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2009

Michel Destot affiche clairement ses ambitions... sur Internet

destot grenoble web Mercredi 7 octobre à 15h57, Michel Destot , Député-Maire de Grenoble annoncait [1] le lancement de son nouveau site web sur son... ancien blog.

Une bonne surprise de taille pour tous ses fidèles lecteurs qui, il faut le dire depuis quelques mois, n'avaient plus tout à fait la possibilité d'échanger quelques propos, donner leur opinion ou interagir directement en ligne avec le premier Magistrat de la ville.

En cause, la désactivation volontaire et la suppression "sélective" au fil des périodes du système de dépôt de contributions et de commentaires sur son blog personnel couleur café.

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais fait une petite critique de ce blog dans un article papier qui devait paraître dans un supplément du DL. Au dernier moment, la publication n'avait pu se faire [2]. En début d'année, un autre blogueur Grenoblois avait analysé le carnet de bord personnel du Maire de Grenoble dans le cadre de ses études [3]. A cette même période, le magazine PigeMag sélectionnait 5 blogs issus de la blogosphère Grenobloise qui, je cite "valent en tout cas le détour".

Le blog de Michel Destot faisait partie de la liste. Tout comme GreBlog MonGrenoble.


Changement de style


micheldestot.blogs.com fait désormais place à micheldestot.fr.

Le changement de style est pour le moins... radical.

Fini le carnet de bord personnel atypique du Député-Maire PS de Grenoble au sein de la blogosphère locale dont les publications étaient le plus souvent partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et nationaux. Un mélange de contenu non subordonné. Une écriture souvent sensible, relevée, notamment lorsque l'auteur parvenait à communiquer ses sentiments et états d'âme en direct de son expédition en Himalaya [4] par téléphone satellitaire. Un support qui lui permettait de temps à autre de s'affranchir des médias traditionnels. Sur ce dernier point, on se souvient qu'il avait choisi d'officialiser sa candidature pour un troisième mandat de Maire, un certain jeudi 11/10/07 à 17h en priorité... sur son blog.

Le carnet de bord personnel de Michel Destot fait désormais place à un site web d'information étoffé aux contenus plus riches, denses et variés. Une porte d'entrée davantage structurée, élargie et plus accessible. Une plateforme web réactualisée. Bref, comme vous l'aurez compris, un "weblogue" bâti pour la com... [5].

Rien à voir avec son ancien blog projeté sous TypePad (SixApart). La nouvelle version est maintenant propulsée sous WordPress (WorldPress).


Changement de dimension


Au menu des principales nouveautés, pêle-mêle :

La première, peut-être la plus importante : réactivation [6] du système de dépôt de contribution "modérée à priori" avec possibilité d'être averti par courriel lorsque le contributeur souhaite indiquer le sien.

En frontal et en page d'accueil, une mise en avant du dernier article publié (Front End Content). Une zone incluant un diaporama photos séquentiel repris dans une galerie d'images (SlideShow). Des articles catégorisés, triés par thèmes, accessibles par tags ou mots-clés (Tag Cloud). Un espace "Chrono" intégrant une parcelle de son agenda journalier (Quick Me). Une rubrique spécifique consacrée à l'actualité Grenoboise. Un flux d'information et d'actualité nationale en bas de page (Rss links). Un bloc de liens pertinents (Web Links). Un dispositif pour lutter contre les pourriels et autres s.pa.m.s (Captcha). Un chemin de navigation hierarchisé, fort pratique (BreadCumb). Un accès direct aux contenus archivés. Un formulaire de contact simplifié et la possibilité de s'abonner pour recevoir par courriel les dernières notes de l'auteur (Quick Notifier). Un accès direct à l'engagement, au parcours professionnel et politique de Michel Destot accompagné d'une liste de ses principaux centres d'intérêts (User Profile)...

Le reste est à découvrir progressivement en fonction de la hierachisation des contenus.


Quelques critiques nuancées


Sur la forme, l'interface et l'apparence du site ont tout pour séduire le lecteur au premier abord.

Elles lui permettent d'enterrer rapidement l'existence de son ancien carnet de bord personnel en ligne. Globalement le contenu est plus aéré, séparé par des intercalaires colorés, inséré dans des zones de nuances grises et bleues reprenant quelque peu les couleurs de la Ville de Grenoble. Des choix pertinents.

Sur le fond, un effort de structuration et de séparation des contenus amènent leur lecture.

La première chose qui surprend, c'est le choix de la photo du Maire de Grenoble. Celle-ci, par son éclairage et sa représentation, donne une impression d'enfermement de l'individu, les bras croisés, tout sourire, costume et cravate gris, dans la cellule grisonnante d'une prison. Un choix étonnant, par ailleurs fort peu judicieux.

En face, nous avons droit à une eternelle représentation de la ville de Grenoble à partir de l'Isère. A défaut de faire un focus sur les éternelles bulles de Grenoble, le choix s'est donc naturellement porté sur une vue éclairée de la ville à partir d'un pont. Un grand classique, toujours efficace, surtout quand il s'agit de communiquer en direction... des non Grenoblois.

En situation, trop de photographies de soi tuent le message photographique. La présence quasi constante, la rapidité et la profusion de clichés du Maire de Grenoble au sein du carrousel animé ou de la galerie donne une impression de représentation concentrée sur soi au coeur de ses déplacements et activités. Au niveau local, il n'est pas sur que les lecteurs apprécient ce genre de communication trop dense. Les non Grenoblois, eux, apprécieront certainement davantage...

En parallèle, il manque sur le site la possibilité de géolocaliser ses déplacements (un article, un lieu).

Lorsqu'on lit un article dans son entier, il n'est pas possible de trouver en aparté une liste de sujets connexes et adjacents.

En marge des principaux contenus, il semble impossible de suivre un groupement de contributions eventuellement déposées par des lecteurs.

Pour reprendre une connotation géographique, il manque un item "Paris" à côté de celui de "Grenoble" au niveau de la navigation principale afin d'amener le lecteur sur des contenus relatifs à son mandat de Député. En effet, très nombreux sont les Grenoblois qui s'interrogent régulièrement sur son travail parlementaire.

Au lieu d'être aussi simplifié, le formulaire de contact devrait aussi permettre aux Grenoblois de prendre rendez-vous avec le Député-Maire de Grenoble.

Pour décloisonner le site Internet, il serait souhaitable que l'équipe web du Député-Maire de Grenoble joue la carte du web 2.0 en externalisant certains contenus en direction des reseaux sociaux (et inversement). Au passage, contrairement à de nombreuses personnalités, rappelons que Michel Destot n'a toujours pas de compte personnel sur FaceBook [7].

Sur Twitter, un compte "destot" est protégé. L'avant dernier Tweet du compte "micheldestot" en date du 28/08/08 est "je révise le mode d'emploi des notes administratives". Le dernier, daté du 03/09/08 indique "je pense à l'avenir...." Plutôt amusant.

Pour finir, l'indexation des pages dans les moteurs et annuaires de recherche ne pourra s'effectuer de facon optimale tant que leur profil de réecriture de nommage des pages du site restera le même (Clean Url).

maj le 13/10/09 : la réécriture est depuis corrigée, (Rewrite ou Clean Url) activé... peut-être suite à la lecture de cet article ;-)


Changement de cap... et de stratégie


Avec l'arrivée de ce nouveau site web, le carnet de bord en ligne, l'essence même du blog personnel, décalé, intimiste se (re)ferme.

Sur la toile, Michel Destot prend le large, change de cap et de stratégie.

Il souhaite progressivement se décaler de la lumière de l'hyperlocalité, du local pour passer davantage sous les projecteurs nationaux et internationaux.

Sur le web, sa volonté est de plaire, de satisfaire, tout en ayant le soucis de la bonne tenue et de l'apparence.

Pour preuve, l'intégration en bas de page de flux en provenance de quotidiens nationaux politiquement corrects et représentatifs sur le plan national lui permettant de s'inscrire dans le suivi et la continuité de l'actualité. Mais également une forme de contrôle de la participation [8] et de la discussion sur sa plateforme (commentaires fermés, non autorisés / autorisés selon les sujets...).

Michel Destot nous fait savoir qu'il a de nouvelles ambitions. Ceci est un secret de polichinelle. Il ne reste plus qu'à nous les faire savoir le moment venu.

Mais ceci est une autre affaire...

...à suivre, naturellement.

Notes

[1] discrètement

[2] pour des raisons sur lequel je ne souhaite pas revenir

[3] Jean Baptiste Audras, Elements pour une approche rhétorique du discours des hommes politiques sur leur blog

[4] expédition Cho Oyu

[5] communication

[6] pour le moment

[7] il ne dispose que d'une "page" relevée par seulement 65 supporters...

[8] peu active pour le moment


19

09

2009

Flash Mob "Domino Day" à Grenoble : vidéo

domino day grenoble flash mob Vendredi 18 septembre 2009 à 18h44, environ 70 personnes, pour la plupart des jeunes et adolescents se sont une nouvelle fois retrouvées pour participer ensemble et en simultané à un Flash Mob "Domino Day" à Grenoble.

S’appuyant principalement sur un groupe dédié sur le réseau social FaceBook à partir duquel les nombreux participants ont pu s'inscrire pour obtenir les directives de l’organisateur, cette nouvelle opération de synchronisation humaine s’est déroulée au sein du centre commercial Grand' Place (Grenoble).

L’initiateur du précédent "Flash Mob" qui avait déjà eu lieu en septembre 2008 ne voulait pas prendre le risque d’annuler cette nouvelle formule pour cause de mauvais temps en extérieur.


Organisation et préparatifs


Environ un quart d'heure avant le départ de ce Flash Mob "Domino Day" Grenoblois [1], les premiers participants ont commencé à se rassembler devant l’enseigne H&M située près d'une entrée de la zone commerciale.

Intrigué par ce premier regroupement inattendu de personnes, de jeunes, de djeun’s des agents du service de sécurité du centre commercial se sont rapprochés de l'organisateur. Ce dernier a du "negocier" la possibilité de réaliser sans heurt cette synchronisation.

Je fus l’un des premiers arrivés sur place pour prendre des photos et quelques séquences vidéos des préparatifs et de l’évènement. Il m’a fallu parlementer avec l’un des responsables du centre commercial pour obtenir l’autorisation de filmer. Une "concession" obtenue en partie après avoir signalé à l'intéressé que d’autres médias locaux étaient également susceptibles de couvrir ce "Domino Day".

Chacun a pu réaliser son petit reportage sur place…


Une synchronisation de "dominos humains"


Les participants qui le souhaitaient devaient porter initialement des vêtements aux couleurs du domino, le noir et le blanc. D’autres sont venus habillés de toutes les couleurs, portant parfois des perruques colorées pour embellir l'ambiance et l'atmosphère.

Pour réussir cette synchronisation, l’organisateur a veillé au départ à ce que chaque membre placé en file indienne soit espacé de 30 ou 50 cm. Sur FaceBook, celui-ci précisait dans ses dernières directives qu’il était conseillé de s’entraîner en amont pour réaliser la figure synchronisée.

Le "Domino Day" a duré une poignée de secondes.

Chacun devant soigneusement tomber progressivement sur le participant placé devant lui. A l'arrivée, ils ont formé un coeur sur la place du centre commercial Grand'Place devant des passants et consommateurs surpris et interloqués par cette parade humaine.

Ma vidéo : séance de rassemblement, préparatif, interviews et impressions de participants, séquence "complète" du "Flash Mob – Domino Day" à Grenoble.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Au final, les participants se sont congratulés et ont réalisé une "hola" avant d'applaudir leur "exploit".

Avis aux amateurs de sensations plus ou moins fortes...

Notes

[1] lire mon précédent article


13

09

2009

Facebook Party Grenoble : première Freeze et Expérience MP3 nationale : vidéo

facebook fbk party grenoble Samedi 12 septembre à 17h très précise, une soixantaine de personnes pour la plupart ne se connaissant pas physiquement en dehors du premier réseautage social de la planète (FaceBook : 272 603 740 membres dans le monde à ce jour dont 11 957 300 en France) se sont reunies place Grenette à Grenoble pour participer ensemble à une expérience relayée en simultané dans plus de 34 villes en France.

Il s'agissait de l'une des premières "Freeze et Expérience MP3" principalement lancées sous la forme d'un défi au niveau national à partir du réseau social FaceBook.

Un évènement à la fois local et national soigneusement préparé de longue date par les organisateurs de cette folle opération de synchronisation depuis le printemps 2009 (voir le teasing vidéo).


Accepter de se retrouver et de suivre des directives


Le principe d'une Freeze FaceBook Party est simple.

Chaque participant accepte de rejoindre un panel de personnes inscrites dans un groupe FaceBook relatif à l'évènement.

Avant d'aller à la rencontre d'autres personnes d'autres inconnus, chacun accepte dans un premier temps de régler à la seconde près sa montre, son lecteur MP3 ou l'horloge de son téléphone mobile sur celle des organisateurs et créateurs du site FaceBook Party. Ces derniers ayant préalablement communiqué aux participants la date, l'heure et le lieu exact de la fameuse rencontre.

Dans un second temps, les membres acceptent de télécharger et d'embarquer sur leurs appareils nomades et numériques un fichier MP3 contenant les principales directives sélectionnées par les organisateurs, à suivre à la lettre le moment venu (17h et 1sec...).


Un peu plus d'une soixantaine de Grenoblois ont joué le jeu


Le rassemblement avait lieu ce samedi 12 septembre 2009, place Grenette à Grenoble.

A 17h pile, chaque participant muni de son matériel d'écoute (mobile, Ipod, NetBook...) déclenche la lecture du fichier MP3 "national". En temps réel, chacun écoute pas à pas les instructions contenues dans le fichier numérique. Durant 11 minutes, l'ensemble du groupe les execute devant des passants intrigués par la gesticulation et la synchronisation des individus.

Au programme durant les 9 premières minutes, tout en enchainement : gymnastique commune permettant de se reconnaître et de vivre l'instant magique en communauté, un bonjour spontané entre membres et inconnus, une danse "spéciale" improvisée pour les adeptes de la Chenille et de la Macarena...

Au bout de 7 minutes, les participants doivent "se freezer" (Freeze général, "glaciation" sur place des participants sur le bitume. Plus personne ne bouge. Chacun devant rester parfaitement immobile dans une position choisie... pendant 2 minutes et 10 secondes exactement.

En fin de synchronisation générale, les participants "se lachent", se dispersent, crient ensemble comme pour se soulager, pour libérer une angoisse ou faire part au public de leur joie d'avoir participer en commun à l'opération.


Une opération ludique... qui se veut utile


Au niveau national, des vidéastes, photographes et agents FaceBook (FBK Party) ont choisi de couvrir l'opération [1].

En parallèle, les organisateurs ont souhaité qu'une association soit partenaire de cette mobilisation.

Ces derniers ont choisi "SOS Villages d'Enfants", une association chargée d'accueillir des frères et soeurs orphelins, abandonnés ou dont la situation familiale perturbée nécessite un placement de longue durée. L'objectif est de leur redonner le bonheur de grandir ensemble dans la chaleur et la sécurité d'une vie familiale.

Ma vidéo : ambiance dans le centre-ville ce samedi après-midi, séquences de la première Freeze et Expérience MP3 nationale à Grenoble, interview et réaction de participants...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Se regrouper, pour exister...


Ce genre d'opération est née au Etats-Unis où depuis déjà plusieurs années, les rencontres de ce type sont courantes. Le phénomène n'est pas nouveau.

Dans plusieurs villes et grandes capitales du monde, des "Flash Mob" (manifestation éclair) ont déjà été organisées sur ce modèle.

Plusieurs "Flash Mob" ont eu lieu à Grenoble (ex : un Freeze, le 18 septembre 2008 - un autre, devant... et dans la Fnac du centre-ville il y a environ deux ans...).

Objectif : regrouper un maximun de personnes ayant les mêmes affinités, partageant la même envie de se rencontrer, de surprendre, de choquer, d'attirer l'attention du public présent et de communiquer sur un thème de société.

Histoire de prouver également à quelques detracteurs qu'Internet n'est pas exclusivement le "temple du virtuel" mais un formidable outil de communication, de rapprochement et de partage d'intérêts communs. Histoire d'inscrire une part de plenitude, de joie de vivre, "si ce n'est peut-être d'une part de prendre la place d'une mauvaise nouvelle dans un journal" comme le soulignait l'un des précédents organisateurs de Flash Mob l'an passé... sur son FaceBook. Histoire de "graver ce petit évènement (...) dans les mémoires de certains d'entre nous et dans celles des disques durs de Youtube et Dailymotion" comme l'explique également l'un des organisateurs d'un prochain Flash Mob "Domino Day" qui aura lieu vraisemblablement dans les rues de Grenoble le 18 septembre 2009 à partir de 18h.

Au final, sur les 1196 participants "virtuels" qui se sont inscrits sur le groupe FBK Party de Grenoble pour signaler leur participation à cette opération ce samedi 12 septembre 2009... seul 5% se sont finalement réellement déplacés sur les lieux..."dans le monde réel".

Vu le peu d'inscrits présents en fin de mobilisation, la déception de quelques membres du groupe FaceBook pouvaient se lire sur certains visages. Pour certains, la météo n'était pas au rendez-vous. D'autres seraient arrivés bien en retard...

Avis aux amateurs...

Notes

[1] GreBlog


10

08

2009

GreBlog MonGrenoble invité du Labo : émission du Master Journalisme IEP Grenoble sur Radio Campus

radio campus grenoble Depuis début novembre 2008, le Master de Journalisme de l'IEP (Sciences Po Grenoble) propose chaque semaine une nouvelle émission diffusée en direct sur Radio Campus Grenoble [1] de 13h30 à 14h [2].

"Le Labo" est une émission entièrement concoctée et réalisée par des étudiants du Master de Journalisme.

Chaque semaine, ils choisissent d'interviewer une personnalité Grenobloise à partir d'un thème, selon un canevas et une méthode de travail bien particulière.

Objectif : dresser un portrait aiguisé déguisé de l'invité suivant un ou plusieurs angles de vue... journalistiques.

Un seul mot d'ordre : l'invité ne sait pas à l'avance ce que les "journalistes-intervieweurs" lui ont préparé et réservé.


Un cobaye au "Labo"


L'invité du Labo est considéré comme un cobaye.

En direct, durant près d'une demi-heure à l'antenne, deux présentateurs pilotent l'émission, assistés par différents chroniqueurs qui s'enchaînent pour présenter chacun une rubrique. Au total, ils sont une demi-douzaine à se relayer en direct dans le studio de la radio Grenobloise.

Ensemble, Ils dressent un portrait décalé incisif de la personnalité à travers ses passions et opinions, ses choix de vie, ses activités singulières et régulières. De nombreuses questions lui sont posées. L'invité est soumis à une batterie de tests et de questions, scruté au microscope, passé au "décapeur", décortiqué et analysé par la profession.


Des personnalités Grenobloises "passées au crible"


Après le cosmologiste Aurélien Barreau, la championne olympique de snowboard Isabelle Blanc, le président du CRIF de Grenoble Jean-Luc Médina, le défenseur du GF38 Maxence Flachez, le président du groupe UMP à la mairie de Grenoble Fabien de Sans Nicolas, l'acteur humoriste Serge Papagalli ou encore les chanteurs Florian Peppuy dit Pep's et Magyd Cherfi (ex-Zebda)...

... ce fut le tour du "blogueur local de Grenoble" il y a quelques semaines.


Opération décryptage "à coeur ouvert"


En amont, afin de préparer leur émission hebdomadaire, les étudiants en Master de Journalisme rencontrent l'invité afin de "récolter" un peu de matière qui servira plus tard à "décaper" leur cible.

L'exercice est d'autant plus intéressant qu'il s'apparente à un décryptage. Claustrophobe, timide, réservé, en retrait, angoissé... s'abstenir !

L'hôte de la radio doit accepter de rentrer dans un cheminement inconnu, de se prêter au jeu des questions délicates, d'être porté, mis en avant ou secoué par les différents interlocuteurs tout en évitant de botter en touche.

Au cours de l'émission, différents intervenants, personnes proches, éloignées, connues et inconnues (Eve Moulinier, journaliste au Dauphiné Libéré - Stéphane Echinard, Coordinateur éditorial Grenews - Jérôme Steffénino, Webmaster de la Ville de Grenoble) interviennent pour pimenter le portrait de l'invité.

Divers sujets ont été abordés par les intervieweurs et l'invité : les supports et méthodes de travail d'un blogueur "local", la manière d'aborder le traitement, la production et la publication d'informations sur le terrain, la place du blogging local, l'animation et la participation des personnalités et internautes dans un débat en ligne, le choix éditorial, l'application d'une déontologie, la censure et l'auto censure, la rémunération, la place du journalisme aujourd'hui ou les relations entretenues avec la profession et les communicants...


Debriefing "maison" pour les chroniqueurs


En fin d'émission, la prestations des "journalistes-intervieweurs" est analysée par Yvan Avril, journaliste, Maître de conférence à l'IEP, rédacteur en chef du magazine Pigemag.

Sous l'oeil aiguisé du professionnel, le présentateur sur journal de France 3 Alpes décortique l'attitude et le travail des étudiants sous différents angles en présence ou non de l'invité du jour [3].

En France, bon nombre d'écoles de journalisme ou d'organismes de formation dans ce domaine proposent à leurs étudiants de travailler sur des projets "fermés", internes aux établissements, non accessibles au grand public. L'une des priorités du Master Journalisme de l'IEP Grenoble est d'externaliser les travaux des étudiants en condition d'apprentissage et d'exercices réels.


Externalisation multimédias


L'IEP Master Journalisme propulse différents "médias écoles" en direction du public.

Chaque semaine, les étudiants de l'Institut s'initient en direct au support radio pour appréhender le format (émission "Le Labo" sur Radio Campus Grenoble).

Ils apprennent également à maintenir une plateforme en ligne et à publier du contenu d'information sur un hebdo web du campus (PigeMag).

Ils éditent en parallèle un magazine papier bi-annuel et gratuit composé d'articles, de reportages photos, vidéos et d'enquêtes (Pigé Magazine).

De plus, le Master Journalisme de Sciences Po Grenoble organise régulièrement dans l'année des cycles de "Conférence de rédaction" qui permet aux étudiants de débattre avec des professionnels des médias reconnus sur le plan hexagonal ou international [4].

Toujours dans une optique d'ouverture de l'Institut vers l'extérieur, l'accès aux magazine, au site Internet, aux conférences... est libre et gratuit pour le public !


A l'heure où je rédige cet article, l'émission du Labo dans laquelle j'étais invité a été écoutée plus de 1100 fois sur le web... sans compter les auditeurs de Radio Campus !

Ecouter l'émission ici : Chrys (GreBlog MonGrenoble), invités du Labo (Sciences Po Grenoble et Radio Campus Grenoble).

Notes

[1] Radio Campus Grenoble : 90.8 FM

[2] rediffusée le samedi suivant à 13h30

[3] en aval, plus d'une heure de discussion avec l'équipe

[4] à titre d'exemple : Edwy Plenel (MediaPart.fr), Alain Joannes (Journalistiques.fr)...


28

01

2009

3ème édition Blogueurs des Alpes - Web In Alps à Grenoble

web in alps grenoble Article maj le 31/01/09 et le 01/02/09.

Le 23 mai 2008, la première édition des "Blogueurs des Alpes" (BDA) avait permis de rassembler une quinzaine de blogueurs et passionnés de la blogosphère locale. Des accros de l'Internet venus échanger et communiquer leur passion pour le web, expliquer leur démarche et révéler leur soif de partage et de publication de contenus en ligne.

Le 26 septembre 2008, la seconde édition des "Blogueurs des Alpes" réunissait une trentaine d'acteurs de la blogosphère locale originaires de Grenoble, de la région de Gap, de Romans-sur-Isère, de Saint-Marcellin. Mais aussi d'autres "pure players" du net travaillant sur Genève, sur Paris, curieux de découvrir ce rassemblement de passionnés hétéroclites.

Les participants témoignent de sujets qui les animent : réseaux sociaux, matériel informatique, technologies mobiles, vidéos, jeux en ligne, recettes de cuisine, actualités locales et nationales, soins apportés aux animaux, expression philosophique, univers de la femme, poésies libertines...


Blogueurs des Alpes, se rencontrer "dans la vraie vie"


A l'initiative de ces rencontres enrichissantes prenant en quelque sorte le relais des "GreBlog Café" que j'avais initié en 2006 sur Grenoble, cinq blogueurs passionnés par les usages, les contenus et les outils du web.

Leur objectif : laisser tomber - ne serait-ce qu'un instant - écrans, souris, clavier, mobile et "se rencontrer dans la vraie vie" le temps d'une soirée. Autour d'un apéritif suivi d'un buffet, chacun échanger avec les participants et porte un badge pour s'identifier et se reconnaître mutuellement.

Entre passion et addiction, la tentation revient au galop. Certains convives n'hésitent pas déployer le matériel informatique du moment, sortir le dernier mobile en vogue ou faire la démonstration d'un nouveau service web qu'il faut connaître sur la toile.

Un moniteur vidéo projette les sites Internet des participants. Des photos et interviews sont produites, réalisées sur place et propulsées sur le web (voir mes précédentes interviews.

Dans une ambiance conviviale, les "anciens" cooptent, présentent les "nouveaux venus". Chaque édition attire de nouveaux participants.


Blogueurs des Alpes (BDA) devient Web In Alps (WIA)


La troisième édition "Blogueurs des Alpes" (BDA#3) sera la dernière du genre.

La rencontre n'étant plus réservée aux seuls blogueurs mais ouverte à d'autres acteurs et passionnés du web, les organisateurs ont décidé de renommer la session.

"Blogueurs des Alpes" devient "Web In Alps".

Vous êtes passionnés par ce qui se passe sur la toile ? Vous souhaitez rencontrer des blogueurs, webmasters, acteurs ou entrepreneurs du Net ? Vous aimeriez vous lancer dans la création d'une plateforme en ligne ? Vous aimeriez obtenir des conseils dans ces domaines ?

La prochaine et dernière session "BDA#3" aura lieu le samedi 31 janvier 2009 au " Pili Pili ", 38 cours Jean-Jaurès à Grenoble à partir de 19h30 [1].

Afin de couvrir les frais d'organisation de la soirée (apéritif, buffet, matériel...), une modeste contribution financière est demandée aux participants. Une "boîte à dons" sera mise à leur disposition. Chacun pourra verser librement une somme de son choix.

Les personnes souhaitant participer à cette nouvelle édition sont invitées à s'inscrire au préalable sur ce site.


Liste des participants inscrits


Voici la liste des premiers participants inscrits [2] à la 3ème édition "Blogueurs des Alpes - Web In Alps".

maj 1/2 du 31/01/09 :



maj du 01/02/09 :

Retrouvez les premiers comptes rendus et photos de la soirée ici.

maj 2/2 du 31/01/09 :

Certains médias locaux ont annoncé la 3ème édition "Blogueurs des Alpes - Web In Alps".

C'est le cas du Dauphiné Libéré du 31/01/09 qui publie en ligne et dans ses colonnes un article sur l'événement en reprenant tel quel, mot pour mot des éléments de cet article [3].

Notes

[1] plan et infos sur le Pili Pili

[2] via webinalps.com

[3] sans référence, c'est toujours un plaisir...


26

01

2009

Pigé Magazine - PigeMag - navigue dans la blogosphère Grenobloise

pige magazine grenoble Pigé Magazine (PigeMag) est le journal d'information des étudiants du Master Journalisme de l’IEP (IEPG - Sciences Po Grenoble).

Ce semestriel de 32 pages tout en couleur tiré à plus de 3000 exemplaires est principalement distribué à l'Institut d'études politiques de Grenoble, sur le campus et dans le centre-ville de Grenoble.

Ce magazine propulsé par des étudiants aborde de nombreux dossiers d'actualités, propose des reportages sur le terrain, traite de sujets politiques, publie des interviews au fil des rencontres. Son format donne tout simplement envie de le parcourir, de le lire. Sans compter la qualité au toucher de son papier et l'aération de sa grille de lecture.

Sur le fond, Pigé Magazine propose des sujets qui ont souvent été traités par d'autres médias en prenant soin d'analyser un contexte, de relever une situation et de raconter une histoire. On peut toutefois regretter l'absence relative de sujets liés au cursus et à la formation des étudiants, à l'avenir de leur métier, aux pratiques journalistiques et à l'évolution des médias en général.


PigéWeb : un panorama du web Grenoblois


Dans son numéro 7 paru mi-décembre 2008, le magazine propose désormais à ses lecteurs une nouvelle rubrique qui dresse un panorama du web Grenoblois. Le journal propulsé en ligne sur Pigemag.com a choisi pour la rentrée 2009 de se plonger dans la blogosphère locale et de faire remonter des blogs "qui valent en tout cas le détour !" selon PigéMag.


Une sélection de blogs issus de la blogosphère Grenobloise


Cinq blogs ont été sélectionnés par la rédaction du journal.

L'occasion est donnée pour exprimer un mon avis et vous faire découvrir d'autres blogs sur le même thème (recommandations).


Grenoble Daily Photo


Gaëlle Brunet est photographe professionnelle. Depuis 2007, elle publie chaque jour une photo qui reflète sa vision de Grenoble sous un angle personnel et insolite. Grenobledailyphoto fait partie du réseau international City Daily Photo initialement lancé par Eric Tenin [1] (Parisdailyphoto). Le blog de Gaëlle est parsemé de courtes réactions spontanées. En choisissant d'écrire principalement en anglais, "Bleeding Orange" a su attirer un public hétéroclite et consolider une communauté d'internautes passionnés par ses clichés.


Point fort : regard artistique, appuyé et esthétique sur ce que nous voyons et ne voyons pas à Grenoble.

Point faible : peu d'explications sur le regard de l'artiste. Participations subjectives, tournées vers le compliment.

Autre blog à découvrir sur le même thème : Shandara.net (photos d'une Canadienne à Grenoble, de retour au canada : archives).


Bmol


Bmol est le blog des bibliothécaires musicaux de la Ville de Grenoble . Depuis un peu plus d'un an maintenant, une vingtaine de rédacteurs vous proposent régulièrement de consulter des collections et des animations liées à la musique dans les Bibliothèques municipales de Grenoble. Côté support, Bmol se veut interactif et "réactif à la scène locale". Le blog propose de nombreux services. Il met en avant des archives sonores, sélectionne des nouveautés musicales, publie des extraits de concerts et tente d'interagir avec le public et ses adhérents.


Point fort : l'équipe de rédaction, le catalogue, le services d'écoute, les contenus objectifs.

Point faible : l'agencement et l'organisation des contenus, la grille de lecture.

Autre blog à découvrir sur le même thème : La bibliothèque apprivoisée (débat sur la bibliothèque 2.0 et ses expériences).


Michel Destot


Le blog du député-maire de Grenoble est plutôt atypique dans la blogosphère Grenobloise. Les publications de son carnet de bord sont partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et sur le plan national. Un mélange vivant de contenu non subordonné. Michel Destot a compris l'intérêt de publier du contenu en s'adressant directement à ses concitoyens. Un exercice qui lui permet quelque peu de s'affranchir des médias traditionnels [2].


Point fort : une mise en avant de la personnalité : regard, humeur, sentiments, liberté de ton...

Point faible : une absence de participation, de commentaires. Une présentation graphique "vieillotte", "has been".

Autre blog à découvrir sur le même thème : Stéphane Gemmani (un Conseiller municipal de Grenoble, coups de gueule et liberté de ton).


Skipass


Le blog de Skipass, 1er site francophone consacré aux sports d'hiver, est tenu par les "chefs" et responsables du magazine en ligne. En ce début de saison froide et tout au long de l'année, on y trouve de l'actualité toute fraîche sur les sports de neige, un panel d'informations pratiques et réactives, une myriade de bons plans pour tous les passionnés ou amateurs de glisse. Le support est accompagné de photos et vidéos qui ne passent pas inaperçus. Le ton du blog est volontairement accrocheur, libre et dissocié de celui du site principal.


Points fort : l'équipe de rédaction, les bons plans, une liberté de ton et de décontraction.

Points faible : égocentré, un excès de chiffres et de démonstrations.

Autre blog à découvrir sur le même thème : Manuturlututu (un Grenoblois passionné de montagne, des sommets, de randos...).


GreBlog MonGrenoble


Selon le magazine PigéMag, "Impossible de ne pas connaître GreBlog MonGrenoble lorsqu'on vit dans la capitale des Alpes (...) Moins de trois ans après sa création, son auteur a réussi à faire de GreBlog le principal blog d'information de la région (...) présent au même titre que les journalistes". [3].


Point fort : "est considéré (...) comme un média à part entière" selon PigéMag.

Point faible : fait tout... tout seul [4].

Notes

[1] que je rencontre parfois lors d'évènements "Blogs" dans l'hexagone

[2] annonce de sa candidature de 2008 sur son blog

[3] je rajouterai simplement... blog d'information locale ou blog hyperlocal :-)

[4] ce qui est à la fois un handicap et une formidable opportunité


09

01

2009

3ème journée : en direct des rencontres d'Autrans 2009 : micro blogging

autrans internet 2009 Comme chaque année depuis 13 ans et durant trois jours, de nombreux acteurs de l'Internet se retrouve à Autrans pour échanger sur les outils Internet, communiquer sur les nouveaux usages, créer des liens à travers des réseaux humains (et sociaux), se familiariser sur des produits du web ou introduire de nouveaux concepts du web.

Plutôt que de rédiger un article, j'ai choisi cette année de micro-bloguer sur place (envoyer de courts messages à la communauté, redistribution de notes, partage de points de vue, synthèse et regroupement des échanges en fin de session à partir des réseaux sociaux mis à disposition).

Le tout... en live !

Un expérience enrichissante lorsqu'elle est partagée par la communauté (absente et présente) qui suit les comptes-rendus archivés et vous fait un retour... en direct !


Suivre les notes en direct ICI, sur le Mur, redistribuées sur Autrans 2009


07

01

2009

Grenoble se démarque dans le domaine de l'Internet : Label Ville 5 arobases, rencontres Internet Autrans 2009 et Wikipedia à Grenoble

wikipedia grenoble Dans le domaine de l'Internet, le début de l'année 2009 est marqué par un ensemble d'évènements de premier plan sur la région Grenobloise.

Partant sur le principe de l'échange de contenus en ligne, du partage d'outils et des usages, de la facilité d'accès à l'information, de nombreuses initiatives intéressantes continuent de voir le jour d'années en années.

Certaines se voient récompenser par une distinction au plus haut niveau. D'autres permettent de consolider une collaboration et de partager des connaissances avec autrui.

Commençons par remonter quelques semaines en arrière, fin 2008.


Grenoble, ville cinq arobases au Label Ville Internet 2008


Le 24 novembre 2008 à Paris, la Ville de Grenoble recevait la plus haute distinction de l'Internet citoyen en recevant 5 arobases au Label Ville Internet 2008. En préservant la qualité de l'ensemble des services et usages proposés afin de faciliter l'accès à l'information et en obtenant le dernier échelon, Grenoble rejoint le club des 14 collectivités locales françaises labellisées "@" parmi 203 communes ou communautés de communes observés par le réseau Ville Internet.

D'autres villes de l'agglomération ont obtenu le fameux sésame en 2008. Parmi elles, Echirolles, Saint-Martin-d'Hères avec 4@, Meylan, Fontanil, Sassenage, Fontaine avec 3@ et Eybens avec 2@.

Côté technique, la Ville de Grenoble se voit récompenser notamment pour l'amélioration de l'accessibilité sur son site web (vocalisation avec le système bien connu ReadSpeaker), la numérisation d'une partie des archives municipales (accès et consultation), l'introduction du paiement en ligne (achat ticket résident, billetterie Théatre municipal...) et l'introduction d'outils (tester la performance énergétique de son logement).

Côté participatif, la Ville de Grenoble est distinguée pour son processus d'élaboration de la charte de la démocratie locale.


Autrans 2009 : la rencontre des acteurs de l'Internet


Comme chaque année depuis 13 ans, le plateau du Vercors accueille la "rencontre des acteurs de l'Internet 2009" à Autrans.

Durant près de trois jours, près de 300 participants en provenance de l'hexagone ont le privilège d'échanger cette année sur le thème "Réseaux sociaux et savoirs collectifs - Comment coproduire et organiser les connaissances ?".

L'occasion est unique pour déployer ses connaissances, observer les mutations numériques, déployer des réseaux, se plonger dans Second Life, participer à des ateliers pratiques (ExplorCamps), intervenir dans des plénières, interagir avec des conférenciers, promouvoir un produit numérique, solliciter des usages, développer l'interactivité ou produire du contenu sur place. Le tout dans une ambiance cordiale à la fois studieuse et festive.

Comme chaque année, je m'y rends.

En attendant, découvrez le programme des rencontres Autrans 2009.


Wikipédia à Grenoble : collaboration et partage de connaissances


Wikipédia est devenu un outil incontournable sur Internet. Gratuit, omniprésent sur la toile et facile d'accès en lecture, le contenu de cette encyclopédie libre continue de s'étoffer chaque jour grâce à la collaboration de millions d'internautes passionnés qui viennent enrichir le partage de la connaissance.

Consulter Wikipédia est une chose. Collaborer, participer à l'élaboration de son contenu en ligne en est une autre...

Partant de ce constat, afin d'expliquer au plus grand nombre les rudiments de l'outil et les mécanismes de base (parfois complexes) de l'encyclopédie, un certain nombre d'élus, de personnalités et d'acteurs dans le domaine des TIC [1] on choisi de lancer plusieurs opérations dans la région de Grenoble. "Wikipédia Grenoble" et "Wikipédia Vercors".

"Wikipédia est le premier site le plus visité dans le monde sans publicité (...) Notre objectif est de mieux faire connaître Wikipédia dès que l'occasion se présente (...) Beaucoup de gens restent sceptiques sur la crédibilité du contenu de l'encyclopédie (...) L'un des problèmes peut se porter sur la modération des pages et il nous faut trouver le moyen d'offrir une collaboration dans un système Wiki à la fois complètement ouvert et fermé" souligne Bruno Oudet, l'un des pionniers de l'Internet en France [2] et membre du Conseil d'administration de Wikimédia France, rencontré récemment lors de la conférence de presse.

Le 8 janvier prochain, dans le cadre des rencontres d'Autrans 2009, les opérations "Wikipédia" débuteront dans le Vercors. Le 10 janvier 2009 de 9h et 13h à l'IUT2 de Grenoble puis dès 14h à l'Internet Café, l'initiative "Wikipédia Grenoble" prendra place.

Premier objectif : faire découvrir l'outil et se former à l'usage de l'encyclopédie Wikipédia.

Second objectif : permettre au plus grand nombre d'enrichir les pages et les photos sur Grenoble et le Vercors dans un premier temps sur deux wikis de travail collaboratifs (http://wiki-vercors.imag.fr et http://wiki-grenoble.imag.fr).

Troisième objectif : regrouper, modérer [3] l'ensemble des contenus... et les porter sur le site Wikipédia (http://fr.wikipedia.org).

"Aujourd'hui, en terme de proximité, de promotion de la ville de Grenoble et au niveau des usages, on a tout à inventer" souligne Gildas Laeron, Conseiller municipal de Grenoble, chargé des TIC. "Je suis pour Wikipédia (...) De notre coté, ces initiatives vont nous permettre d'organiser notre réflexion pour la création d'un grand portail sur l'Isère d'ici 2011" ajoute un membre du Conseil Général de l'Isère (CG38).

De son côté, Mathieu Mauvais, président du CLUQ Grenoble envisage de mobiliser les Unions de quartier afin que chacun puisse créer du contenu sur l'histoire de la ville.

Chantal Carlioz, maire de Villard-de-Lans explique l'enjeu. "L'évènement autour de Wikipédia est une occasion unique pour promouvoir le Vercors et mobiliser la population sur Internet au niveau de l'intercommunalité (...) Nous voulons la mise en place d'un Grenelle de Villard-de-Lans pour permettre à la population de s'exprimer et de faire des propositions à la Communauté de Communes du Vercors (...) En outre, ce qui m'intéresse, c'est de voir comment les institutions peuvent collecter ces propositions et vivre cela".


Wikipédia à Grenoble : lancement du premier livre Wikipédia en français


A l'occasion des initiatives lancées, le tout premier livre sur l'encyclopédie libre Wikipédia (en français) sort le 8 janvier 2008. Une première sur Grenoble et dans l'hexagone.

L'ouvrage "Wikipédia, Découvrir, Utiliser, Contribuer" écrit par des participants actifs impliqués dans la communauté Wikipédia est publié par Guillaume Paumier et Florence Nibart-Devouard aux Presses Universitaires de Grenoble (PUG) [4]. Il est notamment disponible en librairie et téléchargeable au format numérique.

Jusqu'en 2008, Florence Nibart-Devouard fut tout simplement l'ancienne Présidente du Conseil d'administration de la Wikimédia Foundation Monde (membre fondateur de Wikipédia France). Cette consultante indépendante sur les "pratiques collaboratives en ligne" est originaire... de Grenoble (Gières) [5].

Ce guide qui traite de ce gigantesque "temple du savoir" en ligne est préfacé par Michel Serres et Michel Polacco. Il contient de nombreuses fiches pratiques pour permettre à tous de contribuer, comprendre et utiliser l'une des plateformes en ligne les plus consultées sur la planète.

Sans pub.

Notes

[1] Technologie de l'Information et de la Communication

[2] co-initiateur des rencontres d'Autrans

[3] passage obligé

[4] contenu est publié sous licence libre (GFDL)

[5] a passé une partie de son enfance dans la région


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2008

Quand le wifi sert à fidéliser la clientèle d'un hypermarché Grenoblois

wifi grenoble Comme bon nombre d'entre vous, il m'arrive de faire de temps à autre quelques courses sur l'une des zones commerciales les plus étendues de la région : celle située sur l'avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d'Hères.

Arrêtons-nous un instant sur l'un des principaux centres commerciaux de l'agglomération Grenobloise.

Depuis quelques mois, l'hypermarché Géant Casino Saint-Martin-d'Hères propose à sa clientèle de faire ses courses... en surfant sur le web.

Le marketing commercial a encore de beaux jours devant lui. Quand il s'agit d'attirer et de fidéliser une "nouvelle" clientèle, tous les moyens sont bons.


Faites vos courses... en surfant sur le web


Au premier abord, l'idée paraît quelque peu séduisante.

Géant Casino vous propose tout simplement de vous connecter gratuitement et en accès libre à l'Internet par le wifi dans son espace commercial. Pour peu qu'on soit attaché au quotidien à la toile ou qu'on ne dispose pas d'accès chez soi, on peut être tenté par l'utilisation du service. Après tout, la nouveauté qui attire l'attention, est susceptible de séduire.

Chacun sait que la gratuité amène le business.

Il suffit d'entrer dans la galerie commerciale Géant Casino pour s'en apercevoir. De grands panneaux fixes placés à la fois à l'entrée et au milieu des allées du centre commercial vous informe :

"Surfez au gré de vos envies, en consultant vos emails, en naviguant sur vos sites web favoris, en jouant avec vos amis (...) Connectez-vous à votre centre commercial et découvrez son actualité, sa newsletter, ses animations, ses services, ses liens locaux utiles".

Comme on l'aura compris, ce message publicitaire s'adresse en priorité aux jeunes (à vrai dire, je ne crois pas que mes deux grands-mères sachent ce qu'est une newsletter, jouer sur le Net ou prendre le temps de consulter l'actu web du magasin).

Essayons d'utiliser ce service gratuit sur place.


Jouons le jeu


A part pousser un caddie, amener des sacs pour transporter et ranger ses courses, cela ne me viendrait pas à l'idée de prendre une machine pour me connecter en wifi à l'Internet pendant que je fais mes courses. Le temps que nous consacrons pour faire nos emplettes est parfois difficile à trouver entre le travail, la famille et le reste de nos activités. Comment peut-on encore trouver le moyen de consommer tout en consommant de l'information sur le web ?

Il m'a fallu plus de deux minutes pour lancer une connexion active en wifi sur mon mobile (activation wifi, acceptation des conditions générales d'accès au service, passage obligé sur le web du magasin pour enfin arriver à surfer sur un site de mon choix). Le seul moment idéal choisi pour me connecter : dans la file d'attente, devant les caisses.

Il semblerait que la répartition des points d'accès wifi soit volontairement inégale dans la zone commerciale Géant Casino. Le signal de réception wifi est plutôt faible dans les allées de l'hypermarché. Il est beaucoup plus fort aux abords des caisses et dans les couloirs du centre commercial.

Les plus exposés en permanence aux signaux wifi ne sont donc pas les clients du magasin, mais les commerçants de la galerie marchande... et les hôtesses de caisse.

En définitive, la dérivation de l'usage mène indirectement à l'achat et à la consommation dans un même espace regroupant une nouvelle communauté de services.


Attirer et fidéliser... une nouvelle clientèle


Premier objectif : attirer le consommateur afin qu'il reste le plus longtemps possible dans le centre commercial. Second objectif : le fidéliser sur place.

Plus un consommateur reste longtemps dans une enseigne commerciale, plus sa propension à acheter et consommer est forte. Plus un espace commercial offre diverses prestations et services, plus le consommateur le considère comme un lieu de vie, de rencontre et d'échange.

Pour certains, il s'agit d'occuper son temps. Pour d'autres, de le gagner et de l'organiser.

Ainsi, l'idée de proposer une connexion gratuite à l'Internet dans ce genre d'établissement ne peut que renforcer les perspectives d'ouverture des magasins le dimanche... pour les distributeurs.

Et d'après ma photo, tout porte à croire que l'opération marketing de l'hypermarché Géant Casino produit ses effets.


Venir se connecter au centre commercial


Après avoir terminé mes courses, je suis allé à la rencontre de ces "clients-consommateurs de flux" pour leur demander pourquoi ils étaient là, recroquevillés pour la plupart sur leur Mac ou Pc Portable dans le couloir d'un centre commercial, en train de surfer sur le web.

En toute simplicité, un étudiant apparemment très détendu m'explique : "Ben là tu vois, je sors de cours (...) ma copine se tape les courses pour le studio pour finir la semaine et là, je termine un truc pour demain à la fac".

Une jeune asiatique, très concentrée sur sa machine, répond : "Vous savez, j'aime venir ici parce que je retrouve ici mes copines le soir quand nous sortons de cours (...) On a nos habitudes et on s'attend souvent avant de rentrer ensemble en bus (...) Et quand il fait froid ici en attendant, on est bien vous savez".

Les réponses de certains sont étonnantes mais pas surprenantes.

Certains espaces libre service d'accès à la toile sont parfois inaccessibles sur le domaine universitaire. D'années en années, l'accès à l'Internet se démocratise, la mobilité s'accroît, devient une norme tandis que le coup du matériel diminue.

Les distributeurs ont trouvé un nouveau filon : séduire une jeune clientèle qui n'a souvent pas beaucoup de moyen mais qui plus tard, reviendra consommer plus largement sur place.


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