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Mot clé :: [ interview ] - Tag associé à 18 billet(s)

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29

10

2007

Soirée de lancement de RMG, Radio Malherbe Grenoble

rmg radio malherbe grenoble Il y a quelques semaines, j'étais invité à la soirée de lancement de la nouvelle saison de RMG, Radio Malherbe Grenoble, une radio associative animée par de jeunes grenoblois dynamiques et passionnés par ce qu'ils font derrière un micro.

Pour l'occasion, la radio avait invité quelques élus [1] et auditeurs de la station.

Pour le moment, RMG38 n'a pas la chance de pouvoir émettre sur la bande FM grenobloise. Emballé par la qualité du projet, la démarche et la fougue de ces jeunes grenoblois, le CSA n'a pour le moment pas la possibilité d'attribuer une longueur d'onde supplémentaire en raison de la forte concentration de radios locales FM dans la région.


Une radio innovante qui trouve son public


En attendant, face à ce handicap et cette situation, Radio Malherbe Grenoble décide d'émettre sur le web en direct de la capitale des Alpes. Ce choix s'avère payant. C'est un succès. Les auditeurs répondent présents et le public averti est à l'écoute de la station.

Plus de 2000 auditeurs écoutent chaque semaine sur la toile plus de 29 heures de programmes de la "radio 100% djeun's de Grenoble".

Evènements, musiques, mixx, sport, délires, actus, kdos... au travers d'emissions éclectiques : Choop's Style, People Stars, Foot Station, Pertinence Funk, Generazione Italia, Hit Club, Pop and Rock... Chat en direct, webcam live, forum, liaison téléphonique et envoi de SMS des auditeurs, réponse en direct...


RMG émet en direct en utilisant une simple connexion Wifi


Le local RMG38 se situe dans le quartier Malherbe à Grenoble, à deux pas du domicile du maire de Grenoble. Ce dernier vient régulièrement les voir [2].

Lors de la soirée de lancement au restaurant "le Chalet" situé au dessus du parc du Jardin des dauphins, j'étais surpris de constater le peu de matériels nécessaires à la radio pour diffuser ses programmes en "live". En réalité, RMG est une radio "mobile". Elle émet principalement de son studio mais également... là ou elle le désire...

En vidéo, l'ambiance RMG38 et une petite interview de charmantes demoiselles de la radio.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Voici ce que me confiait l'un des animateurs : "L'autre jour, on voulait se trouver un coin pour émettre, alors on a détecté les connexions wifi du quartier (...) on a trouvé un coiffeur et on lui a demandé si on pouvait se connecter sur son Wifi pour qu'on puisse se brancher dessus pour diffuser en live notre émission". C'est par ce biais que les jeunes de RMG ont pu localiser de nombreuses sources wifi dans les alentours du parc et ont pu installer sans aucune difficulté leur studio mobile au dessus du Jardin des Dauphins.

Cette débrouillardise des membres de Radio Malherbe Grenoble n'est pas surprenante. En attendant d'obtenir une place sur une bande FM saturée, les nouvelles technologies leur permettent d'asseoir une organisation huilée et une formidable liberté de ton. Souhaitons que ce genre d'initiative radiophonique puisse se multiplier. Une radio ne s'écoute plus exclusivement sur un poste immobile ou par autoradio. Nous sommes de plus en plus nombreux à écouter la radio par Adsl, Mimo, Wifi [3], 3G, Hsdpa, en différé par Podcasts et autres...

De nouveaux modèles économiques émergent. La radio a encore de beaux jours devant elle....

Notes

[1] parmi eux : Michel Destot, Abderrhamane Djellal, Denis Pinot...

[2] voir la video

[3] hélas, service bridé sur les bornes wifi de la ville de Grenoble


06

10

2007

GreBlog MonGrenoble dans le Dauphiné Libéré

greblog dauphine libere Frédérique Verhaegue est journaliste à la rédaction du Dauphiné Libéré, avenue Alsace Lorraine. Elle souhaite porter un regard sur le phénomène des blogs au niveau local. Elle ne cache pas son intérêt pour ces nouvelles plateformes d'expression et de publication participative.

La journaliste entame ses recherches et commence par surfer sur la toile pour y trouver matière. Elle découvre un blog qui la touche et l'interpelle : "Trièves au centre", le blog d'Olivier Dodinot, candidat suppléant du Mouvement Démocrate sur la 4ème circonscription de l'Isère. Elle décide de rencontrer son auteur, dont le blog fut initialement crée et taillé pour la campagne des législatives. Depuis, ce dernier a su prendre ses marques et ses couleurs, relayer un regard pertinent sur le Trièves et s'ouvrir sur d'autres horizons. "L'occasion de donner d'autres points de vue, de créer du lien (...) Trièves au centre a reçu 5800 visiteurs en trois mois", selon son auteur...


Une rencontre d'échanges sur la blogosphère locale et nationale


Frédérique Verhaegue souhaite étayer ses propos. Elle prend son téléphone et m'invite à venir à la rédaction du Dauphiné Libéré. Durant plus d'une heure, nous parlons de la blogosphère locale et des réseaux sociaux partagés en ligne [1]. Quelques chiffres, quelques clés pour appréhender et apprécier le phénomène des blogs. Quelques exemples de blogs pertinents "à thème" au niveau local. Quelques évocations des besoins d'expression et d'échange du citoyen ou du politique sur la toile.


Un focus sur GreBlog MonGrenoble


Notre discussion se poursuit et se concentre sur GreBlog MonGrenoble. Tout à tour, nous abordons les différents aspects du blog. Opportunités de lancement de la plateforme, manière d'appréhender la vie locale, moyens mis à disposition pour bloguer, évolutions avancées et autorégulation de la plateforme, rapports avec les lecteurs, contributeurs, journalistes, médias ou personnalités publiques...

Merci Frédérique :-)

Article du Dauphiné Libéré "Blogs à part" du 27/09/07, page 8, pleine page, en annexe ci-dessous.

Notes

[1] Lire également la rubrique "GreBlog et les médias"


23

07

2007

Court-Circuit : raccourcir le chemin du producteur au consomm’acteur, sur le modèle d'une AMAP

Alors qu’il cherchait à s’inscrire dans l’une des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de l’agglomération Grenobloise, Sylvain Prat s’est heurté à la difficulté de concilier des horaires de travail très variables avec celles, fixes, de livraison des AMAP.

Une difficulté ajoutée à celle des listes d’attente pour les inscriptions en AMAP qui l’a amené à effectuer le constat suivant : depuis leur création en 1991, seules 7 AMAP s’étaient développées sur l’agglomération (chiffres de mai 2007), faisant profiter 163 foyers de leur service de mise en relation directe des consommateurs avec un producteur de la région.

Sylvain a alors eu l’idée de créer le réseau Court-Circuit, un réseau de producteurs et de distributeurs, permettant, sur le principe des AMAP, de réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs grâce à ses distributeurs volontaires.

Un premier réseau de produits alimentaires locaux de saison et de qualité, s’appuie sur une logistique alliant modernité et respect de l’environnement : les livraisons des producteurs chez des distributeurs indépendants sont optimisées et les consommateurs sont informés directement par email des livraisons, ce qui leur permet de s’approvisionner en produits extra frais. Les produits sont labellisés et les adhérents Court-Circuit bénéficient de tarifs préférentiels.

A terme, Sylvain Prat imagine volontiers d’étendre son réseau aux services en aidant les porteurs de projets « éco-raisonnés » à les concrétiser, avant d’exporter le principe de Court-Circuit à d’autres agglomérations.

Un tel réseau n’est pas facile à mettre sur pied mais Sylvain, qui s’est fixé comme conditions de lancement de constituer un réseau d’une douzaine de producteurs, 4 distributeurs et 100 adhérents, est confiant. "Grenoble est le terrain idéal pour la mise en place d’une initiative comme la mienne" confie-t-il "ici, même seule, une personne motivée peut arriver à mettre en place un réseau de distribution respectueux de l’environnement et des hommes".

Une initiative à encourager !

En vidéo, l'interview de Sylvain Prat, fondateur de Court-Circuit :


16

07

2007

ADTC : l'Association pour le Développement des Transports en Commun dit "non" à la Rocade Nord

L'ADTC, association militant depuis 1974 pour le développement des transports en commun, des voies cyclables et piétonnes dans la région Grenobloise, a lancé une campagne active contre le projet de la Rocade Nord et la "pseudo consultation" (en ces termes, sur l'un des nombreux tracts ADTC) du Conseil Général de l'Isère sur le sujet.



Peut-être avez-vous vu afficher au détour d'une rue ou sur un abribus une des affiches illustrées avec humour par Cléd'12 ? Elles sont en téléchargement sur le site de l'ADTC ainsi qu'un dossier spécial sur le Plan de Déplacements Urbains (PDU), exposant les positions de l'association et ses propositions alternatives. Car si l'ADTC dit "non" à la Rocade Nord, c'est qu'elle craint un retour à une logique du "tout voiture" qui ne résoudrait en rien les problèmes de circulation actuels et engendrerait au contraire une augmentation du trafic général. Elle s'appuie notamment sur l'analyse du CERTU (Organisme d'études du Ministère français de l'Urbanisme) qui écrit : "il est maintenant établi que la réalisation d'infrastructures nouvelles génère systématiquement des besoins supplémentaires de déplacements et ne permet pas de résoudre la congestion".

Une analyse que ne partage pas le Conseil Général de l'Isère, qui dans le numéro d'été d'Isère Magazine, répond au travers de sa Foire aux Questions aux oppositions de l'ADTC : Non la Rocade Nord n'engendrera pas de trafic supplémentaire, "c'est la croissance de la démographie et des emplois qui engendre des besoins en déplacement supplémentaires".

Et lorsque l'ADTC alerte sur une probable "remise en cause de projets de transports en commun" pour cause de manque de financement, le CG38 semble lui répondre en assurant que le projet sera financé "pour au moins un tiers par des partenaires privés et à hauteur de 200 millions par le Conseil Général de l'Isère - qui a la capacité financière de poursuivre en parallèle ses efforts pour développer les transports en commun".



Pour l'ADTC enfin, la Rocade Nord est surtout une réponse inadaptée aux besoins en matière de circulation automobile dont une partie très importante concerne les déplacements pendulaires (domicile / travail ou études) internes à la région urbaine grenobloise. Une augmentation de l'offre de transports en commun et la facilitation des transports intermodaux (vélo + train, voiture + tram, etc.) permettrait de réduire le trafic automobile. A contrario, le Conseil Général voit dans la Rocade Nord un tremplin pour les transports en commun par le dégagement des voiries existantes pour faire de la place à de nouvelles voies réservées aux bus ou aux tramways.

Face à ces deux analyses, comment le citoyen peut se forger sa propre opinion ?

En vidéo, des éléments de réflexion au travers de l'interview d'Antoine Jammes, président de l'ADTC :


12

07

2007

Quand la ville dialogue avec ses cultures : une journée de débats organisée par l’association Robins des Villes

Vendredi 29 juin 2006 a eu lieu à la Bifurk, une journée de débats organisée par l’association Robins des Villes, sur le thème de la culture et de son inscription dans la Ville.

Ces échanges s’inscrivaient dans la lignée d’autres débats, organisés sur des thèmes et dans des villes différentes, en préliminaire aux 4èmes rencontres du cadre de ville – Recyclopolis.

L’objectif de la journée, découpée en plusieurs ateliers, était d’amener des éléments de réponse au ""comment s’exprime la rencontre entre ville et culture". De nombreux acteurs socio-culturels grenoblois ont débattu sur "''l’impact de la culture sur le milieu urbain en termes d’expression des identités, des diversités et de la construction d’un vivre ensemble''".

L’association Robins des Villes a été crée en 1997 par des étudiants de l’Ecole d’Architecture de Lyon. Elle a pour objectif d’amener les habitants à s’approprier leur cadre de vie les conduisant à bâtir une réflexion sur les façons de le transformer.

Un objectif qui se décline suivant cinq axes :

  • - la sensibilisation, à travers l’organisation de ballades urbaines et d’événementiel,
  • - la concertation, c’est-à-dire l’accompagnement des populations dans les phases de consultations (au cours desquelles il leur est souvent demandé leur avis sans que leur soit donné les moyens de se forger une opinion),
  • - l’éducation, avec le développement d’un outil pédagogique à destination des enfants et adolescents,
  • - la formation,
  • - la recherche-action

1ère vidéo, l’interview d’Hervé Saillet, Délégué général de Robins des Villes :

2ème vidéo, une restitution des débats effectuée en fin de journée par le journaliste Pierre Gras de la revue Urbanisme. En réponse, l’intervention de Cécil Guitart, Adjoint au développement culturel solidaire, scientifique technique et industrielle de la ville de Grenoble (l'un des rares politiques a avoir participé à la journée). Le complément de Jean-Michel Montfort, Consultant en développement culturel :

Aujourd’hui, l’association possède une antenne sur l’agglomération grenobloise et travaille notamment avec la ville d’Echirolles.


09

07

2007

La ville de Grenoble équipe plusieurs sites en accès Wifi gratuit grand public

En janvier 2007, j'étais invité à la présentation des voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels (lire le billet). Lors du repas à l'Hôtel Plazza Alpexpo, je posais une question au maire de Grenoble et soulignait l'intérêt pour la ville d'équiper certains lieux publics ciblés de bornes d'accès Wifi pour tous. En exemple, j'avais évoqué la possibilité d'offrir aux étudiants une connexion wifi gratuite grand public au parc Paul Mistral, en plus des possibilités de connexion existantes localisées (hôtels, bar, restaurant, fastfood, bibliothèque, station Internet, réseaux FON, Grenoble Wireless...)

Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble organisait un point presse sur le sujet au "Café de la Mairie", place de Gordes. La ville de Grenoble vient d'équiper certains sites de bornes d'accès wifi (hotspots) permettant de se connecter gratuitement à l'Internet.

Les trois premiers sites choisis, actifs :

Le jardin des Plantes : 2 bornes (local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville : 3 bornes (place d'Agier, Gordes et jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble : 3 bornes (accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral et d'autres à terme pour couvrir une partie de la superficie). Un premier lot réalisé en collaboration avec OBS (Orange Business Services) pour un montant de 37 000 euros.

Les trois prochains sites à venir avant fin 2007 :

Place Victor Hugo, place Grenette et de Verdun. Un second lot réalisé en collaboration avec NIS (Neptune Internet Services) au niveau local pour un coût de 4200 euros par place pour une période de 6 mois.

J'ai pris mon Nokia N95 pour tester la connectivité wifi (navigation Internet, administration du blog, lecture vidéo...). Assis à l'entrée de la place de Gordes et sur le dernier banc de l'air de jeux pour enfant, côté kiosque du parc du jardin de Ville, la liaison wifi est meilleure :-). La détection du point d'accès "wifigrenoble" est plutôt rapide.

Arrivé sur la page d'accueil du site de la Ville de Grenoble, il suffit de saisir l'identifiant "grenoble", le mot de passe "wifi" et d'accepter les certificats de sécurité pour surfer sur le Net. Aucune clé de protection WEP ni WPA. Pare-feu et contrôle parental mis en place. Certains ports sont actifs et ouverts, d'autres non.

Pendant que Michel Destot effectue à son tour une démonstration wifi en surfant sur son blog au côté de Geneviève Fioraso, Hélène Milet et d'autres personnalités, j'en profite pour interviewer Ivo Mrakovcic, ingénieur réseau pour la ville de Grenoble : questions techniques, d'usage et d'accessibilité...

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 4mn 46s.

En réalité, la ville souhaite tester dans un premier temps les usages de connexion du grand public afin d'affiner le contrôle sur les protocoles d'accès. Elle va également déployer une signalétique wifi dans les semaines à venir. En septembre 2007, la ville lancera un appel d'offre pour équiper progressivement d'autres lieux en ville dès 2008.


02

07

2007

Rocade Nord : reunion publique à Grenoble avant consultation : surprenante assurance du Conseil général de l'Isère

Jeudi 28 juin, je me suis rendu au CRDP à la 8ème réunion publique organisée par le Conseil général de l'Isère. Une réunion d'information-débat destinée à présenter le "projet Rocade Nord" retenu par le CG38 dans le cadre du vaste plan de déplacements urbains (PDU), avant la consultation publique qui aura lieu cet été, du 25 juin au 10 août.

De nombreuses personnalités étaient présentes : Michel Destot, Geneviève Fioraso, Stéphane Gemmani, Christine Garnier, Hervé Gerbi, Gilles Kuntz, Jérôme Safar, Vincent Fristot, Gisèle Pérez, Marina Girod de l'Ain... également des représentants de tous bords, associations, unions de quartier, collectifs d'opposition au projet, alternatifs, GO Citoyenneté, ADTC, ADES, PS, PC, MODEM, UMP. Le sujet interpelle toutes les sensibilités...

Marc Baietto, 1er vice-président chargé de l'aménagement, de l'organisation des territoires, des transports et des déplacements, Max Lambert, chargé de mission, chef de projet "Rocade Nord" et Jacques Chiron, adjoint à la mairie de Grenoble chargé des déplacements, président de la Semitag, présentent tour à tour dan un premier temps les détails du projet de contournement.

Puis, durant près de 2 heures, le public pose diverses questions aux principaux intervenants. En majorité, elles portent essentiellement sur une opposition au contournement urbain et la manière dont le Conseil général de l'Isère présente le projet de Rocade Nord. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le Marc Baietto et Max Lambert maîtrisent parfaitement leurs discours et le sujet principal. Habitués à répondre aux nombreux contradicteurs présents dans la salle, les orateurs démontrent à chaque instant une assurance déconcertante : études mesurées et qualitatives, projections de chiffres à l'appui, simulations de bureaux d'études, expertises et contre-expertises, exemples de situations vécues dans d'autres villes de part le monde, réponses franches et courtes adressées aux différents interlocuteurs démontrant une parfaite maîtrise des rouages du projet de Rocade Nord par les instances du Conseil général de l'Isère...

La contradiction est à peine relevée par les acteurs du projet. Le public tente d'apporter d'autres chiffres, de s'appuyer sur d'autres études, d'amener de nouvelles suggestions liées à des facteurs environnementaux, écologiques, économiques et sociaux... mais en vain. Les avis contraires soulevés sont pris en compte et sont brillamment contrecarrés par une démonstration aiguisée, une réponse à tout. Au cours de la soirée, je discute avec différentes personnalités n'ayant pas les mêmes affinités politiques. Le constat est le même : la plupart sont étonnées par l'attitude et l'assurance des orateurs. Certaines déclarent "De toute façon, c'est plié (...) La consultation qui va suivre cet été est légale, mais finalement, à quoi peut-elle bien servir (...) Les oppositions se sont affirmées ce soir, mais en face, ils sont forts... ils sont blindés".

En vidéo, la présentation du projet Rocade Nord :

En audio, l'ensemble du débat, toutes les questions du public et réponses des orateurs :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 81mn 44s.

Le sujet de la Rocade Nord fait débat depuis plus de 30 ans. De nombreux projets ou variantes ont vu le jour. Des associations émergent et revendiquent leur opposition au tracé, au principe de contournement. Des collectifs s'engagent pour sa faisabilité et sa réalisation. Depuis le désengagement de l'Etat, le Conseil général entend assurer la maîtrise de l'ouvrage, associé aux collectivités et si besoin au secteur privé. La notion de péage est envisagée. Le projet du CG38 est initialement estimé à 580 millions d'euros. En attendant, plus de 492 000 électeurs commencent à recevoir dans le cadre de la consultation sur le contournement autoroutier de Grenoble un questionnaire... durant l'été. Coût de l'opération : plus de 600 000 euros.


27

06

2007

Rencontre avec Herve Gerbi, candidat UMP pour les municipales de 2008 à Grenoble

Les élections législatives 2007 viennent de se terminer. Elles invitent nombre de candidats à déclarer leurs intentions politiques à venir. Les prochains enjeux rentrent désormais dans le cadre des prochaines échéances municipales de 2008.

Michel Destot (PS), député maire de Grenoble n'a jamais caché l'envie de se représenter pour un 3ème mandat. Il y a quelques mois, Henri Baile évoquait ses intentions. Il y a quelques semaines, Alain Carignon (UMP) annonçait son souhait de se présenter (lire le billet) pour occuper le poste de premier magistrat de la ville. En début de semaine dernière, je rencontrais et interviewais Stéphane Gemmani, suppléant de Philippe de Longevialle (MODEM) sur la 1ère circonscription de l'Isère, soulignant l'intérêt de présenter une liste municipale pour Grenoble en 2008 (voir le billet, la vidéo).

Dimanche 24 juin 2007, je rencontrais Hervé Gerbi, avocat, chargé de cours en Master à l'université PMF, vice-président de l'UMP Isère chargé de l'emploi et des questions sociales... et candidat aux primaires de l'UMP pour les municipales 2008 à Grenoble.

Très décontracté, en tenue d'été, ouvert au dialogue, Hervé Gerbi porte un regard sur le résultat des élections législatives en Isère "Nous avons perdu non pas, par une victoire de la gauche mais par une défaite de notre famille politique qui a pour origine nos divisions internes". Sans détour, il évoque la nécessité de se présenter aux prochaines municipales de Grenoble et sa volonté d'incarner au niveau local un renouveau au sein de sa famille politique. "L'ancienne génération (...) a perdu. Il faut tirer les leçons" déclare le suppléant de Nathalie Béranger sur la 3ème circonscription de l'Isère.

"Alain Carignon n'est pas le bon candidat pour ces municipales (...) Que tout ceux qui aujourd'hui ont des velléités au sein de l'UMP pour porter un projet grenoblois se manifestent" déclare Hervé Gerbi à propos de la candidature du président de l'UMP Isère. Pragmatique et consensuel, il en appelle à la refondation de l'UMP 38 et à l'enthousiasme de chacun pour porter un renouveau politique pour Grenoble.

Au fil de notre discussion, nous abordons de nombreux sujets économiques et sociaux. Le vice-président de l'UMP chargé de l'emploi et des questions sociales évoque notamment l'insuffisance actuelle des moyens d'expression en matière de démocratie locale. Il porte une attention particulière sur l'investissement des associations et des citoyens dans les conseils de secteurs. Grenoble ne doit pas être "un lieu de passage" mais une ville ouverte pour y vivre, pour y travailler, pour ce qu'elle offre au plus grand nombre. Hervé Gerbi souhaite une implication plus soutenue et une meilleure coopération des entreprises avec les agences de développement durable au sein du tissu économique grenoblois. Le candidat souligne la nécessité d'accompagner en fin de contrat les entreprises ayant obtenu des fonds publics pour leur développement. L'investissement dans le secteur social est l'une de ses priorités.

En vidéo, l'interview d'Hervé Gerbi devant le Musée de Grenoble :


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