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Mot clé :: [ genevieve fioraso ] - Tag associé à 3 billet(s)

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21

05

2009

Pierre Moscovici à Grenoble dans le cadre de la campagne européenne du PS - PSE : vidéo

moscovici grenoble Mardi 19 mai 2009, Pierre Moscovici, Député du Doubs, ancien Ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jospin et membre du bureau national du PS était à Grenoble dans le cadre de la campagne des européennes du groupe PES - PSE (Parti Socialiste Européen).

Reçu et accompagné par Michel Destot, Bernard Soulage, Eliane Giraud, Geneviève Fioraso et d'autres élus de la municipalité, l'actuel Président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbeliard est venu à la rencontre des sympathisants et militants du PS de la région pour débattre avec eux sur le thème "Quel développement économique pour l'Europe ?" [1] en vue du prochain scrutin du 7 juin prochain.

La rencontre-débat a eu lieu dans le Salon d'honneur du Stade des Alpes.


Ambiance circonspecte


Pierre Moscovici avait rendez-vous avec la presse à 20h puis à 20h30 devant près de 200 sympathisants et militants PS.

En raison du suicide inopiné d'un individu survenu en fin de journée sur la voie de train empruntée par l'ex-Ministre pour se rendre à Grenoble, ce dernier est arrivé avec près d'une heure de retard à son rendez-vous. Visiblement, la situation n'a pas tout à fait plu à certains élus et membres du public, prenant bon gré mal gré leur mal en patience.

Face au retard et à l'absence "visible" et avéré des médias qui pour la plupart ont boudé n'ont pas souhaité couvrir la venue de l'ancien Député socialiste européen au Stade des Alpes, le point presse fut... tout bonnement annulé.

Le 29 avril dernier, sur le même registre, François Bayrou était venu débattre dans ce grand salon avec des militants du MODEM dans le cadre de sa Convention européenne (lire mon article). Ce jour là, à l'inverse, rappelons que la couverture médiatique était bien plus étoffée...

Interrogée lors de la rencontre-débat, une vieille militante PS me faisait par de sa circonspection et de son inquiétude liées au manque d'animation et de motivation prônées par son parti sur les questions européennes. "Si vous voulez, on a l'impression que l'Europe n'intéresse que les dirigeants (...) Nous dans cette affaire, on milite mais on a du mal à s'engager sur un truc qui nous dépasse, voyez-vous ? (...) Je viens quand même écouter, mais bon..." m'expliquait cette charmante dame.


L'abstention, première préoccupation au sein du PS


En introduction, Michel Destot revient sur le positionnement de Grenoble face au défi européen tout en soulignant son inquiétude sur le niveau d'abstention lors des échéances européennes.

"Après Paris, nous avons à Grenoble la plus grosse communauté européenne (...) Une ville très cosmopolite, très riche sur le plan humain, dynamique, donc riche en projets (...) L'Europe n'est pas toujours lisible, il y a des doutes (...) Je reconnais que nous ne sommes pas toujours très clairs dans nos explications concernant l'Europe (...) Je suis davantage préoccupé par l'abstention" explique le député-maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso décrit la situation sur le terrain. "C'est vrai, on sent que l'ambiance est molle (...) La population n'est pas très présente et nous sommes peu présents par exemple sur les marchés pour expliquer (...) Pour les jeunes, l'Europe c'est naturel (...) l'Europe, c'est notre meilleure chance" ajoute la députée de la 1er circonscription de l'Isère.


Sondages, inerties et responsabilités politiques


Concernant les élections européennes du 7 juin prochain, Pierre Moscovici fait mine de ne pas tenir compte des sondages en cours, expliquant que les médias essayent de tester un corps électoral "dont on ne sait pas du tout qui va aller voter".

Ce dernier reconnaît que l'Europe "n'apporte pas de satisfaction aux européens" tout en soulignant la responsabilité et l'inertie des partis politiques sur le dossier. Au niveau du vote, il entrevoit la stratégie du Président de la République. "C'est clair, Nicolas Sarkozy souhaite une participation faible (...) Il a un électorat plus installé, plus mobilisé que le nôtre autour de sa personne (...) Son pari, c'est une élection en basse pression" explique Pierre Moscovici.

Contrairement à d'autres personnalités au sein du PS, l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes n'est pas pour que l'anti-Sarkozysme soit le moteur de la campagne socialiste. "Nous, nous devons en interne avoir une participation forte (...) A chaque fois qu'un socialiste répond dans cette campagne à un autre socialiste, on perd des voix" relève la personnalité du PS.


Un parlementaire européen a plus de pouvoir qu'un député national


Dans son élan, il réaffirme l'importance du vote européen en période de crise en soulignant sans détour qu'un député national à moins de pouvoir qu'un député européen. En co-décision, son pouvoir législatif reste considérable. Près de 60% du droit appliqué en France est transposé, dérivé de l'Union européenne.

Selon lui, les parlementaires européens français ne sont pas assez à l'écoute des intérêts des milliers de lobbies qui gravitent autour des institutions européennes. "Il faut qu'on s'habitue à reconnaître en France que l'Europe se fait avec d'autres (...) Nous sommes sans arrêt en train de dire que ça ne va pas ou que ce n'est pas assez (...) Jacques Delors m'a appris le compromis, c'est la base de l'Europe et c'est la perspective de qualité que je retrouve dans le Manifesto, notre programme européen économique et écologique" déclare le membre du bureau national du PS.

Côté médiatique, Pierre Moscovici ajoute "qu'il y a plus de journalistes hollandais présents à Bruxelles que de journalistes français", persuadé que les médias ne jouent pas leur rôle d'information sur la question européenne auprès des européens.

Ma vidéo : arrivée de Pierre Moscovici, des élus et extraits de son discours sur différentes thématiques...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Dans cette campagne européenne, le PS ne doit pas rester sur la défensive (...) C'est à vous de mouiller la chemise" conclut l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes. Le public applaudit... avec une certaine résignation, sans trop y croire.

Au passage, soulignons que Bernard Betto, Adjoint à la Ville de Grenoble chargé de l'Europe, n'était visiblement pas présent [2] lors de cette rencontre-débat thématique.

Notes

[1] finalement, le thème politique a pris le pas sur l'économie

[2] sauf erreur de ma part


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06

2008

Geneviève Fioraso, députée de la première circonscription de l'Isère, fait le point sur sa première année de mandat à l'Assemblée nationale : interview

genevieve fioraso deputee grenoble Jeudi 12 juin 2008, je suis allé à la rencontre de Geneviève Fioraso, députée de la première circonscription de l'Isère.

Autour d'un petit déjeuner, l'ancienne assistante parlementaire d'Hubert Dubedout recevait quelques journalistes dans les locaux de sa permanence parlementaire, rue Voltaire à Grenoble.

Visiblement fatiguée et marquée par plusieurs sessions de travail parlementaires qui ont durée jusqu'à 2 heures du matin la veille et ces derniers jours, après avoir sauté dans un avion et pris un véhicule, la députée rejoint sa permanence locale pour dresser un bilan personnel sur sa première année de mandat à l'Assemblée nationale.


Accroître la visibilité du travail parlementaire au niveau local


En introduction, Geneviève Fioraso évoque les difficultés qu'elle rencontre pour améliorer la lisibilité du travail parlementaire au niveau local et souligne l'omniprésence médiatique de certains députés. "A l'Assemblée, les journalistes ont leurs interlocuteurs préférés, ils se parlent entre eux et se démarquent les uns des autres par des petites phrases pour la presse nationale (...) Du coup, on est jamais sur le fond des dossiers et au final, personne ne sait vraiment ce qu'on fait (...) Quand on est de plus dans l'opposition, on a encore moins de visibilité" explique la 7ème Adjointe de la ville de Grenoble.

Sur la forme, le bilan de cette première année à Paris reste contrasté. "Sur un an, on a passé beaucoup de projets de loi, les 3/4 en urgence alors que l'urgence ne se justifiait pas la plupart du temps (...) En menant des débats précipités, on les amène à les traiter de façon binaire (...) Sur l'exemple des OGM , du coup, on est contraint de traiter la question de façon passionnelle, entre les pour et les contre" souligne la députée de l'Isère.

Au sein des membres de la majorité parlementaire, beaucoup se plaignent de la méthode et du rôle dévolu au Parlement au moment où les conditions de travail au palais Bourbon ne sont pas toujours réunies.

Partant de ce postulat, Geneviève Fioraso souhaite faire connaître ses intentions et communiquer sur sa vie parlementaire au niveau local. Elle lance un nouveau blog sur lequel elle souhaite relayer ses interventions, travaux, projets et débats à l'Assemblée nationale. Ces jours-ci, elle publie notamment une lettre intitulée "Réal-iser" distribuée aux habitants de la première circonscription de l'Isère.

"Réal-iser" est également le nom d'une nouvelle association ayant pour but d'informer ses membres sur les réunions, actions locales et activités de la députée de l'Isère.


LME et réalités économiques sur le terrain


Sur le fond, Geneviève Fioraso revient sur le débat de la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) actuellement en discussion à l'Assemblée et dans laquelle elle prend part.

"Dans le domaine qui me concerne, l'économie, je suis frappée par le manque d'ambition" ajoute la députée qui signalait déjà il y a quelques mois sur GreBlog "A droite comme à gauche, beaucoup d'élus à l'Assemblée ont une méconnaissance de l'économie, beaucoup sont assez loin de la réalité".

Geneviève Fioraso revient sur ce qui pénalise aujourd'hui l'économie française et ce qui pénalise d'obtention d'un point de croissance supplémentaire. "En France le problème, c'est qu'on a des PME - PMI trop petites qu'on arrive pas à faire grossir au delà de cinquante".

Selon elle, la loi LME ne prend pas la mesure des freins à la croissance de ces entreprises génératrices d'emplois. Des leviers existent, tels que les aides à l'innovation technologique, organisationnelle ou commerciale, le renforcement ou l'apport nécessaire en capital et des mesures visant à soutenir l'exportation.

"L'autre problème aujourd'hui dans notre pays, on a d'un côté les grands groupes, de l'autre, les PME - PMI (...) En Allemagne, ça fait des années que çà marche ensemble, entre les instituts et le monde de l'entreprise (...) En France, on ne sait pas irriguer les petites entreprises avec l'innovation alors qu'on sait que c'est çà qui fait de la plus-value" explique l'élue tout en révélant que la loi LME n'en prend pas le chemin.


"Small is beautiful"


"Small is beautiful (...) Entreprise, vous êtes petite, restez petite, on vous protège, vous et votre patrimoine". C'est en ces termes que la députée de l'Isère explique à demi-mot les objectifs visés par la loi LME.

Outre le fait que les mesures concernant la transmission d'entreprises ou la simplification administrative restent cohérentes, elle ajoute qu'on cherche toujours à valoriser ou protéger le patrimoine par rapport à l'esprit d'entreprise. Il est difficile pour une entreprise de grossir puisque le message à faire passer aux chefs d'entreprise porte essentiellement sur son patrimoine.

"On est dans un truc assez poujadiste, c'est démodé (...) La modernité, c'est allier la croissance, les liens entre les entreprises, le dialogue social et le développement durable (...) J'ai l'impression qu'on a pas tellement confiance ni dans les entrepreneurs, ni dans notre faculté à retrouver de la croissance, c'est valable pour la droite et la gauche" argumente Geneviève Fioraso.


Le cumul et la difficulté d'exercer son mandat


Geneviève Fioraso explique qu'il est précieux de disposer à la fois d'une expérience nationale et locale de terrain. "Sinon, on est déconnecté, on fait des projets de loi conceptuels, simplistes ou idéologiques (...) Pour avoir un non cumul, il faudrait à ce moment là, changer le statut de l'élu (...) On se rend compte qu'à l'Assemblée, il y a peu de diversité sociologique et de gens qui travaillent en entreprise à la base (...) Les députés pourraient facilement choisir de rester à Paris au lieu d'aller sur le terrain, on leur donne tout ce qu'il faut pour rester sur place" souligne t-elle.

Membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, la députée socialiste de l'opposition évoque la difficulté de faire passer des amendements tout en admettant qu'il est plus qu'indispensable de maintenir ses engagements. "Au niveau local, j'ai l'habitude qu'on avance tout de suite sur les dossiers (...) A Paris, c'est plus lent, donc pour moi, c'est frustrant, mais on arrive quand même à mettre des points" ajoute t-elle.


L'école, l'orientation et l'Université


Geneviève Fioraso estime qu'il est important de mettre l'accent sur l'éducation tout en misant sur une "orientation intelligente" des élèves. Approfondir l'apprentissage des langues à l'école ou dans la vie active est une nécessite. "En France, on a un système trop rigide (...) Au Parti Socialiste, je trouve qu'on est pas suffisamment courageux et on ne porte pas assez les questions d'éducation" avoue la députée.

Sans détour, elle rejoint les propos du Président de la République concernant les problèmes d'orientation des étudiants dans les Universités.

"On a fait croire qu'avec le vieillissement de la population, on aurait besoin de beaucoup de Psy dans le domaine de la gérontologie (...) Qu'on empêche pas les gens de faire Psycho mais est-ce que c'est normal d'accueillir 1000 étudiants en Psycho quand on sait qu'il n'y aura pas de place ou de poste pour eux (...) Sarkozy ou nous, je pense qu'on peut faire les mêmes constats comme sur les PME -PMI qui ne sont pas assez grosses, après il faut se donner les moyens (...) Ca peut être de la sélection par voie d'orientation" explique t-elle.


Les dossiers en cours sur la 1ère circonscription de l'Isère


Au niveau local, la députée continue de s'investir sur les dossiers qu'elle connaît bien dans ses domaines de prédilections.

Elle évoque l'urgence de la requalification d'Innovallée Meylan. "Plus de 3000 emplois perdus lors du dernier mandat, ils sont allés par exemple à Montbonnot (...) 17 classes fermées à Meylan (...) Sur Innovallée, il faut faire exactement comme ce qu'on a fait sur Bouchayer-Viallet, un état des lieux, de la mixité logements et activités sinon on arrivera pas à financer (...) On peut en faire une zone d'activité intercommunale" explique la députée.

Le second dossier est l'établissement de passerelles entre les différentes communautés existantes dans le domaine du logement et des transports.

Le troisième dossier est celui de la ligne du tram E. Les études sont lancées. La ligne doit passer par le cours Jean Jaurès. Sur Meylan, le choix n'est pas encore fait mais Geneviève Fioraso ajoute "Pour que la ligne marche, on a intérêt à passer là où il y aura des logements collectifs, de l'activité, de la densité (...) C'est quand même le principe du développement durable, on dessert pas les pavillons, on dessert plutôt là ou on mutualise".


Après l'avoir rencontré peu après sa victoire aux dernières élections législatives, Geneviève Fioraso confirme de nouveau son attachement au Palais Bourbon et son engagement au niveau du local. Femme de terrain, elle arbore avec enthousiasme sa volonté de faire remonter des expériences Grenobloises et des initiatives locales auprès des différents Ministres qu'elle rencontre même si elle avoue qu'il n'est pas facile de se battre pour proposer ou faire passer des amendements.

En audio, interview de Geneviève Fioraso (conjointement, France Bleue Isère, Radio Nostalgie, GreBlog MonGrenoble)


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11

2007

Geneviève Fioraso inaugure sa permanence parlementaire

fioraso permanence Vendredi 9 novembre 2007, j'étais invité à une conférence de presse à l'occasion de l'inauguration de la permanence parlementaire de Geneviève Fioraso, députée de la 1ère circonscription de l'Isère .

Arrivée en Clio bleue [1] au local de sa "nouvelle" permanence située au 7 rue Voltaire à Grenoble , Geneviève Fioraso souhaite faire le point sur les quatre premiers mois de son activité parlementaire à l'Assemblée nationale et en circonscription.


Une permanence parlementaire très "hype"


Arrivé sur place, je découvre un local immense d'une superficie d'environ 115 m2. Une déco moderne, très "hype", tendance 70 revisitée, murs blancs, couleurs orange, bordeaux, pastels. Des tables laquées, du matériel informatique flambant neuf. Un local repris tel quel coté déco, qui précédemment, était une boutique de vente d'objets d'art.

Coté organisation, la députée de l'Isère s'est entourée de trois collaborateurs à mi-temps. Deux permanents sur Grenoble, un à Paris. "Je cherchais un local dans la circonscription qui soit proche du tram pour que l'on puisse y venir facilement (...) Je n'ai pas besoin de chauffeur pour me déplacer (...) Je préfère mettre le paquet sur des collaborateurs compétents issus de sensibilités différentes, certains sont proches de DSK, d'autres, de Fabius, j'aime bien mélanger les genres" souligne l'Adjointe à la mairie de Grenoble.


Un point sur son activité parlementaire


Geneviève Fioraso monte à Paris les mardis et mercredis. Elle consacre le reste de son temps à suivre ses dossiers à la mairie de Grenoble, à la Métro, Minatec et sur le terrain. La députée est membre de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire, membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

"J'ai une circonscription très urbaine que je dois conforter (...) j'ai choisi de me concentrer sur les dossiers que je connais, c'est à dire l'emploi, l'innovation, l'économie, le logement et l'environnement et les pôles energétiques" affirme t'elle. Concernant le dernier point, elle ajoute "Le Grenelle de l'environnement, c'est une très bonne chose, Borloo a sû tirer son épingle du jeu en réussissant à réunir autant d'acteurs sur un même sujet".

Par ailleurs, Geneviève Fioraso, ocupant a place 568 dans l'hémicycle [2] déclare être surpris par le rythme de travail des parlementaires. "Les projets de loi tombent trop vite, on a à peine le temps de travailler les dossiers et on bâcle le boulot des parlementaires". Elle affiche néanmoins sa déception et constate le manque d'intérëts des parlementaires sur les questions économiques "A droite comme à gauche, beaucoup d'élus à l'Assemblée ont une méconnaissance de l'économie, beaucoup sont assez loin de la réalité (...) Je ne vois personne proposer des solutions concrètes dans le domaine de la croissance et de l'investissement".


"Je ne suis pas candidate aux municipales"


La députée considère l'importance de sa charge de travail à l'Assemblée nationale. Elle prend à coeur son nouveau mandat et envisage de revoir une partie de ses attributions. "Après les municipales de 2008, je vais certainement dégager du temps et réaménager mes missions au niveau local (...) j'ai un boulot passionnant, c'est chouette d'être députée" ajoute t'elle.

Concernant les prochaines municipales et une éventuelle candidature dans la région, Geneviève Fioraso déclare "Je veux simplement faire taire les rumeurs (...) je ne suis pas candidate ou tête de liste aux municipales, ni à Meylan , ni ailleurs (...) Si Michel [3] me le demande, je ferai parti de sa liste (...) Je suis beaucoup plus à l'aise dans les dossiers et dans les contacts (...) pour être Maire, il faut aimer le protocole, c'est un métier différent (...) on passe plus de temps à fédérer les équipes et on passe moins de temps sur les dossiers qu'on aime dans son champs d'intervention (...) J'ai besoin de rencontrer des syndicalistes, des chefs d'entreprises, des apporteurs de projets chaque semaine, sinon, ça me manque".

Au delà des choix et des ambitions, en dehors du contexte des prochaines échéances électorales à venir, on peut naturellement s'interroger : quelle personnalité politique au sein de la majorité municipale est la meilleure pour succéder un jour à Michel Destot. En tant que femme, Geneviève Fioraso aura certainement une nouvelle carte à jouer... dans les années à venir.

Notes

[1] oubliant un instant de régler l'horodateur, chose faite ensuite :-)

[2] voir sa fiche

[3] Michel Destot