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Mot clé :: [ fabien de sans nicolas ] - Tag associé à 11 billet(s)

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09

2009

L'UMP 38 fait sa rentrée politique : une entrante, un revenant et des objectifs

ump38 grenoble Article maj le 29/09/09 - nombre d'adhérents au PS.

Samedi 26 septembre 2009, l'Union pour un Mouvement Populaire de l'Isère tenait une réunion d'accueil des nouveaux adhérents 2009 de l'UMP 38 et une conférence de presse de rentrée avec des membres du Bureau de son Comité départemental.

Sur place, l'ambiance est à la fois studieuse et détendue, dédiée aux échanges politiques directs avec les militants [1].

Il faut dire que l'intérieur de la permanence départementale de l'UMP 38 située place Paul Vallier vient tout juste de subir un nouveau "lifting". Les militants se sont donnés la main pour entreprendre des travaux. Une forte odeur de peinture fraîche attire les nouveaux entrants. Un militant fait visiter les lieux, insiste sur le nettoyage décapage des mozaiques au sol. "Vous avez vu comme on est mieux maintenant pour travailler ici (...) Ça sent le nouveau départ pour nous (...) Même le patron [2] s'y est mis l'autre jour (...) En plus, on paye pas cher ici les locaux" souligne avec soin le militant.


Une nouvelle Secrétaire départementale et un revenant


Michel Savin, Président de l'UMP 38, Maire de Domène et Conseiller général de l'Isère reçoit les rares médias. A ses côtés, Max Micoud, Fabien de Sans Nicolas, Secrétaire départemental adjoint, Secrétaire national de l'UMP à la vie associative, Président de l'intergroupe du Mouvement - Majorité Présidentielle - Société Civile.

Pour l'UMP 38, ce fut l'occasion de présenter officiellement la ratification [3] de la nomination de Frédérique Puissat [4], Maire de Château-Bernard (et Présidente d'une intercommunalité dans le Trièves - sud-Isère), nouvelle Secrétaire départementale qui a reçu cet été une lettre de mission de Xavier Bertrand, Secrétaire général de l'UMP.

Une femme énergique, au discours vif et tonique. "Quelqu'un de dynamique, jeune... une femme (...) un nouveau souffle pour l'UMP au niveau local" souligne avec malice Michel Savin.

Il est vrai qu'elle est loin de passer physiquement inaperçu. Le discours est pragmatique, incisif. "Ce qui compte pour moi, c'est le respect et la loyauté et d'autre part le travail et la technicité (...) Ce qui m'interesse, c'est de construire, ce n'est pas de ne pas respecter nos adversaires et je le dis haut et fort si on veut parvenir à regagner des élections (...) On a parfois des politiques qui ne sont pas respectueux (...) Moi parfois, on ne me sert plus la main depuis que j'ai été nommée et je ne suis pas de cette classe là (...) La région est un combat qui s'annonce compliqué mais nous travaillons déjà sur un programme (...) On a des débats de fond à conduire et c'est là dessus que les gens nous attendent" explique avec vigueur et fermeté Frédérique Puissat.

Par ailleurs, Jacques Remillier n'est plus "en congés" de l'UMP et a recollé les morceaux. On se souvient que le député de la 8ème circonscription de l'Isère avait déchiré sa carte du parti il y a quelques mois.


Augmentation du nombre d'adhérents UMP en Isère


A ce jour, et selon ses représentants, 3400 adhérents UMP sont à jour de cotisation.

"Il n'y a pas eu de fuite des adhésions (...) On en a perdu environ 50, gagné près de 300 en 2009 et on a pas encore commencé notre nouvelle campagne d'adhésions (...) Et on peut ajouter tout ceux qui vont renouveller en novembre" explique Max Micoud, ancien challenger de Michel Destot à la Mairie de Grenoble. "D'ailleurs, Je serai curieux de savoir combien le Parti Socialiste à d'adhérents à jour actuellement dans le département" s'interroge Fabien de Sans Nicolas avec une certaine ironie.

Objectif : 5000 adhérents "à jour" pour le Président de l'UMP 38 (6000 adhérents "en base" au moment des dernières élections houleuses en interne il y a près d'un an maintenant). Le département de l'Isère fait parti des 10 ou 15 premiers départements ayant le plus d'adhérents sur le plan national précise Max Micoud.

Note de maj : à titre de comparaison, Manuels Valls (PS) ne conteste pas le fait qu'il y a actuellement 64 000 adhérents au PS sur le plan national, "à jour de cotisation" - Europe 1 matin - 29/09/09.


Préparer les Régionales 2010


La stratégie politique pour les Régionales de 2010 doit être discutée le 20 octobre au niveau du bureau nationale de l'UMP. Au niveau local, les cadres de l'UMP discutent avec les formations et partis politiques intégrés à l'UMP (PR, CNI, PCD, Gauche moderne...). "La stratégie, c'est une chose (...) les candidats, c'est autre chose (...) la priorité, c'est de proposer un vrai projet" explique Michel Savin.

En Isère, au niveau régional, l'UMP planche sur les thématiques "formation et jeunesse" avec des CSP issues de la société civile dans le cadre de commissions et travaille sur les questions relatives à l'aménagement rural. "Les programmes politiques n'appartiennent pas qu'aux politiques, ils appartiennent à toutes les couches de la société" ajoute la nouvelle Secrétaire départementale.

En attendant et au niveau local, Philippe Cochet, Secrétaire national de l'UMP sera présent à la fête départementale annuelle de rentrée de l'UMP 38 en charge notamment de la découverte de nouveaux jeunes talents dans le parti... en vue des Régionales de 2010.


Une rentrée politique locale de l'UMP sous le signe de la dénonciation


Michel Savin critique la forte augmentation des impôts sur Grenoble.

"Les Grenoblois sont en train de recevoir leur feuille d'impositions (...) Grenoble est la ville en France où l'imposition a le plus explosé (...) C'est une augmentation d'impôts conjuguée avec une seconde, celle de la TEOM de 15% et celle de la troisième, la création d'une nouvelle taxe sur les ménages dans l'agglomération (...) Nous, on va rappeller aux Grenoblois simplement qui a pris ces décisions (...) Faut qu'on arrête de dire que c'est la faute au désengagemenet de l'Etat ou la faute aux autres, c'est le choix politique de la gauche (...) Les mêmes élus à Paris, hurlent en disant qu'il faut défendre le Pouvoir d'achat des Français et quand ils sont à Grenoble, ils taxent comme c'est pas possible les habitants de l'agglo". explique le Président de l'UMP 38.

Pour Fabien de Sans Nicolas, en augmentant la taxe foncière, les propriétaires vont répercuter l'augmentation sur les locataires et les populations les plus faibles. "Matraquage fiscal sur les enseignes, les commerces, les parkings (...) De plus en plus de personnes qui ne se sentent plus en sécurité (...) C'est cette fracture sociale qu'on veut vraiment dénoncer (...) et c'est le choix d'une politique socialiste".

Quant à Max Micoud, il dénonce un problème de moralité, d'éthique politique, de transparence et d'évaluation des dépenses dans notre département. "Une société qui ne s'évalue pas est une société morte" pour ce dernier.

Une dernière salve d'arguments qui, quelque part... n'est pas très éloignée de celle des élus Verts, écologistes et de l'ADES.

Notes

[1] en photo

[2] Michel Savin

[3] 94,5% des suffrages obtenus, comité departemental

[4] au centre de ma photo, à ses côtés, Michel Savin, FDSN (cravatte), Alain Bonnet...


19

02

2009

L'UMP 38 et les Jeunes Populaires de l'Isère reprennent des couleurs

jeunes pop 38 grenoble Ce début d'année 2009 est marqué par de récents changements au sein des instances départementales de l'UMP.

La guerre de succession pour la présidence de l'UMP 38 qui a débuté dès l'été 2008 a laissé quelques traces indélébiles au niveau local.

Face au Secrétaire Départemental Adjoint Julien Polat, proche de l'ancien président Alain Carignon, c'est finalement le Conseiller général et Maire de Domène Michel Savin qui est désormais à la tête de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) depuis le 10 décembre 2008 dans notre département.

Outre le renouvellement du bureau politique, cette période charnière est marquée par des passages de témoin.

Flavie Sorolla Sorribes est la nouvelle Responsable départementale des jeunes de l'UMP 38. Fabien de Sans Nicolas, Conseiller municipal de Grenoble, Secrétaire National de l’UMP en charge de l’animation a laissé sa place de Président des Jeunes Populaires du mouvement [1] le 24 août 2008 à Benjamin Lancar.


Benjamin Lancar, Président des "Jeunes Pop" de passage à Grenoble


Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires entame depuis quelques semaines une tournée des fédérations au sein de l'UMP.

L'ancien responsable de la section UMP Grandes Ecoles, fils de "parents idéologiquement de gauche ayant tous deux participé au mouvement de mai 68" [2] était de passage à Grenoble ce jeudi 22 janvier 2009. Il est venu rencontrer la nouvelle direction et les jeunes adhérents [3] à la permanence de l'UMP Isère pour échanger sur des sujets politiques et de société.

Une soixantaine de "Jeunes Pop" avaient fait le déplacement pour rencontrer Benjamin Lancar, Michel Savin et Fabien de Sans Nicolas [4] dans les locaux étroits de l'UMP à Grenoble, place Paul Vallier, non loin de la mairie de Grenoble.

Ils étaient nombreux à arborer avec fierté le nouveau slogan de campagne des Jeunes Populaires... "A nous la Révolution !" sur leurs vêtements [5].


Objectifs politiques et nouvelles opportunités


Il semblerait que les Jeunes Populaires du département disposent de nouvelles marges de manœuvre.

"Pour nous à l'UMP, les objectifs pour 2009 sont clairs, il nous faut rassembler la famille politique de l'UMP (...) Il faut aussi qu'on adopte une nouvelle ligne de conduite parce qu'on en a vraiment besoin après ce qu'on a vécu en interne depuis les dernières élections (...) Maintenant, il est nécessaire de se repositionner face à la gauche qui détient tout au niveau local (...) On a pas mal de soutien du côté de Paris et sans ces conditions, on ne pourra pas préparer correctement les prochaines échéances électorales et faire passer nos messages" souligne un jeune militant plein d'espoir et d'entrain interrogé lors de la soirée.

Au sein des Jeunes Populaires, différents courants se dessinent au niveau local.


Confrontation d'idées sur le positionnement de la jeunesse


Lors de cette rencontre avec les "trois présidents" de l'UMP, certains échanges s'orientent sur la place des jeunes dans notre société.

Au cours d'une discussion engagée par un jeune membre sur le thème de la jeunesse, Michel Savin explique qu'il est primordial d'engager une politique plus souple et moins segmentée envers les jeunes. "On doit réfléchir et donner une autre image de société aux jeunes des quartiers (...) A l'UMP, nous ne devons pas donner l'image d'un parti qui proposerait une politique unique vis à vis de ces jeunes" précise le président du l'UMP 38.

Un jeune militant souhaite revenir sur une période emblématique du passé. "Mai 68, c'est loin, ça nous fait rire (...) Les jeunes de maintenant ont bien évolué (...) La notion de révolution primaire de l'ancienne génération ne fait plus vraiment rêver quand on voit ce qu'elle est devenue depuis cette époque où la plupart sont bien rentrés dans le rang".


"A nous la Révolution !"


Un Jeune Pop évoque un problème qu'il rencontre fréquemment en milieu urbain. "J'ai envie de réagir et de soulever un autre problème (...) En tant que jeune de l'UMP, quand on dit aujourd'hui qu'on est fier d'être Français ou qu'on aime les valeurs de la France, on est tout de suite vilipendé ou presque considéré comme fasciste dans certaines situations".

Benjamin Lancar répond aux diverses remarques soulevées durant la soirée. "Je comprends parfaitement vos inquiétudes et vous n'êtes pas les seuls ici à Grenoble à vous poser ces questions (...) Pour nous, être révolutionnaire, c'est simplement vouloir changer la France (...) Nous sommes des bâtisseurs et nous l'aimons tous (...) L'image des jeunes de l'UMP est en train de changer surtout depuis que Nicolas Sarkozy dirige le pays (...) On n'est plus considéré comme des jeunes du 16ème avec la mèche sur le côté quand on va à la boulangerie ou qu'on se promène dans la rue (...) Aimer la France, ce n'est pas quelque chose de ringard mais quand on siffle la Marseillaise lors d'un match de foot, c'est profondément inacceptable".

A son tour, Fabien de Sans Nicolas répond à une fraction de jeunes militants dubitatifs et inquiets face à la crise que nous vivons. "Ce que vous avez aimé pendant la campagne avec Sarko, c'est ce sentiment patriotique, d'appartenance, le retour de l'expression politique (...) Il y a des hauts et des bas et je conçois que vous vous posiez autant de questions de fond en ce moment".


La question de la représentation au sein de l'UMP


Un jeune adhérent interpelle le Président des Jeunes Populaires et lui demande pourquoi les jeunes de l'UMP ne peuvent pas élire directement leurs représentants au niveau national.

Benjamin Lancar souligne qu'il est important de préserver une organisation hiérarchique et une mécanique dans la prise de décision qui a fait ses preuves. "A droite et au centre, on a la culture du chef (...) Je ne pense pas qu'il soit opportun de mettre trop de démocratie à tous les échelons pour élire directement nos principaux représentants (...) Quand on voit ce qui s'est passé au congrès du PS, on a pas envie de suivre ce modèle".


La place de la France au sein de l'UMP


Un militant s'interroge sur la vision et le positionnement de la France au sein de l'UMP.

Benjamin Lancar exprime sa position en se tournant vers l'avenir tout en fustigeant l'immobilisme et le repli sur soi. "La France qui donne envie d'être Français, c'est l'égalité des chances, le mérite et le plus important, la liberté (...) Au niveau mondial, la France se doit de se positionner au niveau des grands, elle est loin d'être une super puissance mais elle est la plus forte des puissances moyennes".

Au delà des esquisses politiques, nombreux sont les jeunes militants de l'UMP qui s'interrogent sur leur propre avenir.

En attendant, les Jeunes Populaires de l'Isère viennent de propulser en ligne leur nouveau site web communautaire.


En allant à leur rencontre, je m'attendais à vivre un moment d'échanges confinés dans une logique politique réductrice, respectant à la lettre la parole présidentielle, celle du schéma porté par Nicolas Sarkozy. Je pensais recueillir une forme d'instrumentalisation des discours et des points de vue des jeunes militants.

J'ai été surpris de constater l'inverse.

Un rythme d'échanges soutenus tout au long du débat de la soirée. Des courants d'idées variés entre les jeunes du mouvement. Une volonté d'agir, de se démarquer et de s'exprimer sans relâche avec passion pour la politique et de nombreux sujets de société. Une capacité des jeunes adhérents à réagir et à se confronter parfois aux idées politiques soulignées par les trois personnalités présentes notamment sur la crise, la politique des quartiers, de la jeunesse ou sur le système l'attribution des bourses scolaires.

A eux de faire... leur propre "Révolution !"

Notes

[1] jeunes de l'UMP de 16 à 30 ans

[2] fiche de présentation sur son blog

[3] 30 000 jeunes adhérents UMP sur le plan national, selon l'Express

[4] en photo

[5] 100% révolutionnaire - www.lesrevolutionnaires.fr


26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


14

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : Bernard Laporte apporte son soutien à Fabien de Sans Nicolas

de sans nicolas laporte Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "Grenoble c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas.

Dans une ambiance festive et très animée, plus de 300 personnes sont venues soutenir le jeune candidat à la Mairie de Grenoble avant la dernière ligne droite du second tour des municipales 2008. La salle était pleine à craquer et des sympathisants sont restés dans le couloir. De nombreuses personnalités et élus locaux de l'UMP avaient fait le déplacement.


Une étoile montante


Parmi elles, Bernard Laporte [1], Secrétaire d'État chargé des Sports et ancien entraîneur du XV de France, venu encourager Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers.

Avant de faire son entrée dans la grande salle, le Secrétaire d'État explique les raisons de son soutien au chef de file "Fabien de Sans Nicolas est un espoir de la politique, il a du talent, il a envie que ça bouge". Evoquant le score du candidat au premier tour, Bernard Laporte souligne "Un match n'est jamais perdu (...) il livre son premier combat, il a tout l'avenir devant lui, il est une étoile montante (...) Il est ambitieux et il aime sa ville".

En vidéo, l'ambiance du meeting et extraits de discours de Max Micoud, FDSN et Bernard Laporte :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Alliances et mobilisation


Concernant la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire de Grenoble, Fabien de Sans Nicolas souligne "Avec une très forte abstention au premier tour, il faut impérativement se mobiliser pour le second (...) Un autre Grenoble est possible (...) Grenoble risque de devenir ingouvernable avec la majorité qui est proposée par Michel Destot (...) Une majorité encore plus hétéroclite nous est proposée avec 4 ou 5 groupes, avec une plus grande instabilité et ça deviendra encore plus ingouvernable".

Le jeune candidat évoque sa différence avec l'actuel maire de Grenoble "Nous avons fait des alliances avec des personnalités qui sont venues autour d'un projet d'avenir et non pas dans le but de conserver le pouvoir (...) C'est une démarche de conquête autour d'un projet et non pas une démarche de refus que le pouvoir soit partagé".


Une alliance avec les Verts ?


A la question d'une éventuelle alliance avec les Verts pour le second tour, Fabien de Sans Nicolas explique sur un ton ironique "Non mais attendez... l'écologie n'appartient pas à un parti politique (...) Je veux faire de l'écologie loin de tous les dogmes, loin de toutes les idéologies (...) l'écologie appartient à cette nouvelle génération, à tous".

Revenant sur sa vision de la mairie de Grenoble et de la ville, FDSN souligne "Grenoble a besoins d'un maire à plein temps, ça veut dire refuser le cumul des mandats mais il y a surtout, le cumul des fonctions (...) Aujourd'hui, ce qui importe au élus à la tête des différentes structures locales, c'est de cumuler les fonctions au détriments des grand projets (...) avec l'embauche de 350 cadres en l'espace de 13 ans et malheureusement une revendication commune avec la nôtre puisque la CGT dit à Michel Destot depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de monde sur le terrain et trop de cadres à la ville de Grenoble (...) Vous avez vu tous les projets, aucun n'a été maîtrisé en terme de coût (...) Nous proposons d'autres dispositifs pour une nouvelle solidarité réelle et non pas virtuelle parce que je n'accepte pas qu'il y ait des Grenoblois à part entière et des Grenoblois entièrement à part".


Un match à disputer


A son tour, Bernard Laporte prend la parole et "J'ai vécu à Grenoble pendant un an entre 1986 et 1987 et il faisait froid quand je m'entraînais au stade Bachelard (...) A cette époque là, quand je disais que je vivais à Grenoble, c'était quelque chose et l'on pouvait faire le malin... comme lorsqu'on vient du sud ouest comme moi (...) Maintenant, Grenoble n'a plus la notoriété qu'elle avait".

Le Secrétaire d'Etat chargé des Sports fait un parallèle avec le match de Cardiff lors de la précédente Coupe du Monde de rugby en soulignant qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu pendant la mi-temps d'un match important.

En fin de meeting, devant une salle continuellement surchauffée, le Ministre reconnaît avec humour qu'il n'a jamais gagné à Grenoble lorsqu'il jouait au rugby.

Notes

[1] portant de longues chaussures pointues à la mode


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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Michel Destot et Fabien de Sans Nicolas

municipales 2008 grenoble Depuis quelques jours, les panneaux d'affichages électoraux font progressivement leur (re)apparition devant les principaux bureaux de vote de la ville. Si certains éditorialistes de la presse nationale signalent que la campagne des municipales à Grenoble ne décolle pas, force est de constater en parallèle que de nombreux panneaux sont encore vierges. A 13 jours de l'échéance locale, les colleurs d'affiches ne se bousculent pas pour présenter les différents candidats aux cantonales et aux municipales.

Ces derniers jours, je me suis tranquillement amusé à photographier les premières affiches électorales actuellement placardées sur des panneaux d'affichages électoraux ou libres de la ville de Grenoble. Le moins qu'on puisse observer est le différentiel d'image et de communication entre les challengers sur leurs affiches de campagne respectives.

Commençons par une analyse des affiches de ces deux premiers candidats :


Grenoble, l'avenir ensemble avec Michel Destot


Mots-clés : lumière, clarté, mobilité, dynamisme, proximité, rassemblement, leader, conducteur, élan personnel.

L'image :

L'actuel maire, de nouveau candidat à la mairie de Grenoble, s'affiche parmi les Grenoblois dans un décor urbain ensoleillé. La dualité entre le premier et le second plan est très marquée. L'affiche dégage une empreinte de mixité et de proximité avec les habitants inscrits en arrière plan. Au premier plan, la référence au candidat leader, meneur, est soutenue. Bien que tournant partiellement le dos à ses concitoyens, il les invite à le suivre, tel un chemin à prendre sous sa direction. La mobilité du candidat éveille son dynamisme et son envie d'aller de l'avant à la rencontre de son électorat. Eclairé de dos par les rayons du soleil, l'homme est révélé par la clarté de la lumière, reflétant une stature d'icône [1], indiquant à ses concitoyens une volonté évidente de l'accompagner.

Le message :

Peu de mots : le discours est clair. Il se veut lisible, de près comme de loin. L'accroche principale se veut directe et objective. L'absence de sigles ou symboles politiques évoque la nécessité de rassembler au delà des idéologies partisanes. Seul le nom "Grenoble" est soutenu par une barre colorée reflétant les principales couleurs des composantes politiques de sa liste. Alors que certaines personnalités de droite ont rejoint le chef de file, la couleur bleue est pourtant absente de ce dégradé : de toute évidence, le candidat indique qu'il choisi de préserver son appartenance politique par le soutien d'un rassemblement à gauche.

Le candidat rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la notion d'élan et de mobilité
Point faible : la présence soutenue d'un seul homme


Fabien de Sans Nicolas, Grenoble, c'est vous !


Mots-clés : lumière, clarté, nature, immensité, mixité homme femme, génération, travail en équipe, rassemblement.

L'image :

Le décor naturel et ensoleillé de la région est choisi en arrière plan pour véhiculer l'image d'un candidat placé au coeur de Grenoble et de sa région. Stature immobile, placé sous le signe de la représentation et de la sérénité, accompagné au premier plan des deux principales personnalités de sa liste, le jeune challenger marque avant tout sa volonté de travailler en équipe. La notion de gouvernance partagée est mise en avant avec le souci d'une identification et d'une représentativité diversifiée envers les Grenoblois. La mise en avant du statut des colistiers souligne le portage de compétences professionnelles des personnes inscrites dans cette gouvernance affichée et rapprochée auprès des électeurs. La tête du candidat est elle-même placée au centre d'un "V" de circonstance produit par le détachement de deux montagnes, symbolisant la venue d'un nouveau leader [2].

Le message :

Peu de mots : trois noms et une accroche principale qui se veut directe et objective. Le discours se veut lisible de près comme de loin. La volonté de rassemblement se focalise sur les noms des principales personnalités désireuses de se faire connaître. Les sigles ou symboles politiques sont absents de l'affiche. Le vert et le orange sont employés pour appuyer cette perte de marquages politiques traditionnels et susciter l'ouverture. Le format de l'affiche en paysage appuie l'idée de gouvernance horizontale élargie pour valoriser l'étendue du rassemblement.

Le candidat rassemble sur le critère de la compétence des personnes et non sur l'appartenance à un mouvement politique.

Point fort : la dimension de gouvernance partagée
Point faible : la rigidité des éléments présentés

Notes

[1] petite connotation religieuse :-)

[2] cela me rappelle une connotation religieuse dans le film "Da Vinci Code" :-)


11

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers présentent leur "Contrat d'avenir"

fdsn grenoble 2008 Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "Grenoble c'est vous !" et candidat aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Durant près de deux heures, accompagné de personnalités et de ses colistiers, le jeune candidat à la mairie de Grenoble présente les grandes lignes de son programme en proposant aux Grenoblois un "Contrat d'avenir".

En complément des habituels tracts de campagne sur le terrain, son équipe commence à distribuer aux habitants de la commune un document synthétisant les 133 propositions issues du programme du candidat sous la forme d'un journal de 8 pages tiré à près de 87 000 exemplaires.


Fabien de Sans Nicolas introduit son "Contrat d'avenir" pour Grenoble


D'une voix forte, d'un ton déterminé et incisif, Fabien de Sans Nicolas entame la session de présentation des grandes lignes du programme de son équipe par une introduction plutôt offensive.

"Ce projet, ce Contrat d'avenir est cohérent, novateur et transparent, conduit par une nouvelle équipe composée de 50% de personnalités issues de la société civile, 25% de droite et 25% de gauche et du centre (...) Il n'y a pas de combinaison politique et cette équipe ne regarde pas dans le rétroviseur, elle avance et travaille au services des Grenoblois" déclare en introduction le jeune candidat.

A propos de la relation entre la municipalité et ses habitants, celui-ci témoigne "Je précise que depuis ces dernières années, le constat est plus que criant, Grenoble s'est développée au détriment des Grenoblois (...) Notre projet prône une nouvelle gouvernance moderne, c'est tout simplement respecter et écouter impérativement les Grenoblois (...) Aujourd'hui, c'est projet contre bilan (...) Je tiens à souligner que la solidarité n'est l'apanage de personne... elle ne se construit pas avec des mots mais avec la force de l'action (...) Une gouvernance transparente, c'est aussi respecter les Grenoblois dans la gestion des coûts, dans la gestion quotidienne (...) Grenoble est une ville très endettée, une dette de 2500 euros par habitant, une dette qui a explosé, supérieure à 62% à celle de Montpellier et c'est plus du double de la moyenne nationale".


Les colistiers exposent les grandes lignes de leur programme


Matthieu Chamussy

Matthieu Chamussy évoque la question du désenclavement, des transports et de l'accès à la ville. "Ca fait plus de 4500 jours que Michel Destot dit oui à la Rocade Nord, virgule... demain (...) Nous, nous la ferons". Le 5ème colistier évoque la nécessité de finaliser l'autoroute A51 pour ouvrir Grenoble vers le sud. Il mentionne l'accélération du calendrier du dossier permettant de disposer d'une vraie ligne de TGV entre Grenoble et Lyon. Il insiste sur le développement de la ligne E du tram (le Fontanil - Echirolles - Pont de Claix) et F (Grésivaudan - Grenoble) dès le prochain mandat.

Concernant les déplacements, il envisage une politique des parkings relais plus performante et une augmentation des capacités de stationnements et de parkings en ouvrage en ville. Il prône un meilleur partage de la voirie afin selon lui "de ne plus opposer les conducteurs aux cyclistes (...) On a besoin de pistes cyclables et non de bandes cyclables à Grenoble". Enfin, il souhaite l'arrivée d'un système de type VELIB ou VELOV "trois fois moins cher pour le cycliste à l'année que le système actuel de la Métro".

Pascale Modelski

Pascale Modelski introduit les questions d'urbanisme et d'environnement. "Grenoble détient un triste record national, moins de 2m2 d'espace vert par habitant". Elle entend réviser le PLU avec les communes voisines en matière d'urbanisme pour répartir équitablement les constructions, notamment au regard des logements sociaux. Pour la 2ème colistière, l'application des normes HQE devra être la règle pour les nouveaux permis de construire avec une redéfinition des critères du bâti tout en prônant une politique d'ouverture et de renaissance du quartier Villeneuve.

En matière d'environnement : préservation des zones vertes et gratuité des transports en commun lors des pics de pollution par un signalement sur les trams et les bus. Mise en place d'une flotte de véhicules pour les entreprises et les collectivités. Aménagement du Drac et des berges de l'Isère en lieu de promenade.

En matière de logement, elle témoigne "l'ambition d'une mixité sociale s'est transformée en quartier sensible à la suite d'une politique d'attribution des logements sociaux qui a concentré les difficultés et la création de secteurs pauvres dans le même quartier". Elle soutient la réhabilitation des logements, la collocation, l'initiation d'une politique d'attribution et de mutation des logements sociaux, l'accession à la propriété qui, selon elle "permettra d'entrainer une responsabilité civique accrue des propriétaires (...) Nous souhaitons que 15 à 25% du parc social soit mis à la disposition des locataires pour devenir propriétaires".

Henri Baile

Henri Baile présente quelques mesures sur l'emploi et l'économie. "Nous n'avons pas le droit de considérer que Grenoble est uniquement un pôle tertiaire, de recherche et d'ingénierie" affirme l'ancien postulant à la mairie de Grenoble. Il évoque la création de pépinières et d'"Hôtels d'entreprises" pour les jeunes entrepreneurs. Il souligne la mise en place de "l'école de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système et souhaitent y revenir". Concernant le commerce, il souligne la nécessité du principe du micro crédit et souhaite qu'il y ait un "Maire Adjoint spécialement dévolu pour écouter et discuter avec les commerçants de la ville".

Marie Vallier-Savine et Catherine de Thé

Sur le plan de la politique familiale et la petite enfance, Marie Vallier-Savine, 26ème colistière, préconise le déploiement de l'aide intergénérationnelle, le développement de domiciles collectifs dans le cadre de l'interdépendance afin d'éviter le cloisonnement des personnes. Catherine de Thé parle du soutient de la garde des jeunes enfants en évoquant le principe d'une "Allocation municipale de garde jeune enfant". La 18ème colistière soutient la création du "Contrat municipal étudiant" et le "Service civique de permis de conduire" permettant à un jeune de s'engager et de s'investir lui-même dans un service d'aide à la personne en échange d'une aide financière de la municipalité afin notamment de "casser le système pernicieux de l'assistanat" selon ses mots.

Eric Hattab

En matière de sécurité, Eric Hattab revient sur son appartenance politique en déclarant "J'ai vécu 15 ans au Village Olympique et vous savez, je suis de gauche (...) Si il y a bien une chose que j'ai compris, c'est la certitude qu'il ne faut pas compter sur les socialistes pour régler les problèmes de sécurité". Le 11ème colistier soulève la nécessité d'instaurer le principe de la vidéo-protection, la création d'un "Service de médiateurs de nuit" pour préserver le calme aux abords des bars et établissements de nuit. Une mesure pouvant s'intégrer dans le cadre du "Contrat municipal étudiant". Il préconise la mise en place "d'Observateurs de cadre de vie" ayant pour but la vérification et la localisation de points de nuisance en ville. Il mentionne "La tolérance zéro" concernant les nuisances visuelles, notamment les tags et graffitis.

Ahmed Lahcine

A son tour, Ahmed Lahcine souligne l'intérêt des créer une "Maison des initiatives locales" et la nécessité d'ouvrir de nombreuses infrastructures et équipements collectifs tard le soir afin de permettre à de nombreux jeunes de pratiquer des activités périscolaires attractives, culturelles et sportives.

Olivier Roux

Olivier Roux souhaite favoriser l'accueil des chercheurs étrangers par des mesures incitatives "tout en accompagnant le projet GIANT en consultant les Grenoblois". Il soumet le besoin de relancer le tourisme d'affaires en mentionnant l'opportunité d'ouvrir un nouveau Palais des Congrès à Grenoble.

En matière d'éducation, le 3ème colistier propose le lancement d'un "Plan informatique" et aux enseignants du primaire d'assurer un soutien scolaire, une aide aux devoirs pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une contractualisation.

Bernadette Cadoux

Bernadette Cadoux souligne la nécessité de revaloriser le patrimoine culturelle de Grenoble . "Il nous faut un vrai plan lumière (...) Il nous faut aussi concrètement réhabiliter la Tour Perret (...) Il est grand temps de créer une annexe de l'Office du Tourisme près de la Gare et de proposer de nombreux parcours découverte de notre patrimoine". La 4ème colistière mentionne la préservation et la réhabilitation de l'ancienne Patinoire Olympique et de la piscine Jean Bron. Elle soutient la création d'une grand salle de concert de type "Zénith" et envisage d'associer les commerçants aux différentes manifestations culturelles.

Nicolas Pinel

En matière de démocratie locale, Nicolas Pinel souhaite mutualiser certains coûts, renforcer le contrôle de gestion des dépenses, créer un "Conseil Economique et Social de Grenoble" permettant d'associer les acteurs locaux aux grandes décisions, ouvrir une rubrique "expression libre" pour les associations d'habitants dans le journal municipal et la reconnaissance de l'emploi du "Référendum d'initiative citoyenne".


En guise de conclusion, Fabien de Sans Nicolas résume les grandes lignes de son "Contrat d'avenir" en s'adressant directement à son auditoire et en s'interrogeant "Pourquoi ce qui a été annoncé depuis 13 ans n'a pas été totalement fait ? (...) La gouvernance est un point essentiel (...) Cette fois-ci, il faut développer Grenoble avec les Grenoblois".

En sortie de déclaration, dans une ambiance décontractée, j'étais amusé de constater que certains colistiers mentionnaient qu'ils n'avaient pas eu le temps de détailler certaines mesures de leur programme avec plus de précision. Le journal [1] de 8 pages est téléchargeable depuis peu sur le site du candidat.

Notes

[1] les photos du journal sont un peu ternes


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


16

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas présente sa liste et ses voeux au Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Lundi 14 janvier 2007, je me suis rendu à la cérémonie des voeux de Fabien de Sans Nicolas, candidat UMP à l'élection municipale de 2008 à Grenoble. Arrivé vers 20h, je prend une accréditation et suis convié à rejoindre le pôle presse. Dans un dossier, je découvre les noms des 59 personnes qui partage et portent le projet du candidat.

Quelques instants plus tard, Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux journalistes et Michel Barnier [1], Vice-président du Parti Populaire Européen, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy et candidat aux élections européennes de 2009 fait son entrée. Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche est venu soutenir la tête de liste UMP à Grenoble.

Plus de 700 personnes se sont données rendez-vous à Alpes Congrès Grenoble, Alpexpo, pour découvrir chacun des 59 colistiers inscrits sur la liste "Grenoble c'est vous !" portée par un candidat qui annonce ses premières propositions tout en tenant un discours tonique notamment en seconde partie de soirée.

En premier lieu, Max Micoud, en dernière position de la liste, inaugure la soirée en faisant un "passage de témoin" avec FDSN. Le doyen de la liste rappelle qu'en 2001, il a perdu la mairie de Grenoble de quelques centaines de voix face à Michel Destot et qu'il n'a toujours pas digéré cet épisode.

Puis, tour à tour, d'autres personnalités apportent leur soutien dont Nathalie Béranger puis Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon , témoigne en vidéo sur un écran géant.


Présentation de la liste de Fabien de Sans Nicolas


30 hommes, 29 femmes, 17 candidats de moins de 40 ans dont 11 de moins de 35 ans composent la liste "Grenoble c'est vous !". Une liste plutôt ouverte, qui rassemble et réunit des personnes de sensibilités différentes.

Moins de la moitié de cette liste (46%) compte dans ses rangs des adhérents de l'UMP.

15 candidats n'appartiennent à aucune formation politique et sont issus de la société civile. Des personnalités du centre et du MODEM (Marguerite Bon, Nicolas Pinel, Jo Trillat...), du Parti Radical de Gauche (Ahmed Lahcine), du PS (Marie Vallier-Savine), du Parti Radical, de la formation "gauche moderne" (Eric Hattab), du CNI, du Forum des Républicains Sociaux... composent la liste.

  • Billet maj le18/01 : En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.

Notons également qu'Alain Carignon [2] ne fait pas parti de la liste, que Bernard Betto [3] ne rejoint plus le candidat UMP et que Nicolas Pinel fait partie de la liste.

Parti tard dans la campagne des élections municipales à Grenoble, le candidat UMP est donc l'un des premiers à publier la composition de sa liste.


Ambiance, interview de Fabien de Sans Nicolas et Michel Barnier


Ci-dessous, ma vidéo et dans l'ordre : l'arrivée de Michel Barnier , l'interview du Ministre, son regard sur Grenoble et le candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble. Puis, l'interview de Fabien de Sans Nicolas, sa vision pour Grenoble , la présentation de sa liste et l'évocation de la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Enfin, l'ambiance de la salle au moment de la clôture de la réunion publique sur une musique techno-pop avec des ballons.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Ci-dessous en audio, une grande partie du discours public du candidat UMP :

Notes

[1] sur la photo

[2] voir le résultat du sondage GreBlog à ce sujet

[3] va t'il rejoindre la liste "Grenoble2008" conduite par Michel Destot ?


07

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux commerçants Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Vendredi 4 janvier 2007, je suis allé à la rencontre de Fabien de Sans Nicolas, président du mouvement des jeunes de l'UMP au niveau national, proche et protégé de Nicolas Sarkozy, candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble.

Le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !" organisait une réunion publique à l'école Wesford avec les commerçants Grenoblois afin d'échanger et évoquer la situation du commerce à Grenoble.

Sans lecture de note et en toute décontraction, le jeune candidat UMP, entouré notamment de Matthieu Chamussy, Pascale Modelski, Bernard Betto, Hervé Storny et d'autres personnalités, s'est présenté devant une soixantaine de personnes en se prêtant au jeu des questions - réponses ouvertes avec la profession.


Le cercle vertueux transport, tourisme, patrimoine, culture, propreté


En début de séance, FDSN annonce la couleur aux commerçants Grenoblois en matière de transport. "La municipalité actuelle a une approche assez idéologique (...) il fallait opposer les voitures aux transports en commun (...) aujourd'hui, il faut continuer de développer les transports en commun et il faut également augmenter la capacité de stationnement des véhicules en ville (...) Dans certaines parties du centre-ville, c'est 25 à 40% de perte de CA pour certains commerçants (...) Pour la rue de Strasbourg, tous les commerçants me l'ont confirmé, le fait d'avoir déplacé un arrêt de tram a réduit le CA de la rue (...) Il faut une véritable concertation à priori avec les commerçants".

Sur sa lancée, le candidat UMP évoque le tourisme et le manque de lumière. "Le tourisme se porte mal à Grenoble , il n'y a pas que la montagne (...) Le tourisme, c'est aussi la valorisation de notre patrimoine (...) La politique de lumière n'est pas acceptable pour une ville comme la nôtre (...) Les Grenoblois ne prennent plus plaisir".

Un membre de son équipe de campagne glisse une anecdote. "Le 30 décembre, j'étais dans ma voiture et j'écoutais la radio qui annonçait l'arrivée de milliers de vacanciers à Grenoble (...) je suis allé à la gare, il était 18h (...) pas une illumination, pas un arbre de Noël, pas un mot pour accueillir les vacanciers, pas un panneau pour annoncer par exemple l'expo du Musée (...) rien ne les incitent à visiter Grenoble (...) en revanche, il y a une grande banderole à la gare de Grenoble... c'est celle d'IKEA (...) Comment voulez-vous que les touristes aient envie de revenir à Grenoble, je vous le demande".

Certains commerçants interpellent Fabien de Sans Nicolas au sujet de la propreté dans les rues du centre et de certains quartiers. Le candidat déclare "La propreté n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre (...) Grenoble est une ville sale, tout le monde le dit (...) Il faudra que cette ville soit exemplaire sur la question de la propreté (...) Il faudra revoir le passage des services". Prenant exemple sur les quais, FDSN ajoute "Le quartier Saint-Laurent est gris (...) il va falloir trouver une vraie cohérence entre les sorties, la voie sur berge, les piétons, les terrasses sur l'extérieur pour faire revenir les gens (...) c'est un quartier historique, il faut le revitaliser car il a complètement été laissé à l'abandon".


L'insécurité à Grenoble


Fabien de Sans Nicolas évoque la difficulté de la municipalité à parler de l'insécurité. "Je pense sincèrement qu'on a une municipalité qui refuse de parler du sujet considérant que ça n'est pas toujours de sa compétence, à tord ou à raison, que c'est de la responsabilité du gouvernement ou des uns des autres (...) Nous proposerons la mise en place de la vidéo protection, sur étude, comme le font beaucoup de maires différents (...) C'est une mesure importante (...) On peut en parler de manière équilibrée".


Dégradation et environnement à Grenoble


Au moment où un certain nombre de commerçants se plaignent des nombreux tags sur leur devanture et en centre-ville, le candidat UMP déclare vouloir créer des "brigades de l'environnement" composées d'une partie de la Police Municipale pour effectuer des vérifications (notamment pollution sonore), et d'une partie du personnel communal affrétée au nettoyage. Il souhaite que des conventions avec les co-propriétés puissent être signées afin que la mairie puisse intervenir directement dans certains lieux privés.


L'administration et le "temps réel" des Grenoblois


Fabien de Sans Nicolas est favorable à l'ouverture des services de la mairie à des heures convenables "Les services doivent être ouverts à ceux qui commencent tôt ou qui travaillent tard et qui ont besoin de s'y rendre (...) le temps réel des Grenoblois n'est pas celui de l'administration (...) Il faut trouver des moyens de convenance et être en capacité de leur répondre, au moins une fois par semaine si nécessaire".

En fin de séance, d'autres personnalités témoignent et apportent leurs contributions au débat. Un premier intervenant déclare "A Grenoble, quand on parle Culture, on parle MC2 et on oublie le reste (...) mais comment faire venir et revenir les gens ?" Un autre signale que la capacité hôtelière à Grenoble est insuffisante, que le Palais des Congrès est obsolète et que la ville ne répond plus au tourisme d'affaires [1].


Hors réunion, Fabien de Sans Nicolas m'informe que son équipe a pris soin de préparer sa campagne durant les dernières semaines de 2007 afin de se lancer activement dans la bataille : nouvelle permanence, nouveaux noms de domaines et site web, tracts, cartons, flyers, lettres aux grenoblois... Pas moins de deux ou trois réunions par semaine avec les habitants sont planifiées dans l'agenda du candidat jusqu'à l'échéance.

Le candidat UMP pour les municipales 2008 à Grenoble me signale également qu'il présentera le 14 janvier 2007 sa liste de campagne "Grenoble c'est vous !".

Notes

[1] 100 000 congressistes par an à Grenoble, 1.1 million à Lille


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