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03

2010

Régionales 2010, soirée électorale : les résultats définitifs du 1er tour sur Grenoble et en région Rhône-Alpes. Premières analyses

regionales 2010 grenoble Article maj le 15/03 à 12h12.

Dimanche 14 mars 2010 à partir de 10h du matin, GreBlog.net choisissait de mettre en place un dispositif décalé "spécial élections" sur greblog.net/elections (un micro-site web [1] dédié) afin de vous permettre de suivre pas à pas les toutes premières estimations.

Dans un premier temps, une diffusion des premiers taux de participation publiée à 12h, 17h et 20h au niveau national par le Ministère de l'intérieur.

Dans un second temps, quelques "objets" astucieusement glissés dans un fil d'informations en continu.

Dans un troisième temps, l'arrivée des premières estimations chiffrées en temps réel concernant la Ville de Grenoble, en direct de la Mairie à partir de 20h et ce, jusqu'à 23h20.


Les résultats du 1er tour sur Grenoble et sur Rhône-Alpes


Ci-dessous, les résultats définitifs du 1er tour, sur Grenoble et sur Rhône-Alpes.

En bas de tableau, 2 feuilles, 2 onglets : résultats sur Grenoble | sur Rhône-Alpes.




Premières analyses des résultats


Juste quelques comparaisons intéressantes :

La liste "Une région d'avance" conduite par Jean-Jack Queyranne actuel Président de la région Rhône-Alpes fait 2 points de mieux sur Grenoble par rapport à son score régional.

La liste "Aujourd'hui et demain, ensemble pour Rhône-Alpes" de la majorité présidentielle conduite par Françoise Grossetête creuse un écart de plus de 7 points par rapport à son résultat obtenu au niveau régional.

A l'inverse, la liste "Europe Ecologie Rhône-Alpes autrement et maintenant" conduite par Philippe Meirieu obtient un score très élevé sur Grenoble avec plus de 8 points de différence par rapport à celui obtenu au niveau de la région.

La liste "Front National pour Rhône-Alpes et nos provinces" conduite par Bruno Gollnisch réalise un score supérieur de 5 points au niveau régional par rapport à son résultat sur Grenoble.

La liste "Rhône-Alpes Démocrates" conduite par Azouz Begag obtient sensiblement le même score sur Grenoble et en région Rhône-Alpes.

Les listes "Ensemble pour les régions à gauche" et "Anticapitalistes Tout changer, rien lâcher" passent la barre des 10% sur Grenoble, soit 2 points de plus par rapport à leurs résultats respectifs obtenus en Rhône-Alpes.


Ce que l'on peut dire


La première surprise vient du Front National qui réalise un score plutôt élevé par rapport aux dernières estimations propulsées par les sondages avant le 1er tour des Régionales 2010. En passant la barre des 10%, une partie de la flotte du paquebot devrait se maintenir dans une douzaine de régions pour le 2ème tour et couper l'herbe de la majorité présidentielle.

La seconde vient des écologistes. Globalement, jamais ils n'ont réalisé un score aussi élevé sur Grenoble. Seulement 1 point d'écart avec les socialistes. Un exemple : dans le canton 2 de Grenoble, le bureau de vote de la "Porte de France" a comptabilisé le score de 40,19% pour Europe Ecologie. En devenant la 3ème force politique du pays, Europe Ecologie a gagné l'un de ses paris : balayer, étrangler le MoDem pour "jouer à armes égales" avec le PS au niveau local. Au niveau électoral, Grenoble pourrait prochainement devenir la grande ville la plus "verte" de France. Un fort score dont le Maire de Grenoble devrait tenir compte lors des prochaines échéances. Reste à savoir au niveau régional comment le rassemblement des socialistes et des écologistes va pouvoir s'opérer. Les premiers doivent nécessairement tenir compte du score des seconds pour "gouverner" la région et tenter de rassembler. Les seconds estiment qu'il n'y a aucun mal à "gouverner" avec les premiers malgré les fortes divergences et différences de points de vue qui les animent. A priori, sans trop de difficultés, les écologistes vont pouvoir faire monter les enchères avant le 2ème tour.

La troisième vient du Modem. Un score en dessous de 5% à la fois sur Grenoble et sur le plan régional. Un mouvement asphyxié par les récentes divergences hyperlocales, marginalisé par un score bas, balayé par une vague verte qui n'attendait qu'une élection de ce calibre pour prendre pied et s'imposer. Le Modem n'a pas su trouver le ton juste pour mobiliser les électeurs.

La quatrième vient de la majorité présidentielle. Sur Grenoble, la droite traditionnelle a souvent pour habitude de faire 10 points de moins par rapport à son score relatif au niveau national. Cette fois-ci, elle se tasse, dégringole et ne passe pas la barre des 20% en ville alors qu'elle devance d'un tout petit point les socialistes et arrive en tête du 1er tour au niveau régional. Ne disposant pas de "réserves" de voix à part entière, face aux invectives du Front National, la majorité présidentielle ne peut compter que sur les abstentionnistes du 1er tour pour tenter de remobiliser ses troupes. Pour y parvenir, elle va jouer la carte de l'impossible entente initiale entre ses concurrents et souligner la division récurrente entre les socialistes et les écologistes.

La cinquième vient des forces arrières de la gauche. Le NPA, le Front de gauche et associés n'entendent pas baisser les bras et laisser les socialistes discuter seuls avec les écologistes pour rassembler au second tour. Ensemble, elles passent tout de même la barre des 10% sur Grenoble. Une progression estimée, plus ou moins attendue pour un Front de gauche qui, âgé d'un peu plus d'un an, se paye le luxe d'obtenir un score similaire et comparable à celui du MoDem quelques mois après sa création.

La sixième n'est peut-être pas une surprise. Le score des socialistes était attendu. En s'appuyant sur le bilan de sa région, Jean-Jack Queyranne a réussi à fédérer et (re)mobiliser bon nombre d'électeurs de gauche qui avaient perdu leur marque... et leur foi. La constitution de listes communes pour le second tour notamment avec les écologistes risque de prendre une toute autre tournure. Au niveau local, le PS a l'habitude de négocier avec ses "partenaires-adversaires" en présentant une position hégémonique de circonstance avant toute négociation.

Affaire à suivre pour l'ensemble des qualifiés au second tour...


Revue de web : GreBlog sur France Info !


Ce matin, en prenant mon petit café, j'ai eu la surprise d'entendre le chroniqueur et journaliste David Abiker [2] relayer la manière dont j'ai utilisé le réseautage social "Twitter" pour annoncer de Grenoble les premières estimations des résultats sur le Net en employant un langage "très particulier" mélangeant des objets, des noms communs...

Ecouter la Chronique "Le bruit du Net" de David.

Je vous laisse deviner !

On se retrouve dimanche prochain pour la suite des résultats du second tour des Régionales 2010 sur Rhône-Alpes, sur Grenoble... et en direct.

Notes

[1] Afin d'éviter une surcharge habituelle de consultations côté serveur web

[2] qui m'avait interviewé il y a quelques années sur le "blog de Grenoble"


04

02

2010

Budget 2010, impôts locaux, conso, densification, logement, effectifs de la ville... vus par le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la Ville de Grenoble

ps grenoble Vendredi 29 janvier 2010, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la Ville de Grenoble conviaient la presse [1] à la Mairie pour faire un point sur les dossiers en cours et l'actualité municipale.

Un "exercice de style" que le Président du groupe Abderrahmane Djellal souhaite reconduire plusieurs fois dans l'année pour communiquer sur les choix politiques, rebondir sur les dossiers en cours, souligner les divergences de vue avec l'opposition municipale tout en s'appuyant sur le fond sur l'actualité locale et nationale. Sur la forme, l'objectif est d'associer différentes personnalités élues lors de chaque rencontre avec les médias.

Au menu de cette réunion de rentrée 2010 du groupe PS et associés [2] : un point sur la construction du budget 2010 de la Ville de Grenoble, une vision sur le rôle de l'Etat, un regard porté vers l'opposition municipale, l'emploi public, les effectifs de la ville, la Police municipale, le logement, les transports, le développement durable et... les impôts locaux.


L'Etat, au coeur de la construction du budget 2010 ?


"On a construit un budget 2010 qui nous permet de continuer à mener les politiques que nous menons en matière de logement, de développement durable, autour du dynamisme et de la cohésion sociale (...) pour être un amortisseur de crise (...) Ce budget 2010, tel qu'on l'évalue au quotidien, prouve que nous avons eu raison de le bâtir de cette manière" souligne Abderrahmane Djellal, avec une certaine fierté.

En arrière plan du dispositif, l'Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle revient de façon récurrente sur le désengagement direct et indirect du gouvernement et le déficit de la fonction régalienne de l'Etat pour expliquer en partie les difficultés "qui retombent sur les épaules du Maire et des collectivités locales" notamment en matière de santé, d'éducation, de prévention et de sécurité.

"On peut comprendre qu'on réforme (...) Nous aussi, on veut moderniser le service public (...) On réaffirme nos politiques de solidarité, pas d'assistanat (...) L'idée, c'est d'apporter de la respiration aux gens, c'est d'essayer de les rendre autonomes" souligne l'Adjoint, visiblement très critique à l'égard du gouvernement.


La majorité municipale, une équipe "plurielle"


Au niveau local, le groupe réaffirme ce qui fait sa force et sa richesse au niveau politique.

"Avec nos amis de GO Citoyenneté, du Parti Communiste, du MoDem et de la société civile, on est une équipe plurielle en ordre de marche (...) On ne veut surtout pas uniformiser notre schéma de penser" rappelle Abderrahmane Djellal, soucieux de faire passer le message à la presse sur le fond et la forme, dans un contexte électoral où les divergences des écuries politiques et de personnes s'affirment de part et d'autre(s) sur la place publique.


L'opposition municipale et la bétonisation de la ville


Pour souligner le travail accompli et appuyer les priorités de sa majorité, le groupe PS revient sur l'un des thèmes de prédilection de la droite locale : la densification de la Ville de Grenoble.

"On a une droite locale, aujourd'hui, son discours est de deux niveaux (...) Ils prennent prétexte de la bétonisation de notre ville pour masquer leur rejet du logement social (...) Les mêmes qui nous expliquent qu'on betonerait la ville, ce sont les premiers défenseurs de la Tour Perret en nous disant que c'est la priorité des priorités" explique le Président du groupe.

En parallèle, une réflexion sur la hauteur des bâtiments est actuellement menée, associant élus et architectes concernés. De son côté, Jérôme Safar, 1er Adjoint aux Finances, au contrôle de gestion externe, à la Prévention et Sécurité explique qu'il est parfois nécessaire de bâtir des immeubles un peu plus hauts en ville afin de pouvoir alléger l'impression de densité et dégager de l'espace au sol. Le projet de presqu'île scientifique est l'occasion d'amener cette réflexion sur le terrain, de développer l'opportunité de maintenir les innovations sociales, urbaines, économiques et environnementales de la ville.

"C'est un moyen de garder l'avance (...) Ceux qui luttent contre ça... seulement pour lutter contre ça prennent un risque énorme" ajoute le 1er Adjoint.

Au delà des perspectives, l'un des enjeux politiques majeurs au niveau local porte sur la nature de l'investissement, plus que sur leur montant.


L'emploi public municipal... et les effectifs de la municipalité


Le parti pris du Maire concernant l'emploi et les services publics va à contre courant de ce qui est proposé au niveau de l'Etat. Le gouvernement actuel considère que l'emploi public pèse trop sur le budget de l'Etat, jugeant parfois nécessaire de supprimer des postes par différents moyens.

De son côté, la municipalité considère que les services publics et l'emploi public sont des leviers qui oeuvrent à la cohésion sociale, à la solidarité et au développement économique... en situation de crise.

"Nous maintenons l'emploi public et le service public municipal (...) Non seulement nous le maintenons mais nous souhaitons le développer pour porter les politiques et les priorités que nous avons défini (...) Le service public municipal doit être efficace et de proximité, au service des citoyens (...) Nous avons plus de 200 métiers à la Ville de Grenoble, des métiers qui ne touchent parfois qu'un ou deux salariés (...) On a par exemple au Muséum un taxidermiste, c'est important" explique avec fierté et précision Marie-Josée Salat, Adjointe chargée du Personnel, d'un ton déterminé.

Fin 2009, les effectifs de la Ville de Grenoble comptaient 3050 agents, titulaires, équivalent temps plein !

La ville imprime 4000 fiches de paie (intermittents, vacataires, contractuels, intérimaires, étudiants, accompagnateurs... en complément) !

En 1995, il y a eu un réajustement important des effectifs de la ville dès le premier mandat de Michel Destot. A l'époque, la municipalité avait estimé qu'il manquait près de 500 emplois dans les services publics municipaux. Depuis cette date, il y a eu globalement un maintien de ces effectifs (à quelques dizaines près) selon la 2ème Adjointe. Par ailleurs, sentant le sujet sensible, elle tient à ajuster ses propos en précisant qu'il n'y a pas eu "d'explosion" en terme d'emplois publics.

"L'opposition nous reproche de dépenser beaucoup trop en matière de personnel et d'avoir trop de Catégorie A (...) Il est vrai qu'on est à 17% (...) Mais à la Ville de Grenoble, on est dans des logiques de conception, d'expériences particulières avec un taux d'encadrement qu'on souhaite le plus efficace possible" explique sans détour Marie-Josée Salat.

Il y a actuellement 84 policiers municipaux à la Ville de Grenoble. "En fonction des réformes à venir, on envisagerait éventuellement de passer aux alentours de 90 (...) La Police municipale a une Police dédiée sur Villeneuve et sur le Village Olympique que nous conserverons (...) A effectif réel, c'est l'une des polices municipales les plus importantes de France rapportée au nombre de policiers et d'habitants" explique Jérôme Safar, qui tient tout particulièrement à rappeler les missions de prévention, de tranquillité et de sécurisation des bâtiments de la Police municipale.

Pour Stéphane Siebert, Adjoint au Développement durable, l'efficacité de la Police municipale dépend de l'effectif. Pour Marie-Josée Salat, qualité et effectif dans les services municipaux sont étroitement liés.


Vers une nouvelle augmentation des impôts à Grenoble ?


"Le Maire a été clair (...) Sauf changement majeur... et de périmètre et désengagement violent de la part de l'Etat, on a pris un engagement (...) Ceci dit, je vous renvois aux années précédentes, on n'a pas augmenté les impôts pendant 10 ans dans cette ville (...) On a un travail d'explication à faire (...) Sur les 10 dernières années, on a été l'une des grandes villes qui a le moins augmenté les impôts en France (...) C'est vrai qu'on les a augmenté et que ce n'était pas prévu et on s'en serait passé" explique avec pragmatisme l'Adjoint aux Finance, un brin agacé de devoir réexpliquer le positionnement de la Mairie sur le sujet.

Dans son élan de justification, Jérôme Safar estime que nous vivons dans un pays où la fiscalité fonctionne "à l'envers". D'une part, la suppression de la TP (taxe professionnelle) donnera plus de fiscalité pour les ménages. D'autre part, d'ici peu, toutes les politiques publiques seront suspendues à la loi portant sur la réforme des collectivités territoriales.

Pour le groupe PS de la Ville de Grenoble, l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux dans les prochaines années n'est pas scellé dans le marbre. Il dépendrait donc principalement, de facteurs inhérents à l'environnement fiscal et politique.


Le logement, les économies d'énergie et la biodiversité


Le groupe PS, par l'intermédiaire de Stéphane Siebert, rappelle qu'il est impossible de s'opposer aux prix du marché en matière de logement.

Pour tenter de contenir les prix, de rééquilibrer l'offre et la demande sur le marché de l'immobilier Grenoblois, la ville souhaite porter ses efforts sur les économies d'énergie pour les ménages "moyens" dans les logements neufs (aide fiscale, opération d'investissement supplémentaire récupéré par les ménages au bout de 2 ans...).

Concernant le logement dans l'ancien, une campagne d'isolation auprès des co-propriétés a été lancée auprès des "classes moyennes" (notamment sur les Grands Boulevards) dans le cadre du plan Climat. Objectifs recherchés : 30 à 50% d'économie d'énergie sur la facture de ces ménages !

Autre projection à court et moyen terme : en partenariat avec GEG, la Ville de Grenoble souhaite s'attaquer à l'éclairage public. Elle annonce vouloir faire entre 30 et 50% d'économie sur l'éclairage public tout en tenant compte de la pollution lumineuse actuellement produite par les matériels actuels.

Un objectif pour le moins... très ambitieux qui naturellement, engendrera de nouvelles dépenses et de nouveaux investissements pour la Ville de Grenoble.

Autres intentions à venir dans le cadre de la biodiversité en milieu urbain : les projets de création de toitures végétalisées, de jardins surélevés et l'implantation de ruches pour lutter contre les moustiques... sur le toit de la Mairie de Grenoble !

La Ville de Grenoble va-t-elle imprimer une nouvelle fiche de paie pour un "apiculteur urbain" ? :-)

Notes

[1] Le DL + GreBlog présents...

[2] voir ma photo


20

10

2008

Exposition et réunion publique mouvementée sur le projet de la Presqu'île scientifique (GIANT)

giant presqu'ile scientifique grenoble Jeudi 16 octobre 2008, la ville de Grenoble inaugurait à l'Hôtel de Ville une exposition retraçant l'histoire des aménagements des différents pôles universitaires et scientifiques au cœur de l'agglomération Grenobloise, principalement de 1956 à nos jours.

Tour à tour, les principaux élus et porteurs des futurs aménagements de la Presqu'ile scientifique (GIANT) se sont exprimés pour afficher leur unité et soutenir un projet d'envergure internationale qui vraisemblablement, verra le jour d'ici 2020.

En parallèle, dans le cadre de la concertation réglementaire, une réunion publique s'est tenue dans la grande salle de la Mairie de Grenoble afin de "tenter de poursuivre les débats" autour des orientations d'aménagements.


Une exposition consacrée à la Presqu'ile scientifique


Soulignant principalement les évènements ayant marqué les dernières décennies, cette exposition propose de nous faire découvrir les enjeux techniques et technologiques à venir au sein de l'agglomération ainsi que les interactions entre écoles, universités et pôles de compétitivité.

Une exposition ludique, agréable à parcourir.

Seul bémol : l'éclairage des panneaux n'est pas à la hauteur de la présentation et est à revoir.

Après l'inauguration, les Grenoblois étaient invités à se rassembler et se rafraîchir autour d'un buffet juste avant de débattre dans la grande salle.


Principaux objectifs, budgets et aménagements


Premier objectif : requalifier la plateforme scientifique existante, créer des passerelles, ouvrir le quartier à la ville notamment par un prolongement du centre-ville de Grenoble dans le cadre de "Coeur de Ville, Coeur d'agglo", de la création d'une Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) et de la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Second objectif : structurer davantage la recherche et l'innovation entre les pôles et les secteurs d'activités, en y associant de nouveaux logements, des commerces et de nombreux services pour améliorer les capacités d'échanges et de vie.

Troisième objectif : créer l'un des plus performants et des plus vastes pôles de recherche au monde à Grenoble . Développer de nouvelles applications dans le domaine médical, sportif, environnemental, de l'énergie ou de la communication. Déployer les pôles de compétitivité actuels et leur ouvrir de nouvelles opportunités.

Pour rappel, les budgets alloués aux principaux domaine de recherche et de développement restent conséquents :

Micro et nanotechnologies : 350M€. Biologie et biotechnologies : 60M€. Grands instruments : 155M€. Recherche fondamentale : 65M€. Nouvelles technologies pour l'énergie : 150M€. Management de la technologie : 45M€.

Différents projets structurants et associés : Nanoscience à l'Institut Néel [1], écoles de l'énergie (INP, UJF), PHELMA et des biotechnologies, Nanobio et centre de recherche biomédical, Clinatec, Industries Intégratives, extension de l'ERSF, démonstrateur transports innovants et autres équipements d'accueil fonctionnels sur le site...


Un débat houleux entre porteurs du projet...


A l'aide d'un vidéoprojecteur, élus et porteurs du projet d'aménagement de la Presqu'ile scientifique (GIANT) ont exposé aux Grenoblois les détails des prochaines infrastructures avant de laisser la parole au public.

Lors de l'exposition et au nom de la Métro, Michel Issindou, député de l'Isère souligne "L'excellence de Grenoble n'est pas forcement reconnue chez nous mais est largement reconnue bien en dehors de l'agglomération (...) Il y a tout de même une quinzaine de communes de la communauté qui sont concernées par le projet".

Claude Vasconi, architecte du projet, explique : "C'est un très grand projet (...) Il faut recentrer les énergies en coeur de ville, c'est ça l'avenir (...) Nous avons une chance inouïe de disposer au cœur de la cité à Grenoble d'un territoire de 300 hectares que beaucoup de villes nous envient (...) Il offre un avenir à 15000 chercheurs qui ne demandent qu'à se déployer et l'opportunité de travailler sur la mixité et d'améliorer l'accessibilité des pôles (...) Ce projet sera doté de 4000 logements, plus 4000 logements étudiants à terme."

Geneviève Fioraso, député de l'Isère revient globalement sur le financement : "C'est un financement public par le biais du contrat de projet Etat-Région dans lequel les collectivités sont engagées de 2007 à 2013 et le biais du Plan Campus [2] (...) Il y a aussi des projets de transports financés par le SMTC, du logements social, étudiant".


...et opposants venus principalement perturber la réunion


Une quinzaine d'opposants, habilement dispersés par groupe dans la salle de réunion étaient venus manifester avec vigueur leur opposition aux projet de Presqu'île scientifique.

Objectifs clairement affichés : perturber la bonne marche de la réunion publique, troubler le dialogue entre la salle et les intervenants. Le jeu consiste à faire preuve d'ironie sur les sujets évoqués dès que l'occasion se présentait, à couper si possible l'expression des porteurs du projet, à parler le plus fort possible, à tenter de prendre le micro à n'importe quel moment du "débat"...

A plusieurs reprises, Geneviève Fioraso tendait le micro aux opposants pour qu'ils puissent venir s'exprimer : ces derniers ne se bousculent pas immédiatement pour le prendre, préférant scander de leur place les mots "pléthorique", "décroissance", "moins vite ou moins fort, moins haut".

Parmi eux, une opposante prenait sereinement le micro et déclarait notamment :

"La réunion de ce soir est exemplaire (...) Ce projet présenté par le technogratin, appelons-le comme ça, est un projet de fuite en avant technologique (...) Il n'y en a que pour les hautes technologies et pas pour les humains (...) Nous devons poser des questions, ce n'est pas toujours nous qui vous écoutons mais de temps en temps, vous pourriez nous écouter mais je ne me fais pas d'illusion (...) Je propose qu'on réfléchisse à ces mêmes politiques qui durent depuis 50 ans, qu'on arrête de ne pas réfléchir, qu'on arrête la croissance infini qui n'est pas tenable (...) Quand on aura fait GIANT et qu'on sera à la première place de la compétition internationale qui ne s'arrête jamais, et bien il faudra faire super GIANT".

De part et d'autre de la salle, on s'agite.

Une minorité du public applaudissait. Une bonne moitié restait figée. L'autre moitié était littéralement outrée, excédée par un tel comportement et de tels agissements en public. Les élus restaient stoïques, supportant avec cran l'adversité, réagissant avec sang froid tout en réussissant à garder le cap sans se décourager.


Les opposants ont obtenu ce qu'ils souhaitaient : se faire entendre, faire en sorte que l'on parle d'eux.

Il n'y a donc pas eu de "débat" à proprement parlé.

Pour autant, le public ne les a pas plébiscité. Non pas pour leur opinion, synthèses et appréciations (nous sommes en démocratie, chacun à le droit de s'exprimer) mais principalement pour leur attitude (non respect de la parole donnée à autrui), leur méthode (la provocation, l'insinuation) et leur comportement en public (indiscipline, intimidation par le déplacement, gestuelles inconsidérées).


- "Quand on change de vêtement, on change de comportement" -

Frederic Monneyron, universitaire et écrivain français - Extrait du journal Libération.

A méditer.

Notes

[1] mon grand-père, 84 ans, est rentré au CENG en 1956 sur une recommandation de Louis Néel

[2] 5Md€ pour 10 projets ou 2,7 Md€


08

07

2008

Un élu de la municipalité de Grenoble publie son bulletin d'indemnité sur Internet

elu_grenoble Lorsque nous rencontrons une "vieille" connaissance dans la rue que nous n'avons pas vu depuis un certain temps, les premiers échangent s'orientent respectivement sur... la pluie et le beau temps... la situation de la famille et des enfants et surtout... le boulot :

"Et ton boulot alors... comment ça va..? Ça se passe bien ? Tu fais quoi et t'es où maintenant ? (...) Ah oui, je vois, tu as bien fait de changer (...) Tu sais les patrons, moi je connais (...) Alors, si ça gagne mieux, profites-en bien..."

(Sous-entendu, sourire crispé, il a une meilleure situation que moi, ben mince alors, je pensais pas qu'il pouvait...)

Questions récurrentes qui en agacent plus d'un, que le confort professionnel ou la rémunération soient ou non au rendez-vous.


En France, la question de la rémunération est taboue


Contrairement à la culture anglo-saxonne, il est toujours difficile de parler de ses revenus à autrui dans notre pays. Le sujet est relativement banni. Quand je suis allé aux États-Unis et en Angleterre , je me suis rendu compte que les gens avaient plutôt tendance à apprécier la rémunération d'une personne en fonction de ses capacités et sa réussite professionnelle. Sur place, le sujet est accessible : mérite et réussite, chose effective, chose due.

En France, quand une personne signale à une autre qu'elle a un job (une seule activité, un employeur), tout va bien. Mais lorsque qu'elle argumente le fait d'avoir plusieurs activités professionnelles, il arrive que la situation soit parfois mal comprise, voire... suspecte.


Le courage et la transparence d'un élu


Certains choisissent de s'affranchir du contexte et de surpasser les usages.

Chose plutôt très rare de nos jours, un élu local a décidé de publier en toute transparence sur son blog des informations relatives à ses indemnités et ce qu'il perçoit dans le cadre de sa mission à la Mairie de Grenoble.

Jeune élu siégeant à la municipalité de Grenoble depuis environ 4 mois, Stéphane Gemmani est Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, à la Prévention et à la préconisation sociale. Il fait partie d'un groupe de 6 élu(e)s (MODEM) dans la majorité municipale conduite par Michel Destot (PS), député-maire de Grenoble .

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'élu a choisi la clarté, de jouer la carte de l'objectivité et de repousser certaines limites.

Sur son blog, il s'en explique de la façon suivante : "Face à un certain discrédit fortuitement entretenus vis à vis des responsables politiques (de toutes tendances) je considère qu'il est indispensable d'être totalement transparent sur tout ce qui concerne le financement des campagnes électorales et les indemnités que perçoivent les élus dans l'exercice de leur mandat (...) En ce qui me concerne, les choses sont claires (...) Chaque mois, j'éditerais mon bulletin d'indemnité, et vous tiendrez au courant de mes finances par soucis de transparence".

Notons que c'est l'élu qui décide de publier ses bulletins d'indemnité dans l'exercice de son mandat en direction du grand public. A l'inverse, obtenir le bulletin d'un élu auprès de la collectivité n'est pas une mince affaire : initialement, la requête est souvent mal perçue et l'obtention n'est pas considérée. En Conseil municipal, le maire communique aux minima les "fourchettes" d'indemnités prévues pour les attributions en début de mandat.

Ainsi, l'élu a perçu [1] en avril 2008 la somme net de 1089 euros sur une base de 151 heures en tant qu'"Elu Municipal EM - Conseiller municipal délégué". En mai, 1181 euros. En juin, 850 euros.


L'image et le statut de l'élu(e)


Difficile de faire mieux... en matière de transparence.

Ce qui paraît logique, normal est naturel pour l'élu, c'est de communiquer chaque mois une indemnité... en provenance de l'argent public.

Le geste de l'élu n'est pas anodin.

Entre les commissions, les délégations et détachements, les attributions et autres prérogatives, il faut savoir que de nombreux élus ne sont pas toujours indemnisés à juste titre pour l'ensemble des missions et travaux effectués. Certains ne comptent plus les heures passées pour préparer une courte réunion entérinant une simple décision. D'autres siègent dans des lieux ou commissions dans lesquelles ils ne perçoivent aucune indemnité. Avec parfois toutes les difficultés qui s'imposent, d'autres décident en marge de continuer d'exercer leur principale activité professionnelle.

A mon sens, il y a deux types d'élus : ceux qui ont la possibilité de choisir les missions qui "rapportent" (jusqu'à un certain "plafond" d'indemnité cumulée) et ceux qui choisissent celles qui les intéressent en priorité et par vocation en dehors de tout schéma "pécunier" exigeant.

Une chose est quasi certaine : en matière de rétribution et d'attribution, le statut de l'élu n'est pas très claire.

A commencer par le manque flagrant de communication sur l'ensemble de ses prérogatives, ses indemnités et avantages perçus vis à vis de la population. Elle a tendance à considérer qu'il vit dans dans une bulle financière, une forme de caste où un système de cooptation est de rigueur, où les uns aident et soutiennent les autres, où les passe-droits sont communs. Dans ces conditions, on comprend qu'il est difficile de publier ses indemnités alors même que dans quelques pays d'Europe du nord, la publication fait partie des usages. Et bizarrement, il y a moins de problèmes qu'en France sur le sujet.

En parallèle et pour aller plus loin, il serait souhaitable que l'élu siégeant à la municipalité de Grenoble liste brièvement les missions pour lesquelles il est rétribué (et aussi celles où il ne l'est pas) afin de mieux informer les électeurs et citoyens sur ce qu'il fait : gage complémentaire de reconnaissance, gage supplémentaire de représentation et d'engagement citoyen.

"Vous m'avez élu... désormais, je vous représente... voici donc mes attributions... et les indemnités perçues correspondantes... avec votre argent".

Difficile de faire plus simple ? Et pourtant...

Elu(e)s à la mairie de Grenoble, à la Métro, au Conseil général de l'Isère et consorts...

.... à qui le tour ?

Notes

[1] cliquez sur le montant pour voir le bulletin


17

06

2008

Un car scolaire peut en cacher un autre

bus grenoble Il n'est pas rare que notre quotidien nous réserve une surprise. Celle-ci est plutôt amusante et peut en surprendre plus d'un. A commencer par une directrice d'école, des enseignants et des parents d'élèves.

Lundi 16 juin 2008. Après un week-end chargé et une bonne nuit de sommeil bien méritée , mon fils se lève tranquillement vers 7h, déjeune en famille, se lave et s'habille dans sa chambre.

C'est un grand jour pour lui et tous ses petits camarades de classe. Ils ont la chance et l'opportunité de partir en "classe verte" pendant une semaine à Pont-Saint-Esprit (Gard ), au cœur d'un grand domaine, une bastide provençale aménagée pour accueillir des enfants dans des chambres de 2 ou 3 lits, équipées chacune de salle d'eau et sanitaires individuels. Un confort qui en ferait rêver plus d'un.


Préparer une "classe verte" : le parcours du combattant


Ce voyage de fin d'année est organisé par les enseignants de deux classes de grande section (GS) de maternelle à l'Ecole Bizanet (non loin du Musée de Grenoble).

A les écouter, organiser une "classe verte" est un véritable parcours du combattant. Il faut s'y prendre très très tôt (dès le mois d'octobre ou novembre... pour un séjour en juin).

En plus de s'occuper toute la journée de nos enfants en classe et de la logistique d'organisation du séjour semaine après semaine, le corps enseignant est quasi dans l'obligation de se transformer en gestionnaire avisé, adossé à un profil commercial, pour espérer pouvoir partir un jour ou l'autre avec les enfants. Un voyage qui n'aurait pu se faire et se concrétiser sans la ténacité, la volonté et l'audace des jeunes maîtresses, l'énergie de certains parents d'élèves et le formidable soutien tonique de la directrice de l'Ecole maternelle et primaire.

La tâche est compliquée. Sans eux, rien ne peut se faire.

Partir en "classe verte" en 2008 est plutôt inespéré et ce, pour différentes raisons : demander l'autorisation des parents d'élèves, respecter les normes de sécurité en vigueur en milieu scolaire, gérer l'angoisse naturelle de nombreux parents d'élèves (entre ceux qui n'ont jamais eu l'opportunité d'emmener leur enfant en vacances, ceux qui les surprotègent ou ceux qui évoquent la présence éventuelle d'un maniac sexuel sur place en s'appuyant sur l'information des journaux télévisés...), gérer les tracasseries administratives, courir derrière les subventions et obtenir le financement nécessaire...


Payer des impôts, s'entraider pour pouvoir partir


Ce genre d'opportunité de séjour d'une semaine en "pension complète" pour nos enfants permet de rappeler à tous à quoi peuvent également servir nos contributions et impôts locaux.

Pour deux classes de maternelle (environ 53 enfants), le prix total du séjour avoisine... les 11 000 euros : une somme non négligeable. Une moyenne de 205 euros par enfant (certains parents ont deux enfants dans les classes).

Notons que la Mairie de Grenoble prend tout de même à sa charge près de 34% du montant du séjour. Le Conseil général de l'Isère, 12%. L'Ecole, 2%. Les 52% restant sont entièrement à la charge des parents qui doivent se débrouiller pour régler le solde en fonction du quotient familiale de chacun (entre 55 et 160 euros pour un enfant après subventions).

Certains parents d'élèves ont soulevé des difficultés financières. Pour le corps enseignant, tous les enfants doivent partir, sans condition. Des ventes de gâteaux et de plats préparés à la sortie de l'école ont permis ces dernières semaines de répartir et d'abaisser au final les sommes dues et demandées aux parents d'élèves : des idées, de la volonté et une solidarité active, partagée, indispensable, ont permis à tous les enfants de partir ensemble en séjour.


Embarquement... à destination ?


Le grand moment du départ en "classe verte" arrive. Il est 8h45. Le personnel enseignant invite tous les parents d'élèves, enfants et leurs bagages à se rendre devant l'entrée de l'école pour attendre l'arrivée du car scolaire.

Vers 9h10, un car de couleur vert arrive sur les lieux et se gare. Le chauffeur descend, ouvre les soutes à bagages. Une à une, les enseignantes de chaque classe invite respectivement les parents d'élèves à déposer les bagages dans les soutes et à faire monter les enfants dans le car après une premier pointage. La directrice de l'Ecole est là, s'active avec ferveur et charge à elle seule la moitié des sacs et valises des enfants.

Sur le quai d'embarquement, la joie et l'angoisse se lient sur les visages des parents. A travers les vitres, les enfants s'excitent à l'idée de partir, font gentiment les pitres tandis que d'autres appréhendent la séparation et pleurent dans le car.

Pour clôturer la scène, je profite de l'occasion pour plaisanter avec quelques parents légèrement inquiets de voir partir leurs enfants une semaine durant laquelle toute communication directe est volontairement interdite. Je lance quelques boutades "Eh mais, vous avez vu, les pneus du car à l'avant sont lisses [1] (...) La, c'est bon, regardez, ce car est homologué, on leur met la ceinture à l'intérieur (...) Vous savez que le chauffeur s'est arrêté à l'Ile Verte pour boire un petit blanc avant de venir ?". Rien de tel pour décoincer quelques connaissances.

Juste au moment où le chauffeur ferme les soutes et s'apprête à monter dans le car pour partir à destination, il reçoit un appel sur son mobile.

Visiblement, il y a un problème. Le conducteur s'est trompé d'école.


Un car peut en cacher un autre...


La directrice de l'Ecole, les accompagnateurs et les enseignants n'en reviennent pas. Le chauffeur était prêt à emmener les enfants... je ne sais où. Lui même n'a pas eu le moindre doute au moment d'embarquer des centaines de kilos de bagages dans ses soutes. Sans ce coup de fil, les enfants et leur maîtresse seraient partis... peut être dans le nord...

Pire : les gens se sont rendus compte que le "bon car" n'était finalement toujours pas arrivé sur place. A peine 2 minutes plus tard, le car jaune "TransIsère" du Conseil Général de l'Isère arrivait enfin devant l'Ecole.

Conscient du retard pris sur l'horaire, pour dissimuler au mieux à la fois l'état d'angoisse immédiate des parents et l'incompréhension des enfants qui se voyaient obligé de redescendre du premier car, les parents d'élèves ont formé instinctivement sur le parvis une file indienne entre les deux cars. Chacun faisant rapidement passer la totalité des bagages d'une soute à une autre [2].

En moins de 3 minutes, corps enseignant, bagages et enfants étaient prêt à partir... pour la bonne destination... dans le "bon car".

Sur le moment, hors de toute plaisanterie cette fois, je fais remarquer aux parents que le car jaune "TransIsère" à l'air plus récent que le précédent car vert. Ses pneus sont neufs et crantés.

Aux dernières nouvelles, tout le monde est arrivé à bon port. Il paraît que le domaine est magnifique. Dans le sud, il fait beau : les enfants sont déjà partis se promener dans la campagne.

Volontairement éloignés de leurs parents pendant une semaine, sans contact ni communication directe, ces enfants âgés de 5 et 6 ans vont apprendre à vivre ensemble une expérience unique à la campagne. Vu le prix du séjour, jamais ils n'auraient pu partir sans l'aide de l'Ecole, de son personnel motivé... et le soutien des collectivités.

Notes

[1] effectivement...

[2] en photo, la file indienne des parents... dissimulant leur inquiétude dans l'action


18

05

2008

Grenoble fête la montée du GF38 en Ligue 1 : vidéo

gf38 grenoble foot Samedi 17 mai 2008 à midi, les Grenoblois et supporters du GF38 étaient conviés à se rendre à la mairie de Grenoble pour fêter la montée en Ligue 1 de l'équipe de foot de Grenoble en présence des joueurs, dirigeants du club, représentants et élus.

En cas de beau temps, il était prévu que la rencontre ait lieu sur le parvis extérieur du bâtiment, coté parc Paul Mistral.

La pluie n'a pourtant pas empêché des centaines de Grenoblois à se déplacer pour venir ovationner l'équipe du GF38 dans la grande salle de réception de la mairie de Grenoble.

Blottis dans un coin, les joueurs du GF38 ont vu patiemment la grande salle se remplir dans une ambiance bon enfant, laissant peu de marges et d'espaces à l'encadrement des organisateurs vite débordés par le flot des supporters. Durant toute la durée de la rencontre festive, un orchestre musical décalé tenta bruyamment d'animer le rendez-vous avec le public, empêchant également certains journalistes ou cameramen d'effectuer convenablement leur travail.


Ovations pour l'entraîneur du GF38, Mécha Bazdarevic


L'un des moments forts fut l'entrée dans la grande salle de l'entraîneur du GF38, Mécha Bazdarevic, largement ovationné et porté par les nombreux applaudissements [1] du public. Il n'y en avait que pour lui, relayant les discours des officiels et élus, Michel Destot, député-maire de Grenoble ou Didier Migaud, député-maire de Seyssins et président de la Métro... au second plan.

"Qui ne saute pas n'est pas Gre-no-blois... qui ne saute pas n'est pas Gre-no-blois...",

"On n'est en Ligue 1... on est en ligue1... on est-on est... on est en Ligue 1...",

"Il y a que... Grenoble, il y a que... Grenoble, il y a que... Grenoble...",

"La... la-la-la... la-la... la"...

La fête continue. Le public Grenoblois est ensuite invité à se rendre dans le hall principal de la mairie de Grenoble. Un grand buffet l'attend : petits fours, boissons pétillantes et autres rafraichissements.

Tout le monde ou presque se met à chanter successivement ces refrains, notamment le premier, le plus connu. Happé par l'ambiance, Michel Destot et Didier Migaud se joignent aux joueurs, entraineur et supporters du GF38, se mettent à chanter et sauter sur place : joie partagée... et regard amusé.

Il est environ 14h30 au moment où les derniers participants quittent progressivement les lieux.


La montée du GF38 en Ligue 1 : vidéo d'ambiance


Ci-dessous en vidéo, ambiance avant et après le match GF38 - Châteauroux, feu d'artifice au Stade des Alpes, rencontre du GF38 avec son public à la mairie de Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Notes

[1] en photo, Mécha Bazdarevic, entraîneur du GF38


07

02

2008

40ème anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble 1968 - 2008... ... 2018

killy jo68 Mercredi 6 février 2008 avait lieu la cérémonie du 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Une journée spectacle durant laquelle de nombreux Grenoblois ont pu assister à une multitude de présentations liées à l'évènement.

J'avais décidé de réserver mon après-midi du mercredi. A 15h30, j'emmene mes deux enfants au parc Paul Mistral pour assister à la crémation de "Monsieur Carnaval" en présence de nombreux musiciens (La Batook) et de saltimbanques montés sur des échasses. La sécurité des lieux était assurée. Les enfants de la ville et des structures socio-éducatives et culturelles étaient enthousiastes, joyeux et ravis : les miens également.


Le spectacle gratuit son et lumière à l'Anneau de Vitesse


Vers 19h, la ville de Grenoble offrait un grand spectacle aux Grenoblois dans le cadre du 40ème anniversaire des JO de 1968.

Des 17h15, les Grenoblois ont pris d'assaut le parvis et les gradins de l'Anneau de Vitesse. Ils devaient être plus de 20 000 à attendre le début du spectacle. Je rejoins le pôle presse près du plateau de France 3 pour assister à l'évènement en hauteur. Un écran géant gonflable projette un film intégrant des images d'archives des JO de 1968. Des acrobates entrent en scène pour mimer chaque épreuve des jeux. La mesure du spectacle est synchronisée avec la diffusion des images. Un grand feu d'artifice quasi permanent illumine la scène, le parc et l'Anneau de Vitesse à partir de la Tour Perret, du sol et de la rampe reconstituée, menant à la vasque olympique.

En vidéo, mes images de Monsieur Carnaval pour les enfants, l'arrivée des personnalités à la mairie de Grenoble et une rétrospective du spectable nocturne.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


A mon sens, le spectacle fut réussi.

Quelques reproches tout de même. Un mauvais son en mono unidirectionnel, strident, en provenance d'un seul point de l'Anneau de Vitesse. Le choix inattendu de ne pas projeter la présentation des personnalités et champions médaillés au public dès leur arrivée sur l'écran géant : juché en haut des gratins, seule une très faible partie du public a pu confortablement les observer.

Le budget global des festivités et de l'anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble avoisinerait les 450 000 euros. Ce montant reste à préciser et à confirmer.

Maj à 19h52 : confirmation en provenance de la mairie de Grenoble : le budget global est de 230 000 euros.


La présentation des personnalités sportives


Peu avant la cérémonie à 17h30, j'avais rendez-vous à l'Hôtel de ville pour assister à la conférence de presse du maire de Grenoble et des personnalités sportives venues spécialement pour participer à l'évènement.

Les principaux grands champions des JO de 1968 étaient présents ainsi que les récents médaillés olympiques :

Jean Claude Killy , triple médaillé d'or, costume grande classe, a su attirer tous les regard de l'assistance. Peggy Fleming, championne olympique de patinage artistique, très belle femme, charmante. Christine et Marielle Goitschel, championnes olympiques de slalom, toujours le bon mot pour rire. Alain Calmat, porteur de la flamme en 1968, plus tout jeune. Léo Lacroix, qui prêta le serment des JO de 68, très souriant et abordable.

Ainsi que Annie Famose, Isabelle Mir, Antoine Deneriaz, Corinne Niogret, Nicolas Bal, Perrine Pelen, Jean-Paul Pierra, Michel Vion, Georges Mauduit, Anne Floriet, Alain Margarettaz, Flo Steurer, Alain Penz, Thierry Dussere, Hervé Fland, Jean Pierre Vidal, Gwendal Peizerat, Carole Montillet, Florence Masnada...


Un point sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018


Michel Destot, député maire de Grenoble était en bonne compagnie pour rappeler une nouvelle fois les enjeux qui ont permis à Grenoble il y a 40 ans de prendre place sur la scène internationale. Evoquant notamment les perspectives d'avenir de la ville et la candidature de Grenoble aux JO de 2018, le maire rappelle son attachement à la candidature.

"Une histoire, ça se poursuit (...) L'idéal olympique est toujours présent dans le coeur des Grenoblois (...) Evidemment, je le dis devant Henri Sérandour, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (...) Il sait que je le dis en des termes mesurés, sobres et très déterminés (...) Je me plais, par des moments de grande immodestie de dire au fond, il y a deux maires dans le monde qui osent dire que leur ville n'est pas simplement internationale mais aussi cosmopolite et multiculturelle (...) C'est le maire de New York... et le maire de Grenoble" déclare Michel Destot.

A son tour, Henri Sérandour intervient "Je vais être clair avec tout le monde (...) Nous avons reçu trois candidatures de travail, le Comité Olympique Français travaille aussi et sera à la hauteur le moment venu et nous attendons aussi une quatrième candidature éventuelle (...) J'ai toujours dit qu'une candidature aux jeux d'été ou d'hiver était basée sur l'ensemble du plan de développement du sport français (...) Il y aura le cahier des charges du CIO et celui du CNOSF (...) Si c'est Grenoble qui gagne, si on lache une candidature, il faudra que la région s'engage également à développer le sport, le tourisme (...) Sachez bien aujourd'hui que le CNOSF n'est pas plus arrêté sur une candidature aux jeux d'été qu'aux jeux d'hiver".

Jean-Claude Killy, membre du CIO ajoute "Monsieur le maire, les candidatures sont les bienvenues à Lausanne, plus on en a, plus on est content (...) Bienvenue dans le "métier" de candidat, vous allez vous apercevoir que ce n'est pas très facile (...) Vous allez vous retrouver avec certainement douze ou treize candidats (...) Je rappelle que pour Alberville, la candidature était déjà une victoire avant le vote car on avait déjà pu électrifier la voie, l'autoroute était décidée, la fibre optique arrivait jusqu'en haut (...) Ca n'est pas forcément un handicap que ceux qui ont déjà organisé les JO essayent de les réorganiser (...) Organiser les Jeux Olympiques aujourd'hui, c'est vraiment... vraiment très difficile".

Les jeux ne sont pas faits : la dualité entre Grenoble, Annecy et Gap s'est temporairement allégée mi-2007. Les villes françaises candidates pour 2018 se sont regroupées dans l'association "La montagne pour 2018" pour engager et déployer la candidature de l'une d'entre elles... pour la France.

En attendant, Gap souligne son ouverture avec les Alpes du Sud et la Provence... en direction de Marseille. Genève a récemment déclaré sa candidature à la candidature pour les JO d'hiver 2018 depuis décembre 2007. Nous avons donc quatre villes... dans un périmètre géographique restreint : il va falloir trouver des synergies.

La "primaire" à la française est belle et bien engagée.


14

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Maryvonne Boileau, tête de liste "Ecologie Solidarité en actes"

verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...


30

11

2007

Lampe allumée en ville, à n'importe quelle heure de la journée, qui paye ?

ecole allumée Il y a un an, je signalais dans un billet que la ville de Grenoble n'était pas l'une des villes de France les plus remarquables en matière d'illumination et d'éclairage tout au long de l'année.

Force est de constater que la commune ne jouie pas d'un embellissement lumineux réfléchi et approprié, notamment en liaison avec son patrimoine. L'arrivée des fêtes de Noël n'est qu'un vecteur d'illumination temporaire pour une ville qui a bien besoin d'être illuminée par un ensemble de jeux de lumière.

En parallèle de cette constatation, le sujet de l'éclairage public et privé à Grenoble m'interpelle depuis un petit moment.

Volontairement, je décide de donner un titre évocateur à ce billet qui correspond à l'une de mes photos prises en ville il y a quelques temps, rue Hébert à Grenoble , à proximité d'une école. Apparemment, Je constate que je ne suis pas le seul à m'insurger contre le gaspillage d'énergie.

En cette fin d'automne, la lumière du jour diminue rapidement en fin de journée dans la vallée. De nombreuses boutiques sont obligées d'allumer leur intérieur pour recevoir leurs clients dans de bonnes conditions.


Des lieux allumés en permanence la nuit


Je ne compte plus le nombre de fois où, durant mes promenades en ville, le soir, sortant tard d'une conférence, d'un débat ou de chez des amis je comptabilise les nombreuses devantures commerciales allumées en permanence à une heure où les Grenoblois sont à deux doigts d'aller se coucher. Souvent, ces dernière sont allumées pour indiquer une éventuel présence ou activité humaine ou tout simplement pour achalander le passant.

Même constatation concernant quelques lieux emblématiques de la ville. Lorsqu'il m'arrive de circuler ou de marcher le long du boulevard Jean Pain . Plusieurs bureaux ou salles en mairie restent partiellement éclairés à mi-hauteur du bâtiment. Ce fût le cas il y a deux semaines et lundi dernier vers 23h35.

A Grenoble, certaines ruelles très étroites restent également éclairées en permanence toute la nuit alors qu'il n'y a jamais personne qui s'y aventure. Juste en face de chez moi, il y en a une, près du gymnase : le faisceau de lumière projeté n'éclaire que le mur où il est positionné.

Du côté des établissements publics, la palme revient certainement aux écoles primaires et secondaires. Il n'est pas rare que le personnel d'entretien oublie certains soirs d'éteindre les lumières des classes et des toilettes des enfants. Je n'ai qu'à fermer le soir les volets de ma chambre pour juger de la situation.


Des lieux éclairés en permanence le jour


lumiere en ville Il arrive parfois que certains lieux restent éclairés en plein jour pour une raison que j'ignore.

Comme nous pouvons le voir sur ma photo, deux gros spots de lumière éclairent en plein jour la cour et l'entrée de la salle Olivier Messiaen , rue du Vieux Temple à Grenoble. Il s'agit-il probablement d'un problème de synchronisation de la cellule du capteur entre les variations de lumière du jour et de la nuit.

A moins qu'une personne ait simplement oublié d'appuyer sur l'interrupteur pour éteindre une fois de plus la lumière.

Toutefois, J'en doute.


Deux poids, deux mesures


A l'heure où chacun tente de se mobiliser à sa manière pour lutter plus ou moins contre le gaspillage d'énergie, de s'impliquer dans le processus des discussions prometteuses issues du "Grenelle de l'environnement", on peut aisément s'interroger sur l'ampleur de ce gaspillage d'énergie au quotidien.

Malheureusement, j'ai bien peur que les efforts accomplis par une minorité de la population en matière de gain et de maîtrise de consommation d'énergie ne soient qu'une simple compensation du gaspillage récurrent d'une fraction de la population qui manquent de visibilité et de bon sens dans son quotidien personnel et professionnel.


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