Ce début d'année 2009 est marqué par de récents changements au sein des instances départementales de l'UMP.
La guerre de succession pour la présidence de l'UMP 38 qui a débuté dès l'été 2008 a laissé quelques traces indélébiles au niveau local.
Face au Secrétaire Départemental Adjoint Julien Polat, proche de l'ancien président Alain Carignon, c'est finalement le Conseiller général et Maire de Domène Michel Savin qui est désormais à la tête de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) depuis le 10 décembre 2008 dans notre département.
Outre le renouvellement du bureau politique, cette période charnière est marquée par des passages de témoin.
Flavie Sorolla Sorribes est la nouvelle Responsable départementale des jeunes de l'UMP 38. Fabien de Sans Nicolas, Conseiller municipal de Grenoble, Secrétaire National de l’UMP en charge de l’animation a laissé sa place de Président des Jeunes Populaires du mouvement [1] le 24 août 2008 à Benjamin Lancar.
Benjamin Lancar, Président des "Jeunes Pop" de passage à Grenoble
Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires entame depuis quelques semaines une tournée des fédérations au sein de l'UMP.
L'ancien responsable de la section UMP Grandes Ecoles, fils de "parents idéologiquement de gauche ayant tous deux participé au mouvement de mai 68" [2] était de passage à Grenoble ce jeudi 22 janvier 2009. Il est venu rencontrer la nouvelle direction et les jeunes adhérents [3] à la permanence de l'UMP Isère pour échanger sur des sujets politiques et de société.
Une soixantaine de "Jeunes Pop" avaient fait le déplacement pour rencontrer Benjamin Lancar, Michel Savin et Fabien de Sans Nicolas [4] dans les locaux étroits de l'UMP à Grenoble, place Paul Vallier, non loin de la mairie de Grenoble.
Ils étaient nombreux à arborer avec fierté le nouveau slogan de campagne des Jeunes Populaires... "A nous la Révolution !" sur leurs vêtements [5].
Objectifs politiques et nouvelles opportunités
Il semblerait que les Jeunes Populaires du département disposent de nouvelles marges de manœuvre.
"Pour nous à l'UMP, les objectifs pour 2009 sont clairs, il nous faut rassembler la famille politique de l'UMP (...) Il faut aussi qu'on adopte une nouvelle ligne de conduite parce qu'on en a vraiment besoin après ce qu'on a vécu en interne depuis les dernières élections (...) Maintenant, il est nécessaire de se repositionner face à la gauche qui détient tout au niveau local (...) On a pas mal de soutien du côté de Paris et sans ces conditions, on ne pourra pas préparer correctement les prochaines échéances électorales et faire passer nos messages" souligne un jeune militant plein d'espoir et d'entrain interrogé lors de la soirée.
Au sein des Jeunes Populaires, différents courants se dessinent au niveau local.
Confrontation d'idées sur le positionnement de la jeunesse
Lors de cette rencontre avec les "trois présidents" de l'UMP, certains échanges s'orientent sur la place des jeunes dans notre société.
Au cours d'une discussion engagée par un jeune membre sur le thème de la jeunesse, Michel Savin explique qu'il est primordial d'engager une politique plus souple et moins segmentée envers les jeunes. "On doit réfléchir et donner une autre image de société aux jeunes des quartiers (...) A l'UMP, nous ne devons pas donner l'image d'un parti qui proposerait une politique unique vis à vis de ces jeunes" précise le président du l'UMP 38.
Un jeune militant souhaite revenir sur une période emblématique du passé. "Mai 68, c'est loin, ça nous fait rire (...) Les jeunes de maintenant ont bien évolué (...) La notion de révolution primaire de l'ancienne génération ne fait plus vraiment rêver quand on voit ce qu'elle est devenue depuis cette époque où la plupart sont bien rentrés dans le rang".
"A nous la Révolution !"
Un Jeune Pop évoque un problème qu'il rencontre fréquemment en milieu urbain. "J'ai envie de réagir et de soulever un autre problème (...) En tant que jeune de l'UMP, quand on dit aujourd'hui qu'on est fier d'être Français ou qu'on aime les valeurs de la France, on est tout de suite vilipendé ou presque considéré comme fasciste dans certaines situations".
Benjamin Lancar répond aux diverses remarques soulevées durant la soirée. "Je comprends parfaitement vos inquiétudes et vous n'êtes pas les seuls ici à Grenoble à vous poser ces questions (...) Pour nous, être révolutionnaire, c'est simplement vouloir changer la France (...) Nous sommes des bâtisseurs et nous l'aimons tous (...) L'image des jeunes de l'UMP est en train de changer surtout depuis que Nicolas Sarkozy dirige le pays (...) On n'est plus considéré comme des jeunes du 16ème avec la mèche sur le côté quand on va à la boulangerie ou qu'on se promène dans la rue (...) Aimer la France, ce n'est pas quelque chose de ringard mais quand on siffle la Marseillaise lors d'un match de foot, c'est profondément inacceptable".
A son tour, Fabien de Sans Nicolas répond à une fraction de jeunes militants dubitatifs et inquiets face à la crise que nous vivons. "Ce que vous avez aimé pendant la campagne avec Sarko, c'est ce sentiment patriotique, d'appartenance, le retour de l'expression politique (...) Il y a des hauts et des bas et je conçois que vous vous posiez autant de questions de fond en ce moment".
La question de la représentation au sein de l'UMP
Un jeune adhérent interpelle le Président des Jeunes Populaires et lui demande pourquoi les jeunes de l'UMP ne peuvent pas élire directement leurs représentants au niveau national.
Benjamin Lancar souligne qu'il est important de préserver une organisation hiérarchique et une mécanique dans la prise de décision qui a fait ses preuves. "A droite et au centre, on a la culture du chef (...) Je ne pense pas qu'il soit opportun de mettre trop de démocratie à tous les échelons pour élire directement nos principaux représentants (...) Quand on voit ce qui s'est passé au congrès du PS, on a pas envie de suivre ce modèle".
La place de la France au sein de l'UMP
Un militant s'interroge sur la vision et le positionnement de la France au sein de l'UMP.
Benjamin Lancar exprime sa position en se tournant vers l'avenir tout en fustigeant l'immobilisme et le repli sur soi. "La France qui donne envie d'être Français, c'est l'égalité des chances, le mérite et le plus important, la liberté (...) Au niveau mondial, la France se doit de se positionner au niveau des grands, elle est loin d'être une super puissance mais elle est la plus forte des puissances moyennes".
Au delà des esquisses politiques, nombreux sont les jeunes militants de l'UMP qui s'interrogent sur leur propre avenir.
En attendant, les Jeunes Populaires de l'Isère viennent de propulser en ligne leur nouveau site web communautaire.
En allant à leur rencontre, je m'attendais à vivre un moment d'échanges confinés dans une logique politique réductrice, respectant à la lettre la parole présidentielle, celle du schéma porté par Nicolas Sarkozy. Je pensais recueillir une forme d'instrumentalisation des discours et des points de vue des jeunes militants.
J'ai été surpris de constater l'inverse.
Un rythme d'échanges soutenus tout au long du débat de la soirée. Des courants d'idées variés entre les jeunes du mouvement. Une volonté d'agir, de se démarquer et de s'exprimer sans relâche avec passion pour la politique et de nombreux sujets de société. Une capacité des jeunes adhérents à réagir et à se confronter parfois aux idées politiques soulignées par les trois personnalités présentes notamment sur la crise, la politique des quartiers, de la jeunesse ou sur le système l'attribution des bourses scolaires.
A eux de faire... leur propre "Révolution !"
Notes
[1] jeunes de l'UMP de 16 à 30 ans
[2] fiche de présentation sur son blog
[3] 30 000 jeunes adhérents UMP sur le plan national, selon l'Express
[4] en photo
[5] 100% révolutionnaire - www.lesrevolutionnaires.fr



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Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "
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Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "
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