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2008

Geneviève Fioraso, députée de la première circonscription de l'Isère, fait le point sur sa première année de mandat à l'Assemblée nationale : interview

genevieve fioraso deputee grenoble Jeudi 12 juin 2008, je suis allé à la rencontre de Geneviève Fioraso, députée de la première circonscription de l'Isère.

Autour d'un petit déjeuner, l'ancienne assistante parlementaire d'Hubert Dubedout recevait quelques journalistes dans les locaux de sa permanence parlementaire, rue Voltaire à Grenoble.

Visiblement fatiguée et marquée par plusieurs sessions de travail parlementaires qui ont durée jusqu'à 2 heures du matin la veille et ces derniers jours, après avoir sauté dans un avion et pris un véhicule, la députée rejoint sa permanence locale pour dresser un bilan personnel sur sa première année de mandat à l'Assemblée nationale.


Accroître la visibilité du travail parlementaire au niveau local


En introduction, Geneviève Fioraso évoque les difficultés qu'elle rencontre pour améliorer la lisibilité du travail parlementaire au niveau local et souligne l'omniprésence médiatique de certains députés. "A l'Assemblée, les journalistes ont leurs interlocuteurs préférés, ils se parlent entre eux et se démarquent les uns des autres par des petites phrases pour la presse nationale (...) Du coup, on est jamais sur le fond des dossiers et au final, personne ne sait vraiment ce qu'on fait (...) Quand on est de plus dans l'opposition, on a encore moins de visibilité" explique la 7ème Adjointe de la ville de Grenoble.

Sur la forme, le bilan de cette première année à Paris reste contrasté. "Sur un an, on a passé beaucoup de projets de loi, les 3/4 en urgence alors que l'urgence ne se justifiait pas la plupart du temps (...) En menant des débats précipités, on les amène à les traiter de façon binaire (...) Sur l'exemple des OGM , du coup, on est contraint de traiter la question de façon passionnelle, entre les pour et les contre" souligne la députée de l'Isère.

Au sein des membres de la majorité parlementaire, beaucoup se plaignent de la méthode et du rôle dévolu au Parlement au moment où les conditions de travail au palais Bourbon ne sont pas toujours réunies.

Partant de ce postulat, Geneviève Fioraso souhaite faire connaître ses intentions et communiquer sur sa vie parlementaire au niveau local. Elle lance un nouveau blog sur lequel elle souhaite relayer ses interventions, travaux, projets et débats à l'Assemblée nationale. Ces jours-ci, elle publie notamment une lettre intitulée "Réal-iser" distribuée aux habitants de la première circonscription de l'Isère.

"Réal-iser" est également le nom d'une nouvelle association ayant pour but d'informer ses membres sur les réunions, actions locales et activités de la députée de l'Isère.


LME et réalités économiques sur le terrain


Sur le fond, Geneviève Fioraso revient sur le débat de la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) actuellement en discussion à l'Assemblée et dans laquelle elle prend part.

"Dans le domaine qui me concerne, l'économie, je suis frappée par le manque d'ambition" ajoute la députée qui signalait déjà il y a quelques mois sur GreBlog "A droite comme à gauche, beaucoup d'élus à l'Assemblée ont une méconnaissance de l'économie, beaucoup sont assez loin de la réalité".

Geneviève Fioraso revient sur ce qui pénalise aujourd'hui l'économie française et ce qui pénalise d'obtention d'un point de croissance supplémentaire. "En France le problème, c'est qu'on a des PME - PMI trop petites qu'on arrive pas à faire grossir au delà de cinquante".

Selon elle, la loi LME ne prend pas la mesure des freins à la croissance de ces entreprises génératrices d'emplois. Des leviers existent, tels que les aides à l'innovation technologique, organisationnelle ou commerciale, le renforcement ou l'apport nécessaire en capital et des mesures visant à soutenir l'exportation.

"L'autre problème aujourd'hui dans notre pays, on a d'un côté les grands groupes, de l'autre, les PME - PMI (...) En Allemagne, ça fait des années que çà marche ensemble, entre les instituts et le monde de l'entreprise (...) En France, on ne sait pas irriguer les petites entreprises avec l'innovation alors qu'on sait que c'est çà qui fait de la plus-value" explique l'élue tout en révélant que la loi LME n'en prend pas le chemin.


"Small is beautiful"


"Small is beautiful (...) Entreprise, vous êtes petite, restez petite, on vous protège, vous et votre patrimoine". C'est en ces termes que la députée de l'Isère explique à demi-mot les objectifs visés par la loi LME.

Outre le fait que les mesures concernant la transmission d'entreprises ou la simplification administrative restent cohérentes, elle ajoute qu'on cherche toujours à valoriser ou protéger le patrimoine par rapport à l'esprit d'entreprise. Il est difficile pour une entreprise de grossir puisque le message à faire passer aux chefs d'entreprise porte essentiellement sur son patrimoine.

"On est dans un truc assez poujadiste, c'est démodé (...) La modernité, c'est allier la croissance, les liens entre les entreprises, le dialogue social et le développement durable (...) J'ai l'impression qu'on a pas tellement confiance ni dans les entrepreneurs, ni dans notre faculté à retrouver de la croissance, c'est valable pour la droite et la gauche" argumente Geneviève Fioraso.


Le cumul et la difficulté d'exercer son mandat


Geneviève Fioraso explique qu'il est précieux de disposer à la fois d'une expérience nationale et locale de terrain. "Sinon, on est déconnecté, on fait des projets de loi conceptuels, simplistes ou idéologiques (...) Pour avoir un non cumul, il faudrait à ce moment là, changer le statut de l'élu (...) On se rend compte qu'à l'Assemblée, il y a peu de diversité sociologique et de gens qui travaillent en entreprise à la base (...) Les députés pourraient facilement choisir de rester à Paris au lieu d'aller sur le terrain, on leur donne tout ce qu'il faut pour rester sur place" souligne t-elle.

Membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, la députée socialiste de l'opposition évoque la difficulté de faire passer des amendements tout en admettant qu'il est plus qu'indispensable de maintenir ses engagements. "Au niveau local, j'ai l'habitude qu'on avance tout de suite sur les dossiers (...) A Paris, c'est plus lent, donc pour moi, c'est frustrant, mais on arrive quand même à mettre des points" ajoute t-elle.


L'école, l'orientation et l'Université


Geneviève Fioraso estime qu'il est important de mettre l'accent sur l'éducation tout en misant sur une "orientation intelligente" des élèves. Approfondir l'apprentissage des langues à l'école ou dans la vie active est une nécessite. "En France, on a un système trop rigide (...) Au Parti Socialiste, je trouve qu'on est pas suffisamment courageux et on ne porte pas assez les questions d'éducation" avoue la députée.

Sans détour, elle rejoint les propos du Président de la République concernant les problèmes d'orientation des étudiants dans les Universités.

"On a fait croire qu'avec le vieillissement de la population, on aurait besoin de beaucoup de Psy dans le domaine de la gérontologie (...) Qu'on empêche pas les gens de faire Psycho mais est-ce que c'est normal d'accueillir 1000 étudiants en Psycho quand on sait qu'il n'y aura pas de place ou de poste pour eux (...) Sarkozy ou nous, je pense qu'on peut faire les mêmes constats comme sur les PME -PMI qui ne sont pas assez grosses, après il faut se donner les moyens (...) Ca peut être de la sélection par voie d'orientation" explique t-elle.


Les dossiers en cours sur la 1ère circonscription de l'Isère


Au niveau local, la députée continue de s'investir sur les dossiers qu'elle connaît bien dans ses domaines de prédilections.

Elle évoque l'urgence de la requalification d'Innovallée Meylan. "Plus de 3000 emplois perdus lors du dernier mandat, ils sont allés par exemple à Montbonnot (...) 17 classes fermées à Meylan (...) Sur Innovallée, il faut faire exactement comme ce qu'on a fait sur Bouchayer-Viallet, un état des lieux, de la mixité logements et activités sinon on arrivera pas à financer (...) On peut en faire une zone d'activité intercommunale" explique la députée.

Le second dossier est l'établissement de passerelles entre les différentes communautés existantes dans le domaine du logement et des transports.

Le troisième dossier est celui de la ligne du tram E. Les études sont lancées. La ligne doit passer par le cours Jean Jaurès. Sur Meylan, le choix n'est pas encore fait mais Geneviève Fioraso ajoute "Pour que la ligne marche, on a intérêt à passer là où il y aura des logements collectifs, de l'activité, de la densité (...) C'est quand même le principe du développement durable, on dessert pas les pavillons, on dessert plutôt là ou on mutualise".


Après l'avoir rencontré peu après sa victoire aux dernières élections législatives, Geneviève Fioraso confirme de nouveau son attachement au Palais Bourbon et son engagement au niveau du local. Femme de terrain, elle arbore avec enthousiasme sa volonté de faire remonter des expériences Grenobloises et des initiatives locales auprès des différents Ministres qu'elle rencontre même si elle avoue qu'il n'est pas facile de se battre pour proposer ou faire passer des amendements.

En audio, interview de Geneviève Fioraso (conjointement, France Bleue Isère, Radio Nostalgie, GreBlog MonGrenoble)


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03

2008

Interview de GreBlog pour Rue89 dans le cadre de la Netcampagne en France

greblog rue89 Il y a deux semaines, j'étais interviewé par un correspondant de presse du site web d'actualité Rue89, un journal en ligne en pleine expansion créé par d'anciens journalistes de Libération, dont la spécialité est la publication d'informations traitées à la fois par des journalistes, experts et internautes.

Mathieu Sentis, correspondant de presse pour Rue89 effectuait une enquête au sujet du désintéressement potentiel des électeurs vis à vis des sites des candidats sur la toile dans le cadre de la Netcampagne des municipales 2008 en France.

Partant d'un simple constat personnel, après avoir fait un tour général de la blogosphère durant la campagne, il relève le manque de participation, de débat sur Internet et la censure de nombreuses contributions d'internautes.


Les sites ou blogs de candidats analysés


Sous le titre évocateur "La Netcampagne officielle boudée par les internautes", l'auteur tend à démontrer qu'un grand nombre de blogs ou sites tenus par des personnalités politiques ou candidats en lice ne jouent pas le jeu de la transparence des échanges et de la participation.

"Le débat ne prend pas" explique le correspondant à propos du site bertranddelanoe.net : le nombre de contributions y est très faible. Le dépôt d'un commentaire encourageant est publié sur le blog de Christian Estrosi : une autre contribution déposée, plus critique, ne le sera jamais. Même expérience réalisée sur le site de Martine Aubry qui ne publiera pas un commentaire défavorable mais qui fournira tout de même une explication pour le moins hasardeuse.

A contrario, l'auteur souligne une vague d'expression participative qui jaillit sur de nombreux sites appartenant à de petits candidats qui disposent, en marge de l'intéressement des grands médias traditionnels, d'un canal idéal de discussion avec la population. "La participation mesurée des internautes sur des sites d’envergure est d’autant plus étrange que certains blogs de petites communes présentent le phénomène inverse" ajoute Rue89.


De la modération virtuelle à l'esprit participatif


"J'ai cherché à vous contacter parce que chez vous sur GreBlog, je suis étonné de voir que la discussion est très animée, que ce soit dans le cadre de la campagne ou non, surtout s'agissant d'une grande ville" m'avoue le correspondant en introduction de notre longue conversation par téléphone.

En début de mois dans un billet , je signalais également le peu d'intérêts des internautes pour la campagne des municipales sur le plan local et national.

Auprès de GreBlog, le correspondant de presse cherche à en savoir davantage :

"D'après-vous, comment se fait-il qu'un candidat choisisse de lancer son propre blog pour communiquer avec son électorat et paradoxalement, décide de censurer la plupart du temps les commentaires ? (...) Comment peut-on deviner s'il y a contrôle ou manipulation ? (...) Pourquoi la plupart, après avoir cherché à déposer un message chez les candidats viennent-ils chez vous après coup pour s'exprimer ? (...) Vous arrive t-il souvent d'en parler avec les candidats que vous rencontrez ? (...)".

Certaines réponses ont été publiées [1] dans l'enquête Rue89 (lire ici)


De l'esprit participatif à la modération virtuelle


Cet article, mettant en avant le blog local de Grenoble et les sites de personnalités politiques de premier plan, corrobore mes constatations.

Le positionnement d'un site ou blog d'un candidat reste délicat. Seules les options choisies par sa Netéquipe permettent à son électorat de trouver un intéressement particulier. Sans oublier la manière dont le site a été construit sur la toile et qui bien souvent, écarte l'internaute d'un quelconque intérêt à trouver matière.

Trop souvent, le candidat cherche à véhiculer une image de lui-même ou de son équipe qui correspond à celle déjà connue de ses fidèles, de ses sympathisants et parfois même, du grand public. Très peu de candidats optent pour une stratégie politique de communication en direction des indécis ou des opposants : nul doute que le débat pourrait avoir lieu et davantage s'enrichir en ces circonstances...

Notes

[1] TéléGrenoble a récemment choisi sur son antenne de relayer l'article Rue89 et l'interview GreBlog.


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03

2008

GreBlog MonGrenoble à la une des fiches pratiques "Politique et Communication" de la lettre du Cadre Territorial

greblog territorial Fin 2007, j'ai eu l'opportunité d'être interviewé par un collaborateur de la Lettre du Cadre Territorial.

La Lettre du Cadre Territorial est un magazine qui s'adresse aux administrations, aux professionnels de la communication territoriale.

Le bimensuel de 120 pages est à destination notamment des Directeurs Généraux des Services, des Directeurs de Cabinet du maire, des Chefs de Service Communication et autres cadres et responsables de la fonction publique dans l'hexagone.

Dans son numéro 95 de janvier 2008, GreBlog MonGrenoble est à la une des "Fiches pratiques - Politique et Communication" de la Lettre du Cadre Territorial. Un mensuel de 5 fiches pratiques à destination des professionnels de la communication territoriale et les emplois de cabinet.

L'auteur de l'article dresse un portrait de GreBlog MonGrenoble. A sa manière, il relate le chemin parcouru par le blog local de Grenoble depuis deux ans, souligne son positionnement d'observateur de la vie locale et son rôle durant la campagne des élections municipales de 2008.

Lire le portrait et l'interview de GreBlog MonGrenoble, téléchargeable gratuitement sur le portail web [1] des professionnels territoriaux - territorial.fr -

Notes

[1] la photo est bizarrement "floutée" sur le document en ligne, pas dans le magazine :-)


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02

2008

Interview de GreBlog MonGrenoble pour France 2 et France 3 dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble

france2 greblog grenoble Depuis fin décembre, le groupe France Télévision a choisi de porter un regard sur certains acteurs présents sur la toile dans le cadre de son dossier relatif aux élections municipales de 2008 en France.

Anne Brigaudeau, journaliste pour France 2, s'intéresse de prêt aux blogueurs locaux faisant régulièrement parler d'eux sur le plan national en dehors de leurs ancrages, actions et présences respectives au niveau local.

Les deux chaînes de télévision publique France 2 et France 3 ont fait le choix de sélectionner et de mettre en avant une demi-douzaine de blogueurs s'investissant sur le terrain de la campagne des municipales de 2008.

Des blogueurs populaires, connus, ayant choisi de créer un webzine d'information locale, de se présenter à l'élection ou de suivre de prêt la campagne des municipales de 2008.

Parmi eux : le Bondy Blog à Neully, GreBlog MonGrenoble à Grenoble... ainsi que d'autres blogueurs reconnus, que j'ai eu l'opportunité de rencontrer à maintes reprises.

Christophe, Christophe Ginisty à Issy-les-Moulineaux.
Franck, Montbouge à Montrouge.
L'association MSE, à Saint-Egrève
Christophe, MonPuteaux à Puteaux.
Gérard, la Piquouse de rappel à Chartres.
Bruno, Blog2Roubaix à Roubaix, récemment de passage à Grenoble.

Du côté du petit écran, après les interviews de GreBlog MonGrenoble sur les plateaux de TéléGrenoble, France 3 Rhône-Alpes et les reportages locaux sur place de France 3 Grenoble et de M6, découvrez sur le site de France 2 ou de France 3 un portrait effectué par la journaliste de France 2 et une interview du blog local de Grenoble et ses alentours [1].

A lire ici :

elections.france2.fr/municipales/2008/sur-le-net/

ou ici :

elections.france3.fr/municipales/2008/sur-le-net/.

Notes

[1] quelques petites coquilles amusantes : greblog.com, ... :-)


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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas présente sa liste et ses voeux au Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Lundi 14 janvier 2007, je me suis rendu à la cérémonie des voeux de Fabien de Sans Nicolas, candidat UMP à l'élection municipale de 2008 à Grenoble. Arrivé vers 20h, je prend une accréditation et suis convié à rejoindre le pôle presse. Dans un dossier, je découvre les noms des 59 personnes qui partage et portent le projet du candidat.

Quelques instants plus tard, Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux journalistes et Michel Barnier [1], Vice-président du Parti Populaire Européen, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy et candidat aux élections européennes de 2009 fait son entrée. Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche est venu soutenir la tête de liste UMP à Grenoble.

Plus de 700 personnes se sont données rendez-vous à Alpes Congrès Grenoble, Alpexpo, pour découvrir chacun des 59 colistiers inscrits sur la liste "Grenoble c'est vous !" portée par un candidat qui annonce ses premières propositions tout en tenant un discours tonique notamment en seconde partie de soirée.

En premier lieu, Max Micoud, en dernière position de la liste, inaugure la soirée en faisant un "passage de témoin" avec FDSN. Le doyen de la liste rappelle qu'en 2001, il a perdu la mairie de Grenoble de quelques centaines de voix face à Michel Destot et qu'il n'a toujours pas digéré cet épisode.

Puis, tour à tour, d'autres personnalités apportent leur soutien dont Nathalie Béranger puis Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon , témoigne en vidéo sur un écran géant.


Présentation de la liste de Fabien de Sans Nicolas


30 hommes, 29 femmes, 17 candidats de moins de 40 ans dont 11 de moins de 35 ans composent la liste "Grenoble c'est vous !". Une liste plutôt ouverte, qui rassemble et réunit des personnes de sensibilités différentes.

Moins de la moitié de cette liste (46%) compte dans ses rangs des adhérents de l'UMP.

15 candidats n'appartiennent à aucune formation politique et sont issus de la société civile. Des personnalités du centre et du MODEM (Marguerite Bon, Nicolas Pinel, Jo Trillat...), du Parti Radical de Gauche (Ahmed Lahcine), du PS (Marie Vallier-Savine), du Parti Radical, de la formation "gauche moderne" (Eric Hattab), du CNI, du Forum des Républicains Sociaux... composent la liste.

  • Billet maj le18/01 : En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.

Notons également qu'Alain Carignon [2] ne fait pas parti de la liste, que Bernard Betto [3] ne rejoint plus le candidat UMP et que Nicolas Pinel fait partie de la liste.

Parti tard dans la campagne des élections municipales à Grenoble, le candidat UMP est donc l'un des premiers à publier la composition de sa liste.


Ambiance, interview de Fabien de Sans Nicolas et Michel Barnier


Ci-dessous, ma vidéo et dans l'ordre : l'arrivée de Michel Barnier , l'interview du Ministre, son regard sur Grenoble et le candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble. Puis, l'interview de Fabien de Sans Nicolas, sa vision pour Grenoble , la présentation de sa liste et l'évocation de la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Enfin, l'ambiance de la salle au moment de la clôture de la réunion publique sur une musique techno-pop avec des ballons.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Ci-dessous en audio, une grande partie du discours public du candidat UMP :

Notes

[1] sur la photo

[2] voir le résultat du sondage GreBlog à ce sujet

[3] va t'il rejoindre la liste "Grenoble2008" conduite par Michel Destot ?


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12

2007

Les 2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale à Alençon

expression locale Vendredi 7 décembre 2007, je me suis rendu à Alençon [1] (Orne, Basse-Normandie).

Membre de jury au côté de blogueurs et professionnels reconnus (voir la liste) au sein de la blogosphère locale francophone , j'étais invité cette année à remettre le prix du meilleur blog d'expression locale 2007 décerné distinctement dans plusieurs catégories dans le cadre des "2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale".

En 2006 [2], les 1ère Rencontres nationales du "blog citoyen" [3] récompensait GreBlog MonGrenoble dans la catégorie "blog sur la vie locale".


Les gagnants du concours 2007


La moisson 2007 récompense les blogs d'expression locale dans les catégories suivantes :

Catégorie vie locale : La Piquouse de rappel

La Piquouse de rappel est un blog incisif, au contenu émoussé, percutant et aéré, ayant une réelle implantation locale, proposant de nombreux services web ajoutés et communautaires associés [4]. Ce blog dispose d'une véritable assise locale en matière de contribution et de participation citoyenne. Un blog non consensuel qui n'avait pas vraiment de concurrent sérieux pour le déloger de sa catégorie.

Catégorie culture : Aubusson

Voici un blog facile à lire, affichant clairement ses intentions : faire découvrir ou redécouvrir une ville en s'appuyant sur son passé, son patrimoine et sa culture. Une écriture agréable et transparente. Un blog doté d'une certaine authenticité qui séduit par sa connotation hyperlocale.

Catégorie Economie locale : Le journal d’une vigneronne

Un blog charmant, en marge des présentations professionnelles habituellement publiées dans le domaine de la vigne. Son auteur invite le lecteur à se promener sur une colline, à la découverte du vin, de la vigne, de la cave et de la faune. Le plaisir de la découverte des produits régionaux et de la culture est au rendez-vous. Un blog à déguster sans modération.

Catégorie tourisme : Beaurevoir, la maison spa

Ce blog suscite l'évasion et l'envie de voyager. Voici un établissement touristique qui propose via son blog de dévoiler les charmes de l'hébergement local en minimisant sa promotion marketing. Un blog plus affûté qu'une brochure commerciale dans le domaine du tourisme. Son auteur souhaite créer une relation interactive avec sa clientèle et susciter son intérêt en allant à la rencontre de la culture locale.

Catégorie social et santé : Après la rue

Une présentation sobre, une bonne lisibilité des contenus, une intégration pertinente d'éléments multimédias, des textes mesurés et des interviews alléchantes sur le sujet de la réinsertion sociale. Une recherche du vécu, complétée par des rencontres sur le terrain. Un blog agréable à lire, qui témoigne du social, du quotidien des gens en difficulté, avec transparence et réalisme, sans tomber dans le prosélystisme.


Des rencontres interactives entre acteurs de la blogosphère locale francophone


Ces rencontres sont destinées à favoriser les échanges entre blogueurs locaux et acteurs de la blogosphère francophone. Les internautes et membres de jury désignent, relèvent et promeuvent un panel de blogs pour leur qualité rédactionnelle au quotidien et la richesse des contenus publiés.

De nombreux ateliers permettent au public d'apprendre à bloguer, de perfectionner ses usages ou de découvrir de nombreux services web interactifs. Une conférence-débat permet au public d'interagir avec les membres du jury sur de nombreux sujets.

blog alencon expression locale Développer l'Internet local, pourquoi ? Comment ? Le phénomène des blogs locaux peut-il contribuer à faire évoluer la vie, l'information et la démocratie locale ? S'agit-il d'une mode, d'un phénomène de fond qui accélère le renouvellement des pratiques politiques, journalistiques et le "vivre ensemble" ? Quelles relations entre la presse locale et les blogueurs locaux ? Comment créer et animer une Web TV locale ? Vivre de son blog local, est-ce possible ? Faire face aux problèmes juridiques et aux intimidations ...

Avec Hubert Guillaud - Le Romanais, l'un des pionniers en matière de blogging local en France, nous avons tous deux choisi d'animer l'atelier-débat "Comment animer sa communauté électronique ?".[5]

Nous avons abordé le traitement de l'information hyperlocale, envisagé son essor et ses contraintes, démontré les opportunités d'expression locale fédératrices de contenus d'information tout en mettant l'accent sur les supports technologiques et services web innovants permettant d'animer une communauté électronique.


La participation au concours de blogs Isèrois


Quelques blogueurs Isérois ont souhaité se présenter au concours 2007 et je m'en rejouis !

Signalons le blog de Cédric Augier, le blog de Philippe de Longevialle, le blog MSE, le blog Canal Fontaine ou le blog de Stéphane Gemmani.

Loin derrière devant les autres blogs isérois qui n'ont pas réussi à soulever l'enthousiasme des internautes par leur vote, le blog du Fontainois à Pékin a été plébiscité par ces derniers, le classant dans les 5 premiers de sa catégorie (vie locale). Bien qu'il n'ai pas été porté par la quasi unanimité des membres du jury, celui-ci a toutefois choisi de le récompenser en lui attribuant une mention spéciale. Un grand bravo à Olivier Leclouerec avec qui j'ai pu m'entretenir en direct de Chine [6] pour le féliciter quelques instants après la remise des prix.


Quelques remarques et observations


A la lecture des nombreux blogs d'expression locale, le constat est mitigé.

Bloguer local signifie prendre le risque de s'exposer, d'être vu, apprécié, décrié, reconnu ou jugé. Partant de ce postulat, Je reste toutefois étonné par le peu de contributions déposées sur l'ensemble des blogs d'expression locale inscrits au concours. La participation, l'appel au débat citoyen, la dynamique de l'échange, le partage d'opinions et la volonté de continuer des conversations sont malheureusement relayés au second plan. Même caché derrière un pseudonyme, le citoyen a du mal à exposer et à partager ses idées sur une plateforme de discussion qui n'est pas la sienne.

Autre constat, les blogs d'expression locale sont trop homogènes en terme de présentation, structure et mise en page. Leur interface graphique est médiocre et laisse parfois à désirer. Ils manquent d'esthétisme et d'originalité, à la fois sur le plan graphique et visuel tandis que l'emploi d'éléments médias pour agrémenter, relever ou valoriser leur contenu n'est pas au rendez-vous.

En guise de conclusion, je vous invite à lire cette publication récente de Courrier Cadres à propos de la blogosphère locale, de GreBlog et des 2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale.

Notes

[1] 15 heures de train A/R

[2] une première en France

[3] les Rencontres ont simplement changé d'appellation

[4] similaire à GreBlog

[5] en photo

[6] par Skype


29

10

2007

Soirée de lancement de RMG, Radio Malherbe Grenoble

rmg radio malherbe grenoble Il y a quelques semaines, j'étais invité à la soirée de lancement de la nouvelle saison de RMG, Radio Malherbe Grenoble, une radio associative animée par de jeunes grenoblois dynamiques et passionnés par ce qu'ils font derrière un micro.

Pour l'occasion, la radio avait invité quelques élus [1] et auditeurs de la station.

Pour le moment, RMG38 n'a pas la chance de pouvoir émettre sur la bande FM grenobloise. Emballé par la qualité du projet, la démarche et la fougue de ces jeunes grenoblois, le CSA n'a pour le moment pas la possibilité d'attribuer une longueur d'onde supplémentaire en raison de la forte concentration de radios locales FM dans la région.


Une radio innovante qui trouve son public


En attendant, face à ce handicap et cette situation, Radio Malherbe Grenoble décide d'émettre sur le web en direct de la capitale des Alpes. Ce choix s'avère payant. C'est un succès. Les auditeurs répondent présents et le public averti est à l'écoute de la station.

Plus de 2000 auditeurs écoutent chaque semaine sur la toile plus de 29 heures de programmes de la "radio 100% djeun's de Grenoble".

Evènements, musiques, mixx, sport, délires, actus, kdos... au travers d'emissions éclectiques : Choop's Style, People Stars, Foot Station, Pertinence Funk, Generazione Italia, Hit Club, Pop and Rock... Chat en direct, webcam live, forum, liaison téléphonique et envoi de SMS des auditeurs, réponse en direct...


RMG émet en direct en utilisant une simple connexion Wifi


Le local RMG38 se situe dans le quartier Malherbe à Grenoble, à deux pas du domicile du maire de Grenoble. Ce dernier vient régulièrement les voir [2].

Lors de la soirée de lancement au restaurant "le Chalet" situé au dessus du parc du Jardin des dauphins, j'étais surpris de constater le peu de matériels nécessaires à la radio pour diffuser ses programmes en "live". En réalité, RMG est une radio "mobile". Elle émet principalement de son studio mais également... là ou elle le désire...

En vidéo, l'ambiance RMG38 et une petite interview de charmantes demoiselles de la radio.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Voici ce que me confiait l'un des animateurs : "L'autre jour, on voulait se trouver un coin pour émettre, alors on a détecté les connexions wifi du quartier (...) on a trouvé un coiffeur et on lui a demandé si on pouvait se connecter sur son Wifi pour qu'on puisse se brancher dessus pour diffuser en live notre émission". C'est par ce biais que les jeunes de RMG ont pu localiser de nombreuses sources wifi dans les alentours du parc et ont pu installer sans aucune difficulté leur studio mobile au dessus du Jardin des Dauphins.

Cette débrouillardise des membres de Radio Malherbe Grenoble n'est pas surprenante. En attendant d'obtenir une place sur une bande FM saturée, les nouvelles technologies leur permettent d'asseoir une organisation huilée et une formidable liberté de ton. Souhaitons que ce genre d'initiative radiophonique puisse se multiplier. Une radio ne s'écoute plus exclusivement sur un poste immobile ou par autoradio. Nous sommes de plus en plus nombreux à écouter la radio par Adsl, Mimo, Wifi [3], 3G, Hsdpa, en différé par Podcasts et autres...

De nouveaux modèles économiques émergent. La radio a encore de beaux jours devant elle....

Notes

[1] parmi eux : Michel Destot, Abderrhamane Djellal, Denis Pinot...

[2] voir la video

[3] hélas, service bridé sur les bornes wifi de la ville de Grenoble


06

10

2007

GreBlog MonGrenoble dans le Dauphiné Libéré

greblog dauphine libere Frédérique Verhaegue est journaliste à la rédaction du Dauphiné Libéré, avenue Alsace Lorraine. Elle souhaite porter un regard sur le phénomène des blogs au niveau local. Elle ne cache pas son intérêt pour ces nouvelles plateformes d'expression et de publication participative.

La journaliste entame ses recherches et commence par surfer sur la toile pour y trouver matière. Elle découvre un blog qui la touche et l'interpelle : "Trièves au centre", le blog d'Olivier Dodinot, candidat suppléant du Mouvement Démocrate sur la 4ème circonscription de l'Isère. Elle décide de rencontrer son auteur, dont le blog fut initialement crée et taillé pour la campagne des législatives. Depuis, ce dernier a su prendre ses marques et ses couleurs, relayer un regard pertinent sur le Trièves et s'ouvrir sur d'autres horizons. "L'occasion de donner d'autres points de vue, de créer du lien (...) Trièves au centre a reçu 5800 visiteurs en trois mois", selon son auteur...


Une rencontre d'échanges sur la blogosphère locale et nationale


Frédérique Verhaegue souhaite étayer ses propos. Elle prend son téléphone et m'invite à venir à la rédaction du Dauphiné Libéré. Durant plus d'une heure, nous parlons de la blogosphère locale et des réseaux sociaux partagés en ligne [1]. Quelques chiffres, quelques clés pour appréhender et apprécier le phénomène des blogs. Quelques exemples de blogs pertinents "à thème" au niveau local. Quelques évocations des besoins d'expression et d'échange du citoyen ou du politique sur la toile.


Un focus sur GreBlog MonGrenoble


Notre discussion se poursuit et se concentre sur GreBlog MonGrenoble. Tout à tour, nous abordons les différents aspects du blog. Opportunités de lancement de la plateforme, manière d'appréhender la vie locale, moyens mis à disposition pour bloguer, évolutions avancées et autorégulation de la plateforme, rapports avec les lecteurs, contributeurs, journalistes, médias ou personnalités publiques...

Merci Frédérique :-)

Article du Dauphiné Libéré "Blogs à part" du 27/09/07, page 8, pleine page, en annexe ci-dessous.

Notes

[1] Lire également la rubrique "GreBlog et les médias"


23

07

2007

Court-Circuit : raccourcir le chemin du producteur au consomm’acteur, sur le modèle d'une AMAP

Alors qu’il cherchait à s’inscrire dans l’une des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de l’agglomération Grenobloise, Sylvain Prat s’est heurté à la difficulté de concilier des horaires de travail très variables avec celles, fixes, de livraison des AMAP.

Une difficulté ajoutée à celle des listes d’attente pour les inscriptions en AMAP qui l’a amené à effectuer le constat suivant : depuis leur création en 1991, seules 7 AMAP s’étaient développées sur l’agglomération (chiffres de mai 2007), faisant profiter 163 foyers de leur service de mise en relation directe des consommateurs avec un producteur de la région.

Sylvain a alors eu l’idée de créer le réseau Court-Circuit, un réseau de producteurs et de distributeurs, permettant, sur le principe des AMAP, de réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs grâce à ses distributeurs volontaires.

Un premier réseau de produits alimentaires locaux de saison et de qualité, s’appuie sur une logistique alliant modernité et respect de l’environnement : les livraisons des producteurs chez des distributeurs indépendants sont optimisées et les consommateurs sont informés directement par email des livraisons, ce qui leur permet de s’approvisionner en produits extra frais. Les produits sont labellisés et les adhérents Court-Circuit bénéficient de tarifs préférentiels.

A terme, Sylvain Prat imagine volontiers d’étendre son réseau aux services en aidant les porteurs de projets « éco-raisonnés » à les concrétiser, avant d’exporter le principe de Court-Circuit à d’autres agglomérations.

Un tel réseau n’est pas facile à mettre sur pied mais Sylvain, qui s’est fixé comme conditions de lancement de constituer un réseau d’une douzaine de producteurs, 4 distributeurs et 100 adhérents, est confiant. "Grenoble est le terrain idéal pour la mise en place d’une initiative comme la mienne" confie-t-il "ici, même seule, une personne motivée peut arriver à mettre en place un réseau de distribution respectueux de l’environnement et des hommes".

Une initiative à encourager !

En vidéo, l'interview de Sylvain Prat, fondateur de Court-Circuit :


16

07

2007

ADTC : l'Association pour le Développement des Transports en Commun dit "non" à la Rocade Nord

L'ADTC, association militant depuis 1974 pour le développement des transports en commun, des voies cyclables et piétonnes dans la région Grenobloise, a lancé une campagne active contre le projet de la Rocade Nord et la "pseudo consultation" (en ces termes, sur l'un des nombreux tracts ADTC) du Conseil Général de l'Isère sur le sujet.



Peut-être avez-vous vu afficher au détour d'une rue ou sur un abribus une des affiches illustrées avec humour par Cléd'12 ? Elles sont en téléchargement sur le site de l'ADTC ainsi qu'un dossier spécial sur le Plan de Déplacements Urbains (PDU), exposant les positions de l'association et ses propositions alternatives. Car si l'ADTC dit "non" à la Rocade Nord, c'est qu'elle craint un retour à une logique du "tout voiture" qui ne résoudrait en rien les problèmes de circulation actuels et engendrerait au contraire une augmentation du trafic général. Elle s'appuie notamment sur l'analyse du CERTU (Organisme d'études du Ministère français de l'Urbanisme) qui écrit : "il est maintenant établi que la réalisation d'infrastructures nouvelles génère systématiquement des besoins supplémentaires de déplacements et ne permet pas de résoudre la congestion".

Une analyse que ne partage pas le Conseil Général de l'Isère, qui dans le numéro d'été d'Isère Magazine, répond au travers de sa Foire aux Questions aux oppositions de l'ADTC : Non la Rocade Nord n'engendrera pas de trafic supplémentaire, "c'est la croissance de la démographie et des emplois qui engendre des besoins en déplacement supplémentaires".

Et lorsque l'ADTC alerte sur une probable "remise en cause de projets de transports en commun" pour cause de manque de financement, le CG38 semble lui répondre en assurant que le projet sera financé "pour au moins un tiers par des partenaires privés et à hauteur de 200 millions par le Conseil Général de l'Isère - qui a la capacité financière de poursuivre en parallèle ses efforts pour développer les transports en commun".



Pour l'ADTC enfin, la Rocade Nord est surtout une réponse inadaptée aux besoins en matière de circulation automobile dont une partie très importante concerne les déplacements pendulaires (domicile / travail ou études) internes à la région urbaine grenobloise. Une augmentation de l'offre de transports en commun et la facilitation des transports intermodaux (vélo + train, voiture + tram, etc.) permettrait de réduire le trafic automobile. A contrario, le Conseil Général voit dans la Rocade Nord un tremplin pour les transports en commun par le dégagement des voiries existantes pour faire de la place à de nouvelles voies réservées aux bus ou aux tramways.

Face à ces deux analyses, comment le citoyen peut se forger sa propre opinion ?

En vidéo, des éléments de réflexion au travers de l'interview d'Antoine Jammes, président de l'ADTC :


12

07

2007

Quand la ville dialogue avec ses cultures : une journée de débats organisée par l’association Robins des Villes

Vendredi 29 juin 2006 a eu lieu à la Bifurk, une journée de débats organisée par l’association Robins des Villes, sur le thème de la culture et de son inscription dans la Ville.

Ces échanges s’inscrivaient dans la lignée d’autres débats, organisés sur des thèmes et dans des villes différentes, en préliminaire aux 4èmes rencontres du cadre de ville – Recyclopolis.

L’objectif de la journée, découpée en plusieurs ateliers, était d’amener des éléments de réponse au ""comment s’exprime la rencontre entre ville et culture". De nombreux acteurs socio-culturels grenoblois ont débattu sur "''l’impact de la culture sur le milieu urbain en termes d’expression des identités, des diversités et de la construction d’un vivre ensemble''".

L’association Robins des Villes a été crée en 1997 par des étudiants de l’Ecole d’Architecture de Lyon. Elle a pour objectif d’amener les habitants à s’approprier leur cadre de vie les conduisant à bâtir une réflexion sur les façons de le transformer.

Un objectif qui se décline suivant cinq axes :

  • - la sensibilisation, à travers l’organisation de ballades urbaines et d’événementiel,
  • - la concertation, c’est-à-dire l’accompagnement des populations dans les phases de consultations (au cours desquelles il leur est souvent demandé leur avis sans que leur soit donné les moyens de se forger une opinion),
  • - l’éducation, avec le développement d’un outil pédagogique à destination des enfants et adolescents,
  • - la formation,
  • - la recherche-action

1ère vidéo, l’interview d’Hervé Saillet, Délégué général de Robins des Villes :

2ème vidéo, une restitution des débats effectuée en fin de journée par le journaliste Pierre Gras de la revue Urbanisme. En réponse, l’intervention de Cécil Guitart, Adjoint au développement culturel solidaire, scientifique technique et industrielle de la ville de Grenoble (l'un des rares politiques a avoir participé à la journée). Le complément de Jean-Michel Montfort, Consultant en développement culturel :

Aujourd’hui, l’association possède une antenne sur l’agglomération grenobloise et travaille notamment avec la ville d’Echirolles.


09

07

2007

La ville de Grenoble équipe plusieurs sites en accès Wifi gratuit grand public

En janvier 2007, j'étais invité à la présentation des voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels (lire le billet). Lors du repas à l'Hôtel Plazza Alpexpo, je posais une question au maire de Grenoble et soulignait l'intérêt pour la ville d'équiper certains lieux publics ciblés de bornes d'accès Wifi pour tous. En exemple, j'avais évoqué la possibilité d'offrir aux étudiants une connexion wifi gratuite grand public au parc Paul Mistral, en plus des possibilités de connexion existantes localisées (hôtels, bar, restaurant, fastfood, bibliothèque, station Internet, réseaux FON, Grenoble Wireless...)

Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble organisait un point presse sur le sujet au "Café de la Mairie", place de Gordes. La ville de Grenoble vient d'équiper certains sites de bornes d'accès wifi (hotspots) permettant de se connecter gratuitement à l'Internet.

Les trois premiers sites choisis, actifs :

Le jardin des Plantes : 2 bornes (local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville : 3 bornes (place d'Agier, Gordes et jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble : 3 bornes (accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral et d'autres à terme pour couvrir une partie de la superficie). Un premier lot réalisé en collaboration avec OBS (Orange Business Services) pour un montant de 37 000 euros.

Les trois prochains sites à venir avant fin 2007 :

Place Victor Hugo, place Grenette et de Verdun. Un second lot réalisé en collaboration avec NIS (Neptune Internet Services) au niveau local pour un coût de 4200 euros par place pour une période de 6 mois.

J'ai pris mon Nokia N95 pour tester la connectivité wifi (navigation Internet, administration du blog, lecture vidéo...). Assis à l'entrée de la place de Gordes et sur le dernier banc de l'air de jeux pour enfant, côté kiosque du parc du jardin de Ville, la liaison wifi est meilleure :-). La détection du point d'accès "wifigrenoble" est plutôt rapide.

Arrivé sur la page d'accueil du site de la Ville de Grenoble, il suffit de saisir l'identifiant "grenoble", le mot de passe "wifi" et d'accepter les certificats de sécurité pour surfer sur le Net. Aucune clé de protection WEP ni WPA. Pare-feu et contrôle parental mis en place. Certains ports sont actifs et ouverts, d'autres non.

Pendant que Michel Destot effectue à son tour une démonstration wifi en surfant sur son blog au côté de Geneviève Fioraso, Hélène Milet et d'autres personnalités, j'en profite pour interviewer Ivo Mrakovcic, ingénieur réseau pour la ville de Grenoble : questions techniques, d'usage et d'accessibilité...

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 4mn 46s.

En réalité, la ville souhaite tester dans un premier temps les usages de connexion du grand public afin d'affiner le contrôle sur les protocoles d'accès. Elle va également déployer une signalétique wifi dans les semaines à venir. En septembre 2007, la ville lancera un appel d'offre pour équiper progressivement d'autres lieux en ville dès 2008.


02

07

2007

Rocade Nord : reunion publique à Grenoble avant consultation : surprenante assurance du Conseil général de l'Isère

Jeudi 28 juin, je me suis rendu au CRDP à la 8ème réunion publique organisée par le Conseil général de l'Isère. Une réunion d'information-débat destinée à présenter le "projet Rocade Nord" retenu par le CG38 dans le cadre du vaste plan de déplacements urbains (PDU), avant la consultation publique qui aura lieu cet été, du 25 juin au 10 août.

De nombreuses personnalités étaient présentes : Michel Destot, Geneviève Fioraso, Stéphane Gemmani, Christine Garnier, Hervé Gerbi, Gilles Kuntz, Jérôme Safar, Vincent Fristot, Gisèle Pérez, Marina Girod de l'Ain... également des représentants de tous bords, associations, unions de quartier, collectifs d'opposition au projet, alternatifs, GO Citoyenneté, ADTC, ADES, PS, PC, MODEM, UMP. Le sujet interpelle toutes les sensibilités...

Marc Baietto, 1er vice-président chargé de l'aménagement, de l'organisation des territoires, des transports et des déplacements, Max Lambert, chargé de mission, chef de projet "Rocade Nord" et Jacques Chiron, adjoint à la mairie de Grenoble chargé des déplacements, président de la Semitag, présentent tour à tour dan un premier temps les détails du projet de contournement.

Puis, durant près de 2 heures, le public pose diverses questions aux principaux intervenants. En majorité, elles portent essentiellement sur une opposition au contournement urbain et la manière dont le Conseil général de l'Isère présente le projet de Rocade Nord. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le Marc Baietto et Max Lambert maîtrisent parfaitement leurs discours et le sujet principal. Habitués à répondre aux nombreux contradicteurs présents dans la salle, les orateurs démontrent à chaque instant une assurance déconcertante : études mesurées et qualitatives, projections de chiffres à l'appui, simulations de bureaux d'études, expertises et contre-expertises, exemples de situations vécues dans d'autres villes de part le monde, réponses franches et courtes adressées aux différents interlocuteurs démontrant une parfaite maîtrise des rouages du projet de Rocade Nord par les instances du Conseil général de l'Isère...

La contradiction est à peine relevée par les acteurs du projet. Le public tente d'apporter d'autres chiffres, de s'appuyer sur d'autres études, d'amener de nouvelles suggestions liées à des facteurs environnementaux, écologiques, économiques et sociaux... mais en vain. Les avis contraires soulevés sont pris en compte et sont brillamment contrecarrés par une démonstration aiguisée, une réponse à tout. Au cours de la soirée, je discute avec différentes personnalités n'ayant pas les mêmes affinités politiques. Le constat est le même : la plupart sont étonnées par l'attitude et l'assurance des orateurs. Certaines déclarent "De toute façon, c'est plié (...) La consultation qui va suivre cet été est légale, mais finalement, à quoi peut-elle bien servir (...) Les oppositions se sont affirmées ce soir, mais en face, ils sont forts... ils sont blindés".

En vidéo, la présentation du projet Rocade Nord :

En audio, l'ensemble du débat, toutes les questions du public et réponses des orateurs :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 81mn 44s.

Le sujet de la Rocade Nord fait débat depuis plus de 30 ans. De nombreux projets ou variantes ont vu le jour. Des associations émergent et revendiquent leur opposition au tracé, au principe de contournement. Des collectifs s'engagent pour sa faisabilité et sa réalisation. Depuis le désengagement de l'Etat, le Conseil général entend assurer la maîtrise de l'ouvrage, associé aux collectivités et si besoin au secteur privé. La notion de péage est envisagée. Le projet du CG38 est initialement estimé à 580 millions d'euros. En attendant, plus de 492 000 électeurs commencent à recevoir dans le cadre de la consultation sur le contournement autoroutier de Grenoble un questionnaire... durant l'été. Coût de l'opération : plus de 600 000 euros.


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