Le blog local de Grenoble | Plateforme de publication participative et d'expression locale

> Accueil | A propos | Charte | Agenda | Médias | Contact | La Salade Grenobloise | Proposer [ témoignage, communiqué ]    

Mot clé :: [ mairie de grenoble ] - Tag associé à 16 billet(s)

Fil des billets sur ce tag - Fil des commentaires sur ce tag

20

10

2008

Exposition et réunion publique mouvementée sur le projet de la Presqu'île scientifique (GIANT)

giant presqu'ile scientifique grenoble Jeudi 16 octobre 2008, la ville de Grenoble inaugurait à l'Hôtel de Ville une exposition retraçant l'histoire des aménagements des différents pôles universitaires et scientifiques au cœur de l'agglomération Grenobloise, principalement de 1956 à nos jours.

Tour à tour, les principaux élus et porteurs des futurs aménagements de la Presqu'ile scientifique (GIANT) se sont exprimés pour afficher leur unité et soutenir un projet d'envergure internationale qui vraisemblablement, verra le jour d'ici 2020.

En parallèle, dans le cadre de la concertation réglementaire, une réunion publique s'est tenue dans la grande salle de la Mairie de Grenoble afin de "tenter de poursuivre les débats" autour des orientations d'aménagements.


Une exposition consacrée à la Presqu'ile scientifique


Soulignant principalement les évènements ayant marqué les dernières décennies, cette exposition propose de nous faire découvrir les enjeux techniques et technologiques à venir au sein de l'agglomération ainsi que les interactions entre écoles, universités et pôles de compétitivité.

Une exposition ludique, agréable à parcourir.

Seul bémol : l'éclairage des panneaux n'est pas à la hauteur de la présentation et est à revoir.

Après l'inauguration, les Grenoblois étaient invités à se rassembler et se rafraîchir autour d'un buffet juste avant de débattre dans la grande salle.


Principaux objectifs, budgets et aménagements


Premier objectif : requalifier la plateforme scientifique existante, créer des passerelles, ouvrir le quartier à la ville notamment par un prolongement du centre-ville de Grenoble dans le cadre de "Coeur de Ville, Coeur d'agglo", de la création d'une Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) et de la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Second objectif : structurer davantage la recherche et l'innovation entre les pôles et les secteurs d'activités, en y associant de nouveaux logements, des commerces et de nombreux services pour améliorer les capacités d'échanges et de vie.

Troisième objectif : créer l'un des plus performants et des plus vastes pôles de recherche au monde à Grenoble . Développer de nouvelles applications dans le domaine médical, sportif, environnemental, de l'énergie ou de la communication. Déployer les pôles de compétitivité actuels et leur ouvrir de nouvelles opportunités.

Pour rappel, les budgets alloués aux principaux domaine de recherche et de développement restent conséquents :

Micro et nanotechnologies : 350M€. Biologie et biotechnologies : 60M€. Grands instruments : 155M€. Recherche fondamentale : 65M€. Nouvelles technologies pour l'énergie : 150M€. Management de la technologie : 45M€.

Différents projets structurants et associés : Nanoscience à l'Institut Néel [1], écoles de l'énergie (INP, UJF), PHELMA et des biotechnologies, Nanobio et centre de recherche biomédical, Clinatec, Industries Intégratives, extension de l'ERSF, démonstrateur transports innovants et autres équipements d'accueil fonctionnels sur le site...


Un débat houleux entre porteurs du projet...


A l'aide d'un vidéoprojecteur, élus et porteurs du projet d'aménagement de la Presqu'ile scientifique (GIANT) ont exposé aux Grenoblois les détails des prochaines infrastructures avant de laisser la parole au public.

Lors de l'exposition et au nom de la Métro, Michel Issindou, député de l'Isère souligne "L'excellence de Grenoble n'est pas forcement reconnue chez nous mais est largement reconnue bien en dehors de l'agglomération (...) Il y a tout de même une quinzaine de communes de la communauté qui sont concernées par le projet".

Claude Vasconi, architecte du projet, explique : "C'est un très grand projet (...) Il faut recentrer les énergies en coeur de ville, c'est ça l'avenir (...) Nous avons une chance inouïe de disposer au cœur de la cité à Grenoble d'un territoire de 300 hectares que beaucoup de villes nous envient (...) Il offre un avenir à 15000 chercheurs qui ne demandent qu'à se déployer et l'opportunité de travailler sur la mixité et d'améliorer l'accessibilité des pôles (...) Ce projet sera doté de 4000 logements, plus 4000 logements étudiants à terme."

Geneviève Fioraso, député de l'Isère revient globalement sur le financement : "C'est un financement public par le biais du contrat de projet Etat-Région dans lequel les collectivités sont engagées de 2007 à 2013 et le biais du Plan Campus [2] (...) Il y a aussi des projets de transports financés par le SMTC, du logements social, étudiant".


...et opposants venus principalement perturber la réunion


Une quinzaine d'opposants, habilement dispersés par groupe dans la salle de réunion étaient venus manifester avec vigueur leur opposition aux projet de Presqu'île scientifique.

Objectifs clairement affichés : perturber la bonne marche de la réunion publique, troubler le dialogue entre la salle et les intervenants. Le jeu consiste à faire preuve d'ironie sur les sujets évoqués dès que l'occasion se présentait, à couper si possible l'expression des porteurs du projet, à parler le plus fort possible, à tenter de prendre le micro à n'importe quel moment du "débat"...

A plusieurs reprises, Geneviève Fioraso tendait le micro aux opposants pour qu'ils puissent venir s'exprimer : ces derniers ne se bousculent pas immédiatement pour le prendre, préférant scander de leur place les mots "pléthorique", "décroissance", "moins vite ou moins fort, moins haut".

Parmi eux, une opposante prenait sereinement le micro et déclarait notamment :

"La réunion de ce soir est exemplaire (...) Ce projet présenté par le technogratin, appelons-le comme ça, est un projet de fuite en avant technologique (...) Il n'y en a que pour les hautes technologies et pas pour les humains (...) Nous devons poser des questions, ce n'est pas toujours nous qui vous écoutons mais de temps en temps, vous pourriez nous écouter mais je ne me fais pas d'illusion (...) Je propose qu'on réfléchisse à ces mêmes politiques qui durent depuis 50 ans, qu'on arrête de ne pas réfléchir, qu'on arrête la croissance infini qui n'est pas tenable (...) Quand on aura fait GIANT et qu'on sera à la première place de la compétition internationale qui ne s'arrête jamais, et bien il faudra faire super GIANT".

De part et d'autre de la salle, on s'agite.

Une minorité du public applaudissait. Une bonne moitié restait figée. L'autre moitié était littéralement outrée, excédée par un tel comportement et de tels agissements en public. Les élus restaient stoïques, supportant avec cran l'adversité, réagissant avec sang froid tout en réussissant à garder le cap sans se décourager.


Les opposants ont obtenu ce qu'ils souhaitaient : se faire entendre, faire en sorte que l'on parle d'eux.

Il n'y a donc pas eu de "débat" à proprement parlé.

Pour autant, le public ne les a pas plébiscité. Non pas pour leur opinion, synthèses et appréciations (nous sommes en démocratie, chacun à le droit de s'exprimer) mais principalement pour leur attitude (non respect de la parole donnée à autrui), leur méthode (la provocation, l'insinuation) et leur comportement en public (indiscipline, intimidation par le déplacement, gestuelles inconsidérées).


- "Quand on change de vêtement, on change de comportement" -

Frederic Monneyron, universitaire et écrivain français - Extrait du journal Libération.

A méditer.

Notes

[1] mon grand-père, 84 ans, est rentré au CENG en 1956 sur une recommandation de Louis Néel

[2] 5Md€ pour 10 projets ou 2,7 Md€


08

07

2008

Un élu de la municipalité de Grenoble publie son bulletin d'indemnité sur Internet

elu_grenoble Lorsque nous rencontrons une "vieille" connaissance dans la rue que nous n'avons pas vu depuis un certain temps, les premiers échangent s'orientent respectivement sur... la pluie et le beau temps... la situation de la famille et des enfants et surtout... le boulot :

"Et ton boulot alors... comment ça va..? Ça se passe bien ? Tu fais quoi et t'es où maintenant ? (...) Ah oui, je vois, tu as bien fait de changer (...) Tu sais les patrons, moi je connais (...) Alors, si ça gagne mieux, profites-en bien..."

(Sous-entendu, sourire crispé, il a une meilleure situation que moi, ben mince alors, je pensais pas qu'il pouvait...)

Questions récurrentes qui en agacent plus d'un, que le confort professionnel ou la rémunération soient ou non au rendez-vous.


En France, la question de la rémunération est taboue


Contrairement à la culture anglo-saxonne, il est toujours difficile de parler de ses revenus à autrui dans notre pays. Le sujet est relativement banni. Quand je suis allé aux États-Unis et en Angleterre , je me suis rendu compte que les gens avaient plutôt tendance à apprécier la rémunération d'une personne en fonction de ses capacités et sa réussite professionnelle. Sur place, le sujet est accessible : mérite et réussite, chose effective, chose due.

En France, quand une personne signale à une autre qu'elle a un job (une seule activité, un employeur), tout va bien. Mais lorsque qu'elle argumente le fait d'avoir plusieurs activités professionnelles, il arrive que la situation soit parfois mal comprise, voire... suspecte.


Le courage et la transparence d'un élu


Certains choisissent de s'affranchir du contexte et de surpasser les usages.

Chose plutôt très rare de nos jours, un élu local a décidé de publier en toute transparence sur son blog des informations relatives à ses indemnités et ce qu'il perçoit dans le cadre de sa mission à la Mairie de Grenoble.

Jeune élu siégeant à la municipalité de Grenoble depuis environ 4 mois, Stéphane Gemmani est Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, à la Prévention et à la préconisation sociale. Il fait partie d'un groupe de 6 élu(e)s (MODEM) dans la majorité municipale conduite par Michel Destot (PS), député-maire de Grenoble .

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'élu a choisi la clarté, de jouer la carte de l'objectivité et de repousser certaines limites.

Sur son blog, il s'en explique de la façon suivante : "Face à un certain discrédit fortuitement entretenus vis à vis des responsables politiques (de toutes tendances) je considère qu'il est indispensable d'être totalement transparent sur tout ce qui concerne le financement des campagnes électorales et les indemnités que perçoivent les élus dans l'exercice de leur mandat (...) En ce qui me concerne, les choses sont claires (...) Chaque mois, j'éditerais mon bulletin d'indemnité, et vous tiendrez au courant de mes finances par soucis de transparence".

Notons que c'est l'élu qui décide de publier ses bulletins d'indemnité dans l'exercice de son mandat en direction du grand public. A l'inverse, obtenir le bulletin d'un élu auprès de la collectivité n'est pas une mince affaire : initialement, la requête est souvent mal perçue et l'obtention n'est pas considérée. En Conseil municipal, le maire communique aux minima les "fourchettes" d'indemnités prévues pour les attributions en début de mandat.

Ainsi, l'élu a perçu [1] en avril 2008 la somme net de 1089 euros sur une base de 151 heures en tant qu'"Elu Municipal EM - Conseiller municipal délégué". En mai, 1181 euros. En juin, 850 euros.


L'image et le statut de l'élu(e)


Difficile de faire mieux... en matière de transparence.

Ce qui paraît logique, normal est naturel pour l'élu, c'est de communiquer chaque mois une indemnité... en provenance de l'argent public.

Le geste de l'élu n'est pas anodin.

Entre les commissions, les délégations et détachements, les attributions et autres prérogatives, il faut savoir que de nombreux élus ne sont pas toujours indemnisés à juste titre pour l'ensemble des missions et travaux effectués. Certains ne comptent plus les heures passées pour préparer une courte réunion entérinant une simple décision. D'autres siègent dans des lieux ou commissions dans lesquelles ils ne perçoivent aucune indemnité. Avec parfois toutes les difficultés qui s'imposent, d'autres décident en marge de continuer d'exercer leur principale activité professionnelle.

A mon sens, il y a deux types d'élus : ceux qui ont la possibilité de choisir les missions qui "rapportent" (jusqu'à un certain "plafond" d'indemnité cumulée) et ceux qui choisissent celles qui les intéressent en priorité et par vocation en dehors de tout schéma "pécunier" exigeant.

Une chose est quasi certaine : en matière de rétribution et d'attribution, le statut de l'élu n'est pas très claire.

A commencer par le manque flagrant de communication sur l'ensemble de ses prérogatives, ses indemnités et avantages perçus vis à vis de la population. Elle a tendance à considérer qu'il vit dans dans une bulle financière, une forme de caste où un système de cooptation est de rigueur, où les uns aident et soutiennent les autres, où les passe-droits sont communs. Dans ces conditions, on comprend qu'il est difficile de publier ses indemnités alors même que dans quelques pays d'Europe du nord, la publication fait partie des usages. Et bizarrement, il y a moins de problèmes qu'en France sur le sujet.

En parallèle et pour aller plus loin, il serait souhaitable que l'élu siégeant à la municipalité de Grenoble liste brièvement les missions pour lesquelles il est rétribué (et aussi celles où il ne l'est pas) afin de mieux informer les électeurs et citoyens sur ce qu'il fait : gage complémentaire de reconnaissance, gage supplémentaire de représentation et d'engagement citoyen.

"Vous m'avez élu... désormais, je vous représente... voici donc mes attributions... et les indemnités perçues correspondantes... avec votre argent".

Difficile de faire plus simple ? Et pourtant...

Elu(e)s à la mairie de Grenoble, à la Métro, au Conseil général de l'Isère et consorts...

.... à qui le tour ?

Notes

[1] cliquez sur le montant pour voir le bulletin


17

06

2008

Un car scolaire peut en cacher un autre

bus grenoble Il n'est pas rare que notre quotidien nous réserve une surprise. Celle-ci est plutôt amusante et peut en surprendre plus d'un. A commencer par une directrice d'école, des enseignants et des parents d'élèves.

Lundi 16 juin 2008. Après un week-end chargé et une bonne nuit de sommeil bien méritée , mon fils se lève tranquillement vers 7h, déjeune en famille, se lave et s'habille dans sa chambre.

C'est un grand jour pour lui et tous ses petits camarades de classe. Ils ont la chance et l'opportunité de partir en "classe verte" pendant une semaine à Pont-Saint-Esprit (Gard ), au cœur d'un grand domaine, une bastide provençale aménagée pour accueillir des enfants dans des chambres de 2 ou 3 lits, équipées chacune de salle d'eau et sanitaires individuels. Un confort qui en ferait rêver plus d'un.


Préparer une "classe verte" : le parcours du combattant


Ce voyage de fin d'année est organisé par les enseignants de deux classes de grande section (GS) de maternelle à l'Ecole Bizanet (non loin du Musée de Grenoble).

A les écouter, organiser une "classe verte" est un véritable parcours du combattant. Il faut s'y prendre très très tôt (dès le mois d'octobre ou novembre... pour un séjour en juin).

En plus de s'occuper toute la journée de nos enfants en classe et de la logistique d'organisation du séjour semaine après semaine, le corps enseignant est quasi dans l'obligation de se transformer en gestionnaire avisé, adossé à un profil commercial, pour espérer pouvoir partir un jour ou l'autre avec les enfants. Un voyage qui n'aurait pu se faire et se concrétiser sans la ténacité, la volonté et l'audace des jeunes maîtresses, l'énergie de certains parents d'élèves et le formidable soutien tonique de la directrice de l'Ecole maternelle et primaire.

La tâche est compliquée. Sans eux, rien ne peut se faire.

Partir en "classe verte" en 2008 est plutôt inespéré et ce, pour différentes raisons : demander l'autorisation des parents d'élèves, respecter les normes de sécurité en vigueur en milieu scolaire, gérer l'angoisse naturelle de nombreux parents d'élèves (entre ceux qui n'ont jamais eu l'opportunité d'emmener leur enfant en vacances, ceux qui les surprotègent ou ceux qui évoquent la présence éventuelle d'un maniac sexuel sur place en s'appuyant sur l'information des journaux télévisés...), gérer les tracasseries administratives, courir derrière les subventions et obtenir le financement nécessaire...


Payer des impôts, s'entraider pour pouvoir partir


Ce genre d'opportunité de séjour d'une semaine en "pension complète" pour nos enfants permet de rappeler à tous à quoi peuvent également servir nos contributions et impôts locaux.

Pour deux classes de maternelle (environ 53 enfants), le prix total du séjour avoisine... les 11 000 euros : une somme non négligeable. Une moyenne de 205 euros par enfant (certains parents ont deux enfants dans les classes).

Notons que la Mairie de Grenoble prend tout de même à sa charge près de 34% du montant du séjour. Le Conseil général de l'Isère, 12%. L'Ecole, 2%. Les 52% restant sont entièrement à la charge des parents qui doivent se débrouiller pour régler le solde en fonction du quotient familiale de chacun (entre 55 et 160 euros pour un enfant après subventions).

Certains parents d'élèves ont soulevé des difficultés financières. Pour le corps enseignant, tous les enfants doivent partir, sans condition. Des ventes de gâteaux et de plats préparés à la sortie de l'école ont permis ces dernières semaines de répartir et d'abaisser au final les sommes dues et demandées aux parents d'élèves : des idées, de la volonté et une solidarité active, partagée, indispensable, ont permis à tous les enfants de partir ensemble en séjour.


Embarquement... à destination ?


Le grand moment du départ en "classe verte" arrive. Il est 8h45. Le personnel enseignant invite tous les parents d'élèves, enfants et leurs bagages à se rendre devant l'entrée de l'école pour attendre l'arrivée du car scolaire.

Vers 9h10, un car de couleur vert arrive sur les lieux et se gare. Le chauffeur descend, ouvre les soutes à bagages. Une à une, les enseignantes de chaque classe invite respectivement les parents d'élèves à déposer les bagages dans les soutes et à faire monter les enfants dans le car après une premier pointage. La directrice de l'Ecole est là, s'active avec ferveur et charge à elle seule la moitié des sacs et valises des enfants.

Sur le quai d'embarquement, la joie et l'angoisse se lient sur les visages des parents. A travers les vitres, les enfants s'excitent à l'idée de partir, font gentiment les pitres tandis que d'autres appréhendent la séparation et pleurent dans le car.

Pour clôturer la scène, je profite de l'occasion pour plaisanter avec quelques parents légèrement inquiets de voir partir leurs enfants une semaine durant laquelle toute communication directe est volontairement interdite. Je lance quelques boutades "Eh mais, vous avez vu, les pneus du car à l'avant sont lisses [1] (...) La, c'est bon, regardez, ce car est homologué, on leur met la ceinture à l'intérieur (...) Vous savez que le chauffeur s'est arrêté à l'Ile Verte pour boire un petit blanc avant de venir ?". Rien de tel pour décoincer quelques connaissances.

Juste au moment où le chauffeur ferme les soutes et s'apprête à monter dans le car pour partir à destination, il reçoit un appel sur son mobile.

Visiblement, il y a un problème. Le conducteur s'est trompé d'école.


Un car peut en cacher un autre...


La directrice de l'Ecole, les accompagnateurs et les enseignants n'en reviennent pas. Le chauffeur était prêt à emmener les enfants... je ne sais où. Lui même n'a pas eu le moindre doute au moment d'embarquer des centaines de kilos de bagages dans ses soutes. Sans ce coup de fil, les enfants et leur maîtresse seraient partis... peut être dans le nord...

Pire : les gens se sont rendus compte que le "bon car" n'était finalement toujours pas arrivé sur place. A peine 2 minutes plus tard, le car jaune "TransIsère" du Conseil Général de l'Isère arrivait enfin devant l'Ecole.

Conscient du retard pris sur l'horaire, pour dissimuler au mieux à la fois l'état d'angoisse immédiate des parents et l'incompréhension des enfants qui se voyaient obligé de redescendre du premier car, les parents d'élèves ont formé instinctivement sur le parvis une file indienne entre les deux cars. Chacun faisant rapidement passer la totalité des bagages d'une soute à une autre [2].

En moins de 3 minutes, corps enseignant, bagages et enfants étaient prêt à partir... pour la bonne destination... dans le "bon car".

Sur le moment, hors de toute plaisanterie cette fois, je fais remarquer aux parents que le car jaune "TransIsère" à l'air plus récent que le précédent car vert. Ses pneus sont neufs et crantés.

Aux dernières nouvelles, tout le monde est arrivé à bon port. Il paraît que le domaine est magnifique. Dans le sud, il fait beau : les enfants sont déjà partis se promener dans la campagne.

Volontairement éloignés de leurs parents pendant une semaine, sans contact ni communication directe, ces enfants âgés de 5 et 6 ans vont apprendre à vivre ensemble une expérience unique à la campagne. Vu le prix du séjour, jamais ils n'auraient pu partir sans l'aide de l'Ecole, de son personnel motivé... et le soutien des collectivités.

Notes

[1] effectivement...

[2] en photo, la file indienne des parents... dissimulant leur inquiétude dans l'action


18

05

2008

Grenoble fête la montée du GF38 en Ligue 1 : vidéo

gf38 grenoble foot Samedi 17 mai 2008 à midi, les Grenoblois et supporters du GF38 étaient conviés à se rendre à la mairie de Grenoble pour fêter la montée en Ligue 1 de l'équipe de foot de Grenoble en présence des joueurs, dirigeants du club, représentants et élus.

En cas de beau temps, il était prévu que la rencontre ait lieu sur le parvis extérieur du bâtiment, coté parc Paul Mistral.

La pluie n'a pourtant pas empêché des centaines de Grenoblois à se déplacer pour venir ovationner l'équipe du GF38 dans la grande salle de réception de la mairie de Grenoble.

Blottis dans un coin, les joueurs du GF38 ont vu patiemment la grande salle se remplir dans une ambiance bon enfant, laissant peu de marges et d'espaces à l'encadrement des organisateurs vite débordés par le flot des supporters. Durant toute la durée de la rencontre festive, un orchestre musical décalé tenta bruyamment d'animer le rendez-vous avec le public, empêchant également certains journalistes ou cameramen d'effectuer convenablement leur travail.


Ovations pour l'entraîneur du GF38, Mécha Bazdarevic


L'un des moments forts fut l'entrée dans la grande salle de l'entraîneur du GF38, Mécha Bazdarevic, largement ovationné et porté par les nombreux applaudissements [1] du public. Il n'y en avait que pour lui, relayant les discours des officiels et élus, Michel Destot, député-maire de Grenoble ou Didier Migaud, député-maire de Seyssins et président de la Métro... au second plan.

"Qui ne saute pas n'est pas Gre-no-blois... qui ne saute pas n'est pas Gre-no-blois...",

"On n'est en Ligue 1... on est en ligue1... on est-on est... on est en Ligue 1...",

"Il y a que... Grenoble, il y a que... Grenoble, il y a que... Grenoble...",

"La... la-la-la... la-la... la"...

La fête continue. Le public Grenoblois est ensuite invité à se rendre dans le hall principal de la mairie de Grenoble. Un grand buffet l'attend : petits fours, boissons pétillantes et autres rafraichissements.

Tout le monde ou presque se met à chanter successivement ces refrains, notamment le premier, le plus connu. Happé par l'ambiance, Michel Destot et Didier Migaud se joignent aux joueurs, entraineur et supporters du GF38, se mettent à chanter et sauter sur place : joie partagée... et regard amusé.

Il est environ 14h30 au moment où les derniers participants quittent progressivement les lieux.


La montée du GF38 en Ligue 1 : vidéo d'ambiance


Ci-dessous en vidéo, ambiance avant et après le match GF38 - Châteauroux, feu d'artifice au Stade des Alpes, rencontre du GF38 avec son public à la mairie de Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Notes

[1] en photo, Mécha Bazdarevic, entraîneur du GF38


07

02

2008

40ème anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble 1968 - 2008... ... 2018

killy jo68 Mercredi 6 février 2008 avait lieu la cérémonie du 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Une journée spectacle durant laquelle de nombreux Grenoblois ont pu assister à une multitude de présentations liées à l'évènement.

J'avais décidé de réserver mon après-midi du mercredi. A 15h30, j'emmene mes deux enfants au parc Paul Mistral pour assister à la crémation de "Monsieur Carnaval" en présence de nombreux musiciens (La Batook) et de saltimbanques montés sur des échasses. La sécurité des lieux était assurée. Les enfants de la ville et des structures socio-éducatives et culturelles étaient enthousiastes, joyeux et ravis : les miens également.


Le spectacle gratuit son et lumière à l'Anneau de Vitesse


Vers 19h, la ville de Grenoble offrait un grand spectacle aux Grenoblois dans le cadre du 40ème anniversaire des JO de 1968.

Des 17h15, les Grenoblois ont pris d'assaut le parvis et les gradins de l'Anneau de Vitesse. Ils devaient être plus de 20 000 à attendre le début du spectacle. Je rejoins le pôle presse près du plateau de France 3 pour assister à l'évènement en hauteur. Un écran géant gonflable projette un film intégrant des images d'archives des JO de 1968. Des acrobates entrent en scène pour mimer chaque épreuve des jeux. La mesure du spectacle est synchronisée avec la diffusion des images. Un grand feu d'artifice quasi permanent illumine la scène, le parc et l'Anneau de Vitesse à partir de la Tour Perret, du sol et de la rampe reconstituée, menant à la vasque olympique.

En vidéo, mes images de Monsieur Carnaval pour les enfants, l'arrivée des personnalités à la mairie de Grenoble et une rétrospective du spectable nocturne.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


A mon sens, le spectacle fut réussi.

Quelques reproches tout de même. Un mauvais son en mono unidirectionnel, strident, en provenance d'un seul point de l'Anneau de Vitesse. Le choix inattendu de ne pas projeter la présentation des personnalités et champions médaillés au public dès leur arrivée sur l'écran géant : juché en haut des gratins, seule une très faible partie du public a pu confortablement les observer.

Le budget global des festivités et de l'anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble avoisinerait les 450 000 euros. Ce montant reste à préciser et à confirmer.

Maj à 19h52 : confirmation en provenance de la mairie de Grenoble : le budget global est de 230 000 euros.


La présentation des personnalités sportives


Peu avant la cérémonie à 17h30, j'avais rendez-vous à l'Hôtel de ville pour assister à la conférence de presse du maire de Grenoble et des personnalités sportives venues spécialement pour participer à l'évènement.

Les principaux grands champions des JO de 1968 étaient présents ainsi que les récents médaillés olympiques :

Jean Claude Killy , triple médaillé d'or, costume grande classe, a su attirer tous les regard de l'assistance. Peggy Fleming, championne olympique de patinage artistique, très belle femme, charmante. Christine et Marielle Goitschel, championnes olympiques de slalom, toujours le bon mot pour rire. Alain Calmat, porteur de la flamme en 1968, plus tout jeune. Léo Lacroix, qui prêta le serment des JO de 68, très souriant et abordable.

Ainsi que Annie Famose, Isabelle Mir, Antoine Deneriaz, Corinne Niogret, Nicolas Bal, Perrine Pelen, Jean-Paul Pierra, Michel Vion, Georges Mauduit, Anne Floriet, Alain Margarettaz, Flo Steurer, Alain Penz, Thierry Dussere, Hervé Fland, Jean Pierre Vidal, Gwendal Peizerat, Carole Montillet, Florence Masnada...


Un point sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018


Michel Destot, député maire de Grenoble était en bonne compagnie pour rappeler une nouvelle fois les enjeux qui ont permis à Grenoble il y a 40 ans de prendre place sur la scène internationale. Evoquant notamment les perspectives d'avenir de la ville et la candidature de Grenoble aux JO de 2018, le maire rappelle son attachement à la candidature.

"Une histoire, ça se poursuit (...) L'idéal olympique est toujours présent dans le coeur des Grenoblois (...) Evidemment, je le dis devant Henri Sérandour, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (...) Il sait que je le dis en des termes mesurés, sobres et très déterminés (...) Je me plais, par des moments de grande immodestie de dire au fond, il y a deux maires dans le monde qui osent dire que leur ville n'est pas simplement internationale mais aussi cosmopolite et multiculturelle (...) C'est le maire de New York... et le maire de Grenoble" déclare Michel Destot.

A son tour, Henri Sérandour intervient "Je vais être clair avec tout le monde (...) Nous avons reçu trois candidatures de travail, le Comité Olympique Français travaille aussi et sera à la hauteur le moment venu et nous attendons aussi une quatrième candidature éventuelle (...) J'ai toujours dit qu'une candidature aux jeux d'été ou d'hiver était basée sur l'ensemble du plan de développement du sport français (...) Il y aura le cahier des charges du CIO et celui du CNOSF (...) Si c'est Grenoble qui gagne, si on lache une candidature, il faudra que la région s'engage également à développer le sport, le tourisme (...) Sachez bien aujourd'hui que le CNOSF n'est pas plus arrêté sur une candidature aux jeux d'été qu'aux jeux d'hiver".

Jean-Claude Killy, membre du CIO ajoute "Monsieur le maire, les candidatures sont les bienvenues à Lausanne, plus on en a, plus on est content (...) Bienvenue dans le "métier" de candidat, vous allez vous apercevoir que ce n'est pas très facile (...) Vous allez vous retrouver avec certainement douze ou treize candidats (...) Je rappelle que pour Alberville, la candidature était déjà une victoire avant le vote car on avait déjà pu électrifier la voie, l'autoroute était décidée, la fibre optique arrivait jusqu'en haut (...) Ca n'est pas forcément un handicap que ceux qui ont déjà organisé les JO essayent de les réorganiser (...) Organiser les Jeux Olympiques aujourd'hui, c'est vraiment... vraiment très difficile".

Les jeux ne sont pas faits : la dualité entre Grenoble, Annecy et Gap s'est temporairement allégée mi-2007. Les villes françaises candidates pour 2018 se sont regroupées dans l'association "La montagne pour 2018" pour engager et déployer la candidature de l'une d'entre elles... pour la France.

En attendant, Gap souligne son ouverture avec les Alpes du Sud et la Provence... en direction de Marseille. Genève a récemment déclaré sa candidature à la candidature pour les JO d'hiver 2018 depuis décembre 2007. Nous avons donc quatre villes... dans un périmètre géographique restreint : il va falloir trouver des synergies.

La "primaire" à la française est belle et bien engagée.


14

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Maryvonne Boileau, tête de liste "Ecologie Solidarité en actes"

verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...


30

11

2007

Lampe allumée en ville, à n'importe quelle heure de la journée, qui paye ?

ecole allumée Il y a un an, je signalais dans un billet que la ville de Grenoble n'était pas l'une des villes de France les plus remarquables en matière d'illumination et d'éclairage tout au long de l'année.

Force est de constater que la commune ne jouie pas d'un embellissement lumineux réfléchi et approprié, notamment en liaison avec son patrimoine. L'arrivée des fêtes de Noël n'est qu'un vecteur d'illumination temporaire pour une ville qui a bien besoin d'être illuminée par un ensemble de jeux de lumière.

En parallèle de cette constatation, le sujet de l'éclairage public et privé à Grenoble m'interpelle depuis un petit moment.

Volontairement, je décide de donner un titre évocateur à ce billet qui correspond à l'une de mes photos prises en ville il y a quelques temps, rue Hébert à Grenoble , à proximité d'une école. Apparemment, Je constate que je ne suis pas le seul à m'insurger contre le gaspillage d'énergie.

En cette fin d'automne, la lumière du jour diminue rapidement en fin de journée dans la vallée. De nombreuses boutiques sont obligées d'allumer leur intérieur pour recevoir leurs clients dans de bonnes conditions.


Des lieux allumés en permanence la nuit


Je ne compte plus le nombre de fois où, durant mes promenades en ville, le soir, sortant tard d'une conférence, d'un débat ou de chez des amis je comptabilise les nombreuses devantures commerciales allumées en permanence à une heure où les Grenoblois sont à deux doigts d'aller se coucher. Souvent, ces dernière sont allumées pour indiquer une éventuel présence ou activité humaine ou tout simplement pour achalander le passant.

Même constatation concernant quelques lieux emblématiques de la ville. Lorsqu'il m'arrive de circuler ou de marcher le long du boulevard Jean Pain . Plusieurs bureaux ou salles en mairie restent partiellement éclairés à mi-hauteur du bâtiment. Ce fût le cas il y a deux semaines et lundi dernier vers 23h35.

A Grenoble, certaines ruelles très étroites restent également éclairées en permanence toute la nuit alors qu'il n'y a jamais personne qui s'y aventure. Juste en face de chez moi, il y en a une, près du gymnase : le faisceau de lumière projeté n'éclaire que le mur où il est positionné.

Du côté des établissements publics, la palme revient certainement aux écoles primaires et secondaires. Il n'est pas rare que le personnel d'entretien oublie certains soirs d'éteindre les lumières des classes et des toilettes des enfants. Je n'ai qu'à fermer le soir les volets de ma chambre pour juger de la situation.


Des lieux éclairés en permanence le jour


lumiere en ville Il arrive parfois que certains lieux restent éclairés en plein jour pour une raison que j'ignore.

Comme nous pouvons le voir sur ma photo, deux gros spots de lumière éclairent en plein jour la cour et l'entrée de la salle Olivier Messiaen , rue du Vieux Temple à Grenoble. Il s'agit-il probablement d'un problème de synchronisation de la cellule du capteur entre les variations de lumière du jour et de la nuit.

A moins qu'une personne ait simplement oublié d'appuyer sur l'interrupteur pour éteindre une fois de plus la lumière.

Toutefois, J'en doute.


Deux poids, deux mesures


A l'heure où chacun tente de se mobiliser à sa manière pour lutter plus ou moins contre le gaspillage d'énergie, de s'impliquer dans le processus des discussions prometteuses issues du "Grenelle de l'environnement", on peut aisément s'interroger sur l'ampleur de ce gaspillage d'énergie au quotidien.

Malheureusement, j'ai bien peur que les efforts accomplis par une minorité de la population en matière de gain et de maîtrise de consommation d'énergie ne soient qu'une simple compensation du gaspillage récurrent d'une fraction de la population qui manquent de visibilité et de bon sens dans son quotidien personnel et professionnel.


15

10

2007

Boulevard Jean Pain, 27 minutes pour faire 700 mètres en voiture

jean pain Vendredi 12 octobre 2007 en fin d'après-midi, je décide d'aller chercher mon fils à l'école. Je lui propose de l'emmener voir le match amical de football PSG - GF38 (3-1) au stade Lesdiguières à Grenoble. Par téléphone, le service billetterie du club grenoblois m'indique qu'il est préférable d'arriver tôt pour prendre les billets et pouvoir assister à la rencontre.

Cela fait longtemps que je ne prend plus mon véhicule pour me déplacer à Grenoble un vendredi soir. Plutôt que de prendre le bus, je souhaite néanmoins prendre ma voiture, pensant dans un premier temps que ce moyen de transport est le plus rapide.

Le match commence à 18h. Je pars de l'école à 17h05, remonte le boulevard Maréchal Leclerc, prends la voie longeant l'Isère et traversant l'extension du parc Paul Mistral. J'arrive à 17h08 au nouveau carrefour situé à l'angle du Stade des Alpes. Jusque là, on va dire... que tout va bien. Je souhaite me diriger boulevard Maréchal Joffre, place Gustave Rivet et descendre le cours de la Libération pour arriver au stade Lesdiguières situé au n° 126. Pour information, le site mappy.com indique qu'en toute logique, le parcours complet en voiture dure environ 8 minutes pour une distance approximative de 4 kilomètres.


Un bouchon quasi-incompréhensible, une circulation anarchique


Il est 17h09. Le feu passe au vert. Je tourne à droite, commence à descendre le boulevard Jean Pain (Mairie de Grenoble). Immédiatement, je me heurte à un bouchon dès l'entrée sur le boulevard. Il m'a fallu 4 minutes pour arriver au feu suivant, rue Haxo. Puis 7 minutes pour atteindre le feu place Paul Vallier. A partir de ce point, rien ne va plus.

Il m'a fallu 16 minutes pour faire 300 mètres et atteindre la place Pasteur puis le boulevard Maréchal Joffre.

A proximité du cinéma Nef Chavant, c'est l'anarchie totale en matière de circulation. La densité de véhicules est telle que les passages piétons ne permettent plus aux passants et aux poussettes venant du parc Paul Mistral de circuler [1]. On entend de nombreux klaxons. Dans les véhicules, les gens s'énervent fortement. Les bus tentent en vain de passer dans les deux sens. Pas moins de trois voies d'accès de véhicules se télescopent sur la place. Sans oublier le tram A qui bien malgré lui, essaye à son tour d'avancer lorsqu'il arrive au point de passage dans l'énorme embouteillage.

En tout, 27 minutes pour faire 700 mètres. Après quelques ralentissements anodins sur le reste du parcours, je suis finalement arrivé au stade... à 17h48.

Je n'ai jamais vu un tel bordel ambiant de circulation où différents types de transport se rencontrent au même endroit et tentent de circuler : voitures, bus, tram, vélos, motos, poussettes, piétons... Une synchronisation des feux absolument déplorable à cette heure de la journée qui ne régulent pas le flot de véhicules. Une circulation quasi incompréhensible et anarchique.


Mea-culpa


Prendre la voiture un vendredi soir dans l'agglomération au moment où de nombreuses personnes finissent leur semaine de travail pour rentrer chez elles n'est pas vraiment conseillé. Je reconnais que je n'aurai pas dû prendre ma voiture mais prendre les transports en commun. La ligne de bus n°1 est idéal et remonte le cours de la Libération. Elle dispose d'un arrêt juste devant le stade.

Malgré tout, certaines personnes n'ont pas d'autres choix que de se déplacer en prenant un véhicule. Elles se retrouvent souvent confrontées aux problèmes récurrents de circulation en ville. Depuis quelques temps, tout est fait pour privilégier les transports en commun, les modes doux et repousser une bonne partie de la circulation routière sur les principaux axes en dehors ou en bordure de Grenoble . Qu'il en soit ainsi. Admettons dans ce cas qu'il est vivement nécessaire de revoir la synchronisation de circulation de cette entrée en ville.

Notes

[1] Voir ma photo


11

10

2007

La municipalité de Grenoble retransmet la Coupe du Monde de Rugby

jardin rugby La municipalité de Grenoble a décidé de mettre à disposition des Grenoblois [1] un écran géant afin qu'ils puissent vivre ensemble la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby. Une bonne inititative pour les habitants désirant partager ce moment fort. La retransmission de l'évènement a lieu samedi 13 octobre dès 20h au parc du Jardin de ville.

Ce matin, en prenant ma voiture, j'écoutais France Info. Vers 9h, je tombe sur une information chroniquée qui m'interpelle. La journaliste évoque l'engouement des français pour le rubgy et la volonté de nombreuses municipalités de retransmettre la compétition sur vidéoprojecteur, moniteur ou écran géant.


La question des droits de retransmission


France Info met l'accent sur les nombreuses villes souhaitant engager des frais techniques pour installer un écran géant pour le plus grand confort des habitants. La journaliste relève le fait qu'en principe, les municipalités se heurtent à un problème juridique.

Les droits de retransmission de la Coupe du Monde de Rugby sont détenus par des chaînes de télévision qui, en principe et par défaut, ne souhaitent pas autoriser la diffusion de leur signal sur écran géant. Pour elles, il s'agit essentiellement d'un manque à gagner : quand de nombreuses personnes se rassemblent devant un écran géant, leur nombre ne peut être calculé par les diffuseurs. Pour une question d'audimat, il est quasiment impossible pour ces chaînes de fournir avec exactitude aux annonceurs l'audience des spectateurs.


Une liste accorde des autorisations de diffusion


Sous l'insistance de clubs et délégations sportives, la Fédération Internationale de Rugby a demandé d'accorder des autorisations dans une quarantaine de lieux. Certaines villes accueillant les matches de Coupe du Monde de Rugby ou traditionnellement proche de ce sport ont eu des "dérogations" pour une retransmission. D'autres, non.

La procédure d'attribution de retransmission est remis en cause par de nombreuses instances qui invoquent le manque de transparence sur la procédure à suivre pour figurer sur cette fameuse liste.

Si l'installation de l'écran géant au Jardin de ville rentre dans le cadre de cette réglementation assez floue, souhaitons que la municipalité de Grenoble soit mentionnée... sur cette liste.

Notes

[1] Pour les amateurs de foot, PSG-GF38 vendredi 12/10/07, 18h, Stade Lesdiguieres. J'emmène mon fils.


- page 1 de 2