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06

2010

Fête de la Musique 2010 à Grenoble - 39 groupes ou "artistes" en vidéo

fete de la musique grenoble Lundi 21 juin 2010, la 29ème Fête de la Musique était à l'honneur dans l'hexagone et dans plus de 115 pays. Chaque année, dans les quartiers de la capitale des Alpes, tous les musiciens, groupes et "artistes" qui le désirent ont l'occasion d'exprimer leur "talent" dans les rues et parcs de la ville, de 18h30 jusqu'à environ 1h30 du matin.

Comme à l'accoutumée, la Municipalité de Grenoble a mis en place un système permettant d’optimiser et d'encadrer la programmation de groupes amateurs et semi-professionnels en partenariat étroit avec divers médias et associations locales. En principe, pour pouvoir jouer, chaque formation musicale est tenue de se déclarer au début du printemps afin de pouvoir candidater et bénéficier d’un emplacement ou accéder à un podium équipé de matériel son et lumière. Il y a donc au départ, une forme de sélection.

Mais la Municipalité ne contrôle pas tout. Certains groupent refuse cette forme de "segmentation géographique" musicale (sur une dizaine de pôles) et s’installent là où le vent les mène, refusant de s’identifier au nom du principe de la liberté de mouvement et d'expression libre sur l’espace public.


Ambiance générale dans les quartiers de Grenoble


Visiblement au niveau local, la Fête de la Musique [1] a attiré un petit peu moins de curieux et d'habitants dans les rues de Grenoble cette année (notamment par rapport à l'an passé).

Est-ce l'effet Coupe du Monde de football qui a influé sur l'envie de sortir en ville ? Pas si sûr...

"Nous, on préfère sortir ailleurs et aller dans des villages paisibles des alentours pour éviter la cohue et les problèmes avec les enfants (...) Si c'est pour marcher sur des bouts de verre ou recevoir un gobelet de bière sur la tête comme l'an dernier, non merci (...) Mais c'est que du bruit en ville, sauf peut-être à la Bastille où il y a du Jazz d'après le programme (...) Ben nous, on fait un simple tour et puis on rentre (...) De toute façon, c'est la même chose chaque année, ça picole, ça pue le chichon ou les merguez (...) En ce moment, c'est dangereux, vous avez vu dans la presse toutes ces bandes qui donnent des coups de couteau en ville ?".

Pêle-mêle, telles sont les réactions de voisins, ami(e)s ou seniors que j'ai pu entendre ici et là dans mon entourage en amont de la prestation artistique et musicale.

Manifestement, certains habitants sont de moins en moins rassurés par le climat qui règne en ville, n'ont plus de plaisir à déambuler dans les quartiers et sont victimes d'une certaine lassitude à l'égard de l'évènement. D'autres au contraire se font une joie d'aller à la rencontre des cultures, des personnes et offrent au public ce qu'il désire entendre et découvrir musicalement.


Fête de la Musique ou "faites du bruit" : à vous de juger en vidéo


Cette année, j'ai décidé de faire des kilomètres et de prendre un VTC (5h sur mon vélo) pour me rendre rapidement dans les différents quartiers de la ville afin de pouvoir couvrir un maximum de prestations musicales.

Ma vidéo : un concentré, un medley ou un pot-pourri musical de l'édition 2010 de la Fête de la Musique à Grenoble.

On commence par "Jésus, tu es souverain...", suivi par un groupe de Black-Metal et d'autres groupes écléctiques... et on termine une nouvelle fois par le refrain de cette chorale religieuse qui est resté "gravé" dans ma tête durant toute la soirée.

Enjoy !


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

39 groupes ou "artistes" se produisant dans tous les coins de la ville.

Notes

[1] ma photo : drap noir "La défaite de la musik" accroché sur un camion de musiciens


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04

2008

Inquiétude de l'Association des Enfants du Tamil Nadu concernant la disparition de panneaux d'exposition "Les enfants de Gandhi"

tamil nadu gandhi Le 27 mars 2008, j'étais invité à l'inauguration de l'exposition "Les enfants de Gandhi" à l'initiative de l'association "Enfants du Tamil Nadu", en présence notamment de Michel Destot, Député Maire de Grenoble et d'Alain Pilaud, Adjoint à l'animation et du secteur 2.

Depuis le 18 mars dernier, les Grenoblois ont l'opportunité de découvrir en ville des photographies de visages de la jeunesse indienne soixante ans après la disparition du Mahatma Gandhi . Ces paysages et portraits honorent ainsi le "père de la Nation" indienne.

31 panneaux géants sont exposés à la lumière du jour entre les grilles de la Place de Gordes et celle du Jardin de Ville jusqu'au 28 avril 2008. Chacun est associé à une citation célèbre de Gandhi. Chacun représente l'un des enfants de l'orphelinat de Madurai résident dans une maison louée par l'association dont l'une des principales missions est de protéger ces orphelins. Ces derniers sont encadrés sur place par un personnel compétent leur procurant de l'affection tout en veillant à leur alimentation et leur éducation.

En vidéo, un joueur de Sitar devant un public venu nombreux inaugurer l'exposition devant la Maison de l'International, parvis des droits de l'homme.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une première disparition de quatre panneaux photo d'exposition


Mais voilà, dans la nuit du 26 au 27, à la veille de l'inauguration de l'exposition, quatre panneaux photo ont disparu.

Ce jour là, évoquant le succès de l'opération en centre-ville et la disparition des photographies, Martine Amram, trésorière de l'association me confiait "Je ne comprends pas ce qui s'est passé (...) J'ose espérer qu'il s'agit d'une plaisanterie passagère ou bien peut-être que nous sommes simplement victimes de notre succès (...) Je ne devrais peut -être pas m'en faire mais c'est quand même un peu fort, la veille de l'inauguration en plus (...) Je souhaite simplement qu'ils nous reviennent et je me chargerai sans soucis de les raccrocher sans poser de problèmes".

Sur le moment, pour relativiser ce geste par une boutade passagère, j'indiquais à la trésorière en plaisantant qu'il s'agissait probablement d'un amateur éclairé, amoureux de la photographie qui a choisi de subtiliser sur un coup de tête quelques panneaux pour les accrocher dans son beau salon dans un bel appartement du quartier des Antiquaires (sic).

L'affaire ne faisait que commencer.


Une seconde disparition de panneaux photo d'exposition


Dans la nuit du 6 et 7 avril dernier, un cinquième panneau a été subtilisé [1].

Jointe par téléphone en début de semaine, Martine Amram me confiait d'un air offusqué "Franchement, ça ne me fait plus rigoler du tout, ça suffit (...) Maintenant, je parle de vol ni plus ni moins (...) En plus, l'un des panneaux a été tagué, je trouve cela inadmissible sur le plan artistique (...) Pour moi, c'est comme si on prenait un peu la vie d'un des enfants dont nous nous occupons (...) J'ai aussi prévenu l'équipe de Michel Destot qu'il fallait chercher en commun à renforcer ou sécuriser l'accrochage de panneaux pour d'autres manifestations de ce genre à l'avenir (...) C'est malheureux à dire mais s'il faut en arriver là...".

Une fois de plus, il est regrettable de constater un tel comportement. Il est vrai que l'événementiel ou l'exposition nouvelle ou temporaire d'un "mobilier urbain" attire systématique l'attention sur la voie publique.

Certains s'en approchent et prennent plaisir à observer, imaginer, contempler une nouveauté. A contrario, certains estiment que ce type de manifestation, même temporaire, les dérange au motif que la voie publique n'appartient pas à une entité mais à tout le monde. En tentant de subtiliser un objet, d'autres prennent plaisir à savourer leur exploit et leur capacité à pouvoir le faire.

Nous vivons une drôle d'époque.

Notes

[1] En médaillon sur ma photo, les 5 panneaux subtilisés


21

02

2008

A Grenoble, il y a de la place pour tout le monde

grenoble detente Quand on se promène à Grenoble, il ne suffit pas de faire le tour de la ville pour tomber sur quelques habitués bien connus des habitants qui se baladent le plus souvent toute la journée en centre-ville.

Il y a quelques années, nous avions l'habitude de rencontrer sur les pavés Grenoblois le fameux "Charlot", un saltimbanque costumé comme le comédien, qui jouait de la musique avec son instrument et qui prenait l'habitude d'interpeller discrètement les passants pour les amuser. De nos jours, nous avons de passage dans nos ruelles "Kamel", un homme qui se promène régulièrement la journée en ville avec sa petite radio scotchée contre l'oreille et qui passe son temps à discuter avec tous les commerçants qu'il rencontre sur son passage.

Parfois, il suffit de simplement faire un tour dans son quartier pour relever d'autres intentions ou situations cocasses, comme j'aime le faire de temps en temps sur ce blog.


On prend son temps quelque soit le regard des autres


Il y a quelques jours, je me promenais tranquillement en ville lorsque je fus attiré par le regard d'autres passants en direction de la place Notre-Dame.

Intrigué, je décide de me retourner. Et là, je vois un jeune homme d'environ 25 ans, à l'allure d'un étudiant, en train de lire quelque chose de certainement très intéressant, tranquillement et confortablement assis dans un canapé deux places au style "Ikea" au milieu de la place Notre-Dame, juste devant la ligne du tram B [1].

A priori, on ne peut pas dire que le jeune homme profitait d'un long moment de détente en plein soleil : vu l'heure, celui-ci n'était plus au rendez-vous. Je vous laisse également apprécier la température à ce moment de la journée.

Bien entendu et comme à l'accoutumée, aucun passant n'a osé déranger notre jeune homme en pleine concentration... intellectuelle.

A Grenoble, bien que le prix de l'immobilier soit exorbitant, il y a dehors... ...de la place pour tout le monde :-)

Notes

[1] voir ma photo


13

12

2007

Une Lamborghini devant le marché de Noël à Grenoble : le ridicule ne tue pas

lamborghini grenoble Grenoble n'est pas Paris. Grenoble n'est pas Cannes, Monaco ou Monté-Carlo.

Pourtant, il faut bien l'admettre, Grenoble n'est pas une ville où l'on écoute régulièrement le ronronnement de belles voitures de marque, aux formes allongées, épurées... mais plutôt une commune où l'on croise allégrement de charmants 4x4 descendant des premières hauteurs de l'agglomération.

Mercredi 12 décembre 2007, je sors de la Fnac avec mes enfants et m'apprête à longer la voie du tram en direction de la Maison du tourisme. Mon fils aîné me fait remarquer, dans le verbe "Dis papa, regarde là bas, on dirait une Lamborghini comme celle que tu m'as offert(e) dans ma chambre à mon anniversaire (...) t'as vu papa, c'est la même (...) allez papa, viens, on va la voir là bas... allez, s'il te plaît..!".


Apprivoiser temporairement une parcelle du territoire


En dehors de la perspicacité juvénile et visuelle de mon fils [1], la première chose qui m'a attirée n'est pas le stationnement de cette Lamborghini au profil distingué [2] mais l'attroupement humain suscité par la belle.

Force est de constater que ce genre de modèle attire toujours l'attention des passants, d'autant plus facilement lorsque son heureux propriétaire décide de la stationner au beau milieu d'un passage piétions, sur une place piétonne, à l'entrée du marché de Noël, à deux pas des commerçants, juste devant de gros containers à poubelle.

Quand on sait que la plupart du temps, son heureux conducteur n'a que faire des éventuelles contraventions.

Je suis fasciné [3] par cette détermination qui consiste à exposer une voiture de luxe dans une zone non prévue à cet effet devant des passants qui ne pourront certainement jamais se payer ce genre de véhicule haut de gamme.

J'adore cette exubérance, ce décalage et cette volonté d'apprivoiser temporairement une parcelle du territoire public. J'adore ce côté "has been". J'adore cette projection naïve et cette manière de paraître, de s'afficher devant le plus grand nombre. J'ai toujours apprécié une part infime d'égocentrisme quand il mène à construire quelque chose. Là, je ne vois pas grand chose qui aille dans ce sens.

Je suis fasciné par le ridicule. Pourtant, le ridicule ne tue pas. L'excès... oui, parfois.

Notes

[1] ses récentes lunettes fonCtionnent à merveille à ce que je vois :-)

[2] ma photo

[3] avec ironie :-)