Le blog local de Grenoble | Plateforme de publication participative et d'expression locale

> Accueil | A propos | Charte | Agenda | Médias | Contact | La Salade Grenobloise | Proposer [ témoignage, communiqué ]    

Mot clé :: [ fete ] - Tag associé à 3 billet(s)

Fil des billets sur ce tag - Fil des commentaires sur ce tag

03

01

2010

Grenoble, Jour de l'An 2010 : les Grenoblois savent-ils faire la fête en centre-ville?

Grenoble Noel jour de l'an Il y plusieurs manières de faire la fête ou d'envisager de la faire entre des individus. Soit elle est provoquée, encouragée, plébiscitée, déclenchée naturellement dans un contexte favorable qui permet de l'envisager. Soit elle est à l'avance préméditée, attendue, préparée de longue date dans un cadre confiné, précis, délimité.

Sur ce dernier point, il arrive parfois que certaines personnes soient les premières victimes de cette préparation.

Est-il encore possible de faire la fête en centre-ville lorsque celle-ci est à l'avance prévue, planifiée, attendue parfois de façon artificielle? Les meilleurs fêtes, celles qui amènent le plus de joie et de gaieté entre les personnes ne sont-elles pas au contraire celles portées par des évènements imprévisibles, inattendus, spontanés ?

Vu l'ambiance dans les rues de Grenoble la nuit du nouvel An, tout porte à croire que les Grenoblois ne savent plus ou ne prennent plus le temps d'exprimer leur joie lors du passage de la nouvelle année en plein coeur du centre-ville.


Se préparer soi-disant... pour faire la fête


31 décembre, fin d'après-midi, début de soirée dans les rues de Grenoble.

Le centre-ville de Grenoble paraît aussi animé qu'un samedi en plein milieu de l'après-midi. Bon nombre de commerces sont encore ouverts. Les achats des derniers retardataires qui se ruent dans les enseignes alimentaires et magasins de victuailles vont bon train. La lumière des boutiques artisanales attirent le chaland.

Le Monoprix de l'hypercentre est littéralement pris d'assaut par les consommateurs. Des personnes âgées, seules, habituées des lieux, viennent chercher un dernier ingrédient pour agrémenter leur repas du réveillon de la Saint-Sylvestre. En toute décontraction, des individus s'empressent de choisir des bouteilles d'alcool, de Coca-Cola au fond du magasin. Un petit groupe de "djeun's" tente de s'aventurer dans les allées étroites et parviennent à trouver leur bonheur : des mini-doses concentrées de "Red Bull Energy Shot" sollicitées par les filles, placées dans le caddie par les garçons. Plus d'une trentaine de ces capsules seront déposés en caisse par ces fétards, ignorant leur prix. Plus loin, une autre bande s'empresse de dénicher du Champagne. Miracle, il en reste en rayon et là aussi, le prix des bouteilles paraît ignoré. Impossible de slalomer aisément entre les rayons. Les queues s'allongent devant les tapis roulants. Les hôtesses de caisse sont visiblement plus que débordées.

Visiblement, il faut pouvoir tenir la soirée. Plus que jamais, l'alcool paraît toujours être le pilier indispensable pour faire la fête... ...pas forcément pour la réussir.


Passé minuit, dans les rues du centre-ville de Grenoble


A Grenoble, passé le cap des premières minutes de la nouvelle année 2010 dans les principales rues du centre-ville, on pourrait s'attendre à observer quelques éruptions de joie, quelques débordements ici et là ou constater une volonté partagée d'aller à la rencontre de l'autre en ce jour de fête.

Il n'en est rien !

En déambulant de long en large en triangle dans l'hypercentre de 23h45 à 00h55, principalement entre la gare, le cours Bérriat et le Musée de Grenoble, on s'aperçoit que le coeur à la fête en extérieur n'y est pas.


Distance et confinement


Bon nombre de convives restent attablés dans les principaux restaurants de l'hypercentre. Ils ne cherchent pas à sortir de leur confinement pour prendre l'air un instant et saluer d'éventuels passants pour la nouvelle année.

Place Saint-André, les consommateurs restent sagement assis à la terrasse des cafés comme ils le font le soir, un jour de semaine ordinaire, sans aucune envie d'occuper l'espace qui les entourent pour témoigner un quelconque intérêt pour le Nouvel An.

Un peu plus loin, un verre de Champagne à la main, quelques clients de bars sortent péniblement dehors par petits groupes pour prendre l'air. Certains osent tout de même se déplacer quelques mètres pour souhaiter une bonne années à d'autres personnes immobiles sur les pavés, sans conviction apparente... de loin, à distance.

Place Notre-Dame, une ambulance stationne temporairement le long de la ligne du tramway. Des jeunes paisiblement installés sur les rebords de la fontaine portent exclusivement leur attention sur leur mobile pour envoyer ou relever des SMS.

En ville, la grande majorité des gens évitent le contact, ne se parle pas, ne s'embrassent pas. Certains donnent l'impression de subir une situation qui ne les emballent pas.


Regroupement de rigueur


Dans les rues de Grenoble, les promeneurs restent groupés dans un soucis de sécurité. Dans ce contexte, mieux vaut faire mine d'ignorer les autres.

Vers 00h30, un habitant promène paisiblement son chien rue Saint-Jacques. Nous nous croisons et je lui souhaite une bonne année. Ce dernier s'efforce de se retourner par politesse et me répond "Ah oui... bonne année", à voix basse, sur le bout des lèvres, comme si je ne devais pas croiser son chemin. Drôle de bonhomme.

Au niveau du parc du Jardin de Ville, des individus et leurs chiens squattent le tourniquet dans l'aire de jeux des enfants. Près des bancs, un groupe essaye tant bien que mal d'allumer des petits fumigènes directement sur le sol synthétique. Drôle de façon de s'amuser.

En étage dans les ruelles, seuls quelques fêtards ouvrent la fenêtre de leur appartement pour exprimer un instant leur joie en direction du bas juste avant de la refermer. Certains ne se privent pas pour crier, insulter de loin des groupes de passants en contrebas. Place Grenette, un couple s'insurge contre l'éclatement d'une canette de bière lancée d'un balcon à quelque mètres seulement de leurs pas. Même geste démesuré du côté du marché des Halles ou on s'amuse à faire de même. Drôle de manière de s'exprimer.

Place Felix Poulat, des pétards sont allumés pour tenter de faire un peu de bruit dans les alentours. L'odeur d'autres pétards roulés à la main se fait sentir près des marches de la Fnac. Drôle de façon de se faire plaisir.


A la recherche d'une ambiance qui ne vient pas


Quelques groupes de personnes tentent de converger vers la place Grenette pour y trouver une ambiance particulière de fête, sans grand succès. En déambulant dans les rues de Grenoble, je retrouve en d'autres lieux les mêmes individus, déçus par l'ambiance monotone des rues, à la recherche d'un contact festif.

La première véritable manifestation de joie, de gaieté et de "fête" rencontrée en hypercentre aura lieu vers 00h25.

Place Grenette, un groupe de garçons légèrement éméchés s'amuse gentiment à mettre de l'ambiance en tenant un sapin de Noël à la main en guise de trophée. En coeur, il se déplace en chantant "Guillaume il est pédé... Guillaume il est pédé (...) Il est vraiment, il est vraiment... il est vraiment phénoménal (...) Tra-la-la... la-la...". Quant aux filles exaltées qui les accompagnent, elles ont toutes une bouteille ou une canette à la main. L'une d'entres elles interpelle l'un de ses amis. "Jean-Paul.. allez, à poil (...) et dis-donc, t'as pas l'impression qu'on est les seuls à faire la fête ici".

La description de l'ambiance est pour le moins explicite, formulée sans ambiguïté.


Amertume et déception


Il est 00h50.

L'un des derniers tramways de la ligne B circule paisiblement tout en affichant une lumière rouge signalant qu'il rentre au dépôt.

Du côté des quais et sur les hauteurs de la ville, aucun feu, aucun projecteur apparent n'est venu illuminer les contreforts de la Bastille durant la soirée du réveillon de la Saint-Sylvestre.

Triste ambiance de Nouvel An dans les rues de Grenoble.

GreBlog MonGrenoble vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010. Que celle-ci soit riche en perspective, en création, en relations et partages, en épanouissement personnel et professionnel...


12

06

2009

Quand des parents d'élèves fêtent le départ à la retraite d'une Directrice d'école à Grenoble : vidéo

bizanet grenoble 23 ans.

Cela fait déjà 23 ans que Marie-Ange Stourm, Directrice "en chef" de l'Ecole maternelle et élémentaire Bizanet fait partie des murs et du patrimoine des deux établissements scolaires situés juste en face du Musée de Grenoble.

Cette femme active, remplie d'énergie et de bonne volonté, organise, planifie et gère d'une main ferme la direction et la vie scolaire de l'Ecole Bizanet depuis des années [1].

Le "pôle" Bizanet intègre également une Section Internationale Espagnole (seule école primaire en Isère à proposer un enseignement en espagnol au niveau de l’apprentissage d’une première langue étrangère - sélection à l'entrée - 13 sections internationales de ce type existent en France).

Après avoir eu l'opportunité de reporter à plusieurs reprises la date de son départ effectif à la retraite, la "dame de fer" au caractère bien trempé a décidé cette année par obligation de tirer sa révérence et de quitter ses fonctions à la fin de ce cursus scolaire.


Une Directrice exigeante et juste...


Ne laissant jamais le hasard s'installer, le moindre faux pas ni le moindre problème en suspend, chaque écolier redoute de passer au moins une fois dans son bureau pour un tête à tête... en règle, en cas de problème.

Quand quelque chose ne tourne pas rond en terme de fonctionnement ou de présentation de projets scolaires, elle n'hésite pas à dire tout haut ce qu'elle pense tout bas auprès de l'Adjoint à l'Education [2] à la Ville de Grenoble. Au service scolaire de la Mairie de Grenoble ou de l'Inspection académique de l'Isère, tout le monde connaît Marie-Ange Stourm.

Son tempérament à facette, exigeant et juste envers les élèves de son établissement ne passe jamais inaperçu auprès des parents d'élèves et du personnel de la Vie Scolaire.

"Ecoutez, moi vous savez, j'ai calculé mes points, je pourrai partir maintenant, me reposer et faire autre chose (...) J'ai choisi de rempiler encore une année parce que l'équipe enseignante fait du bon boulot sinon je resterai pas (...) Et puis vous avez vu où on en est (...) Je vois mal mon successeur prendre le relai sur le retard des travaux de la Mairie sur le chantier de la nouvelle halte-garderie dans l'établissement et gérer l'histoire de la suppression de classe le samedi matin qui va arriver" expliquait Marie-Ange Stourm en 2007-2008.

"Quand elle nous appelle, on sait que c'est elle au bout du fil (...) Elle nous appelle pas pour rien généralement, surtout pour régler un problème qui lui semble urgent" soulignait Annick Debart, Responsable de la Vie Scolaire à la Mairie lors d'une réunion de présentation du Projet Educatif Grenoblois (PEG) aux parents d'élèves fin 2008.


...qui s'occupe de tout


Elle supervise la gestion administrative de l'Ecole sur son vieux i-Mac CRT. Elle vérifie avec minutie auprès d'autres directeurs d'école de la ville une éventuelle baisse du budget de fonctionnement alloué par la Municipalité. Elle s'insurge auprès des fournisseurs lorsqu'une référence de cartouche d'imprimante n'est plus référencée. Elle installe les ateliers des petits et leur matelas pour qu'ils puissent faire une sieste après le temps de restauration scolaire. Elle tiend tête au délégué de parents d'élèves en certaines circonstances...

Elle est comme ça, Marie-Ange.

Il y a quelques décennies, l'école Bizanet jouissait d'une assez mauvaise réputation sur Grenoble.

Depuis quelques années, c'est l'inverse, l'image de l'établissement a changé. Avec une telle force de caractère, une équipe solide et un peu d'acharnement pour son fonctionnement et son budget, pas étonnant que l'Ecole Bizanet "tourne" bien... et plus encore.


Un départ à la retraite fêté en "grande pompe"


Certains parents d'élèves la redoutent, ne supportent pas son caractère, son tempérament et son franc parler. D'autres l'estiment, l'adorent, soutiennent sa détermination et reconnaissent sans vergogne qu'une page importante de l'histoire de cette école va désormais se tourner... sans elle.

Pour fêter en "grande pompe" le départ à la retraite de Marie-Ange Stourm début juillet 2009, des parents d'élèves ont organisé une fête assez inattendue. Plus de la moitié d'entre eux, anciens élèves [3] et personnel de l'établissement scolaire ont répondu présents (environ 200 personnes... sans compter les enfants).

Ma vidéo : une grosse surprise attend la Directrice de l'école Bizanet en bas de son école ce lundi 8 juin 2009, de 18h30 à 22h00.

Quand des parents d'élèves décident de mettre le paquet pour fêter son départ, ça donne ça... en rythme :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"C'était génial (...) Vous savez, j'ai mis deux jours pour m'en remettre (...) Tout ça, c'était pour moi (...) Je m'en souviendrai toute ma vie" déclarait cette semaine la Directrice de l'Ecole Bizanet, qui n'en revenait toujours pas.

Vu son tempérament et son caractère, sa retraite risque d'être active.

Bon vent Mme la Directrice...

Notes

[1] voir le e-journal de l'association des parents d'élèves APEB

[2] Paul Bron

[3] voir sur copainsdavant


21

04

2009

Foire des Rameaux, Esplanade de Grenoble : point de vue, ambiance et vidéo

foire des rameaux grenoble 7 ans... 10 ans... 12 ans ? Peut-être 13. A vrai dire, je ne me souviens plus.

Il y a des années que je ne m'étais pas rendu à la Foire des Rameaux [1] qui se tient chaque année en ce début de printemps à l'Esplanade de Grenoble.

Ce retour quasi pré-programmé en zone compacte et dense coïncide avec l'âge, l'évolution... et l'enthousiasme débordant des enfants.

"Oh papa attends... ralentis ta voiture (...) Mais c'est quoi ça toutes ces lumières là bas ? (...) Non mais t'as vu... mais regarde... y a des manèges on dirait à côté du camping des caravanes (...) Eh... mais il y a des grands qui tournent au dessus des arbres (...) C'est quoi papa... on peut y aller ? (...) Allez... s'il te plaît papa, arrête-toi..." soulignait mon fils ainé il y a quelques jours en roulant sur une portion avancée de l'A480.

Vu les circonstances, une fin de journée en période de vacances scolaires... difficile de contenir ou de résister à la demande. Pourtant, certains parents y parviennent. D'autres cèdent avec précaution et emmènent leurs enfants à la Foire des Rameaux. Histoire de voir si leur comportement ressemble au nôtre, à celui que nous avons eu dans notre enfance Grenobloise.

J'ai cédé.


La Foire des Rameaux existe... depuis 229 ans


L'histoire de la Foire des Rameaux débute vers 1184 [2], date à laquelle le Duc de Bourgogne reconnaît l'existence des foires de Grenoble. En 1528, le Gouverneur du Dauphiné restreint le nombre de foires. C'est en 1780 que le Conseil de la Ville officialise l'existence de la Foire des Rameaux de Grenoble.

De toutes les foires, c'est cette dernière a su s'imposer jusqu'à nos jours.

A l'époque, située en premier lieu du côté du Jardin de Ville, puis successivement placée sur le cours Saint-André, sur la place Saint-Bruno, la Foire des Rameaux se tient désormais depuis 1934 sur l'Esplanade de la Porte de France à Grenoble.

Environ 120 animateurs et forains occupent le site du samedi des Rameaux au troisième dimanche qui suit. Le reste du temps, cet espace accueille quelques évènements ponctuels et un parking pour véhicules, privilégié par de nombreux Grenoblois et habitants en provenance de la vallée (fermé tout de même pour la circonstance... du 22/03 au 07/05).


Poussière, bruit, odeur et marée humaine


A quelques mètres de l'entrée achalandée, le décor est joliment posé.

Des voitures sont garées les unes contre les autres, stationnant parfois en sens inverse sur les trottoirs ou disposées sur l'herbe le long de la Route de Lyon jusqu'à la voie d'accélération menant sur l'A48. Des panneaux ou affiches de sponsors à gogo sont placardés à l'entrée principale de la foire. Un module utilisé comme cantonnement abrite le bureau de la Police chargée de veiller à la sécurité du site et des agents discutent avec des forains. Une ligne humaine monopolise le passage piéton permettant l'accès au site sous le regard médusé de conducteurs de véhicules prêts à klaxonner pour tenter d'ouvrir un passage. Une bande de joyeux lurons au langage peu recommandable sort de l'Esplanade en tenant sous le bras de grosses peluches et de nombreux lots plastiques fabriqués en Asie...

Dans les allées quadrillées de la Foire des Rameaux, la concentration humaine stimule l'ambiance.

Tous les 30 mètres environ, une musique techno-dance [3] partiellement assourdissante se dégage à l'intérieur ou à l'extérieur des stands. Des forains ajoutent une couche et prennent le micro pour attirer de toute part le chaland. Des gosses surexcités font la moue, râlent, quémandent et implorent leurs accompagnateurs de bien vouloir les laisser monter dans une attraction. Régulièrement, quelques brins de poussière virevoltant viennent séjourner dans le coin des yeux. Une odeur de sandwichs réchauffés salés se dégage sur la droite. Une senteur de gaufres sucrées et de barbapapa s'évapore sur la gauche...

Bienvenue tout de même à la Foire des Rameaux de Grenoble, un mercredi en fin d'après-midi... en pleine période de vacances scolaires !

Un vrai bonheur.


Ma vidéo : ambiance, principaux manèges en activité et nouveautés, vue sur Grenoble...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Comment dépenser 35 euros en 25 minutes


Les enfants s'amusent, déambulent de droite à gauche, d'une attraction à une autre pour voir... tout voir et ne rien manquer. Leurs yeux pétillent de joie et d'impatience.

"Papa... dis moi, t'as combien d'euros dans ta poche parce que là tu vois, c'est marqué 5 euros sur le manège (...) Sinon, on fait un truc, tu me donnes 2 euros et je vais voir la dame pour pêcher les canards (...) Allez, j'ai envie d'aller là bas papa... s'il te plaît...".

A vrai dire, mieux vaut détenir dans sa poche une certaine somme rondelette à débourser si on veut tenter de profiter des attractions. L'époque où l'on pouvait dépenser quelques dizaines de francs pour s'amuser est belle et bien révolue.

Deux minutes pour pécher 10 canards en plastique sur une surface de 6m2 : bingo ! 3.5€ (environ 23 francs - prix identique sur les autres stands de pêche... entente ?) sans compter les jeux d'argent et les stands d'animation "Ici, pas de perdant". Un petit tour de train de 4mn avec "pouet pouet", 2.5€. Un tour de corps à la renverse à 360° avec le Beach Party ou le Star Fly, 4€. Une virée en l'air avec le Twister à l'entrée de la foire, 5€. Un labyrinthe pour se cogner la tête sur les vitres avec l'Amazonia, 3.5€. Pour les fans du sachet à vomir remplir à la sortie, le G-Max, 8€...

Enfin... la Grande Roue, la plus calme et la plus douce des attractions... juste pour s'évader 5mn de cette zone bruyante et agitée par les airs. Une vue sympathique sur la ville de Grenoble et ses alentours pour seulement 3€.

Selon un sondage en vigueur [4], 2.6% des visiteurs ne consomment rien sur place. 41% dépensent entre 20 et 50€. 11% déboursent tout de même plus de 100€. 37% retournent s'amuser 2 à 3 fois à la Foire des Rameaux.


Précautions aléatoires et responsabilité


Une fois monté dans le manège de la Grande Roue, on se retrouve figé en hauteur... sans attache avec le souci de tenir ses enfants par la main de peur que... A l'inverse, le responsable du manège du petit tour de train veille personnellement à ce que les enfants soient parfaitement attachés dans leur petit véhicule avant de commencer à faire un tour.

Deux poids, deux mesures.

Certains stands affichent la couleur, vous incitent à consommer... ou à quitter immédiatement les lieux. En prime, un gentil rappel à l'ordre du forain si aimable et si courtois (sic!).

Signalons également quelques précautions techniques d'usage présentées comme il se doit et qui vous donnent envie de vous amuser. "La direction n'est pas responsable des objets perdus ou détériorés (...) Garder les mains et les jambes à l'intérieur (...) Déconseillé aux personnes cardiaques, épileptiques [5] et aux femmes enceintes (...) Les personnes ayant des cheveux longs sont priées par mesure de sécurité de les attacher...".

En direction de la sortie, un jeune garçon d'une dizaine d'année accompagné de son père tenait dans ses bras une multitude de lots gagnants de même catégorie : imitation cran d'arrêt, fléchettes dans une pochette, menottes, poignard avec lacet en cuir, pistolet noir avec sachet de balles rondes en plastique, imitation fusil à pompe à monter. Certaines personnes ont un comportement irresponsable envers leur enfant.


L'avenir de la Foire des Rameaux


Les futurs projets d'extension du centre ville propulsés notamment par la candidature manquée de Grenoble au JO de 2018 prévoient une transformation, un réaménagement et une requalification du site de l'Esplanade (portion A48-A480, ligne tram E, ZAC...).

L'emplacement actuel de la foire pourrait être compromis en l'état.

Le sondage "Esplanade" indique que 82% des personnes ne souhaitent pas qu'elle soit déplacée ailleurs.

Reste à connaître l'avis des professionnels de la Foire des Rameaux et du Syndicats National des Industriels Forains (SNIF).

Notes

[1] photo : GreBlog - au sommet de la grande roue

[2] via le site officiel de la Foire des Rameaux

[3] techno, trance, makina, hits radio...

[4] sur le blog "officiel" de la Foire des Rameaux

[5] et non "eplileptiques" comme affiché sur le manège Shaker Dance