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05

2008

Fichier "Base Elèves" : le CIRBE tente d'informer les parents d'élèves, l'Inspection Académique de l'Isère tente de les rassurer

base eleves grenoble S'il y a bien un dossier que je suis depuis quelques mois en diagonal depuis que j'ai goûté aux joies de la paternité et qui m'interpelle en raison des récentes agitations qu'il suscite au sein de la communauté Grenobloise, c'est bien celui du logiciel "Base Elèves 1er degré".

Base Elèves est une application informatique de gestion mise en place progressivement depuis 2005 par le Ministère de l'Education nationale dans les départements Français. Un logiciel qui selon une note distribuée fin avril [1] par l'Inspection Académique de l'Isère à l'ensemble des parents d'élèves des écoles maternelles et élémentaires du département, est destiné à suivre le parcours scolaire des élèves, aider les directeurs d'écoles dans la gestion des dossiers élèves, faciliter le suivi en temps réel des effectifs et produire accessoirement des statistiques précises sur le plan national.

Progressivement mis en place depuis 2004 dans certains départements, Base Elèves sera généralisé d'ici la fin de l'année dans tous les départements. En Isère, certains directeurs d'écoles ont déjà commencé à saisir le minimum de renseignements obligatoires demandés dont la grande majorité est conservée sur une période... de 15 ans. A l'échelon national, ils sont consultables et ne sont plus nominatifs : la clé principale est un identifiant. Dans l'académie, les mairies et les inspections peuvent les consulter.


Un dispositif discrètement mis en place


Peu de parents d'élèves ont actuellement entendu parler de ce dispositif dont l'intérêt ne suscite guère l'enthousiasme des médias traditionnels. Pourtant, son application fait grand bruit notamment au sein de l'agglomération : quelques élus tentent de parler du dossier, de nombreux collectifs font leur apparition pour dénoncer la mise en place et la finalité du système.

Similaire aux outils existants depuis de nombreuses années pour la gestion des collèges et lycées (logiciel BEA, SCONET ...), l'application base de données "Base Elèves 1er degré" contient des champs principaux saisis par les directeurs d'écoles qui ont l'obligation de renseigner une fiche de renseignement... pour chaque élève scolarisé du public et du privé... dès la première année de maternelle.

La saisie des renseignements s'effectue par Intranet sécurisé. Soulignons au passage que la sécurité du système n'était pas du tout fiable au début de sa mise en place [2]. En principe, chaque directeur a reçu une formation par son académie lui permettant de renseigner les fiches des élèves. A présent, celui-ci se voit remettre une "clé OTP" (mot de passe sécurisé jetable et valide durant la durée de la connexion).


Des champs obligatoires, facultatifs, visibles, non visibles...


Acte 1 : principaux champs obligatoires :

un identifiant unique de 18 chiffres réservé à l'EN dont la construction permet d'éviter une connexion éventuelle avec tout autre fichier informatique existant ou à venir [3], des renseignements obligatoires (nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, adresse de résidence avec noms, prénoms et adresse des responsables légaux, type de rattachement avec l'enfant, attribution de l'autorité parentale).

Acte 2 : renseignements saisis uniquement par le directeur d'école :

situation familiale, email, téléphones, professions des parents, CSP, coordonnées des personnes à appeler en cas d'urgence, autorisation ou non de transmission de coordonnées aux associations parents, de la photo de l'élève, assurance de l'enfant, date d'inscription mairie et d'admission, obtention de dérogation, date de radiation de l'école, écoles précédemment fréquentées, cycle, niveau, classe, langues apprises de l'année passée et en cours, absentéisme signalé, validation des piliers du socle de compétences et acquisitions de compétences diverses, projet personnalisé de réussite éducative, activité périscolaire, maintien ou passage à l'issu du cycle...

Acte 3 : renseignements que le directeur ne peut saisir qu'avec l'accord des parents d'élèves :

Besoins éducatifs particuliers dont projet d'accueil personnalisé, service d'aide pédagogique à domicile, modalités de scolarisation, matériel adapté, projet personnalisé de scolarisation, réseau d'aide pour enfants en difficulté et type d'enseignement...

Sous la pression médiatique, au fil du temps, certains champs à renseigner sont devenus facultatifs alors qu'ils étaient obligatoires, d'autres, devenus invisibles au fil des consultations.


Inquiétude chronique et polémique récurrente autour du dispositif


Depuis début 2008, l'Isère est l'un des départements les plus mobilisés contre Base Elèves. Le CIRBE, Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves qui dispose d'un blog très actif sur le sujet, entend mener de nombreuses actions sur le terrain en tentant d'informer les parents d'élèves et autres responsables locaux sur la dangerosité légitime et supposée du dispositif. Kit complet "Non à Base Elèves", réunions programmées, tracts, documents, lettres types, formulaires, comptes-rendus... permettent au collectif d'informer les parents d'élèves sur le terrain de l'Education nationale.

Selon l'une de ses responsables, rencontrée au cours d'une réunion d'information du CIRBE ce samedi 2 mai 2008, le collectif touche près de 406 écoles sur les 1013 du premier degré que compte le département de l'Isère. A peine une vingtaine de personnes sont venues écouter l'oratrice : le sujet peine à mobiliser. A ses côtés, une représentante d'une association de parents d'élèves d'une école et un seul élu à s'être déplacé tôt ce samedi matin pour écouter et échanger avec le public : Philippe de Longevialle, nouvel Adjoint à l'urbanisme de la ville de Grenoble.

De son côté, le Conseil municipal de Grenoble a manifesté son opposition à la mise en œuvre du dispositif le 25 juin 2007, réaffirmée le 4 avril 2008 par l'émission d'un vœu réclamant tout simplement l’abandon du fichier Base Elèves.

Au passage, notons simplement que la note de l'Inspecteur d'académie de l'Isère (IA) stipule que "les mairies en charge de l'inscription des élèves ont accès aux seuls renseignements d'état civil, de la classe fréquentée, des activités périscolaires et des informations relatives à l'existence d'une assurance ou à la possession d'attestations (...) Aucune information relative à l'absentéisme n'est communicable via ce fichier à la mairie (...) Le Recteur et le Ministre n'ont accès qu'aux données statistiques donc anonymes (...) Aucune connexion entre académies n'est possible (...) Ce fichier n'est partageable avec aucune autre administration (...) Il n'existe donc pas de fichier national de Base Elèves".

En d'autres termes, une bonne partie de ces informations sont déjà connues de la mairie (la mairie gère les dossiers d'inscription des élèves avec ces champs principaux, le directeur d'école procède à la répartition des classes et fait des pointages réguliers avec la mairie au moment des inscriptions).

L'IA ajoute "Aucun suivi psychologique, aucune information médicale ne sont renseignés dans le fichier (...) Aucune information concernant la nationalité de l'élève n'est saisie dans ce logiciel".

Par ailleurs, selon un avis de la CNIL du 22 juin 2007 (3 jours avant l'avis du Conseil municipal), "les parents ne peuvent s'opposer à ce dispositif concernant leur enfant, l'inscription scolaire étant obligatoire". Bien entendu, un parent peut demander à vérifier les infos contenues dans Base Elèves concernant son enfant... et le droit de rectifier celles-ci au besoin (loi du 6 janvier 1978), mais comme chacun le sait...personne ou presque n'utilise ce droit.


Le CIRBE tente d'alerter l'opinion... à sa manière...


Quand on s'amuse à comparer la liste des champs de la base de données Base Elèves signalés par l'IA avec ceux mentionnés dans le kit complet "Anti Base Elève" fourni par le CIRBE, on reste perplexe et surpris par la différence des annonces.

Premier exemple : l'IA mentionne l'existence du champ "Assurance" (case à cocher, oui ou non). Le CIRBE parle de champs "Compagnie" et "N° de police d'assurance".

Deuxième exemple : le CIRBE signale l'existence de champs de type "Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de communication", "Possession d'une culture humaniste", "Autonomie et l'esprit d'initiative" mais également "Lieu de travail : dénomination et coordonnées" des parents, "Poste" occupé... etc.

...informations nullement clairement mentionnées dans le document de l'IA. Il semblerait que le CIRBE extrapole certains champs afin de dramatiser et d'assombrir la situation auprès des parents d'élèves : à moins que ce soit l'IA qui n'est pas tout dit...


Quelle société voulons-nous pour nos enfants ?


L'Education nationale cherche à communiquer en justifiant l'intérêt du dispositif et en minimisant l'impact soulevé par des opposants de plus en plus nombreux à dénoncer le manque d'information au préalable auprès du public concerné.

Ces derniers dénoncent un système qui est une formidable atteinte à la vie privé. Un dispositif pernicieux lié aux rapports d'expertise collective de l'INSERM en 2005 intitulé "Troubles des conduites chez l'enfant et l'adolescent" et Bénisti en 2004 sur la "Prévention de la délinquance".

"Une base de données élèves contenant la fiche d'un enfant qui ne donne pas, ni de procure sa vie" ajoute un parent d'élèves lors de la réunion d'information. Les parents témoignent en faisant part de leur angoisse liée à la notion de partage nominatif, à la diffusion possible de données sensibles ou médicales, à une éventuelle portabilité des informations saisies dans Base Elèves d'une administration à une autre.

Philippe de Longevialle exprime son désarroi "Ce fichier pose un problème de société (...) Pour l'instant à Grenoble , il y a une prise de conscience mais il faut que le débat remonte au niveau national (...) Dans tout ça, ce qui est gênant, c'est la confusion des objectifs (...) On ne sait pour l'instant ni trop comment, ni trop pourquoi cela peut t'il servir à l'Etat en dehors des statistiques".

A contrario, d'autres parents s'étonnent du positionnement alarmiste des intervenants et dénoncent l'attitude du CIRBE qui, selon eux, n'expose aucune contre-proposition constructive au dispositif obligatoire en cours de généralisation.

Parmi eux, certains signalent que chacun est fiché depuis bien longtemps dans notre société, que la plupart des données à saisir dans Base Elèves sont déjà inscrites sur d'autres fichiers appartenant à des entités commerciales ou administratives. D'autres estiment que Base Elèves est le moyen d'harmoniser et de mieux contrôler une grande partie de ces données dispersées dans plusieurs fichiers structurellement hétérogènes... et qu'il faut vivre avec son temps.

A Grenoble, malgré un certain silence qui l'entoure, le dossier reste éminemment sensible... en toute circonstance.

Notes

[1] bien tardivement

[2] révélation du Canard Enchaîné du 27/06/07

[3] selon l'IA


19

03

2008

Interview de GreBlog pour Rue89 dans le cadre de la Netcampagne en France

greblog rue89 Il y a deux semaines, j'étais interviewé par un correspondant de presse du site web d'actualité Rue89, un journal en ligne en pleine expansion créé par d'anciens journalistes de Libération, dont la spécialité est la publication d'informations traitées à la fois par des journalistes, experts et internautes.

Mathieu Sentis, correspondant de presse pour Rue89 effectuait une enquête au sujet du désintéressement potentiel des électeurs vis à vis des sites des candidats sur la toile dans le cadre de la Netcampagne des municipales 2008 en France.

Partant d'un simple constat personnel, après avoir fait un tour général de la blogosphère durant la campagne, il relève le manque de participation, de débat sur Internet et la censure de nombreuses contributions d'internautes.


Les sites ou blogs de candidats analysés


Sous le titre évocateur "La Netcampagne officielle boudée par les internautes", l'auteur tend à démontrer qu'un grand nombre de blogs ou sites tenus par des personnalités politiques ou candidats en lice ne jouent pas le jeu de la transparence des échanges et de la participation.

"Le débat ne prend pas" explique le correspondant à propos du site bertranddelanoe.net : le nombre de contributions y est très faible. Le dépôt d'un commentaire encourageant est publié sur le blog de Christian Estrosi : une autre contribution déposée, plus critique, ne le sera jamais. Même expérience réalisée sur le site de Martine Aubry qui ne publiera pas un commentaire défavorable mais qui fournira tout de même une explication pour le moins hasardeuse.

A contrario, l'auteur souligne une vague d'expression participative qui jaillit sur de nombreux sites appartenant à de petits candidats qui disposent, en marge de l'intéressement des grands médias traditionnels, d'un canal idéal de discussion avec la population. "La participation mesurée des internautes sur des sites d’envergure est d’autant plus étrange que certains blogs de petites communes présentent le phénomène inverse" ajoute Rue89.


De la modération virtuelle à l'esprit participatif


"J'ai cherché à vous contacter parce que chez vous sur GreBlog, je suis étonné de voir que la discussion est très animée, que ce soit dans le cadre de la campagne ou non, surtout s'agissant d'une grande ville" m'avoue le correspondant en introduction de notre longue conversation par téléphone.

En début de mois dans un billet , je signalais également le peu d'intérêts des internautes pour la campagne des municipales sur le plan local et national.

Auprès de GreBlog, le correspondant de presse cherche à en savoir davantage :

"D'après-vous, comment se fait-il qu'un candidat choisisse de lancer son propre blog pour communiquer avec son électorat et paradoxalement, décide de censurer la plupart du temps les commentaires ? (...) Comment peut-on deviner s'il y a contrôle ou manipulation ? (...) Pourquoi la plupart, après avoir cherché à déposer un message chez les candidats viennent-ils chez vous après coup pour s'exprimer ? (...) Vous arrive t-il souvent d'en parler avec les candidats que vous rencontrez ? (...)".

Certaines réponses ont été publiées [1] dans l'enquête Rue89 (lire ici)


De l'esprit participatif à la modération virtuelle


Cet article, mettant en avant le blog local de Grenoble et les sites de personnalités politiques de premier plan, corrobore mes constatations.

Le positionnement d'un site ou blog d'un candidat reste délicat. Seules les options choisies par sa Netéquipe permettent à son électorat de trouver un intéressement particulier. Sans oublier la manière dont le site a été construit sur la toile et qui bien souvent, écarte l'internaute d'un quelconque intérêt à trouver matière.

Trop souvent, le candidat cherche à véhiculer une image de lui-même ou de son équipe qui correspond à celle déjà connue de ses fidèles, de ses sympathisants et parfois même, du grand public. Très peu de candidats optent pour une stratégie politique de communication en direction des indécis ou des opposants : nul doute que le débat pourrait avoir lieu et davantage s'enrichir en ces circonstances...

Notes

[1] TéléGrenoble a récemment choisi sur son antenne de relayer l'article Rue89 et l'interview GreBlog.


01

02

2008

Interview de GreBlog MonGrenoble pour France 2 et France 3 dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble

france2 greblog grenoble Depuis fin décembre, le groupe France Télévision a choisi de porter un regard sur certains acteurs présents sur la toile dans le cadre de son dossier relatif aux élections municipales de 2008 en France.

Anne Brigaudeau, journaliste pour France 2, s'intéresse de prêt aux blogueurs locaux faisant régulièrement parler d'eux sur le plan national en dehors de leurs ancrages, actions et présences respectives au niveau local.

Les deux chaînes de télévision publique France 2 et France 3 ont fait le choix de sélectionner et de mettre en avant une demi-douzaine de blogueurs s'investissant sur le terrain de la campagne des municipales de 2008.

Des blogueurs populaires, connus, ayant choisi de créer un webzine d'information locale, de se présenter à l'élection ou de suivre de prêt la campagne des municipales de 2008.

Parmi eux : le Bondy Blog à Neully, GreBlog MonGrenoble à Grenoble... ainsi que d'autres blogueurs reconnus, que j'ai eu l'opportunité de rencontrer à maintes reprises.

Christophe, Christophe Ginisty à Issy-les-Moulineaux.
Franck, Montbouge à Montrouge.
L'association MSE, à Saint-Egrève
Christophe, MonPuteaux à Puteaux.
Gérard, la Piquouse de rappel à Chartres.
Bruno, Blog2Roubaix à Roubaix, récemment de passage à Grenoble.

Du côté du petit écran, après les interviews de GreBlog MonGrenoble sur les plateaux de TéléGrenoble, France 3 Rhône-Alpes et les reportages locaux sur place de France 3 Grenoble et de M6, découvrez sur le site de France 2 ou de France 3 un portrait effectué par la journaliste de France 2 et une interview du blog local de Grenoble et ses alentours [1].

A lire ici :

elections.france2.fr/municipales/2008/sur-le-net/

ou ici :

elections.france3.fr/municipales/2008/sur-le-net/.

Notes

[1] quelques petites coquilles amusantes : greblog.com, ... :-)


29

10

2007

Soirée de lancement de RMG, Radio Malherbe Grenoble

rmg radio malherbe grenoble Il y a quelques semaines, j'étais invité à la soirée de lancement de la nouvelle saison de RMG, Radio Malherbe Grenoble, une radio associative animée par de jeunes grenoblois dynamiques et passionnés par ce qu'ils font derrière un micro.

Pour l'occasion, la radio avait invité quelques élus [1] et auditeurs de la station.

Pour le moment, RMG38 n'a pas la chance de pouvoir émettre sur la bande FM grenobloise. Emballé par la qualité du projet, la démarche et la fougue de ces jeunes grenoblois, le CSA n'a pour le moment pas la possibilité d'attribuer une longueur d'onde supplémentaire en raison de la forte concentration de radios locales FM dans la région.


Une radio innovante qui trouve son public


En attendant, face à ce handicap et cette situation, Radio Malherbe Grenoble décide d'émettre sur le web en direct de la capitale des Alpes. Ce choix s'avère payant. C'est un succès. Les auditeurs répondent présents et le public averti est à l'écoute de la station.

Plus de 2000 auditeurs écoutent chaque semaine sur la toile plus de 29 heures de programmes de la "radio 100% djeun's de Grenoble".

Evènements, musiques, mixx, sport, délires, actus, kdos... au travers d'emissions éclectiques : Choop's Style, People Stars, Foot Station, Pertinence Funk, Generazione Italia, Hit Club, Pop and Rock... Chat en direct, webcam live, forum, liaison téléphonique et envoi de SMS des auditeurs, réponse en direct...


RMG émet en direct en utilisant une simple connexion Wifi


Le local RMG38 se situe dans le quartier Malherbe à Grenoble, à deux pas du domicile du maire de Grenoble. Ce dernier vient régulièrement les voir [2].

Lors de la soirée de lancement au restaurant "le Chalet" situé au dessus du parc du Jardin des dauphins, j'étais surpris de constater le peu de matériels nécessaires à la radio pour diffuser ses programmes en "live". En réalité, RMG est une radio "mobile". Elle émet principalement de son studio mais également... là ou elle le désire...

En vidéo, l'ambiance RMG38 et une petite interview de charmantes demoiselles de la radio.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Voici ce que me confiait l'un des animateurs : "L'autre jour, on voulait se trouver un coin pour émettre, alors on a détecté les connexions wifi du quartier (...) on a trouvé un coiffeur et on lui a demandé si on pouvait se connecter sur son Wifi pour qu'on puisse se brancher dessus pour diffuser en live notre émission". C'est par ce biais que les jeunes de RMG ont pu localiser de nombreuses sources wifi dans les alentours du parc et ont pu installer sans aucune difficulté leur studio mobile au dessus du Jardin des Dauphins.

Cette débrouillardise des membres de Radio Malherbe Grenoble n'est pas surprenante. En attendant d'obtenir une place sur une bande FM saturée, les nouvelles technologies leur permettent d'asseoir une organisation huilée et une formidable liberté de ton. Souhaitons que ce genre d'initiative radiophonique puisse se multiplier. Une radio ne s'écoute plus exclusivement sur un poste immobile ou par autoradio. Nous sommes de plus en plus nombreux à écouter la radio par Adsl, Mimo, Wifi [3], 3G, Hsdpa, en différé par Podcasts et autres...

De nouveaux modèles économiques émergent. La radio a encore de beaux jours devant elle....

Notes

[1] parmi eux : Michel Destot, Abderrhamane Djellal, Denis Pinot...

[2] voir la video

[3] hélas, service bridé sur les bornes wifi de la ville de Grenoble


22

10

2007

Grenoble 2008 : Michel Destot lance sa campagne des municipales sur le web

destot municipales grenoble Jeudi 18 octobre 2007, au lendemain de sa désignation officielle par les militants [1] comme tête de liste PS pour les municipales de 2008, je suis convié au point presse de Michel Destot annonçant l'ouverture de son site de campagne "grenoble2008".

Le premier magistrat de la ville présente à la presse son site de campagne, évoque son bilan et dresse un portrait de la situation politique grenobloise à la veille des municipales 2008. Sans aucune retenue particulière, il répond à mes questions et à celles des journalistes. Ces derniers souhaitent également obtenir des informations sur le passage éventuel d'accords politiques ou connaître le nom des premiers prétendants inscrits sur la prochaine liste conduite par Michel Destot.

A l'aise, détendu, taquin et plutôt sûr de lui, le maire de Grenoble conduit son point presse avec agilité, employant parfois... quelques expressions inattendues.


Le site de campagne Grenoble 2008


Je précisais dans un récent billet qu'Internet n'avait pas "fait" l'élection présidentielle mais avait "fait" la campagne présidentielle et combien il est primordial de nos jours de se positionner sur le web. En plus de son blog, Michel Destot entend être actif sur la toile. "C'est une campagne que je souhaite mener fortement sur le web, notamment avec de la vidéo, des chats (...) les sites, c'est une source d'échanges de qualité, il faut avoir une certaine exigence, cela demande un certain professionnalisme et surtout une certaine expérience, mais là, je parle devant un pro... [2]" déclare t'il.

Au niveau local,son équipe web de campagne va s'appuyer sur les conseils de Benoît Thieulin [3], directeur de la net campagne de Ségolène Royal.


L'esprit de campagne et les intentions du candidat


Le maire désire mener une campagne active "celle du débat sur les enjeux de Grenoble dans les 10 ans qui viennent (...) Je tiens à ce qu'il y est un temps d'échange, d'écoute, de proximité". Conformément aux instances du PS, Michel Destot devait officialiser sa candidature avant le 15 octobre 2007. Il entend pleinement profiter du temps restant jusqu'aux municipales de 2008 pour faire de la démocratie participative et organiser 6 débats participatifs. Prenant le pas sur les journaliste, il ajoute "Alors on me dit, ça y est, il n'est plus DSK, il est Ségolène Royal (...) je suis surtout démocrate".

Le maire entend ne pas répéter les erreurs de campagne de l'ancienne candidate en matière de démocratie participative. Il désire s'appuyer sur les attentes et propositions des grenoblois relevées lors des différents échanges avec les habitants, à la fois sur le terrain et sur le web. En janvier 2008, une synthèse des confrontations permettra de "soutenir" le programme du candidat avant de présenter une liste pour les municipales.

"Ma liste sera marquée par la compétence, par le renouvellement et par la diversité (...) j'entends que tout ceux qui veulent se rassembler sur mes orientations économiques, sociales et environnementales puissent s'y retrouver (...) je ne veux plus de comportements ou les attaques de personnes, ou les désaccords finissent sur les contentieux devant les tribunaux (...) ce ne sera plus ma tasse de thé". Actuellement, le candidat est sollicité par environ 400 personnes désireuses de faire partie de sa liste municipale. Il entend faire un tri, la mener à sa guise et compte bien l'ouvrir à des représentants de l'Union Européenne.

En réponse à un journaliste, Michel Destot souhaite clarifier la situation en revenant sur certains comportements dans le passé au sein de la majorité municipale. "Les gens qui seront dans mon équipe seront des gens qui accepteront une discipline normale (...) le respect de règles (...) il faut qu'à l'extérieur, il y ait une visibilité qui soit celle à la fois du respect des identités de chacun et un minimum de diversité, mais pas le bordel... [4]".

Le maire de Grenoble dresse un portrait exhaustif de son bilan, faisant une "short list' des nombreux projets aboutis, en cours d'élaboration ou à venir. Pragmatique, il confie "On ne peut pas tout faire en même temps (...) je n'ai pas le souvenir d'avoir abandonner un seul quartier, un seul projet grenoblois".

En attendant, Michel Destot souhaite rester vigilant sur le positionnement des différentes candidatures du côté de l'UMP, en attendant de connaître notamment son principal challenger à droite. A propos d'Alain Carignon , il souligne "Je pense qu'il n'est toujours pas absent de la scène politique départemental de l'UMP, que je sache, il en est toujours le Président de l'UMP 38".

De part et d'autres, la campagne des municipales 2008 est belle et bien lançée...

Notes

[1] désignée par une ecrasante majorité

[2] :-)

[3] très sympa, avec qui j'ai pu discuter au forum MC2 Libération

[4] franc-parler, mot pour mot :-)


29

09

2007

Monopoly : Grenoble derrière Montcuq

jeux grenoble Depuis une quinzaine de jours, j'ai reçu pas moins de sept courriels ou sollicitations (via greblog/contact) m'invitant à relayer sur GreBlog le concours actuellement organisé par Hasbro au sujet de son produit phare, le Monopoly.

Sur la version française de son site Internet, le principal leader mondial de l'édition du jeux propose de mettre à jour la version Française du Monopoly en rebaptisant les 22 cases du jeux avec des noms de villes à la place des rues de la capitale.

Une initiative intéressante qui permet de révéler, parallèlement à l'aspect commercial et la réussite de ce marketing viral, l'enthousiasme et l'amour des français pour leur ville


Un buzz sur la toile alimenté par une campagne promotionnelle


La campagne promotionnelle est largement diffusée sur les principaux supports médiatiques : presse nationale, affiche locale, télévision et surtout... Internet. Le site web de la marque propose aux internautes de choisir les villes devant figurer sur le plateau de jeux. Chacun à la possibilité de voter pour une ville faisant actuellement partie du classement en cours ou d'utiliser un joker pour soumettre une nouvelle proposition. Une fois par jour, Il est possible de voter pour la commune de son choix.


Montcuq largement en tête du classement


Montcuq, ville de 1263 habitants située dans le Lot, popularisée dans les années 1970 grâce à un sketch de Pierre Bonte avec Daniel Prévost pour l'émission satirique Le Petit Rapporteur, est pour le moment largement en tête du classement avec près de 52000 votes depuis le 20 septembre 2007. Le 12 septembre, un montcuquois appelle à voter pour sa commune... et le buzz s'est répandu sur la toile. Le bouche à oreille n'est pas étranger au décès de Jacques Martin.

Grenoble est pour le moment "hors plateau" et ne figure pas dans le classement des 22 cases du jeux. La ville se classe actuellement en 26ème position, avec... seulement 5400 votes !

GreBlog MonGrenoble vous invite de suite, à voter chaque jour pour la capitale des Alpes en cliquant ici.


27

09

2007

A grenoble, les colleurs d'affiches sont sur le web

election affiche Il y a quelques années, il n'était pas rare de voir de nombreux colleurs d'affiches issus de mouvances politiques différentes se disputer les meilleurs places pour placarder le "sacro-saint" portrait de leur candidat désigné au cours d'une campagne électorale.

Pour de nombreux sympathisants et militants, le geste reste un symbole emblématique, une tradition. Une bonne campagne doit forcement se terminer par une traditionnelle "virée" de nuit destinée à coller le portrait de son poulain sur celui de son adversaire en dehors des supports autorisés et ce, juste avant la date de clôture officielle. Le rituel se pérennise au sein des bureaux, permanences et fédérations politiques mais les stratégies de communication politiques divergent en fonction de la cible, de l'électorat.


Les supports et méthodes de communication évoluent inégalement selon les partis


A Grenoble, nombreux sont les candidats aux législatives qui m'ont fait part de leurs difficultés et de la rudesse de leur campagne. Depuis peu, les NTIC ont fait leur entrée au sein des permanences politiques. Traditionnellement, chaque candidat à la candidature, chaque postulant désigné se doit de "passer" régulièrement dans le Dauphiné Libéré pour dévoiler ses intentions au grand public. Désormais, en aparté, chaque candidat se doit également d'avoir un site web ou son blog pour communiquer.

Par manque de moyens et souvent pour des questions idéologiques, les militants des petites formations politiques continuent régulièrement de coller des affiches, distribuent des milliers de tracts dans la rue. A l'opposé, les grandes formations se déploient sur le net et utilisent de nombreux artifices et stratagèmes pour sensibiliser le public à leurs idées, leurs actions ou prérogatives à venir. La bataille est inégale. Elle s'opère à présent sur le Net.


Des colleurs d'affiches au cybermilitantisme local et politique


Les NTIC bousculent fondamentalement les rapports qu'entretiennent les politiques avec les militants, les sympathisants et les électeurs potentiels. De nos jours, le carnet d'adresses d'un club politique est stocké en base de données. Chaque fédération envoie régulièrement sa liste de diffusion ou "mailing list" à ses adhérents. Les journalistes sont invités par courriel à rencontrer le politique prenant ainsi la main sur l'approche de l'orientation du contenu à publier. Le candidat gère lui-même son blog ou en délègue l'administration à un militant. Les tracts insidieux ou calomnieux entre candidats ne suffisent plus à toucher le plus grand nombre : en quelques secondes, des centaines de courriels peuvent cibler avec précision de nombreux destinataires. Les candidats ou militants s'échangent des amabilités, gardent trace de leurs débats animés sur le web, postent des contributions sur la toile, opèrent une traçabilité des échanges ou déposent un nom de domaine comme on officialise le dépôt d'une candidature à la Préfecture...

Lors des prochaines municipales à Grenoble, les candidats "tête de liste" n'auront pas les mêmes cartes à jouer durant leur campagne par rapport à celles qui sont distribuées lors d'une élection sur le plan régionale ou nationale. Les moyens techniques et financiers mis à leur disposition pour gérer leur campagne sont souvent plus limités et les opportunités de s'exprimer doivent prendre en compte les inconvénients et les règles du local.

A Grenoble, ville Internet "4 arobases", ville dynamique par excellence dans de nombreux domaines, un candidat à la candidature ou un postulant désigné qui n'a pris place sur la toile est un candidat qui ne peut prétendre gagner une élection.

Désormais, l'Internet ne "fait" pas encore l'élection mais "fait" la campagne.


15

09

2007

LiveBlogging, ou le plaisir de bloguer en direct, en temps réel, à plusieurs...

greblog versac Nombreux sont les journalistes qui utilisent un ordinateur portable, un bloc-note, un sac ou une valisette contenant un micro-enregistreur, un excellent appareil bridge ou reflex numérique pour stocker du contenu texte, audio ou vidéo. Le traitement, la diffusion et la publication d'un article, d'une image, d'un son ou d'une vidéo intervient généralement en deux temps. La collecte, la vérification et le traitement de l'information dans un premier temps. La publication de l'information, le choix du support de diffusion dans un second temps.

Il n'est pas rare de voir quelques blogueurs utiliser d'autres moyens complémentaires ou parallèles permettant de publier directement un contenu... ...pour le plaisir... en temps réel.


Bloguer ou mobloguer en live


greblog moblogging Nicolas Vanbremeersch (Versac.net) et moi avons choisi de bloguer en "live" (LiveBlogging) sur nos blogs respectifs. La publication de nos billets s'effectue en direct sur la toile.

De mon côté, via une connexion wifi installée dans certaines salles de la MC2, je publie directement mon compte-rendu en temps réel en utilisant un Pc portable sur les genoux tout en écoutant les orateurs invités [1].

Les photos prises sont également directement publiées en temps réel et sans intermédiaire sur ce blog à partir d'un médiaphone.


Versac, un blogueur reconnu de la blogosphère


Invité par le journal Libération à bloguer librement, Versac déploie son argumentaire, commente l'actualité du forum et donne son ressenti à chaque instant sur un blog du journal Libération "le forum selon Versac" donnant carte blanche à un blogueur. Initiateur entre autre de la "République des blogs" notamment à Paris, il est l'un des blogueurs les plus lus et reconnus de la blogosphère française.

A notre rythme, clin d'oeil après clin d'oeil (Blogocouverture), nous tentons de suivre les débats et portons un regard sur le Forum MC2 Libération.

Notes

[1] Merci Pierre pour cette photo :-)


08

08

2007

Trois nouveaux sites équipés en accès wifi gratuit grand public à Grenoble

Wifi Grenoble Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble, organisait un point presse au "Café de la Mairie" place de Gordes. Il concernait le lancement des premières bornes d'accès wifi (hotspots) mises en place par la ville de Grenoble et permettant au grand public de se connecter gratuitement à l'Internet (lire le billet).

Après une première vague d'installation de points d'accès wifi au jardin des Plantes (2 bornes, local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville (3 bornes, place d'Agier, de Gordes et grand jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble (3 bornes, accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral), premier lot réalisé en collaboration avec Orange Business Services pour un montant de 37 000 euros, la ville de Grenoble vient de mettre en place 3 nouvelles bornes supplémentaires en centre-ville :

- Place Victor Hugo (2 bornes détectées dont une, accrochée sur un balcon coté "toilettes publics").

- Place Saint André (1 borne à ma connaissance).

- Place Grenette (1 borne à ma connaissance, accrochée au dessus des bar-cafés [1]).

Ce second lot a été réalisé avec la technicité de OBS et le soutien de NIS (Neptune Internet Services) qui a déjà installé une vingtaine d'hotspots wifi "Internet-ici" dans l'hypercentre de Grenoble pour des professionnels qui accueillent du public.

Première constatation. En fonction des lieux couverts, les bornes ne sont pas identiques. Certaines disposent de boitiers accompagnées d'antennes émission-réception, d'autres, de boîtiers blancs peu épais et plus discrets.

Je me suis amusé à tester [2] un certain nombre d'hotspots wifi en ville. La qualité de connexion est inégale et la vitesse de connexion diffère d'un point d'accès à un autre (qualité de la réception en étant proche ou éloignée de la borne, manière d'accéder à l'Internet...).

Il en résulte une meilleure qualité de connexion sur les premières bornes installées (1er lot). Connexion rapide et immédiate, temps de latence court, surf plus aisé et plus rapide, tout en cherchant à s'éloigner des bornes wifi...

La ville de Grenoble ne permet pas d'accéder à certains sites ou protocoles d'accès.

Vous tomberez sur le genre de page suivante :

"La politique de filtrage de votre [3] firewall ne vous permet pas d'accéder à cette Url."
"Site : média.libsyn.com"
"URL : /media/poddiver/PTV12.m4v"
"Catégorie : "Jeux en ligne, Tchat, Jeux d'argent et Musique en ligne".

De très nombreuses sociétés ont pour habitude d'éviter que certains de leurs collaborateurs surfent sur la toile à longueur de journées. Pour beaucoup, l'Internet est devenu un outil indispensable. De nos jours, l'usage de l'audio et de la vidéo sur le web est devenu aussi important que la lecture traditionnelle de contenu au format texte. Supprimer l'accès à certains protocoles, liens et services web n'est peut-être pas la meilleure manière de proposer un accès libre et public à l'Internet. Dans un premier temps, il aurait été souhaitable de recenser les usages, habitudes et comportements des internautes en ville pour observer les besoins de connexion occasionnelle de chacun... avant de brider certains accès.

Notes

[1] voir ma photo

[2] testé avec un mobile Nokia N95 en Wifi b/g, en A-GPS, en VoD (par streaming vidéo), podcasts, surf et autres téléchargements audio et vidéo, ...

[3] Il faudrait plutôt mentionner "notre firewall" ...


19

07

2007

TF1 va s'implanter à Grenoble

tf1 Non. La chaîne privée ne va pas prendre la place de la locale de M6 qui a malheureusement fermé ses portes fin 2006 (lire le billet)...

TF1 a tout simplement choisi Grenoble comme ville pilote pour le prochain magazine qu'elle va lancer.

Au terme d'un accord entre la chaîne de télévision, Artémis (groupe Pinault) et Recruit (leader japonais de la presse d'annonces), il a été décidé la création d'un magazine urbain gratuit lancé dans un premier temps à Grenoble et à Rennes à partir de la rentrée 2007. Une distribution de 100 000 exemplaires est envisagée.

Ce mensuel sera associé à un site Internet. Il devrait avoir pour activité principale la publication d'annonces informatives de commerçants avec des invitations et privilèges pour les consommateurs. Le projet est apparenté aux programmes de fidélisation et de "couponing" déjà bien implantés dans divers pays. Intégrant de la publicité, il sera essentiellement distribué dans les entreprises et les enseignes commerciales.

Après l'arrivée de Direct Soir, l'étude d'une implantation d'Economie Matin, il semble que les investisseurs aient pris conscience du marché grenoblois et de son potentiel.

Le nom du nouveau gratuit n'est pas encore officiellement annonçé.

09

07

2007

La ville de Grenoble équipe plusieurs sites en accès Wifi gratuit grand public

En janvier 2007, j'étais invité à la présentation des voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels (lire le billet). Lors du repas à l'Hôtel Plazza Alpexpo, je posais une question au maire de Grenoble et soulignait l'intérêt pour la ville d'équiper certains lieux publics ciblés de bornes d'accès Wifi pour tous. En exemple, j'avais évoqué la possibilité d'offrir aux étudiants une connexion wifi gratuite grand public au parc Paul Mistral, en plus des possibilités de connexion existantes localisées (hôtels, bar, restaurant, fastfood, bibliothèque, station Internet, réseaux FON, Grenoble Wireless...)

Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble organisait un point presse sur le sujet au "Café de la Mairie", place de Gordes. La ville de Grenoble vient d'équiper certains sites de bornes d'accès wifi (hotspots) permettant de se connecter gratuitement à l'Internet.

Les trois premiers sites choisis, actifs :

Le jardin des Plantes : 2 bornes (local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville : 3 bornes (place d'Agier, Gordes et jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble : 3 bornes (accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral et d'autres à terme pour couvrir une partie de la superficie). Un premier lot réalisé en collaboration avec OBS (Orange Business Services) pour un montant de 37 000 euros.

Les trois prochains sites à venir avant fin 2007 :

Place Victor Hugo, place Grenette et de Verdun. Un second lot réalisé en collaboration avec NIS (Neptune Internet Services) au niveau local pour un coût de 4200 euros par place pour une période de 6 mois.

J'ai pris mon Nokia N95 pour tester la connectivité wifi (navigation Internet, administration du blog, lecture vidéo...). Assis à l'entrée de la place de Gordes et sur le dernier banc de l'air de jeux pour enfant, côté kiosque du parc du jardin de Ville, la liaison wifi est meilleure :-). La détection du point d'accès "wifigrenoble" est plutôt rapide.

Arrivé sur la page d'accueil du site de la Ville de Grenoble, il suffit de saisir l'identifiant "grenoble", le mot de passe "wifi" et d'accepter les certificats de sécurité pour surfer sur le Net. Aucune clé de protection WEP ni WPA. Pare-feu et contrôle parental mis en place. Certains ports sont actifs et ouverts, d'autres non.

Pendant que Michel Destot effectue à son tour une démonstration wifi en surfant sur son blog au côté de Geneviève Fioraso, Hélène Milet et d'autres personnalités, j'en profite pour interviewer Ivo Mrakovcic, ingénieur réseau pour la ville de Grenoble : questions techniques, d'usage et d'accessibilité...

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 4mn 46s.

En réalité, la ville souhaite tester dans un premier temps les usages de connexion du grand public afin d'affiner le contrôle sur les protocoles d'accès. Elle va également déployer une signalétique wifi dans les semaines à venir. En septembre 2007, la ville lancera un appel d'offre pour équiper progressivement d'autres lieux en ville dès 2008.


15

06

2007

GreBlog MonGrenoble sur Radio France Internationale, atelier RFI

Jeudi 14 juin 2007, j'ai été interviewé par Philippe Couve, blogueur, journaliste, grand reporter, intervenant au Centre de Formation des Journalistes (CFJ, Paris) et animateur sur Radio France Internationale (RFI).

Passionné depuis longtemps par le Net, Philippe Couve est le fondateur du projet "l'Atelier RFI", une expérience de conception participative d'une émission de radio consacrée aux usages quotidiens du Web.

Dans le cadre de l'émission n°8 "Les blogs à la conquête de la démocratie locale", le journaliste tente de comprendre les motivations de blogueurs locaux reconnus "tenant la chronique d'une ville, d'un quartier ou d'une agglomération" dans leur pays.

Que trouve-t-on sur ces blogs ? Qui sont les blogueurs qui se lancent dans l'aventure ? D'où tiennent-ils leur légitimité ? Ne sont-ils pas des instruments au service de partis politiques ? Contribuent-ils à régénérer la démocratie locale ? Comment devient-on un blogueur local ? Ont-ils envie de se lancer en politique :-) ?

Telles sont les questions auxquelles Christophe Grebert (blog Monputeaux, France), Emmanuel Tebou (blog Manulo, Cameroun), Sébastien Bailly (blog Grand Rouen, France), Francis Vachon (blog Québec urbain, Canada) et moi (blog GreBlog, France) avons tenté de répondre.

En marge de l'Atelier RFI sur le web, cette émission sera intégralement diffusée le 16 août 2007 sur les ondes de Radio France Internationale.

Ecouter l'émission :

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. Auteur, RFI, 20mn 41s.