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2010

1er juillet - 1er septembre 2010

vacances greblog 1er juillet - 1er septembre.

Pour la première fois depuis mars 2006, date de son lancement, GreBlog MonGrenoble s'accordait volontairement pour une durée de deux mois une pause éditoriale bien méritée durant la période estivale 2010.

Une période appropriée au repos, à la découverte, aux retrouvailles, aux nouvelles inspirations et affinités.

Une période également propice à la réflexion.

Pour beaucoup, la période de la rentrée est synonyme de reprise, de stress, de retour aux usages parfois mornes du quotidien, aux actualités décevantes et récurrentes, aux habitudes qui nous minent, vous grisent, éternellement collées à vos baskets, à votre entourage, à votre vie professionnelle...

Pour les autres, elle est synonyme d'anticipation, de prise de risque, de nouveau départ ou de renouveau, de nouvelles perspectives offertes, de bonnes résolutions à tenir ou de nouvelles opportunités à saisir...


Une nouvelle version pour GreBlog


"Le média-blog local de Grenoble" (comme certains le définissent) s'inscrit dans cette dernière optique.

D'ici peu, une nouvelle version de GreBlog MonGrenoble devrait voir le jour.

Une évolution totalement repensée, plus "engagée" sur le contenu, le plan participatif et collaboratif. Une version différente, à l'opposé de la version actuelle, plus sobre, plus riche et formalisée, développée à partir d'une plateforme professionnelle dédiée, orientée "Wire Content - Online Publishing" (pour les puristes).

Inutile d'en dire plus pour le moment... ;-)

En attendant, je vous propose un petit jeu de rentrée.


Participez. Devenez "auteur/rédacteur"


A l'occasion du lancement de la prochaine version, j'offre un compte "auteur/rédacteur" à celui ou celle qui trouvera le (la) premier(e) le nom exact du village identifié sur la photo de vacances étoffant l'article (cliché également visible en plus grand format en cliquant ici).

Première indice : le village est situé dans le sud de la France. D'autres indices pourraient suivre...

Donnez votre réponse en déposant simplement un commentaire (avec votre courriel) ci-dessous.

Bonne chance !

A tous, une bonne rentrée...


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06

2010

Les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble. A la recherche d'une nouvelle dimension participative

adels grenoble A l'occasion de ses 50 ans, l'Association pour la Démocratie et l'Education locale et Sociale (ADELS) qui publie notamment chaque mois le magazine Territoires [1] organisait les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble les 28 et 29 mai 2010.

Avec le soutien administratif, logistique et financier de la ville de Grenoble, de la Métro, des villes de Echirolles, Eybens, Fontaine, Seyssins, du département de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes, ces rencontres ont permis de réunir des citoyens, des élus, des responsables de services, des militants associatifs, des membres d’instances participatives et des experts pour venir témoigner, partager, échanger des réflexions autour du thème de "La démocratie hors les murs".

Le principal objectif de ces rencontres était d'ouvrir le débat sur les démarches participatives locales trop souvent "enfermées dans des institutions, des procédures, des logiques ou des façons de faire qui excluent plus souvent qu’elles agrègent" selon l'ADELS.


Un BarCamp "TIC et démocratie locale"


Près de 1800 personnes venues de toute la France et parfois de l'étranger ont pu assister à des conférences thématiques, exposer leurs projets d'avenir dans des forums, témoigner d'une analyse ou livrer leur expérience dans le cadre d'ateliers ouverts aux inscrits.

Un BarCamp [2] "TIC et démocratie locale" [3] était organisé par Villes-Internet et Blog2Roubaix.

Invité en tant qu'intervenant par les organisateurs à promouvoir un sujet, j'ai choisi de présenter [4] brièvement une expérience web locale réussie (celle de GreBlog) et d'expliquer en détail quels sont les facteurs et principaux éléments à prendre en considération avant de se lancer dans le déploiement d'une plateforme web d'expression locale (typologie, veille, cible, maintenance, objectif, moyens, identification, responsabilité légale, production éditoriale, relations avec le monde politique et les médias etc.).

Devant une soixantaine de personnes à l'écoute prêtes à débattre sur le sujet, des sociologues, des chargés de mission, des responsables de communication de collectivités territoriales (de La Metro par exemple), des webmestres institutionnels, des directeurs de publication, des animateurs TIC, des blogueurs, des acteurs du monde associatif et des élus (parmi eux, Gildas Laeron, Conseiller municipal TIC de Grenoble).


A la recherche d'une nouvelle dimension locale "participative"


Le débat qui a suivi en séance (et en coulisse) est révélateur des attentes du public en matière d'exercice de démocratie locale participative sur le web. Nombreux sont celles et ceux qui ont du mal à orienter leur pratique et leur désir d'engagements au regard de certains critères exhaustifs dont ils ne maitrisent pas toujours les tenants et les aboutissants.

Un premier constat s'impose.

Parmi les acteurs, beaucoup s'interrogent sur la nature même de leurs objectifs de positionnement, sur l'opportunité de déployer ou non une plateforme web locale participative, sur leur capacité à animer une forme de démocratie représentative par la participation citoyenne.

Dans le contexte d'une démocratie locale ouverte, possible et acceptée, la plupart rêvent de pouvoir développer un espace d'échange collaboratif fonctionnel et/ou de propulser un réseau social participatif par le biais d'Internet.

Que ce soit un outil d'expression locale d'éducation populaire autour des pratiques et des valeurs citoyennes. Un outil "alternatif" permettant de véhiculer principalement des idées. Un outil "complémentaire" dont l'une des finalités rudimentaires est de pouvoir produire et publier une information ou du contenu local en toute liberté. Un outil pour construire exclusivement des échanges et entamer des amorces de dialogue avec la population. Un outil communicant destiné à router ou valoriser du contenu local institutionnel. Un outil servant à défricher des polémiques et relayer des problématiques locales ayant pour seul but d'interpeller directement ou indirectement les politiques...


Une évaluation des opportunités de déploiement difficile à mener


Le problème, c'est qu'une majorité des acteurs sociaux présents ont généralement du mal à évaluer au départ l'engagement qu'ils doivent fournir pour mener à bien le déploiement de leur projet.

Un manque d'élaboration, de rigueur et de perspectives évaluées dans leur cahier des charges (lorsqu'il y en a un !). Un manque de recul, d'analyses objectives portées sur l'existant et la présence éventuelles d'autres plateformes web locales du même type pour éventuellement élaborer un partenariat. Une difficulté à définir une ligne éditoriale. Une Incapacité parfois à cibler le type de public, à fidéliser ou "canaliser" une catégorie de lecteurs-internautes susceptibles de promouvoir certains contenus d'informations publiées en dehors du contexte éditorial.


Passer le cap de la barrière technique


Un second constat s'impose.

Au coeur des débats, un paradoxe (re)fait surface.

Il est surprenant de constater qu'un grand nombre de participants qui envisage de lancer une plateforme locale participative se heurtent par nature à des critères et facteurs purement techniques.

Une partie considère à tord qu'il est avant tout primordial d'une part de déterminer techniquement le choix d'une plateforme web avant de s'engager plus en avant dans l'aventure. D'autre part, qu'il faut impérativement avoir une culture "geek" ou assimilée et être doté de compétences techniques fortes pour concevoir, réaliser ou déployer un site web répondant à leur besoin de démocratie participative en ligne.

Force est de constater qu'une majorité d'entre eux n'a jamais véritablement pris le temps (un temps précieux) pour effectuer une veille (comparative, technique) pour trouver des solutions intermédiaires et adéquates. L'objectif étant d'évaluer au mieux un cahier des charges avec l'aide d'un prestataire de service et d'effacer en priorité leurs préoccupations "techniques" dans la mesure du possible.

La crédibilité d'un support passe par la qualité intrinsèque de ses contenus. La technique n'est pas une fin en soi.


Entre engagement, frilosité et résignation


Un troisième constat s'impose.

Une forme de résignation latente plane au dessus de leur tête. Et c'est peut-être en soi l'élément le plus déterminant et le plus surprenant.

La grande majorité des participants restent persuadés que le politique est au coeur de l'engrenage médiatique, au coeur des rouages et des décisions qui peuvent contraindre ou altérer l'émergence d'une participation démocratique au niveau local.

"Nous, on voudrait lancer un site participatif où tous les habitants de notre secteur pourraient s'exprimer (...) On a contacté la Mairie pour leur expliquer notre projet et elle nous a refusé une petite subvention pour démarrer". "De toute façon, dès qu'on commence à parler d'un truc qui ne plaît pas aux élus du coin, qu'ils soient de droite ou de gauche, on se fait pourrir et on nous demande de corriger le tir sur nos blogs". "Le citoyen ne va même plus voter de toute façon (...) Les politiques ne viennent même pas voir comment les autres vivent (...) Comment voulez-vous qu'on arrive à se parler normalement, à se comprendre, à changer les choses si on doit refuser d'en parler chez nous sur notre site web de proximité?" pouvait-on entendre ici et là à lors du BarCamp à titre d'exemple parmi les participants.

Chacun paraît camper sur ses positions, tel un renoncement ou une privation de liberté d'expression jusque là détenue soi-disant par les pouvoirs locaux, politiques ou médiatiques. Un pessimisme ambiant et une forme de fatalisme inhérent par la force des choses.

C'est assez consternant.

Il existe pourtant des moyens de les faire réagir et de susciter leur attention à l'égard de leurs concitoyens par le biais d'Internet. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer à l'assistance et à d'autres participants en aparté.


Le grand paradoxe


La situation peut paraître paradoxale.

Nous avons donc d'un côté des habitants, des citoyens, des associations et d'autres entités morales qui souhaitent croiser, fédérer des pratiques de démocratie locale et des expériences participatives sur le terrain. Des acteurs bénévoles ou professionnels qui souhaitent s'exprimer sur des sujets qu'ils maîtrisent au quotidien à l'échelle d'un secteur, d'une commune et qui ont du mal à dialoguer ou se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se désintéresser de leurs projets de démocratie locale, préférant imprudemment les reprendre parfois à leur compte dans l'arène politique.

De l'autre, nous observons que cette "masse d'initiatives de citoyenneté" intrigue de plus en plus les institutionnels et les politiques, interpelle les modes d'organisation des services locaux. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se satisfaire de leurs propres initiatives de démocratie locale sans toutefois consulter en amont leurs concitoyens sur la pertinence de leur démarche. C'est une forme de consultation sans concertation préalable qui entraîne parfois un rejet de la population pour ce genre d'initiative non partagée.

Notes

[1] j'étais également chroniqueur pour ce mensuel durant les élections municipales de 2008

[2] "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous apporter ou produire quelque chose

[3] Technologies de l'Information et de la Communication

[4] photo: Bruno Lestienne - Le Blog2Roubaix


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05

2010

Greblog MonGrenoble invité de l'émission TV de Robert Ménard, Médias[2] : "L'information hyperlocale est-elle viable"

medias2 grenoble Il y a quelques semaines, j'ai été contacté par un journaliste du Comité éditorial de Médias2 pour participer à l'enregistrement d'une émission TV à Paris sur le thème de l'information hyperlocale.

Liée à la revue trimestrielle Médias spécialisée dans le décryptage des médias, Media2 est une plateforme communautaire collaborative en ligne "qui explore l'univers des dynamiques médiatiques". Un espace récent de conversation, d'échange et de production de contenus en direction du grand public et des professionnels intéressés par l'écosystème des médias.

Le Directeur de la rédaction de Médias et de la publication de Médias2 est Robert Ménard, fondateur et ancien Secrétaire général de l'association RSF (Reporters Sans Frontières).

Avec d'autres journalistes de la rédaction, celui-ci co-anime une série d'émissions enregistrées sur un plateau de télévision avant d'être déployées entre autre, sur la WebTV du magazine.


L'information hyperlocale : en prise directe avec le territoire ?


Il est souvent difficile de qualifier précisément "l'information hyperlocale".

S'agit-il d'une information de proximité, de territoire, produite à une échelle géographique restreinte ? Une information en prise directe avec les habitants, tournée vers les citoyens d'un arrondissement, d'un quartier, d'une ville ?

S'agit-il d'une information décalée par rapport à la presse régionale ? Des contenus destinés à être agrégés sur le web pour accentuer une visibilité locale à une échelle plus importante ?

L'information hyperlocale est-elle l'avenir du web ? Est-elle viable au niveau économique ? Au niveau éditorial ?

Dans son émission "L'information hyperlocale est-elle viable ?", la rédaction de Médias2 tente une approche intéressante sur ces thèmes avec ses invités.


L'information hyperlocale est-elle viable ?


Parmi les invités de l'émission, des responsables de développement Internet, blogueurs locaux et journalistes.

François Guerrier, blogueur à Versaille (monversailles.com). Jean Christophe Dimino à Nice (hyperlocalnews.fr). Geoffrey Bonnefoy, journaliste dans le 18e Arr. à Paris (dixhuitinfo.com). Erwann Gaucher, Responsable du développement Internet du réseau de franchise de journaux régionaux (Vivrici.com) et Chrystophe Oléon à Grenoble, fondateur et responsable éditorial de GreBlog MonGrenoble.

Voici un aperçu rapide des différentes rubriques abordées dans l'émission TV :

Greblog, référence de l'info hyperlocale | Des vrais Journalistes ? | Parlons chiffres (audience des sites hyperlocaux) | Les voisins comme sources d'infos | L'hyperlocal, renouveau de la PQR ? | Quel avenir pour l'hyperlocal ?...


>> Regarder l'émission (44mn) en ligne de Média2 et naviguer par chapitre de manière interactive si besoin.



Pour aller plus loin et/ou en savoir plus sur le sujet :

- Les slides d'Hubert Guillaud, l'un des pionniers du blogging local en France (Fing - InternetActu) "Relever l'Hyperlocal" et "Territoire 2.0".

- Le point de vue de l'excellent Jeff Jarvis (The gardian) "Let's build an ecosystem around hyperlocal bloggers".

- Le point de vue de Xavier Ternisien (Le Monde) sur "l'émergence de l'information hyperlocale" - focus sur GreBlog.

- Le dossier sur "les enjeux de l'hyperlocal" (Satellinet - janvier 2010) - focus sur GreBlog

- Le slide récent de mon confrère Bertrand Soulier (weblocal) avec qui j'ai eu le plaisir d'animer un atelier-débat sur la géolocalisation de contenu hyperlocal début 2010 à Paris "Hyperlocales: tendances de 2010".


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04

2010

Offre éditoriale de proximité sur Grenoble : le difficile pari de la presse locale

greblog satellinet Depuis environ une quinzaine d'années, le quotidien de l'audiovisuel Satellifax publie une lettre qui traite chaque jour de l'actualité de l'audiovisuel et des médias sur le plan national et international.

Lu quotidiennement par plus de 8000 acteurs issus du monde de l'audiovisuel, de la production et par de nombreux institutionnels, la société éditrice a propulsé en décembre 2009 son nouvel opus : Satellinet.

Satellinet [1] est une nouvelle lettre d'information hebdomadaire payante (abonnement 1080€ HT/an) sur la communication et les médias en ligne qui décrypte les tendances qui feront les médias en ligne de demain.

Dans sa lettre n°3 et sa rubrique Médias d'information en ligne, Satellinet tente de décrypter les enjeux de l'information locale et de l'hyperlocale.


Hyperlocal : rapprocher l'information des lecteurs


Satellinet dresse un panorama national des sites locaux d'information qui proposent une offre éditoriale de proximité et qui parfois, entre en concurrence avec les médias traditionnels.

"Longtemps restée le monopole des journaux locaux, l’information de proximité s’ouvre aujourd’hui à la concurrence d’internet. Greblog.net à Grenoble, Alter1fo.com à Rennes ou encore DailyNeuvième.com dans le IXe arrondissement de Paris : des dizaines de ces « nouveaux médias locaux » sont aujourd’hui référencés dans Google Actualités" explique Satellinet.

A l'origine, ce besoin de rapprocher l'information des lecteurs vient principalement des Etats-Unis où de nombreux sites d'information indépendants (blogs, site web hyperlocal, de quartier..) ont su progressivement attirer un panel de "nouveaux" lecteurs... ignorés, délaissés, parfois méprisés par les rédactions des grands titres de presse.


Les médias traditionnels investissent dans le local


Face aux nouvelles offres éditoriales de proximité qui ont su au départ capter l'attention et capitaliser une partie des attentes des lecteurs sur la toile, nombreux sont les médias traditionnels qui, après avoir été longtemps réticent à investir la moindre somme d'argent dans l'hyperlocal, tentent d'ouvrir une brèche pour s'imposer avec plus ou moins de réussite sur les nouveaux créneaux de l'information locale.

Et Satellinet dresse un éventail d'expériences en cours ou à venir sur le web local.

Avec ses LibéVilles, Libération choisit par exemple de traiter l'actualité locale dans huit grandes villes françaises. Les gratuits 20Minutes ou Métro sont également positionnés sur le web local dans de grandes agglomérations et propulsent depuis pas mal de temps des blogs locaux en direction de leurs lecteurs. Le réseau MaVille publie des informations locales sur 81 villes dans l'hexagone en partenariat avec des quotidiens régionaux. Du côté du MidiLibre, une expérience visant à regrouper sur une même plateforme des blogs de correspondants locaux du quotidien a été lancée sur 24hactus. Prochainement sur Montpellier, Nîmes et Béziers, des blogs locaux couvriront les quartiers de ces villes sous la couverture des Journaux du Midi. Dans le cadre le la réforme audiovisuel, France 3 étudie la possibilité de lancer pas moins de 24 WebTv locales propulsées sur l'Adsl avec une volonté de jouer la carte de la participation citoyenne au niveau de la réalisation des programmes.


Du côté de Grenoble


Du côté de Grenoble, la course en quête de parts de marché continue de plus belle.

Disons-le clairement, elle ne fait que commencer.

Il y a ceux qui se sont introduits sur le marché local existant pour le bousculer, grappiller au passage des parts conséquentes ou se positionner sur de nouvelles niches... et ceux qui tentent et tenterons de s'accrocher... pour survivre.

Après une tentative d'introduction épisodique sur le pavé, Direct Soir n'est finalement plus distribué en centre-ville. Le journal papier gratuit Grenoble&Moi s'est discrètement retiré de la course en décembre 2009 et tente désormais de se maintenir sur le web. Après avoir propulsé Grenews et Avignews, le Dauphiné Libéré a décidé il y a quelques mois de mettre fin à l'aventure éphémère Arvignews.

D'une régie publicitaire commune à une autre, les opportunités d'introduction sur le marché de la presse locale papier et/ou en ligne continuent à fleurir.

Après avoir introduit Captiv et Decor'Home, Captiv'Press vient de lancer un nouveau magazine papier gratuit bi-mensuel Site-e Mag complété par une présence parallèle en ligne plutôt active sur le web. Fort de son expérience locale et nationale, venant tout juste d'introduire sa 9ème édition locale à Nice, le quotidien gratuit 20Minutes compte bousculer le marché de la presse locale Grenobloise à partir du second semestre 2010.

Une arrivée envisagée, ciblée, mesurée qui, selon certains journalistes locaux que je côtoie régulièrement, risque davantage de secouer le DL que Grenews. L'un étant... sous la coupole de l'autre.


Une prise de risque dans un climat économique tendu


Tout ce beau monde prend le risque d'investir dans l'information locale en ligne au moment où les revenus publicitaires continuent de baisser sur la toile et sur le papier à une vitesse élevée ou quasi-constante. Selon la synthèse de l'IREP, le montant des recettes publicitaires a baissé de 10,2% pour les quotidiens régionaux entre 2008 et 2009 (perte nette des recettes pour l'ensemble des médias de près de 1,5 milliard d'€ !) [2]

Pour bon nombre d'entités, le local reste une aubaine. Une fois lancé dans l'arène, chacun escompte trouver un nouveau modèle éditorial et économique viable, inespéré.

"Dans ce pari risqué, c'est souvent la quantité des contenus qui comptent, la qualité passe mal (...) Le vainqueur est celui qui durera le plus longtemps possible (...) On en est là" me confiait sans ambiguïté l'un des Responsables des Etudes Stratégiques d'un grand groupe de presse régional rencontré sur Lyon en décembre 2009.

Dans cet imbroglio économique, certains blogs locaux d'information tentent également d'émerger et de trouver un public à leur juste mesure. Certains y parviennent, d'autres non.

Aux Etats-Unis, la rentabilisation de l'information de proximité est en marche. Non seulement elle s'appuie progressivement sur une multitude de localités, de correspondants et de blogueurs locaux venus soutenir et partager une couverture quotidienne de l'actualité, mais elle est parfois adossée à des systèmes d'agrégateurs géographiques de contenus associés à des publicités ciblées, contextualisées ou personnalisées. Des modèles éditoriaux vont même jusqu'à proposer de récolter de l'argent directement auprès des lecteurs avant de publier l'article dont le sujet traité est choisi par ces derniers.

En France, on mesure encore peu ces opportunités.

L'organisation historique des bureaux locaux, l'internalisation et le manque de réactivités des rédactions sont un frein aux diverses tentatives de redéploiements plus ou moins aléatoires de l'information locale papier ou en ligne.

A Grenoble, contrairement à d'autres grandes agglomérations, le marché reste encore ouvert aux opportunités d'introduction.

Mais pour combien de temps ?


Lire la publication n°3 de Satellinet (exceptionnellement gratuite) sur "les enjeux du local et de l'hyperlocal" faisant mention de GreBlog.net.

Notes

[1] Satellinet est une publication Satellifax

[2] Source IREP – France Pub 2009


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10

2009

Michel Destot affiche clairement ses ambitions... sur Internet

destot grenoble web Mercredi 7 octobre à 15h57, Michel Destot , Député-Maire de Grenoble annoncait [1] le lancement de son nouveau site web sur son... ancien blog.

Une bonne surprise de taille pour tous ses fidèles lecteurs qui, il faut le dire depuis quelques mois, n'avaient plus tout à fait la possibilité d'échanger quelques propos, donner leur opinion ou interagir directement en ligne avec le premier Magistrat de la ville.

En cause, la désactivation volontaire et la suppression "sélective" au fil des périodes du système de dépôt de contributions et de commentaires sur son blog personnel couleur café.

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais fait une petite critique de ce blog dans un article papier qui devait paraître dans un supplément du DL. Au dernier moment, la publication n'avait pu se faire [2]. En début d'année, un autre blogueur Grenoblois avait analysé le carnet de bord personnel du Maire de Grenoble dans le cadre de ses études [3]. A cette même période, le magazine PigeMag sélectionnait 5 blogs issus de la blogosphère Grenobloise qui, je cite "valent en tout cas le détour".

Le blog de Michel Destot faisait partie de la liste. Tout comme GreBlog MonGrenoble.


Changement de style


micheldestot.blogs.com fait désormais place à micheldestot.fr.

Le changement de style est pour le moins... radical.

Fini le carnet de bord personnel atypique du Député-Maire PS de Grenoble au sein de la blogosphère locale dont les publications étaient le plus souvent partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et nationaux. Un mélange de contenu non subordonné. Une écriture souvent sensible, relevée, notamment lorsque l'auteur parvenait à communiquer ses sentiments et états d'âme en direct de son expédition en Himalaya [4] par téléphone satellitaire. Un support qui lui permettait de temps à autre de s'affranchir des médias traditionnels. Sur ce dernier point, on se souvient qu'il avait choisi d'officialiser sa candidature pour un troisième mandat de Maire, un certain jeudi 11/10/07 à 17h en priorité... sur son blog.

Le carnet de bord personnel de Michel Destot fait désormais place à un site web d'information étoffé aux contenus plus riches, denses et variés. Une porte d'entrée davantage structurée, élargie et plus accessible. Une plateforme web réactualisée. Bref, comme vous l'aurez compris, un "weblogue" bâti pour la com... [5].

Rien à voir avec son ancien blog projeté sous TypePad (SixApart). La nouvelle version est maintenant propulsée sous WordPress (WorldPress).


Changement de dimension


Au menu des principales nouveautés, pêle-mêle :

La première, peut-être la plus importante : réactivation [6] du système de dépôt de contribution "modérée à priori" avec possibilité d'être averti par courriel lorsque le contributeur souhaite indiquer le sien.

En frontal et en page d'accueil, une mise en avant du dernier article publié (Front End Content). Une zone incluant un diaporama photos séquentiel repris dans une galerie d'images (SlideShow). Des articles catégorisés, triés par thèmes, accessibles par tags ou mots-clés (Tag Cloud). Un espace "Chrono" intégrant une parcelle de son agenda journalier (Quick Me). Une rubrique spécifique consacrée à l'actualité Grenoboise. Un flux d'information et d'actualité nationale en bas de page (Rss links). Un bloc de liens pertinents (Web Links). Un dispositif pour lutter contre les pourriels et autres s.pa.m.s (Captcha). Un chemin de navigation hierarchisé, fort pratique (BreadCumb). Un accès direct aux contenus archivés. Un formulaire de contact simplifié et la possibilité de s'abonner pour recevoir par courriel les dernières notes de l'auteur (Quick Notifier). Un accès direct à l'engagement, au parcours professionnel et politique de Michel Destot accompagné d'une liste de ses principaux centres d'intérêts (User Profile)...

Le reste est à découvrir progressivement en fonction de la hierachisation des contenus.


Quelques critiques nuancées


Sur la forme, l'interface et l'apparence du site ont tout pour séduire le lecteur au premier abord.

Elles lui permettent d'enterrer rapidement l'existence de son ancien carnet de bord personnel en ligne. Globalement le contenu est plus aéré, séparé par des intercalaires colorés, inséré dans des zones de nuances grises et bleues reprenant quelque peu les couleurs de la Ville de Grenoble. Des choix pertinents.

Sur le fond, un effort de structuration et de séparation des contenus amènent leur lecture.

La première chose qui surprend, c'est le choix de la photo du Maire de Grenoble. Celle-ci, par son éclairage et sa représentation, donne une impression d'enfermement de l'individu, les bras croisés, tout sourire, costume et cravate gris, dans la cellule grisonnante d'une prison. Un choix étonnant, par ailleurs fort peu judicieux.

En face, nous avons droit à une eternelle représentation de la ville de Grenoble à partir de l'Isère. A défaut de faire un focus sur les éternelles bulles de Grenoble, le choix s'est donc naturellement porté sur une vue éclairée de la ville à partir d'un pont. Un grand classique, toujours efficace, surtout quand il s'agit de communiquer en direction... des non Grenoblois.

En situation, trop de photographies de soi tuent le message photographique. La présence quasi constante, la rapidité et la profusion de clichés du Maire de Grenoble au sein du carrousel animé ou de la galerie donne une impression de représentation concentrée sur soi au coeur de ses déplacements et activités. Au niveau local, il n'est pas sur que les lecteurs apprécient ce genre de communication trop dense. Les non Grenoblois, eux, apprécieront certainement davantage...

En parallèle, il manque sur le site la possibilité de géolocaliser ses déplacements (un article, un lieu).

Lorsqu'on lit un article dans son entier, il n'est pas possible de trouver en aparté une liste de sujets connexes et adjacents.

En marge des principaux contenus, il semble impossible de suivre un groupement de contributions eventuellement déposées par des lecteurs.

Pour reprendre une connotation géographique, il manque un item "Paris" à côté de celui de "Grenoble" au niveau de la navigation principale afin d'amener le lecteur sur des contenus relatifs à son mandat de Député. En effet, très nombreux sont les Grenoblois qui s'interrogent régulièrement sur son travail parlementaire.

Au lieu d'être aussi simplifié, le formulaire de contact devrait aussi permettre aux Grenoblois de prendre rendez-vous avec le Député-Maire de Grenoble.

Pour décloisonner le site Internet, il serait souhaitable que l'équipe web du Député-Maire de Grenoble joue la carte du web 2.0 en externalisant certains contenus en direction des reseaux sociaux (et inversement). Au passage, contrairement à de nombreuses personnalités, rappelons que Michel Destot n'a toujours pas de compte personnel sur FaceBook [7].

Sur Twitter, un compte "destot" est protégé. L'avant dernier Tweet du compte "micheldestot" en date du 28/08/08 est "je révise le mode d'emploi des notes administratives". Le dernier, daté du 03/09/08 indique "je pense à l'avenir...." Plutôt amusant.

Pour finir, l'indexation des pages dans les moteurs et annuaires de recherche ne pourra s'effectuer de facon optimale tant que leur profil de réecriture de nommage des pages du site restera le même (Clean Url).

maj le 13/10/09 : la réécriture est depuis corrigée, (Rewrite ou Clean Url) activé... peut-être suite à la lecture de cet article ;-)


Changement de cap... et de stratégie


Avec l'arrivée de ce nouveau site web, le carnet de bord en ligne, l'essence même du blog personnel, décalé, intimiste se (re)ferme.

Sur la toile, Michel Destot prend le large, change de cap et de stratégie.

Il souhaite progressivement se décaler de la lumière de l'hyperlocalité, du local pour passer davantage sous les projecteurs nationaux et internationaux.

Sur le web, sa volonté est de plaire, de satisfaire, tout en ayant le soucis de la bonne tenue et de l'apparence.

Pour preuve, l'intégration en bas de page de flux en provenance de quotidiens nationaux politiquement corrects et représentatifs sur le plan national lui permettant de s'inscrire dans le suivi et la continuité de l'actualité. Mais également une forme de contrôle de la participation [8] et de la discussion sur sa plateforme (commentaires fermés, non autorisés / autorisés selon les sujets...).

Michel Destot nous fait savoir qu'il a de nouvelles ambitions. Ceci est un secret de polichinelle. Il ne reste plus qu'à nous les faire savoir le moment venu.

Mais ceci est une autre affaire...

...à suivre, naturellement.

Notes

[1] discrètement

[2] pour des raisons sur lequel je ne souhaite pas revenir

[3] Jean Baptiste Audras, Elements pour une approche rhétorique du discours des hommes politiques sur leur blog

[4] expédition Cho Oyu

[5] communication

[6] pour le moment

[7] il ne dispose que d'une "page" relevée par seulement 65 supporters...

[8] peu active pour le moment


19

09

2009

Flash Mob "Domino Day" à Grenoble : vidéo

domino day grenoble flash mob Vendredi 18 septembre 2009 à 18h44, environ 70 personnes, pour la plupart des jeunes et adolescents se sont une nouvelle fois retrouvées pour participer ensemble et en simultané à un Flash Mob "Domino Day" à Grenoble.

S’appuyant principalement sur un groupe dédié sur le réseau social FaceBook à partir duquel les nombreux participants ont pu s'inscrire pour obtenir les directives de l’organisateur, cette nouvelle opération de synchronisation humaine s’est déroulée au sein du centre commercial Grand' Place (Grenoble).

L’initiateur du précédent "Flash Mob" qui avait déjà eu lieu en septembre 2008 ne voulait pas prendre le risque d’annuler cette nouvelle formule pour cause de mauvais temps en extérieur.


Organisation et préparatifs


Environ un quart d'heure avant le départ de ce Flash Mob "Domino Day" Grenoblois [1], les premiers participants ont commencé à se rassembler devant l’enseigne H&M située près d'une entrée de la zone commerciale.

Intrigué par ce premier regroupement inattendu de personnes, de jeunes, de djeun’s des agents du service de sécurité du centre commercial se sont rapprochés de l'organisateur. Ce dernier a du "negocier" la possibilité de réaliser sans heurt cette synchronisation.

Je fus l’un des premiers arrivés sur place pour prendre des photos et quelques séquences vidéos des préparatifs et de l’évènement. Il m’a fallu parlementer avec l’un des responsables du centre commercial pour obtenir l’autorisation de filmer. Une "concession" obtenue en partie après avoir signalé à l'intéressé que d’autres médias locaux étaient également susceptibles de couvrir ce "Domino Day".

Chacun a pu réaliser son petit reportage sur place…


Une synchronisation de "dominos humains"


Les participants qui le souhaitaient devaient porter initialement des vêtements aux couleurs du domino, le noir et le blanc. D’autres sont venus habillés de toutes les couleurs, portant parfois des perruques colorées pour embellir l'ambiance et l'atmosphère.

Pour réussir cette synchronisation, l’organisateur a veillé au départ à ce que chaque membre placé en file indienne soit espacé de 30 ou 50 cm. Sur FaceBook, celui-ci précisait dans ses dernières directives qu’il était conseillé de s’entraîner en amont pour réaliser la figure synchronisée.

Le "Domino Day" a duré une poignée de secondes.

Chacun devant soigneusement tomber progressivement sur le participant placé devant lui. A l'arrivée, ils ont formé un coeur sur la place du centre commercial Grand'Place devant des passants et consommateurs surpris et interloqués par cette parade humaine.

Ma vidéo : séance de rassemblement, préparatif, interviews et impressions de participants, séquence "complète" du "Flash Mob – Domino Day" à Grenoble.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Au final, les participants se sont congratulés et ont réalisé une "hola" avant d'applaudir leur "exploit".

Avis aux amateurs de sensations plus ou moins fortes...

Notes

[1] lire mon précédent article


13

09

2009

Facebook Party Grenoble : première Freeze et Expérience MP3 nationale : vidéo

facebook fbk party grenoble Samedi 12 septembre à 17h très précise, une soixantaine de personnes pour la plupart ne se connaissant pas physiquement en dehors du premier réseautage social de la planète (FaceBook : 272 603 740 membres dans le monde à ce jour dont 11 957 300 en France) se sont reunies place Grenette à Grenoble pour participer ensemble à une expérience relayée en simultané dans plus de 34 villes en France.

Il s'agissait de l'une des premières "Freeze et Expérience MP3" principalement lancées sous la forme d'un défi au niveau national à partir du réseau social FaceBook.

Un évènement à la fois local et national soigneusement préparé de longue date par les organisateurs de cette folle opération de synchronisation depuis le printemps 2009 (voir le teasing vidéo).


Accepter de se retrouver et de suivre des directives


Le principe d'une Freeze FaceBook Party est simple.

Chaque participant accepte de rejoindre un panel de personnes inscrites dans un groupe FaceBook relatif à l'évènement.

Avant d'aller à la rencontre d'autres personnes d'autres inconnus, chacun accepte dans un premier temps de régler à la seconde près sa montre, son lecteur MP3 ou l'horloge de son téléphone mobile sur celle des organisateurs et créateurs du site FaceBook Party. Ces derniers ayant préalablement communiqué aux participants la date, l'heure et le lieu exact de la fameuse rencontre.

Dans un second temps, les membres acceptent de télécharger et d'embarquer sur leurs appareils nomades et numériques un fichier MP3 contenant les principales directives sélectionnées par les organisateurs, à suivre à la lettre le moment venu (17h et 1sec...).


Un peu plus d'une soixantaine de Grenoblois ont joué le jeu


Le rassemblement avait lieu ce samedi 12 septembre 2009, place Grenette à Grenoble.

A 17h pile, chaque participant muni de son matériel d'écoute (mobile, Ipod, NetBook...) déclenche la lecture du fichier MP3 "national". En temps réel, chacun écoute pas à pas les instructions contenues dans le fichier numérique. Durant 11 minutes, l'ensemble du groupe les execute devant des passants intrigués par la gesticulation et la synchronisation des individus.

Au programme durant les 9 premières minutes, tout en enchainement : gymnastique commune permettant de se reconnaître et de vivre l'instant magique en communauté, un bonjour spontané entre membres et inconnus, une danse "spéciale" improvisée pour les adeptes de la Chenille et de la Macarena...

Au bout de 7 minutes, les participants doivent "se freezer" (Freeze général, "glaciation" sur place des participants sur le bitume. Plus personne ne bouge. Chacun devant rester parfaitement immobile dans une position choisie... pendant 2 minutes et 10 secondes exactement.

En fin de synchronisation générale, les participants "se lachent", se dispersent, crient ensemble comme pour se soulager, pour libérer une angoisse ou faire part au public de leur joie d'avoir participer en commun à l'opération.


Une opération ludique... qui se veut utile


Au niveau national, des vidéastes, photographes et agents FaceBook (FBK Party) ont choisi de couvrir l'opération [1].

En parallèle, les organisateurs ont souhaité qu'une association soit partenaire de cette mobilisation.

Ces derniers ont choisi "SOS Villages d'Enfants", une association chargée d'accueillir des frères et soeurs orphelins, abandonnés ou dont la situation familiale perturbée nécessite un placement de longue durée. L'objectif est de leur redonner le bonheur de grandir ensemble dans la chaleur et la sécurité d'une vie familiale.

Ma vidéo : ambiance dans le centre-ville ce samedi après-midi, séquences de la première Freeze et Expérience MP3 nationale à Grenoble, interview et réaction de participants...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Se regrouper, pour exister...


Ce genre d'opération est née au Etats-Unis où depuis déjà plusieurs années, les rencontres de ce type sont courantes. Le phénomène n'est pas nouveau.

Dans plusieurs villes et grandes capitales du monde, des "Flash Mob" (manifestation éclair) ont déjà été organisées sur ce modèle.

Plusieurs "Flash Mob" ont eu lieu à Grenoble (ex : un Freeze, le 18 septembre 2008 - un autre, devant... et dans la Fnac du centre-ville il y a environ deux ans...).

Objectif : regrouper un maximun de personnes ayant les mêmes affinités, partageant la même envie de se rencontrer, de surprendre, de choquer, d'attirer l'attention du public présent et de communiquer sur un thème de société.

Histoire de prouver également à quelques detracteurs qu'Internet n'est pas exclusivement le "temple du virtuel" mais un formidable outil de communication, de rapprochement et de partage d'intérêts communs. Histoire d'inscrire une part de plenitude, de joie de vivre, "si ce n'est peut-être d'une part de prendre la place d'une mauvaise nouvelle dans un journal" comme le soulignait l'un des précédents organisateurs de Flash Mob l'an passé... sur son FaceBook. Histoire de "graver ce petit évènement (...) dans les mémoires de certains d'entre nous et dans celles des disques durs de Youtube et Dailymotion" comme l'explique également l'un des organisateurs d'un prochain Flash Mob "Domino Day" qui aura lieu vraisemblablement dans les rues de Grenoble le 18 septembre 2009 à partir de 18h.

Au final, sur les 1196 participants "virtuels" qui se sont inscrits sur le groupe FBK Party de Grenoble pour signaler leur participation à cette opération ce samedi 12 septembre 2009... seul 5% se sont finalement réellement déplacés sur les lieux..."dans le monde réel".

Vu le peu d'inscrits présents en fin de mobilisation, la déception de quelques membres du groupe FaceBook pouvaient se lire sur certains visages. Pour certains, la météo n'était pas au rendez-vous. D'autres seraient arrivés bien en retard...

Avis aux amateurs...

Notes

[1] GreBlog


10

08

2009

GreBlog MonGrenoble invité du Labo : émission du Master Journalisme IEP Grenoble sur Radio Campus

radio campus grenoble Depuis début novembre 2008, le Master de Journalisme de l'IEP (Sciences Po Grenoble) propose chaque semaine une nouvelle émission diffusée en direct sur Radio Campus Grenoble [1] de 13h30 à 14h [2].

"Le Labo" est une émission entièrement concoctée et réalisée par des étudiants du Master de Journalisme.

Chaque semaine, ils choisissent d'interviewer une personnalité Grenobloise à partir d'un thème, selon un canevas et une méthode de travail bien particulière.

Objectif : dresser un portrait aiguisé déguisé de l'invité suivant un ou plusieurs angles de vue... journalistiques.

Un seul mot d'ordre : l'invité ne sait pas à l'avance ce que les "journalistes-intervieweurs" lui ont préparé et réservé.


Un cobaye au "Labo"


L'invité du Labo est considéré comme un cobaye.

En direct, durant près d'une demi-heure à l'antenne, deux présentateurs pilotent l'émission, assistés par différents chroniqueurs qui s'enchaînent pour présenter chacun une rubrique. Au total, ils sont une demi-douzaine à se relayer en direct dans le studio de la radio Grenobloise.

Ensemble, Ils dressent un portrait décalé incisif de la personnalité à travers ses passions et opinions, ses choix de vie, ses activités singulières et régulières. De nombreuses questions lui sont posées. L'invité est soumis à une batterie de tests et de questions, scruté au microscope, passé au "décapeur", décortiqué et analysé par la profession.


Des personnalités Grenobloises "passées au crible"


Après le cosmologiste Aurélien Barreau, la championne olympique de snowboard Isabelle Blanc, le président du CRIF de Grenoble Jean-Luc Médina, le défenseur du GF38 Maxence Flachez, le président du groupe UMP à la mairie de Grenoble Fabien de Sans Nicolas, l'acteur humoriste Serge Papagalli ou encore les chanteurs Florian Peppuy dit Pep's et Magyd Cherfi (ex-Zebda)...

... ce fut le tour du "blogueur local de Grenoble" il y a quelques semaines.


Opération décryptage "à coeur ouvert"


En amont, afin de préparer leur émission hebdomadaire, les étudiants en Master de Journalisme rencontrent l'invité afin de "récolter" un peu de matière qui servira plus tard à "décaper" leur cible.

L'exercice est d'autant plus intéressant qu'il s'apparente à un décryptage. Claustrophobe, timide, réservé, en retrait, angoissé... s'abstenir !

L'hôte de la radio doit accepter de rentrer dans un cheminement inconnu, de se prêter au jeu des questions délicates, d'être porté, mis en avant ou secoué par les différents interlocuteurs tout en évitant de botter en touche.

Au cours de l'émission, différents intervenants, personnes proches, éloignées, connues et inconnues (Eve Moulinier, journaliste au Dauphiné Libéré - Stéphane Echinard, Coordinateur éditorial Grenews - Jérôme Steffénino, Webmaster de la Ville de Grenoble) interviennent pour pimenter le portrait de l'invité.

Divers sujets ont été abordés par les intervieweurs et l'invité : les supports et méthodes de travail d'un blogueur "local", la manière d'aborder le traitement, la production et la publication d'informations sur le terrain, la place du blogging local, l'animation et la participation des personnalités et internautes dans un débat en ligne, le choix éditorial, l'application d'une déontologie, la censure et l'auto censure, la rémunération, la place du journalisme aujourd'hui ou les relations entretenues avec la profession et les communicants...


Debriefing "maison" pour les chroniqueurs


En fin d'émission, la prestations des "journalistes-intervieweurs" est analysée par Yvan Avril, journaliste, Maître de conférence à l'IEP, rédacteur en chef du magazine Pigemag.

Sous l'oeil aiguisé du professionnel, le présentateur sur journal de France 3 Alpes décortique l'attitude et le travail des étudiants sous différents angles en présence ou non de l'invité du jour [3].

En France, bon nombre d'écoles de journalisme ou d'organismes de formation dans ce domaine proposent à leurs étudiants de travailler sur des projets "fermés", internes aux établissements, non accessibles au grand public. L'une des priorités du Master Journalisme de l'IEP Grenoble est d'externaliser les travaux des étudiants en condition d'apprentissage et d'exercices réels.


Externalisation multimédias


L'IEP Master Journalisme propulse différents "médias écoles" en direction du public.

Chaque semaine, les étudiants de l'Institut s'initient en direct au support radio pour appréhender le format (émission "Le Labo" sur Radio Campus Grenoble).

Ils apprennent également à maintenir une plateforme en ligne et à publier du contenu d'information sur un hebdo web du campus (PigeMag).

Ils éditent en parallèle un magazine papier bi-annuel et gratuit composé d'articles, de reportages photos, vidéos et d'enquêtes (Pigé Magazine).

De plus, le Master Journalisme de Sciences Po Grenoble organise régulièrement dans l'année des cycles de "Conférence de rédaction" qui permet aux étudiants de débattre avec des professionnels des médias reconnus sur le plan hexagonal ou international [4].

Toujours dans une optique d'ouverture de l'Institut vers l'extérieur, l'accès aux magazine, au site Internet, aux conférences... est libre et gratuit pour le public !


A l'heure où je rédige cet article, l'émission du Labo dans laquelle j'étais invité a été écoutée plus de 1100 fois sur le web... sans compter les auditeurs de Radio Campus !

Ecouter l'émission ici : Chrys (GreBlog MonGrenoble), invités du Labo (Sciences Po Grenoble et Radio Campus Grenoble).

Notes

[1] Radio Campus Grenoble : 90.8 FM

[2] rediffusée le samedi suivant à 13h30

[3] en aval, plus d'une heure de discussion avec l'équipe

[4] à titre d'exemple : Edwy Plenel (MediaPart.fr), Alain Joannes (Journalistiques.fr)...


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