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26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


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La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


14

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : Bernard Laporte apporte son soutien à Fabien de Sans Nicolas

de sans nicolas laporte Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "Grenoble c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas.

Dans une ambiance festive et très animée, plus de 300 personnes sont venues soutenir le jeune candidat à la Mairie de Grenoble avant la dernière ligne droite du second tour des municipales 2008. La salle était pleine à craquer et des sympathisants sont restés dans le couloir. De nombreuses personnalités et élus locaux de l'UMP avaient fait le déplacement.


Une étoile montante


Parmi elles, Bernard Laporte [1], Secrétaire d'État chargé des Sports et ancien entraîneur du XV de France, venu encourager Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers.

Avant de faire son entrée dans la grande salle, le Secrétaire d'État explique les raisons de son soutien au chef de file "Fabien de Sans Nicolas est un espoir de la politique, il a du talent, il a envie que ça bouge". Evoquant le score du candidat au premier tour, Bernard Laporte souligne "Un match n'est jamais perdu (...) il livre son premier combat, il a tout l'avenir devant lui, il est une étoile montante (...) Il est ambitieux et il aime sa ville".

En vidéo, l'ambiance du meeting et extraits de discours de Max Micoud, FDSN et Bernard Laporte :


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Alliances et mobilisation


Concernant la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire de Grenoble, Fabien de Sans Nicolas souligne "Avec une très forte abstention au premier tour, il faut impérativement se mobiliser pour le second (...) Un autre Grenoble est possible (...) Grenoble risque de devenir ingouvernable avec la majorité qui est proposée par Michel Destot (...) Une majorité encore plus hétéroclite nous est proposée avec 4 ou 5 groupes, avec une plus grande instabilité et ça deviendra encore plus ingouvernable".

Le jeune candidat évoque sa différence avec l'actuel maire de Grenoble "Nous avons fait des alliances avec des personnalités qui sont venues autour d'un projet d'avenir et non pas dans le but de conserver le pouvoir (...) C'est une démarche de conquête autour d'un projet et non pas une démarche de refus que le pouvoir soit partagé".


Une alliance avec les Verts ?


A la question d'une éventuelle alliance avec les Verts pour le second tour, Fabien de Sans Nicolas explique sur un ton ironique "Non mais attendez... l'écologie n'appartient pas à un parti politique (...) Je veux faire de l'écologie loin de tous les dogmes, loin de toutes les idéologies (...) l'écologie appartient à cette nouvelle génération, à tous".

Revenant sur sa vision de la mairie de Grenoble et de la ville, FDSN souligne "Grenoble a besoins d'un maire à plein temps, ça veut dire refuser le cumul des mandats mais il y a surtout, le cumul des fonctions (...) Aujourd'hui, ce qui importe au élus à la tête des différentes structures locales, c'est de cumuler les fonctions au détriments des grand projets (...) avec l'embauche de 350 cadres en l'espace de 13 ans et malheureusement une revendication commune avec la nôtre puisque la CGT dit à Michel Destot depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de monde sur le terrain et trop de cadres à la ville de Grenoble (...) Vous avez vu tous les projets, aucun n'a été maîtrisé en terme de coût (...) Nous proposons d'autres dispositifs pour une nouvelle solidarité réelle et non pas virtuelle parce que je n'accepte pas qu'il y ait des Grenoblois à part entière et des Grenoblois entièrement à part".


Un match à disputer


A son tour, Bernard Laporte prend la parole et "J'ai vécu à Grenoble pendant un an entre 1986 et 1987 et il faisait froid quand je m'entraînais au stade Bachelard (...) A cette époque là, quand je disais que je vivais à Grenoble, c'était quelque chose et l'on pouvait faire le malin... comme lorsqu'on vient du sud ouest comme moi (...) Maintenant, Grenoble n'a plus la notoriété qu'elle avait".

Le Secrétaire d'Etat chargé des Sports fait un parallèle avec le match de Cardiff lors de la précédente Coupe du Monde de rugby en soulignant qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu pendant la mi-temps d'un match important.

En fin de meeting, devant une salle continuellement surchauffée, le Ministre reconnaît avec humour qu'il n'a jamais gagné à Grenoble lorsqu'il jouait au rugby.

Notes

[1] portant de longues chaussures pointues à la mode


26

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Michel Destot et Fabien de Sans Nicolas

municipales 2008 grenoble Depuis quelques jours, les panneaux d'affichages électoraux font progressivement leur (re)apparition devant les principaux bureaux de vote de la ville. Si certains éditorialistes de la presse nationale signalent que la campagne des municipales à Grenoble ne décolle pas, force est de constater en parallèle que de nombreux panneaux sont encore vierges. A 13 jours de l'échéance locale, les colleurs d'affiches ne se bousculent pas pour présenter les différents candidats aux cantonales et aux municipales.

Ces derniers jours, je me suis tranquillement amusé à photographier les premières affiches électorales actuellement placardées sur des panneaux d'affichages électoraux ou libres de la ville de Grenoble. Le moins qu'on puisse observer est le différentiel d'image et de communication entre les challengers sur leurs affiches de campagne respectives.

Commençons par une analyse des affiches de ces deux premiers candidats :


Grenoble, l'avenir ensemble avec Michel Destot


Mots-clés : lumière, clarté, mobilité, dynamisme, proximité, rassemblement, leader, conducteur, élan personnel.

L'image :

L'actuel maire, de nouveau candidat à la mairie de Grenoble, s'affiche parmi les Grenoblois dans un décor urbain ensoleillé. La dualité entre le premier et le second plan est très marquée. L'affiche dégage une empreinte de mixité et de proximité avec les habitants inscrits en arrière plan. Au premier plan, la référence au candidat leader, meneur, est soutenue. Bien que tournant partiellement le dos à ses concitoyens, il les invite à le suivre, tel un chemin à prendre sous sa direction. La mobilité du candidat éveille son dynamisme et son envie d'aller de l'avant à la rencontre de son électorat. Eclairé de dos par les rayons du soleil, l'homme est révélé par la clarté de la lumière, reflétant une stature d'icône [1], indiquant à ses concitoyens une volonté évidente de l'accompagner.

Le message :

Peu de mots : le discours est clair. Il se veut lisible, de près comme de loin. L'accroche principale se veut directe et objective. L'absence de sigles ou symboles politiques évoque la nécessité de rassembler au delà des idéologies partisanes. Seul le nom "Grenoble" est soutenu par une barre colorée reflétant les principales couleurs des composantes politiques de sa liste. Alors que certaines personnalités de droite ont rejoint le chef de file, la couleur bleue est pourtant absente de ce dégradé : de toute évidence, le candidat indique qu'il choisi de préserver son appartenance politique par le soutien d'un rassemblement à gauche.

Le candidat rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la notion d'élan et de mobilité
Point faible : la présence soutenue d'un seul homme


Fabien de Sans Nicolas, Grenoble, c'est vous !


Mots-clés : lumière, clarté, nature, immensité, mixité homme femme, génération, travail en équipe, rassemblement.

L'image :

Le décor naturel et ensoleillé de la région est choisi en arrière plan pour véhiculer l'image d'un candidat placé au coeur de Grenoble et de sa région. Stature immobile, placé sous le signe de la représentation et de la sérénité, accompagné au premier plan des deux principales personnalités de sa liste, le jeune challenger marque avant tout sa volonté de travailler en équipe. La notion de gouvernance partagée est mise en avant avec le souci d'une identification et d'une représentativité diversifiée envers les Grenoblois. La mise en avant du statut des colistiers souligne le portage de compétences professionnelles des personnes inscrites dans cette gouvernance affichée et rapprochée auprès des électeurs. La tête du candidat est elle-même placée au centre d'un "V" de circonstance produit par le détachement de deux montagnes, symbolisant la venue d'un nouveau leader [2].

Le message :

Peu de mots : trois noms et une accroche principale qui se veut directe et objective. Le discours se veut lisible de près comme de loin. La volonté de rassemblement se focalise sur les noms des principales personnalités désireuses de se faire connaître. Les sigles ou symboles politiques sont absents de l'affiche. Le vert et le orange sont employés pour appuyer cette perte de marquages politiques traditionnels et susciter l'ouverture. Le format de l'affiche en paysage appuie l'idée de gouvernance horizontale élargie pour valoriser l'étendue du rassemblement.

Le candidat rassemble sur le critère de la compétence des personnes et non sur l'appartenance à un mouvement politique.

Point fort : la dimension de gouvernance partagée
Point faible : la rigidité des éléments présentés

Notes

[1] petite connotation religieuse :-)

[2] cela me rappelle une connotation religieuse dans le film "Da Vinci Code" :-)


11

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers présentent leur "Contrat d'avenir"

fdsn grenoble 2008 Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "Grenoble c'est vous !" et candidat aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Durant près de deux heures, accompagné de personnalités et de ses colistiers, le jeune candidat à la mairie de Grenoble présente les grandes lignes de son programme en proposant aux Grenoblois un "Contrat d'avenir".

En complément des habituels tracts de campagne sur le terrain, son équipe commence à distribuer aux habitants de la commune un document synthétisant les 133 propositions issues du programme du candidat sous la forme d'un journal de 8 pages tiré à près de 87 000 exemplaires.


Fabien de Sans Nicolas introduit son "Contrat d'avenir" pour Grenoble


D'une voix forte, d'un ton déterminé et incisif, Fabien de Sans Nicolas entame la session de présentation des grandes lignes du programme de son équipe par une introduction plutôt offensive.

"Ce projet, ce Contrat d'avenir est cohérent, novateur et transparent, conduit par une nouvelle équipe composée de 50% de personnalités issues de la société civile, 25% de droite et 25% de gauche et du centre (...) Il n'y a pas de combinaison politique et cette équipe ne regarde pas dans le rétroviseur, elle avance et travaille au services des Grenoblois" déclare en introduction le jeune candidat.

A propos de la relation entre la municipalité et ses habitants, celui-ci témoigne "Je précise que depuis ces dernières années, le constat est plus que criant, Grenoble s'est développée au détriment des Grenoblois (...) Notre projet prône une nouvelle gouvernance moderne, c'est tout simplement respecter et écouter impérativement les Grenoblois (...) Aujourd'hui, c'est projet contre bilan (...) Je tiens à souligner que la solidarité n'est l'apanage de personne... elle ne se construit pas avec des mots mais avec la force de l'action (...) Une gouvernance transparente, c'est aussi respecter les Grenoblois dans la gestion des coûts, dans la gestion quotidienne (...) Grenoble est une ville très endettée, une dette de 2500 euros par habitant, une dette qui a explosé, supérieure à 62% à celle de Montpellier et c'est plus du double de la moyenne nationale".


Les colistiers exposent les grandes lignes de leur programme


Matthieu Chamussy

Matthieu Chamussy évoque la question du désenclavement, des transports et de l'accès à la ville. "Ca fait plus de 4500 jours que Michel Destot dit oui à la Rocade Nord, virgule... demain (...) Nous, nous la ferons". Le 5ème colistier évoque la nécessité de finaliser l'autoroute A51 pour ouvrir Grenoble vers le sud. Il mentionne l'accélération du calendrier du dossier permettant de disposer d'une vraie ligne de TGV entre Grenoble et Lyon. Il insiste sur le développement de la ligne E du tram (le Fontanil - Echirolles - Pont de Claix) et F (Grésivaudan - Grenoble) dès le prochain mandat.

Concernant les déplacements, il envisage une politique des parkings relais plus performante et une augmentation des capacités de stationnements et de parkings en ouvrage en ville. Il prône un meilleur partage de la voirie afin selon lui "de ne plus opposer les conducteurs aux cyclistes (...) On a besoin de pistes cyclables et non de bandes cyclables à Grenoble". Enfin, il souhaite l'arrivée d'un système de type VELIB ou VELOV "trois fois moins cher pour le cycliste à l'année que le système actuel de la Métro".

Pascale Modelski

Pascale Modelski introduit les questions d'urbanisme et d'environnement. "Grenoble détient un triste record national, moins de 2m2 d'espace vert par habitant". Elle entend réviser le PLU avec les communes voisines en matière d'urbanisme pour répartir équitablement les constructions, notamment au regard des logements sociaux. Pour la 2ème colistière, l'application des normes HQE devra être la règle pour les nouveaux permis de construire avec une redéfinition des critères du bâti tout en prônant une politique d'ouverture et de renaissance du quartier Villeneuve.

En matière d'environnement : préservation des zones vertes et gratuité des transports en commun lors des pics de pollution par un signalement sur les trams et les bus. Mise en place d'une flotte de véhicules pour les entreprises et les collectivités. Aménagement du Drac et des berges de l'Isère en lieu de promenade.

En matière de logement, elle témoigne "l'ambition d'une mixité sociale s'est transformée en quartier sensible à la suite d'une politique d'attribution des logements sociaux qui a concentré les difficultés et la création de secteurs pauvres dans le même quartier". Elle soutient la réhabilitation des logements, la collocation, l'initiation d'une politique d'attribution et de mutation des logements sociaux, l'accession à la propriété qui, selon elle "permettra d'entrainer une responsabilité civique accrue des propriétaires (...) Nous souhaitons que 15 à 25% du parc social soit mis à la disposition des locataires pour devenir propriétaires".

Henri Baile

Henri Baile présente quelques mesures sur l'emploi et l'économie. "Nous n'avons pas le droit de considérer que Grenoble est uniquement un pôle tertiaire, de recherche et d'ingénierie" affirme l'ancien postulant à la mairie de Grenoble. Il évoque la création de pépinières et d'"Hôtels d'entreprises" pour les jeunes entrepreneurs. Il souligne la mise en place de "l'école de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système et souhaitent y revenir". Concernant le commerce, il souligne la nécessité du principe du micro crédit et souhaite qu'il y ait un "Maire Adjoint spécialement dévolu pour écouter et discuter avec les commerçants de la ville".

Marie Vallier-Savine et Catherine de Thé

Sur le plan de la politique familiale et la petite enfance, Marie Vallier-Savine, 26ème colistière, préconise le déploiement de l'aide intergénérationnelle, le développement de domiciles collectifs dans le cadre de l'interdépendance afin d'éviter le cloisonnement des personnes. Catherine de Thé parle du soutient de la garde des jeunes enfants en évoquant le principe d'une "Allocation municipale de garde jeune enfant". La 18ème colistière soutient la création du "Contrat municipal étudiant" et le "Service civique de permis de conduire" permettant à un jeune de s'engager et de s'investir lui-même dans un service d'aide à la personne en échange d'une aide financière de la municipalité afin notamment de "casser le système pernicieux de l'assistanat" selon ses mots.

Eric Hattab

En matière de sécurité, Eric Hattab revient sur son appartenance politique en déclarant "J'ai vécu 15 ans au Village Olympique et vous savez, je suis de gauche (...) Si il y a bien une chose que j'ai compris, c'est la certitude qu'il ne faut pas compter sur les socialistes pour régler les problèmes de sécurité". Le 11ème colistier soulève la nécessité d'instaurer le principe de la vidéo-protection, la création d'un "Service de médiateurs de nuit" pour préserver le calme aux abords des bars et établissements de nuit. Une mesure pouvant s'intégrer dans le cadre du "Contrat municipal étudiant". Il préconise la mise en place "d'Observateurs de cadre de vie" ayant pour but la vérification et la localisation de points de nuisance en ville. Il mentionne "La tolérance zéro" concernant les nuisances visuelles, notamment les tags et graffitis.

Ahmed Lahcine

A son tour, Ahmed Lahcine souligne l'intérêt des créer une "Maison des initiatives locales" et la nécessité d'ouvrir de nombreuses infrastructures et équipements collectifs tard le soir afin de permettre à de nombreux jeunes de pratiquer des activités périscolaires attractives, culturelles et sportives.

Olivier Roux

Olivier Roux souhaite favoriser l'accueil des chercheurs étrangers par des mesures incitatives "tout en accompagnant le projet GIANT en consultant les Grenoblois". Il soumet le besoin de relancer le tourisme d'affaires en mentionnant l'opportunité d'ouvrir un nouveau Palais des Congrès à Grenoble.

En matière d'éducation, le 3ème colistier propose le lancement d'un "Plan informatique" et aux enseignants du primaire d'assurer un soutien scolaire, une aide aux devoirs pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une contractualisation.

Bernadette Cadoux

Bernadette Cadoux souligne la nécessité de revaloriser le patrimoine culturelle de Grenoble . "Il nous faut un vrai plan lumière (...) Il nous faut aussi concrètement réhabiliter la Tour Perret (...) Il est grand temps de créer une annexe de l'Office du Tourisme près de la Gare et de proposer de nombreux parcours découverte de notre patrimoine". La 4ème colistière mentionne la préservation et la réhabilitation de l'ancienne Patinoire Olympique et de la piscine Jean Bron. Elle soutient la création d'une grand salle de concert de type "Zénith" et envisage d'associer les commerçants aux différentes manifestations culturelles.

Nicolas Pinel

En matière de démocratie locale, Nicolas Pinel souhaite mutualiser certains coûts, renforcer le contrôle de gestion des dépenses, créer un "Conseil Economique et Social de Grenoble" permettant d'associer les acteurs locaux aux grandes décisions, ouvrir une rubrique "expression libre" pour les associations d'habitants dans le journal municipal et la reconnaissance de l'emploi du "Référendum d'initiative citoyenne".


En guise de conclusion, Fabien de Sans Nicolas résume les grandes lignes de son "Contrat d'avenir" en s'adressant directement à son auditoire et en s'interrogeant "Pourquoi ce qui a été annoncé depuis 13 ans n'a pas été totalement fait ? (...) La gouvernance est un point essentiel (...) Cette fois-ci, il faut développer Grenoble avec les Grenoblois".

En sortie de déclaration, dans une ambiance décontractée, j'étais amusé de constater que certains colistiers mentionnaient qu'ils n'avaient pas eu le temps de détailler certaines mesures de leur programme avec plus de précision. Le journal [1] de 8 pages est téléchargeable depuis peu sur le site du candidat.

Notes

[1] les photos du journal sont un peu ternes


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


16

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas présente sa liste et ses voeux au Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Lundi 14 janvier 2007, je me suis rendu à la cérémonie des voeux de Fabien de Sans Nicolas, candidat UMP à l'élection municipale de 2008 à Grenoble. Arrivé vers 20h, je prend une accréditation et suis convié à rejoindre le pôle presse. Dans un dossier, je découvre les noms des 59 personnes qui partage et portent le projet du candidat.

Quelques instants plus tard, Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux journalistes et Michel Barnier [1], Vice-président du Parti Populaire Européen, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy et candidat aux élections européennes de 2009 fait son entrée. Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche est venu soutenir la tête de liste UMP à Grenoble.

Plus de 700 personnes se sont données rendez-vous à Alpes Congrès Grenoble, Alpexpo, pour découvrir chacun des 59 colistiers inscrits sur la liste "Grenoble c'est vous !" portée par un candidat qui annonce ses premières propositions tout en tenant un discours tonique notamment en seconde partie de soirée.

En premier lieu, Max Micoud, en dernière position de la liste, inaugure la soirée en faisant un "passage de témoin" avec FDSN. Le doyen de la liste rappelle qu'en 2001, il a perdu la mairie de Grenoble de quelques centaines de voix face à Michel Destot et qu'il n'a toujours pas digéré cet épisode.

Puis, tour à tour, d'autres personnalités apportent leur soutien dont Nathalie Béranger puis Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon , témoigne en vidéo sur un écran géant.


Présentation de la liste de Fabien de Sans Nicolas


30 hommes, 29 femmes, 17 candidats de moins de 40 ans dont 11 de moins de 35 ans composent la liste "Grenoble c'est vous !". Une liste plutôt ouverte, qui rassemble et réunit des personnes de sensibilités différentes.

Moins de la moitié de cette liste (46%) compte dans ses rangs des adhérents de l'UMP.

15 candidats n'appartiennent à aucune formation politique et sont issus de la société civile. Des personnalités du centre et du MODEM (Marguerite Bon, Nicolas Pinel, Jo Trillat...), du Parti Radical de Gauche (Ahmed Lahcine), du PS (Marie Vallier-Savine), du Parti Radical, de la formation "gauche moderne" (Eric Hattab), du CNI, du Forum des Républicains Sociaux... composent la liste.

  • Billet maj le18/01 : En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.

Notons également qu'Alain Carignon [2] ne fait pas parti de la liste, que Bernard Betto [3] ne rejoint plus le candidat UMP et que Nicolas Pinel fait partie de la liste.

Parti tard dans la campagne des élections municipales à Grenoble, le candidat UMP est donc l'un des premiers à publier la composition de sa liste.


Ambiance, interview de Fabien de Sans Nicolas et Michel Barnier


Ci-dessous, ma vidéo et dans l'ordre : l'arrivée de Michel Barnier , l'interview du Ministre, son regard sur Grenoble et le candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble. Puis, l'interview de Fabien de Sans Nicolas, sa vision pour Grenoble , la présentation de sa liste et l'évocation de la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Enfin, l'ambiance de la salle au moment de la clôture de la réunion publique sur une musique techno-pop avec des ballons.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Ci-dessous en audio, une grande partie du discours public du candidat UMP :

Notes

[1] sur la photo

[2] voir le résultat du sondage GreBlog à ce sujet

[3] va t'il rejoindre la liste "Grenoble2008" conduite par Michel Destot ?


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2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux commerçants Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Vendredi 4 janvier 2007, je suis allé à la rencontre de Fabien de Sans Nicolas, président du mouvement des jeunes de l'UMP au niveau national, proche et protégé de Nicolas Sarkozy, candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble.

Le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !" organisait une réunion publique à l'école Wesford avec les commerçants Grenoblois afin d'échanger et évoquer la situation du commerce à Grenoble.

Sans lecture de note et en toute décontraction, le jeune candidat UMP, entouré notamment de Matthieu Chamussy, Pascale Modelski, Bernard Betto, Hervé Storny et d'autres personnalités, s'est présenté devant une soixantaine de personnes en se prêtant au jeu des questions - réponses ouvertes avec la profession.


Le cercle vertueux transport, tourisme, patrimoine, culture, propreté


En début de séance, FDSN annonce la couleur aux commerçants Grenoblois en matière de transport. "La municipalité actuelle a une approche assez idéologique (...) il fallait opposer les voitures aux transports en commun (...) aujourd'hui, il faut continuer de développer les transports en commun et il faut également augmenter la capacité de stationnement des véhicules en ville (...) Dans certaines parties du centre-ville, c'est 25 à 40% de perte de CA pour certains commerçants (...) Pour la rue de Strasbourg, tous les commerçants me l'ont confirmé, le fait d'avoir déplacé un arrêt de tram a réduit le CA de la rue (...) Il faut une véritable concertation à priori avec les commerçants".

Sur sa lancée, le candidat UMP évoque le tourisme et le manque de lumière. "Le tourisme se porte mal à Grenoble , il n'y a pas que la montagne (...) Le tourisme, c'est aussi la valorisation de notre patrimoine (...) La politique de lumière n'est pas acceptable pour une ville comme la nôtre (...) Les Grenoblois ne prennent plus plaisir".

Un membre de son équipe de campagne glisse une anecdote. "Le 30 décembre, j'étais dans ma voiture et j'écoutais la radio qui annonçait l'arrivée de milliers de vacanciers à Grenoble (...) je suis allé à la gare, il était 18h (...) pas une illumination, pas un arbre de Noël, pas un mot pour accueillir les vacanciers, pas un panneau pour annoncer par exemple l'expo du Musée (...) rien ne les incitent à visiter Grenoble (...) en revanche, il y a une grande banderole à la gare de Grenoble... c'est celle d'IKEA (...) Comment voulez-vous que les touristes aient envie de revenir à Grenoble, je vous le demande".

Certains commerçants interpellent Fabien de Sans Nicolas au sujet de la propreté dans les rues du centre et de certains quartiers. Le candidat déclare "La propreté n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre (...) Grenoble est une ville sale, tout le monde le dit (...) Il faudra que cette ville soit exemplaire sur la question de la propreté (...) Il faudra revoir le passage des services". Prenant exemple sur les quais, FDSN ajoute "Le quartier Saint-Laurent est gris (...) il va falloir trouver une vraie cohérence entre les sorties, la voie sur berge, les piétons, les terrasses sur l'extérieur pour faire revenir les gens (...) c'est un quartier historique, il faut le revitaliser car il a complètement été laissé à l'abandon".


L'insécurité à Grenoble


Fabien de Sans Nicolas évoque la difficulté de la municipalité à parler de l'insécurité. "Je pense sincèrement qu'on a une municipalité qui refuse de parler du sujet considérant que ça n'est pas toujours de sa compétence, à tord ou à raison, que c'est de la responsabilité du gouvernement ou des uns des autres (...) Nous proposerons la mise en place de la vidéo protection, sur étude, comme le font beaucoup de maires différents (...) C'est une mesure importante (...) On peut en parler de manière équilibrée".


Dégradation et environnement à Grenoble


Au moment où un certain nombre de commerçants se plaignent des nombreux tags sur leur devanture et en centre-ville, le candidat UMP déclare vouloir créer des "brigades de l'environnement" composées d'une partie de la Police Municipale pour effectuer des vérifications (notamment pollution sonore), et d'une partie du personnel communal affrétée au nettoyage. Il souhaite que des conventions avec les co-propriétés puissent être signées afin que la mairie puisse intervenir directement dans certains lieux privés.


L'administration et le "temps réel" des Grenoblois


Fabien de Sans Nicolas est favorable à l'ouverture des services de la mairie à des heures convenables "Les services doivent être ouverts à ceux qui commencent tôt ou qui travaillent tard et qui ont besoin de s'y rendre (...) le temps réel des Grenoblois n'est pas celui de l'administration (...) Il faut trouver des moyens de convenance et être en capacité de leur répondre, au moins une fois par semaine si nécessaire".

En fin de séance, d'autres personnalités témoignent et apportent leurs contributions au débat. Un premier intervenant déclare "A Grenoble, quand on parle Culture, on parle MC2 et on oublie le reste (...) mais comment faire venir et revenir les gens ?" Un autre signale que la capacité hôtelière à Grenoble est insuffisante, que le Palais des Congrès est obsolète et que la ville ne répond plus au tourisme d'affaires [1].


Hors réunion, Fabien de Sans Nicolas m'informe que son équipe a pris soin de préparer sa campagne durant les dernières semaines de 2007 afin de se lancer activement dans la bataille : nouvelle permanence, nouveaux noms de domaines et site web, tracts, cartons, flyers, lettres aux grenoblois... Pas moins de deux ou trois réunions par semaine avec les habitants sont planifiées dans l'agenda du candidat jusqu'à l'échéance.

Le candidat UMP pour les municipales 2008 à Grenoble me signale également qu'il présentera le 14 janvier 2007 sa liste de campagne "Grenoble c'est vous !".

Notes

[1] 100 000 congressistes par an à Grenoble, 1.1 million à Lille


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2007

Municipales 2008 : L'UMP accorde son investiture à Fabien de Sans Nicolas sur Grenoble

fabien de sans nicolas grenoble Depuis quelques semaines, les candidats UMP à la candidature pour les municipales de 2008 à Grenoble font l'objet d'une attention particulière au sein des milieux politiques grenoblois.

Le retrait de candidature d'Alain Carignon, actuel président de l'UMP Isère le 3 octobre dernier (lire le billet) laisse une porte ouverte aux convoitises politiques et permet à d'autres postulants d'annoncer clairement leurs intentions.

Fin stratège politique, l'actuel président de l'UMP Isère reste un acteur privilégié de la situation au niveau local.


Quatre candidats à la candidature


Il y a environ un an, Henri Baile déclarait son intention d'être le candidat de l'alternance à la Mairie de Grenoble. Il y a quelques semaines, le Président de l'association "Grenoble Avenir Action Projet", proche d'Alain Carignon à réitéré son intention de se porter candidat sur Grenoble. Dans le même temps, Hervé Gerbi, initiateur de "Grenoble 2008, L'Agenda" et tête de liste de "L'énergie du changement" réussissait à se démarquer d'Alain Carignon, à prendre place au niveau local et dans l'entourage de nombreux militants de l'UMP 38.

Mais depuis quelques temps, des rumeurs alimentaient une possible candidature de Fabien de Sans Nicolas , président du mouvement des Jeunes Populaires (président des jeunes de l'UMP au niveau national). En juin dernier, celui-ci, opposé à André Vallini lors des dernières législatives sur la 9ème circonscription de l'Isère, obtenait respectivement au premier et second tour un score de 37.03% et 40.27%.

Contrairement aux deux autres prétendants déclarés, ce dernier, pressenti pour être le candidat tête de liste UMP sur Grenoble , annonçait tardivement le souhait de rentrer dans la course le 4 novembre dernier. Coïncidence ou non, je remarque depuis quelques temps une maintenance du site web officiel de Fabien de Sans Nicolas, laissant partiellement préjuger d'une volonté de se lancer dans la course.


Fabien de Sans Nicolas, investi par l'UMP pour les municipales à Grenoble


Sans attendre le 15 novembre 2007, date préalablement choisie par l'UMP pour annoncer officiellement la désignation du candidat qui défendra les couleurs de l'UMP sur Grenoble, la Commission Nationale d'Investiture annonce ce vendredi 9 novembre en fin de matinée dans un communiqué en ligne (ici et ici) qu'elle accorde son investiture à Fabien de Sans Nicolas sur Grenoble.

Le président des jeunes de l'UMP n'est pas un inconnu. Nombreux sont ceux qui ont pu le découvrir dans les médias durant la campagne présidentielle au côté du Chef de l'Etat.

Michel Destot, député-maire de Grenoble, candidat PS pour un 3ème mandat, connaît désormais son principal challenger. Le Maire de la ville va donc affronter un candidat qui n'a pas la moitié de son âge. Né à Grenoble, FDSN à 30 ans. Proche d'Alain Carignon, il est soutenu par Nicolas Sarkozy.

Sans oublier les candidatures déclarées issus d'autres formations politiques, notamment celle de Philippe de Longevialle pour le Modem, la campagne des municipales 2008 à Grenoble va pouvoir concrètement démarrer.

Avec ses quatre précédentes candidatures à la candidature dont un désistement, la vigilance et l'assise du président du mouvement en Isère, l'UMP 38 va devoir se rassembler pour les municipales autour d'un candidat partiellement inattendu qui devra faire preuve d'une grande clarté et agilité pour parvenir à estomper les conflits et divisions internes au sein de son parti au niveau local.

Si Fabien de Sans Nicolas y parvient, nul doute que la campagne engagée par le maire sortant risque de prendre une nouvelle direction.

Elu avec seulement 51% des voix au second tour des municipales de 2001, disposant actuellement d'une majorité municipale fragile, soumise à des convergences de crispations internes et externes, le maire actuel va devoir s'appliquer à rassembler ses troupes, être contraint de défaire partiellement le schéma actuel de sa majorité en ouvrant la porte à d'autres courants et personnalités.

Quatre mois nous séparent du 1er tour des municipales de 2008.

Une campagne élection ... n'est jamais gagnée d'avance...


¤ ¤ ¤ Nouveau sondage en ligne : donnez votre avis


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10

2007

Alain Carignon ne sera pas candidat aux municipales 2008 sur Grenoble

alain carignon Mercredi 3 octobre 2007, Alain Carignon, ancien maire de Grenoble (1983 -1995), ex-président du Conseil Général de l'Isère (1985 - 1997), ancien député européen (1984-1986), ex-ministre délégué chargé de l'Environnement (1986 -1988), de la Communication (1993-1994), condamné en 1996 pour "corruption et abus de biens sociaux" et actuel Président de l'UMP Isère, vient d'annoncer par communiqué (AFP) son intention de ne pas plus se présenter aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Pour autant, la retraite politique de l'ancien maire de la ville n'est pas... pour demain.


Alain Carignon compte rester présent, actif et déterminé


Dans son communiqué, Alain Carignon affirme qu'il n'est "candidat à rien". Il souhaite "faire gagner Grenoble et l'Isère" et "espère que cette décision constituera le meilleur tremplin pour cette victoire".

L'ancien ministre analyse la situation actuelle, relève le manque de démocratie en mettant en cause les pouvoirs locaux. Il souligne les divisions qui ont marquées le terrain politique lors des précédentes élections législatives 2007. Il entend rester actif et déterminé pour défendre ses valeurs et accompagner la victoire de l'UMP au niveau local en mars prochain.


Un non évènement qui laisse une place ouverte à d'autres personnalités


En elle même, l'annonce n'était pas forcément prévisible mais la déclaration de candidature "à la candidature" pour les municipales 2008 du Président départemental de l'UMP lancée le 9 mai 2007 ne pouvait qu'être remis en question notamment depuis sa défaite aux élections législatives le 17 juin dernier face à Geneviève Fioraso (Lire le billet). A ce stade, beaucoup imaginent que la carrière publique d'Alain Carignon est au point mort et que ses ambitions ne lui permettront plus de conquérir de nouveaux horizons politiques.

A mon sens, il n'en est rien. Alain Carignon souhaite plus que jamais occuper le terrain des négociations.

Il y a environ un an, Henri Baile [1] déclarait son intention d'être candidat à la Mairie de Grenoble. Le Président de l'association "Grenoble Avenir Action Projet" vient de relancer et de réitérer sa candidature pour l'investiture. Hervé Gerbi, initiateur de "Grenoble 2008, L'Agenda" est également candidat et tête de liste de "L'énergie du changement". Fabien de Sans Nicolas, Président national des Jeunes de l'UMP, opposé à André Vallini lors des dernières législatives sur la 9ème circonscription est également pressenti sur une liste UMP sur Voiron... ou tête de liste sur Grenoble.

Dans quelques semaines, l'UMP désignera ses candidats pour les élections municipales.


La vigilance du stratège


Nul doute qu'Alain Carignon, retiré de la course sur Grenoble [2] , aura plus que jamais l'occasion d'invoquer ses choix et ses prérogatives en matière d'investiture. Ce retrait laisse une porte ouverte aux convoitises politiques et permet à d'autres d'annoncer ouvertement leurs intentions. A contrario, il peut laisser entrevoir de nouvelles divisions internes et les conflits d'intérêts latents au sein de l'UMP Isère.

Nul doute qu'Alain Carignon, fin stratège politique, restera un observateur attentif de la situation, un acteur vigilant et privilégié de la situation au niveau local.

En politique, il faut être patient. On prend son ticket et on attend son tour...

Notes

[1] et non "Bayle", dans le DL du 30/09

[2] Voir le sondage GreBlog en aparté... sur le sujet