sans l'avouer ouvertement, face aux chiffres sur les différents cantons, l'inquiétude politique et l'incompréhension se lisaient fortement sur les visages...

Dans un sursaut, Denis Pinot, Conseiller Général PS sur Grenoble 3 analyse la situation et déclare "Ça c'est la première phase des régionales 2010 qui nous attend (...) Il y en a beaucoup qui ont du voter écolo après avoir regardé le film Home à la télé vendredi soir".

Durant la soirée, le choc : vers 22h50, on apprend que le gymnase de La Piste situé dans le quartier de la Villeneuve a été incendié et dévasté.

A 23h54, dans un communiqué de presse "express", Michel Destot fait officiellement part de son désarroi :

"Nous sommes tous très secoués par ce sinistre (...) Je veux dire la solidarité et la mobilisation de notre équipe municipale aux habitants, aux associations et aux clubs du quartier qui seront les premières victimes de cet incendie. Ce soir, les personnes qui participaient au dépouillement du scrutin des Européennes à l'intérieur de l'équipement, ont pu être évacuées. Le pire a été évité. Si la piste probable de l'incendie criminel venait à être confirmée, il s'agirait là d'un acte inqualifiable que je condamne avec la plus grande fermeté (...) Je resterai personnellement attentif aux conclusions de l'enquête qui sera menée."

Vers 00h40 du matin ce lundi, les derniers bureaux de vote délivrent les derniers résultats sur la commune publiés sur GreBlog MonGrenoble.

Drôle d'ambiance. Drôle de soirée électorale.


Une fois de plus, comme à chaque élection, vous étiez très très nombreux à suivre en temps réel les résultats sur ce blog. Suite aux multiples tentatives de connexion, le serveur GreBlog MonGrenoble a littéralement explosé sous la demande. Veuillez m'excuser pour ce vilain désagrément :-).

Notes

[1] toujours pas publiés officiellement sur le site de la ville au moment où je publie une maj de cet article


21

05

2009

Pierre Moscovici à Grenoble dans le cadre de la campagne européenne du PS - PSE : vidéo

moscovici grenoble Mardi 19 mai 2009, Pierre Moscovici, Député du Doubs, ancien Ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jospin et membre du bureau national du PS était à Grenoble dans le cadre de la campagne des européennes du groupe PES - PSE (Parti Socialiste Européen).

Reçu et accompagné par Michel Destot, Bernard Soulage, Eliane Giraud, Geneviève Fioraso et d'autres élus de la municipalité, l'actuel Président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbeliard est venu à la rencontre des sympathisants et militants du PS de la région pour débattre avec eux sur le thème "Quel développement économique pour l'Europe ?" [1] en vue du prochain scrutin du 7 juin prochain.

La rencontre-débat a eu lieu dans le Salon d'honneur du Stade des Alpes.


Ambiance circonspecte


Pierre Moscovici avait rendez-vous avec la presse à 20h puis à 20h30 devant près de 200 sympathisants et militants PS.

En raison du suicide inopiné d'un individu survenu en fin de journée sur la voie de train empruntée par l'ex-Ministre pour se rendre à Grenoble, ce dernier est arrivé avec près d'une heure de retard à son rendez-vous. Visiblement, la situation n'a pas tout à fait plu à certains élus et membres du public, prenant bon gré mal gré leur mal en patience.

Face au retard et à l'absence "visible" et avéré des médias qui pour la plupart ont boudé n'ont pas souhaité couvrir la venue de l'ancien Député socialiste européen au Stade des Alpes, le point presse fut... tout bonnement annulé.

Le 29 avril dernier, sur le même registre, François Bayrou était venu débattre dans ce grand salon avec des militants du MODEM dans le cadre de sa Convention européenne (lire mon article). Ce jour là, à l'inverse, rappelons que la couverture médiatique était bien plus étoffée...

Interrogée lors de la rencontre-débat, une vieille militante PS me faisait par de sa circonspection et de son inquiétude liées au manque d'animation et de motivation prônées par son parti sur les questions européennes. "Si vous voulez, on a l'impression que l'Europe n'intéresse que les dirigeants (...) Nous dans cette affaire, on milite mais on a du mal à s'engager sur un truc qui nous dépasse, voyez-vous ? (...) Je viens quand même écouter, mais bon..." m'expliquait cette charmante dame.


L'abstention, première préoccupation au sein du PS


En introduction, Michel Destot revient sur le positionnement de Grenoble face au défi européen tout en soulignant son inquiétude sur le niveau d'abstention lors des échéances européennes.

"Après Paris, nous avons à Grenoble la plus grosse communauté européenne (...) Une ville très cosmopolite, très riche sur le plan humain, dynamique, donc riche en projets (...) L'Europe n'est pas toujours lisible, il y a des doutes (...) Je reconnais que nous ne sommes pas toujours très clairs dans nos explications concernant l'Europe (...) Je suis davantage préoccupé par l'abstention" explique le député-maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso décrit la situation sur le terrain. "C'est vrai, on sent que l'ambiance est molle (...) La population n'est pas très présente et nous sommes peu présents par exemple sur les marchés pour expliquer (...) Pour les jeunes, l'Europe c'est naturel (...) l'Europe, c'est notre meilleure chance" ajoute la députée de la 1er circonscription de l'Isère.


Sondages, inerties et responsabilités politiques


Concernant les élections européennes du 7 juin prochain, Pierre Moscovici fait mine de ne pas tenir compte des sondages en cours, expliquant que les médias essayent de tester un corps électoral "dont on ne sait pas du tout qui va aller voter".

Ce dernier reconnaît que l'Europe "n'apporte pas de satisfaction aux européens" tout en soulignant la responsabilité et l'inertie des partis politiques sur le dossier. Au niveau du vote, il entrevoit la stratégie du Président de la République. "C'est clair, Nicolas Sarkozy souhaite une participation faible (...) Il a un électorat plus installé, plus mobilisé que le nôtre autour de sa personne (...) Son pari, c'est une élection en basse pression" explique Pierre Moscovici.

Contrairement à d'autres personnalités au sein du PS, l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes n'est pas pour que l'anti-Sarkozysme soit le moteur de la campagne socialiste. "Nous, nous devons en interne avoir une participation forte (...) A chaque fois qu'un socialiste répond dans cette campagne à un autre socialiste, on perd des voix" relève la personnalité du PS.


Un parlementaire européen a plus de pouvoir qu'un député national


Dans son élan, il réaffirme l'importance du vote européen en période de crise en soulignant sans détour qu'un député national à moins de pouvoir qu'un député européen. En co-décision, son pouvoir législatif reste considérable. Près de 60% du droit appliqué en France est transposé, dérivé de l'Union européenne.

Selon lui, les parlementaires européens français ne sont pas assez à l'écoute des intérêts des milliers de lobbies qui gravitent autour des institutions européennes. "Il faut qu'on s'habitue à reconnaître en France que l'Europe se fait avec d'autres (...) Nous sommes sans arrêt en train de dire que ça ne va pas ou que ce n'est pas assez (...) Jacques Delors m'a appris le compromis, c'est la base de l'Europe et c'est la perspective de qualité que je retrouve dans le Manifesto, notre programme européen économique et écologique" déclare le membre du bureau national du PS.

Côté médiatique, Pierre Moscovici ajoute "qu'il y a plus de journalistes hollandais présents à Bruxelles que de journalistes français", persuadé que les médias ne jouent pas leur rôle d'information sur la question européenne auprès des européens.

Ma vidéo : arrivée de Pierre Moscovici, des élus et extraits de son discours sur différentes thématiques...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Dans cette campagne européenne, le PS ne doit pas rester sur la défensive (...) C'est à vous de mouiller la chemise" conclut l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes. Le public applaudit... avec une certaine résignation, sans trop y croire.

Au passage, soulignons que Bernard Betto, Adjoint à la Ville de Grenoble chargé de l'Europe, n'était visiblement pas présent [2] lors de cette rencontre-débat thématique.

Notes

[1] finalement, le thème politique a pris le pas sur l'économie

[2] sauf erreur de ma part


01

05

2009

François Bayrou à Grenoble dans le cadre de la Convention européenne du MODEM sur le développement durable. Vidéo.

bayrou grenoble Maj le 01/05/09 : vidéo en ligne.

Mercredi 29 avril 2009, dans le cadre du lancement de sa campagne pour les élections européennes du 7 juin 2009, le Mouvement Démocrate tenait sa 4ème Convention thématique européenne au Stade des Alpes à Grenoble.

Durant tout une après-midi, près de 300 militants et sympathisants [1] ont pu ensemble aborder les questions qui concernent l'avenir de l'Europe et débattre sur le thème "Développement durable : pour une Europe pionnière".

Les principaux acteurs du Mouvement Démocrate sur le plan national étaient présents à Grenoble au côté de Philippe de Longevialle, Président du MODEM 38.

Les deux principales tables rondes "Quel projet de développement durable pour l'Europe" et "Relever les défis énergétiques et climatiques en Europe" étaient conjointement animées par Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, respectivement Vices-président(e)s du Mouvement et tête de liste aux européennes en région Ile-de-France et Sud-est.

Notons également la présence de Yann Wehrling [2], Anne Laperrouze [3], Jacques Maire, Thierry Lhuillier et de... François Bayrou, Président du MODEM, chargé de clôturer cette convention.


Ambiance studieuse et organisation huilée


Sur la feuille de route des organisateurs, plus d'une vingtaine de médias locaux et nationaux [4] avaient fait le déplacement pour assister à cette convention dans le grand salon ouest du Stade des Alpes.

Telle une mascotte mobile, une jeune fille portait un t-shirt orange-flashy "Osez Bayrou, votez Bayrou !" et déambulait tranquillement dans la grand salle. Un journaliste l'a également prise en photo.

Pêle-mêle : décor de campagne "orangé" au couleur de l'Europe, cravate orange de rigueur pour certains, hôtesses d'accueil charmantes et accueillantes, spots de lumière semblables à ceux que l'on trouve en studio TV, coin boutique pour la promotion des derniers livres des personnalités du Mouvement Démocrate, interprète pour les personnes sourdes et malentendantes filmé, reproduction et correction des discours des orateurs en direct, portables équipés de clé 3G+, salle presse avec connexion wi-fi gratuite à disposition...

Visiblement, le MODEM ne fait pas dans la demi-mesure...


Défendre les générations à venir


Après un passage sur RTL le matin pour la promotion de son dernier ouvrage "Abus de pouvoir", François Bayrou est venu clôturer la 4ème Convention thématique européenne à Grenoble.

Durant près d'une heure, le Président du MODEM a fait part de son point de vue et sa réflexion sur les questions européennes aux nombreux militants et sympathisants.

En introduction, François Bayrou [5] défend l'idée de création d'un "défenseur des générations à venir".

"Le modèle de société vers lequel on nous entraîne (...) est un modèle individualiste, inégalitaire, c'est le modèle de la loi du plus fort (...) Nous, en face, nous défendons un modèle de société solidaire (...) Le modèle de solidarité entre contemporains est insuffisant, il faut défendre l'idée de solidarité entre générations (...) Il y a des absents, des bâillonnés qu'on entend pas, c'est ceux qui ne sont pas encore nés" déclare en ouverture l'ancien Ministre de l'Education nationale.

Ma vidéo : extraits du discours de François Bayrou à Grenoble.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Le "durable", "tarte à la crème des déclarations politiques"


François Bayrou revient sur la notion de "durabilité" et son appropriation trompeuse et constante dans le discours politique actuelle.

"Il n'y a plus aucun chapitre de l'action politique qui ne soit désormais affecté de l'adjectif durable (...) Le durable est devenu la tarte à la crème des déclarations politiques (...) C'est la tentative de traduire en Français le 'sustainable' anglo-saxon, le tenable... soutenable". Pour lui, ce n'est pas la même chose.

Le député des Pyrénées-Atlantiques évoque son désarroi concernant le décalage entre les prises de décision et la difficulté d'appréhender l'avenir en politique. Aujourd'hui, la plupart des décisions politiques sont prises à court terme, "prises pour le journal de 20h du soir (...) dès qu'il y a un incident, on annonce une loi (...) Autant il est difficile de penser au long terme, autant le long terme permet au citoyen d'envisager autre chose que des intérêts immédiats" souligne ce dernier qui, faisant référence à Jacques Delors, regrette l'absence d'un vrai plan européen.


Subir... ou choisir l'Europe


François Bayrou considère qu'il n'y a aucune possibilité pour la France d'exister et de peser sur le destin du monde si l'Europe n'existe pas. La responsabilité de l'Europe a progressé.

Il fait référence à une enquête récente effectuée auprès des Français sur le thème de la crise. A la question "Qu'est-ce-qui peut vous aider dans la crise ?", 65% d'entre eux ont répondu "nous même". 62% ont estimé que l'Europe peut les aider et seulement 30% font confiance aux différents gouvernants et gouvernements. "Je ne connais aucune autre clé d'accès au défis universels pour un pays comme la France que l'Europe (...) Elle doit devenir compréhensible par tout le monde et pour l'instant, c'est loin d'être le cas (...) Il n'y a pas 1 Français sur 1000 qui sait comment se prennent les décisions en Europe" explique le leader du MODEM.

Le Mouvement Démocrate propose qu'aucune décision ne soit prise dans les institutions européennes sans avoir été annoncée 3 mois à l'avance par voie de presse aux citoyens européens afin qu'ils puissent s'engager et débattre sur le sujet. Il propose également qu'aucun vote ne puisse engager un gouvernement en Europe sans que celui-ci ne soit public et diffusé sur Internet.

"Si on ne le fait pas, c'est que ça les arrange (...) Ça arrange les gouvernants que l'Europe demeure la chose des gouvernants" ajoute François Bayrou à la fin de son discours.

On peut toutefois regretter qu'il n'y ait pas eu d'échange direct entre le leader du MODEM et les personnes présentes dans la salle.

Notes

[1] salle complètement pleine

[2] ancien Secrétaire national des Verts

[3] députée européenne

[4] notamment audiovisuels, Itélé... etc

[5] voir ma précédente vidéo de Bayrou en 2007


27

04

2009

Grenoble, Isère. Le Parti de Gauche veut "construire quelque chose de nouveau"

parti de gauche grenoble Vendredi 24 avril 2009, les représentant(e)s du Parti de Gauche en Isère (PG) [1] tenaient une conférence de presse au Café de la Table Ronde à Grenoble, Place Saint-André.

Les membres du nouveau parti récemment fondé le 1er février 2009 sous l'impulsion de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez respectivement Sénateur de l'Essonne et Député du Nord ont souhaité aborder la création de leur formation politique.

Dans une salle tamisée couverte d'affiches et de slogans incitant à rejoindre leur formation, ces derniers ont exprimé leur intention face à la crise et souligné leur implication dans le Front de Gauche [2] notamment dans le cadre des élections européennes de 2009.


Une rupture consommée avec le PS ?


"On est maintenant présent sur toutes les circonscriptions (...) sur une surface géographique relativement large" souligne en introduction Elisa Martin, Adjointe au maire à Saint-Martin-d'Hères chargée de l'Enfance et la Petite Enfance et Présidente du groupe Parti de Gauche et apparentés sur la région Rhône-Alpes (PGA).

Actuellement, le Parti de Gauche compte un peu plus de 250 adhérents en Isère et environ 5000 en France. Depuis son lancement au lendemain du congrès de Reims du PS en novembre 2008, le PG a organisé une trentaine de réunions d'"éducation populaire" de présentation sur ses objectifs et sa démarche en Isère.

Selon la Conseillère régionale Rhône-Alpes, le PG est actuellement composé d'environ "50% d'anciens socialistes et 50% de membres d'organisations politiques à une époque de leur vie et d'autres parfois issus du milieu associatif qui ont pris leur carte dans un parti pour la première fois (...) On a la vocation d'être un parti de gouvernement".

Elisa Martin est persuadée que le mouvement ne peut que s'amplifier dans les mois à venir.

"Il y a des gens comme moi qui ont quitté le PS depuis 15 ans et qui sont revenus depuis dans le Parti de Gauche" souligne un des adhérents. "Pour moi, ça faisait 25 ans que j'étais au PS et petit à petit ce parti s'est éloigné de mes problèmes (...) Le Non Français au Traité constitutionnel a été le déclencheur et a été une rupture pour nous" explique une autre militante du PG.


Des crises "au pluriel"... au bouclier social


"Ce qui caractérise la période, ce sont les crises au pluriel, économiques, sociales, financières, écologiques, démocratiques qui pour nous trouvent toute leur origine dans la crise que connait le capitalisme (...) de fait par sa structure, complètement contradictoire avec la répartition des richesses à tous les niveaux (...) Et cette crise bien sûr, n'est pas la même pour tout le monde (...) Les salariés ont le sentiment réel de payer eux cette crise" souligne avec vigueur Elisa Martin.

A ces constatations, le Parti de Gauche oppose un "bouclier social", une série de mesures telles que l'augmentation des salaires pour les minimas sociaux et les pensions, le renforcement de la protection sociale à travers la taxation des mouvements de capitaux, l'arrêt de la libéralisation et de la marchandisation des services publiques..., un droit suspensif exercé par les salariés au moment des plans de délocalisations et autres...

Le PG préconise également un contrôle administratif renforcé des licenciements, une interdiction des licenciements boursiers et un droit suspensif exercé par les salariés au moment des plans de délocalisations.

Concernant l'économie réelle, Elisa Martin souligne le besoin d'une transition et d'une "planification écologiste" pour aller vers un autre type de développement "qui ne soit pas capitaliste", différent de notre économie productiviste.


Pour une autre construction européenne


Le Parti de Gauche se veut profondément européen.

Sur la question européenne, Alain Dontaine, Professeur d'économie et Docteur en sciences politiques, soumet sa formule. "Alors qu'on attendait que l'Europe soit une solution à la crise, on s'aperçoit qu'elle fait partie de la crise et qu'elle fait partie du problème (...) Au niveau des décision, on a l'impression qu'ils veulent surtout continuer comme avant avec les mêmes recettes (...) La France est un volcan et il est en train de se réveiller" .

Selon lui, la logique de la construction européenne repose essentiellement sur un modèle de concurrence. Elle devrait au contraire se baser sur un système de coopération prenant davantage en compte la répartition des richesses. Le PG préconise la création d'un "pôle financier public et citoyen" chargé de remettre la main sur le système bancaire et d'encadrer les moyens de financement.

"Le seul outil, la seule nouveauté que vous allez voir dans cette campagne européenne, c'est le Front de gauche (...) un rassemblement de la gauche unitaire, PC, PG, minoritaires, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et les associations et regroupements politiques qui nous rejoignent et ça se passe partout" explique Alain Dontaine qui au passage, reconnaît que la tache n'est pas facile. Pour être durable, le Front de Gauche doit créer un grand nombre de comités permettant de réunir et mobiliser l'ensemble des acteurs.


La question du "vote utile"


Lors du récent point presse à Grenoble en compagnie de Vincent Peillon (lire mon article ici), celui-ci faisait part de son inquiétude face au Front de Gauche au niveau des votes du 7 juin prochain et appelait à "voter utile" pour le Parti Socialiste. Un vote contesté par le PG.

"Voter pour le PS, c'est voter pour le traité de Lisbonne (...) C'est voter pour la cogestion du Parlement européen avec les libéraux, c'est voter pour la promotion des anciennes recettes qui nous ont mené dans le mur (...) c'est voter inutile" explique la Présidente du Parti de Gauche de la région. "Il ne s'agit pas de dire que le PS est notre adversaire mais nous pensons que le PS ne tire pas les leçons de 20 ou 30 ans de politique" ajoute le professeur d'économie.


Divergences de vue avec le NPA d'Olivier Besancenot


"Nos rapports sont cordiaux avec le NPA (...) Dans les luttes, on peut se retrouver mais sur les questions de stratégie, on ne se retrouve pas avec eux (...) On n'a pas la même logique et on ne poursuit pas les mêmes objectifs" souligne Elisa Martin.

Selon le représentant du PG, le NPA attend tout du mouvement social, des grèves, des manifestations. Contrairement au mouvement d'Olivier Besancenot, le Parti de Gauche a une démarche institutionnelle mettant l'élection au cœur des moyens permettant la construction d'une alternative politique.

"On pense qu'il font une énorme erreur (...) La main est tendue (...) On pense qu'ils finiront par nous rejoindre (...) Si on y allait ensemble, on a la certitude qu'on pourrait changer profondément la politique française et européenne" explique Alain Dontaine.


Le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon tente de se faire une place sur l'échiquier politique. Pour y parvenir, il doit démontrer qu'il est capable de "récolter" bon nombre d'adhérents sur le terrain.

A terme, l'un des objectifs inavoués du PG ne serait-il pas d'être en mesure de pouvoir "négocier" avec le PS... le moment venu ?

Notes

[1] voir le site du PG38

[2] voir le site FG


09

04

2009

Michèle Rivasi à Grenoble dans le cadre du lancement de la campagne européenne (Europe Ecologie) : vidéo

grenoble rivasi Mardi 7 avril 2009, Michèle Rivasi est venue à Grenoble présenter le programme de la liste Europe Ecologie dans le cadre du lancement officiel de la campagne des Verts pour les élections européennes de 2009.

Après Valence, l'ancienne directrice de Greenpeace France et tête de liste aux européennes pour la région Sud-est a choisi Grenoble pour amorcer l'un de ses thèmes de campagne "Pour une transformation écologiste de l'économie".

Rappelons que 13 eurodéputés sont amenés à être élus par un peu plus de 7 millions d'électeurs potentiels dans la région Sud-est (Rhône-Alpes - Provence Alpes Côte d'Azur - Corse).

Actuellement, le Parlement européen compte 43 eurodéputé(e)s "Verts" (groupe Verts / ALE - Alliance Libre Européenne) issus de 14 Etats membres dont 6 pour la France. Il est proportionnellement le cinquième groupe politique du Parlement européen.


Programme chargé et menu Bio


Comme ce fut le cas pour Vincent Peillon [1] (lire mon article), au pas de course et dans la même journée, Michèle Rivasi devait enchaîner une multitude de rendez-vous.

Une rencontre avec les syndicalistes de STMicroelectronics le matin. Une visite de l'entreprise Argos transformée en SCOP (société coopérative de production) suivi d'un débat organisé par les jeunes européens et d'une table ronde avec les têtes de liste à l'IEPG l'après-midi. En soirée, la candidate rencontrait les sympathisants d'Europe Ecologie lors d'une réunion publique sur le thème "Pour une reconversion écologique de l'économie" au Centre social Vieux Temple à Grenoble.

A midi, dans une ambiance décontractée, les journalistes ont également accompagné l'ancienne députée de la Drôme de 1997 à 2002 (à l'époque, membre apparenté PS [2]). Nous étions invités "Au clair de lune". Un charmant restaurant Bio avec terrasse extérieure rue Très-Cloître, au décor simple. Au menu : une soupe chaude en entrée dans un petit bol [3], une assiette copieuse originale [4] de légumes et produits locaux bios de saison, un vin sympa [5] etc.

Disons-le franchement, service sans faute, accueil chaleureux et agréable. Repas excellent. Côté prix, ce petit resto affiche un menu Bio... pour moins de 15 euros le midi.


Un rassemblement pour une "transformation écologiste de l'économie"


Michèle Rivasi évoque le rassemblement des écologistes.

"Nous voulons rassembler les associations environnementalistes, les sympathisants et militants de l'écologie politique et incarner un nouvel espace politique (...) Nous pensons que les solutions à la triple crise environnementale, sociale et économique sont fondamentalement différentes de ce que proposent les partis traditionnels (...) Il y a un productivisme de gauche et un productivisme de droite (...) La solution d'avenir, ce n'est pas d'investir comme le fait le gouvernement (...) Les citoyens sont beaucoup plus courageux que nos décisionnaires conservateurs (...) La plupart des Européens n'ont pas pris conscience de l'urgence de la situation" explique le prof, agrégée en biologie de l'ENS.

Pour la candidate des Verts aux élections européennes de 2009 dans la région Sud-est, la genèse de ce rassemblement a débuté peu après le Grenelle de l'environnement. Cette liste est le fruit d'une complémentarité des compétences, des individus de sensibilités différentes. "L'Europe est un territoire pertinent pour parler des sujets environnementaux et les questions liées à la Santé (...) Europe Ecologie souhaite la rapprocher de nos territoires et nous croyons beaucoup à une Europe fédérale (...) Eva [6] nous a apporté un plus dans notre démarche sur le plan de la justice (...) Dany a cherché à fédérer les idées et José des orientations" souligne Michèle Rivasi.

Europe Ecologie souhaite engager une transformation écologiste de l'économie à travers un programme de conversion écologique et de relocalisation, de promotion des réseaux européens de services publics. Le groupe prône une harmonisation par le haut des politiques sociales, environnementales et fiscales. Il souhaite instaurer un "revenu garanti d'existence" et préconise une "agence européenne de santé-environnement". Sans oublier une volonté d'accroître le développement des transports ferroviaires, fluviaux, maritimes et les modes doux dans un schéma de libre circulation des personnes.


Le nombre, la présence et l'amertume


"Au Parlement européen, l'important pour nous, c'est le nombre de députés mais aussi la présence (...) Il y a beaucoup de choses à faire au niveau de l'Europe à condition qu'il y ait des gens qui y travaillent et qui sachent nous représenter" explique l'écologiste Raymond Avriller.

Quand il s'agit d'évoquer le positionnement d'autres personnalités dans la campagne des européennes, l'Adjointe au maire de Valence et Conseillère générale de la Drôme ne cache pas son amertume et son étonnement.

Selon elle, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot doit "savoir passer de la résistance à la construction".

Concernant la tête de liste du PSE dans notre région, elle estime que Vincent Peillon "n'est actuellement pas assez présent au Parlement européen".

Michèle Rivasi s'étonne de la récente candidature surprise du chanteur Francis Lalanne, tête de liste de l'Alliance Ecologiste Indépendante (AEI) dans le Sud-est. Bien qu'il reconnaisse les qualités et les compétences de la candidate d'Europe Ecologie, le poète troubadour lui aurait signalé par téléphone son refus catégorique de rejoindre sa liste.


Evocation des antennes relais des opérateurs


Michèle Rivasi, Présidente fondatrice du CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques, co-fondatrice de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) fut l'une des premières personnalités à dénoncer l'attitude du gouvernement à l'époque du passage du nuage de Tchernobyl sur le sol Français.

L'experte reconnue sur le plan international sur les questions de rayonnements électromagnétiques et de téléphonie mobile n'est pas opposée au déploiement des antennes relais. La candidate d'Europe Ecologie revient sur le positionnement actuel des opérateurs et propose des solutions.

Ma vidéo : discussion avec la candidate concernant les antennes relais, crise, économie et environnement.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Parmi les candidats Isérois inscrits sur la liste de Michèle Rivasi, notons la présence de Marina Girod de l'Ain, sociologue et Conseillère municipal à Grenoble, ancienne Adjointe chargée de la Santé.

Notes

[1] tête de liste PS - PES - PSE Sud-est

[2] via Wikipédia

[3] le midi, c'est surprenant...

[4] une mousse ou purée de betteraves... vraiment excellente

[5] il m'a un peu torché durant le repas...

[6] Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, José Bové


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2009

Vincent Peillon à Grenoble dans le cadre du lancement de la campagne européenne (PES - PSE) : vidéo

vincent peillon grenoble Lundi 30 avril 2009, Vincent Peillon est venu en Isère présenter le programme du Parti Socialiste (PS) dans le cadre du lancement officiel de la campagne socialiste des européennes de 2009 (groupe PSE - PES - Parti socialiste européen [1]).

Le porte-parole de Ségolène Royal en 2007 et tête de liste pour la région Sud-est a choisi Grenoble et sa région pour annoncer sa stratégie pour les élections européennes du 7 juin 2009.

De nombreux élus PS étaient présents lors du point presse [2] au côté de Vincent Peillon : Michel Destot deputé-maire de Grenoble, Elianne Giraud Conseillère déléguée à l'Agriculture, François Brottes et Geneviève Fioraso députés de l'Isère, Bernard Soulage, Vice-président de la Région Rhône-Alpes, Erwann Binet Premier secrétaire fédéral de la fédération de l’Isère et André Vallini, Président du CG38.

La région Sud-est (Rhône-Alpes - Provence Alpes Côte d'Azur - Corse) comprend 16 départements. 13 eurodéputés sont amenés à être élus par un peu plus de 7 millions d'électeurs pour la représenter (72 eurodeputés pour la France sur 732).


Programme ficelé et... chargé


Lors du point presse, l'attachée de presse du candidat socialiste aux européennes remettait à certains journalistes un dossier de presse plus que complet : liste des candidats socialistes, introduction au "manifesto" du PSE, photo de Martine Aubry pour les européennes, carte postale UE, logo et cube à découper "Citoyens d'abord - Un nouveau sens pour l'Europe", clé USB aux couleurs du PS et autres goodies...

La totale. Un début de campagne de communication bien rodée.

Au pas de course [3] et dans la même journée, Vincent Peillon devait enchaîner un point presse [4], un buffet-déjeuner avec les militants socialistes, une rencontre avec l'intersyndicale de l'entreprise Caterpillar, une présentation du projet Europan (Isle d'Abeau), une visite du Médipôle (Bourgoin-Jailleu), une discussion sur site avec les salariés de Lafarge-Monier (Seyssuel) et un apéritif avec les militants et élus (Viennes).

Lors de la conférence de presse de lundi, Erwann Binet soulignait en introduction le rythme volontairement soutenu de la campagne du PS. "C'est une campagne que nous voulons mener tambour battant (...) C'est un grand rendez-vous électoral au niveau européen et aussi au niveau national (...) Nous voulons apporter un message clair à la politique du gouvernement et la politique de Sarkozy".

En milieu de semaine, un militant PS me confiait qu'il avait moyennement apprécié la rencontre avec le député européen au moment du buffet-déjeuner. "A vrai dire, c'était pas terrible, il n'est pas resté très longtemps (...) On n'a pas trop eu le temps de le voir ni de parler (...) Il avait l'air assez pressé vu son programme de journée".


L'Europe, pour venir en aide à Caterpillar


A sa manière, Vincent Peillon rappelle son attachement à l'Europe. "Il y des gens qui voudraient nous faire croire qu'on pourrait se porter mieux sans l'Europe, c'est une erreur fondamentale (...) Si on prend Caterpillar, 80 à 90% de l'activité de cette entreprise est liée à l'exportation (...) Si on imagine une seconde qu'en fermant nos frontières, nos problèmes de délocalisation seraient supprimés, on ne voit pas pourquoi".

Selon le député européen, la plupart des dossiers tels que celui de la crise relève d'une "conception ultra-libérale qui a conduit à être incapable de faire une harmonisation fiscale et sociale en Europe".

Face à la situation de l'entreprise Caterpillar, Vincent Peillon appelle les pouvoirs publics à saisir le "Fond Européen d'ajustement à la mondialisation" qui a été crée il y a deux ans pour répondre à une situation de crise. Un fond actuellement doté de 500M€ qui permettrait à l'Europe d'intervenir lorsqu'il y a des plans de licenciement massifs tels que celui prévu par l'entreprise Caterpillar. A ce jour et sur ce montant, "18 M€ ont été seulement utilisés en Europe et zéro euro en France" souligne la tête de liste aux européennes. Selon lui, la commission européenne et la droite européenne mettent un certain nombre de critères qui rendent l'application et la mise en œuvre de ce fond impossible [5].

Vincent Peillon en appelle au gouvernement pour demander la saisie de ce fond "anti crise" et permettre ainsi de "répondre aux demandes des syndicats en ce qui concerne la formation, le chômage partiel, les procédures de reclassement on ait les moyens suffisants pour agir" explique l'agrégé de philosophie.


Deux candidats... pour une tête de liste aux européennes


Après la démission de Michel Rocard de son mandat de député et son retrait de la politique annoncé en janvier 2009, Bernard Soulage accédait à la fonction de député européen.

Le successeur de l'ancien Premier Ministre s'est "naturellement" proposé comme tête de liste dans la région Sud-est début février 2009. Mais fin février, Vincent Peillon fut désigné tête de liste socialiste pour les élections européennes du 7 juin 2009. De quoi alimenter toutes les spéculations sur les choix de positionnement et de personne au sein du PS concernant ce "parachutage" politique dans la région.

Bernard Soulage serait en 9ème position sur la liste présentée. Lundi, l'ex-candidat "naturel" et Vice-président de la Région Rhône-Alpes a accepté d'être le Porte-parole et le Conseiller de l'équipe. "On a un débat, il est compliqué, il se termine comme ça (...) Ce qui compte, c'est la participation à la campagne" ajoute Bernard Soulage, sourire légèrement crispé.

Ma vidéo : extraits de la conférence de presse, dossier Caterpillar, désignation de Vincent Peillon, réaction d'André Vallini et Bernard Soulage, vote contre Jean-Marie Le Pen...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Elections européennes... ou élections nationales ?


"J'en appelle à une forte mobilisation progressiste par la voie des urnes des citoyens, des démocrates et républicains pour bouter Mr Le Pen hors du Parlement européen" déclare Vincent Peillon en fin de séance.

Concernant la crise, il estime que l'Europe n'a pas protégé et agit comme elle aurait dû, estimant qu'il faut réorienter sa construction. "Je rappelle que c'est une élection à un tour (...) Si on fait le cadeau d'une dispersion des voix de gauche à Mr Sarkozy, vous verrez qu'il en fera le bilan immédiatement le soir du 7 juin" déclare la tête de liste PS.

Nombreux sont les électeurs qui se sentent éloignés de l'Europe.

Il est fort à parier que ces élections dont le taux de participation n'a cessé de baisser ces dernières années, seront comme d'habitude... l'expression d'un encouragement ou d'une sanction de la politique du gouvernement sur le plan national.

Notes

[1] le PSE rassemble les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes de l'Union européenne (UE)

[2] restaurant Le 5, Musée de Grenoble

[3] programme trop chargé... pour tout le monde : élus, journalistes et autres

[4] qui a commencé bien en retard...

[5] un des critères d'application : + de 1000 salariés licenciés