Vendredi 18 septembre 2009 à 18h44, environ 70 personnes, pour la plupart des jeunes et adolescents se sont une nouvelle fois retrouvées pour participer ensemble et en simultané à un Flash Mob "Domino Day" à Grenoble.
S’appuyant principalement sur un groupe dédié sur le réseau social FaceBook à partir duquel les nombreux participants ont pu s'inscrire pour obtenir les directives de l’organisateur, cette nouvelle opération de synchronisation humaine s’est déroulée au sein du centre commercial Grand' Place (Grenoble).
L’initiateur du précédent "Flash Mob" qui avait déjà eu lieu en septembre 2008 ne voulait pas prendre le risque d’annuler cette nouvelle formule pour cause de mauvais temps en extérieur.
Organisation et préparatifs
Environ un quart d'heure avant le départ de ce Flash Mob "Domino Day" Grenoblois [1], les premiers participants ont commencé à se rassembler devant l’enseigne H&M située près d'une entrée de la zone commerciale.
Intrigué par ce premier regroupement inattendu de personnes, de jeunes, de djeun’s des agents du service de sécurité du centre commercial se sont rapprochés de l'organisateur. Ce dernier a du "negocier" la possibilité de réaliser sans heurt cette synchronisation.
Je fus l’un des premiers arrivés sur place pour prendre des photos et quelques séquences vidéos des préparatifs et de l’évènement. Il m’a fallu parlementer avec l’un des responsables du centre commercial pour obtenir l’autorisation de filmer. Une "concession" obtenue en partie après avoir signalé à l'intéressé que d’autres médias locaux étaient également susceptibles de couvrir ce "Domino Day".
Chacun a pu réaliser son petit reportage sur place…
Une synchronisation de "dominos humains"
Les participants qui le souhaitaient devaient porter initialement des vêtements aux couleurs du domino, le noir et le blanc. D’autres sont venus habillés de toutes les couleurs, portant parfois des perruques colorées pour embellir l'ambiance et l'atmosphère.
Pour réussir cette synchronisation, l’organisateur a veillé au départ à ce que chaque membre placé en file indienne soit espacé de 30 ou 50 cm. Sur FaceBook, celui-ci précisait dans ses dernières directives qu’il était conseillé de s’entraîner en amont pour réaliser la figure synchronisée.
Le "Domino Day" a duré une poignée de secondes.
Chacun devant soigneusement tomber progressivement sur le participant placé devant lui. A l'arrivée, ils ont formé un coeur sur la place du centre commercial Grand'Place devant des passants et consommateurs surpris et interloqués par cette parade humaine.
Ma vidéo : séance de rassemblement, préparatif, interviews et impressions de participants, séquence "complète" du "Flash Mob – Domino Day" à Grenoble.
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Au final, les participants se sont congratulés et ont réalisé une "hola" avant d'applaudir leur "exploit".
Avis aux amateurs de sensations plus ou moins fortes...
Samedi 12 septembre à 17h très précise, une soixantaine de personnes pour la plupart ne se connaissant pas physiquement en dehors du premier réseautage social de la planète (FaceBook : 272 603 740 membres dans le monde à ce jour dont 11 957 300 en France) se sont reunies place Grenette à Grenoble pour participer ensemble à une expérience relayée en simultané dans plus de 34 villes en France.
Un évènement à la fois local et national soigneusement préparé de longue date par les organisateurs de cette folle opération de synchronisation depuis le printemps 2009 (voir le teasing vidéo).
Accepter de se retrouver et de suivre des directives
Chaque participant accepte de rejoindre un panel de personnes inscrites dans un groupe FaceBook relatif à l'évènement.
Avant d'aller à la rencontre d'autres personnes d'autres inconnus, chacun accepte dans un premier temps de régler à la seconde près sa montre, son lecteur MP3 ou l'horloge de son téléphone mobile sur celle des organisateurs et créateurs du site FaceBook Party. Ces derniers ayant préalablement communiqué aux participants la date, l'heure et le lieu exact de la fameuse rencontre.
Dans un second temps, les membres acceptent de télécharger et d'embarquer sur leurs appareils nomades et numériques un fichier MP3 contenant les principales directives sélectionnées par les organisateurs, à suivre à la lettre le moment venu (17h et 1sec...).
Un peu plus d'une soixantaine de Grenoblois ont joué le jeu
Le rassemblement avait lieu ce samedi 12 septembre 2009, place Grenette à Grenoble.
A 17h pile, chaque participant muni de son matériel d'écoute (mobile, Ipod, NetBook...) déclenche la lecture du fichier MP3 "national". En temps réel, chacun écoute pas à pas les instructions contenues dans le fichier numérique. Durant 11 minutes, l'ensemble du groupe les execute devant des passants intrigués par la gesticulation et la synchronisation des individus.
Au programme durant les 9 premières minutes, tout en enchainement : gymnastique commune permettant de se reconnaître et de vivre l'instant magique en communauté, un bonjour spontané entre membres et inconnus, une danse "spéciale" improvisée pour les adeptes de la Chenille et de la Macarena...
Au bout de 7 minutes, les participants doivent "se freezer" (Freeze général, "glaciation" sur place des participants sur le bitume. Plus personne ne bouge. Chacun devant rester parfaitement immobile dans une position choisie... pendant 2 minutes et 10 secondes exactement.
En fin de synchronisation générale, les participants "se lachent", se dispersent, crient ensemble comme pour se soulager, pour libérer une angoisse ou faire part au public de leur joie d'avoir participer en commun à l'opération.
Une opération ludique... qui se veut utile
Au niveau national, des vidéastes, photographes et agents FaceBook (FBK Party) ont choisi de couvrir l'opération [1].
En parallèle, les organisateurs ont souhaité qu'une association soit partenaire de cette mobilisation.
Ces derniers ont choisi "SOS Villages d'Enfants", une association chargée d'accueillir des frères et soeurs orphelins, abandonnés ou dont la situation familiale perturbée nécessite un placement de longue durée. L'objectif est de leur redonner le bonheur de grandir ensemble dans la chaleur et la sécurité d'une vie familiale.
Ma vidéo : ambiance dans le centre-ville ce samedi après-midi, séquences de la première Freeze et Expérience MP3 nationale à Grenoble, interview et réaction de participants...
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Se regrouper, pour exister...
Ce genre d'opération est née au Etats-Unis où depuis déjà plusieurs années, les rencontres de ce type sont courantes. Le phénomène n'est pas nouveau.
Dans plusieurs villes et grandes capitales du monde, des "Flash Mob" (manifestation éclair) ont déjà été organisées sur ce modèle.
Plusieurs "Flash Mob" ont eu lieu à Grenoble (ex : un Freeze, le 18 septembre 2008 - un autre, devant... et dans la Fnac du centre-ville il y a environ deux ans...).
Objectif : regrouper un maximun de personnes ayant les mêmes affinités, partageant la même envie de se rencontrer, de surprendre, de choquer, d'attirer l'attention du public présent et de communiquer sur un thème de société.
Histoire de prouver également à quelques detracteurs qu'Internet n'est pas exclusivement le "temple du virtuel" mais un formidable outil de communication, de rapprochement et de partage d'intérêts communs. Histoire d'inscrire une part de plenitude, de joie de vivre, "si ce n'est peut-être d'une part de prendre la place d'une mauvaise nouvelle dans un journal" comme le soulignait l'un des précédents organisateurs de Flash Mob l'an passé... sur son FaceBook. Histoire de "graver ce petit évènement (...) dans les mémoires de certains d'entre nous et dans celles des disques durs de Youtube et Dailymotion" comme l'explique également l'un des organisateurs d'un prochain Flash Mob "Domino Day" qui aura lieu vraisemblablement dans les rues de Grenoble le 18 septembre 2009 à partir de 18h.
Au final, sur les 1196 participants "virtuels" qui se sont inscrits sur le groupe FBK Party de Grenoble pour signaler leur participation à cette opération ce samedi 12 septembre 2009... seul 5% se sont finalement réellement déplacés sur les lieux..."dans le monde réel".
Vu le peu d'inscrits présents en fin de mobilisation, la déception de quelques membres du groupe FaceBook pouvaient se lire sur certains visages. Pour certains, la météo n'était pas au rendez-vous. D'autres seraient arrivés bien en retard...
Pour ceux qui sont déjà revenus de vacances d'été ou qui sont sur le point de partir dans les prochains jours et qui apprécient largement la nature, le goût de l'authentique et des bonnes choses, il y avait un seul endroit où il fallait se rendre le week-end du 25 et 26 juillet 2009 dans la région.
La 9ème édition "Du pré à l'assiette" de la fête du Bleu du Vercors - Sassenage - à Saint-Nizier-du-Moucherotte, parrainée cette année par Marc Veyrat, autodidacte, premier grand chef cuisinier mondialement connu de l'histoire de la gastronomie à avoir obtenu la note de 20/20 (Gault-Millau) et 3 étoiles (guide Michelin) pour ses deux restaurants.
Découverte des produits du territoire et divertissement pour tous
Durant ces deux jours d'activités festives intenses (7h-23h), le Parc Naturel Régional du Vercors accueille la filière lait à travers son AOC fromagère, le Bleu du Vercors-Sassenage.
La fête du Bleu est une manifestation rurale éclectique fédérant un grand nombre de communes des plateaux du Vercors.
Au menu :
Découverte de la richesse du patrimoine et des activités économiques, sociales et environnementales de la région du Vercors. Promotion des saveurs locales, de la terre et des semences. Apprendre à bien planter ses légumes et les ramasser. Appréhender les métiers de l'agriculture "classiques" et "biologiques" en étudiant ses avantages et ses contraintes juridiques et économiques. S'initier à la cuisine du terroir au travers de nombreux ateliers. Apprendre à promouvoir ses recettes et produits naturels auprès de la clientèle. Apprécier de nouveaux modes de consommation et différencier les réseaux de producteurs. Boire du lait de vache à peine sorti de l'animal (bar à lait à volonté). Goûter à l'excellente "Bière du Vercors" (au caractère plus simple et plus doux que la "Mandrin", bière de Grenoble). Assister à un concours de races bovines, une démonstration de gavage de canards, une traite en public et une fabrication de fromage, confitures, fromages. Observer, nourrir ou caresser des chevaux, brebis, veaux, cailles, lapins et autres animaux de la ferme qui font le plaisir des grands et des petits...
La liste est trop longue.
Une vitrine naturelle au pied des sommets
La fête du Bleu est une manifestation surprenante par sa diversité.
Des concerts de musique gratuits qui se suivent pour le grand public. Des espaces de restauration et de dégustation. Des projections de documentaires sur les thèmes de la nature et de l'environnement. Un stand pédagogique pour rappeler comment optimiser le tri de ses déchets. Un véhicule cycle-auto (voir ma vidéo) circulant au cœur de la manifestation et du village de Saint-Nizier. De très nombreux ateliers le plus souvent gratuits pour les enfants (tyrolienne, mur d'escalade, espaces de découverte d'animaux ou de création de cerfs-volants, VTT, tour de poneys accompagnés...) sans oublier une halte-garderie pour permettre aux plus grands de s'aventurer sur le site... en toute décontraction.
Côté organisation, une myriade de partenaires officiels, de participants et d'associations venus étoffer cette 9ème édition de la "fête du Bleu" du Vercors-Sassenage.
Des dizaines de bénévoles, jeunes, agriculteurs, retraités du plateau. Des navettes gratuites permettaient aux visiteurs de monter par la route de Seyssins-Seyssinet à titre d'exemple. Des forces de l'Ordre présentes sur le bitume pour aiguiller les conducteurs vers deux énormes aires de stationnement dans les champs environnants.
Plus de 5000 m2 de chapiteaux et une grande "tente commerciale" sous laquelle le public venu nombreux (+ de 18000 personnes) ne peut quitter les lieux sans avoir au moins acheté quelques produits fermiers de qualité, du fromage, du Bleu, de la confiture de lait, du pain bio, des terrines...
Et comme d'habitude dans ce genre de manifestation et comice agricole, les "repères" de jeunes fermiers et d'exploitants agricoles agglutinés autour des stands improvisés de Pastis, Ricard et autres boissons alcoolisées étaient visibles... de loin et de tous.
Goût, saveur et dégustation avec Annie Crouzet et Marc Veyrat
Marc Veyrat fut le parrain de la 9ème édition "du pré à l'Assiette" de la fête du Bleu du Vercors - Sassenage.
Au côté d'un jeune restaurateur étoilé et en compagnie d'Annie Crouzet, ambassadrice du vin, Maître sommelier et 4ème nez mondial, le grand chef cuisinier a offert au public intéressé un moment particulier de dégustation "Accord, mets et vins" autour des produits du Vercors sous un chapiteau "Atelier cuisine".
Irrité par la malbouffe, Marc Veyrat élabore depuis quelques mois un nouveau concept et de nouvelles recettes avec une nouvelle équipe. Le chef se concentre sur un projet planétaire écologique et bio : les "Cozna Vera", épiceries Bio de grande qualité, Fast Food Bio pour certains ou... "comment manger sain pour pas cher avec des produits simples".
"Simplement, je pense que manger Bio aujourd'hui, il faut absolument le prendre en compte, c'est un acte de civisme (...) La sauvegarde de l'alimentaire et de la planète, ça passe passe par ce que l'on consomme (...) Si on consomme mieux, on injectera moins de saloperie dans la terre (...) Je vous en prie, s'il vous plaît, consommons dès que possible différemment (...) Quand on dit que l'alimentaire est cher, et bien je dis que l'alimentaire ce n'est pas cher (...) C'est une preuve d'amour, de partage" explique Marc Veyrat durant le temps de la dégustation.
Ma vidéo : ambiance très festive sur cycle-auto, aperçu générale de la manifestation, atelier enfants et extrait du discours improvisée de Marc Veyrat.
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Après avoir goûté des vins sublimes servis frais par des experts et des mets d'une saveur exquise, inutile de dire que vous sortez de cet atelier pédagogique avec une envie irrésistible d'arrêter d'acheter un peu n'importe quoi pour garnir chaque jour une assiette.
Ce retour quasi pré-programmé en zone compacte et dense coïncide avec l'âge, l'évolution... et l'enthousiasme débordant des enfants.
"Oh papa attends... ralentis ta voiture (...) Mais c'est quoi ça toutes ces lumières là bas ? (...) Non mais t'as vu... mais regarde... y a des manèges on dirait à côté du camping des caravanes (...) Eh... mais il y a des grands qui tournent au dessus des arbres (...) C'est quoi papa... on peut y aller ? (...) Allez... s'il te plaît papa, arrête-toi..." soulignait mon fils ainé il y a quelques jours en roulant sur une portion avancée de l'A480.
Vu les circonstances, une fin de journée en période de vacances scolaires... difficile de contenir ou de résister à la demande. Pourtant, certains parents y parviennent. D'autres cèdent avec précaution et emmènent leurs enfants à la Foire des Rameaux. Histoire de voir si leur comportement ressemble au nôtre, à celui que nous avons eu dans notre enfance Grenobloise.
J'ai cédé.
La Foire des Rameaux existe... depuis 229 ans
L'histoire de la Foire des Rameaux débute vers 1184 [2], date à laquelle le Duc de Bourgogne reconnaît l'existence des foires de Grenoble. En 1528, le Gouverneur du Dauphiné restreint le nombre de foires. C'est en 1780 que le Conseil de la Ville officialise l'existence de la Foire des Rameaux de Grenoble.
De toutes les foires, c'est cette dernière a su s'imposer jusqu'à nos jours.
A l'époque, située en premier lieu du côté du Jardin de Ville, puis successivement placée sur le cours Saint-André, sur la place Saint-Bruno, la Foire des Rameaux se tient désormais depuis 1934 sur l'Esplanade de la Porte de France à Grenoble.
Environ 120 animateurs et forains occupent le site du samedi des Rameaux au troisième dimanche qui suit. Le reste du temps, cet espace accueille quelques évènements ponctuels et un parking pour véhicules, privilégié par de nombreux Grenoblois et habitants en provenance de la vallée (fermé tout de même pour la circonstance... du 22/03 au 07/05).
Poussière, bruit, odeur et marée humaine
A quelques mètres de l'entrée achalandée, le décor est joliment posé.
Des voitures sont garées les unes contre les autres, stationnant parfois en sens inverse sur les trottoirs ou disposées sur l'herbe le long de la Route de Lyon jusqu'à la voie d'accélération menant sur l'A48. Des panneaux ou affiches de sponsors à gogo sont placardés à l'entrée principale de la foire. Un module utilisé comme cantonnement abrite le bureau de la Police chargée de veiller à la sécurité du site et des agents discutent avec des forains. Une ligne humaine monopolise le passage piéton permettant l'accès au site sous le regard médusé de conducteurs de véhicules prêts à klaxonner pour tenter d'ouvrir un passage. Une bande de joyeux lurons au langage peu recommandable sort de l'Esplanade en tenant sous le bras de grosses peluches et de nombreux lots plastiques fabriqués en Asie...
Dans les allées quadrillées de la Foire des Rameaux, la concentration humaine stimule l'ambiance.
Tous les 30 mètres environ, une musique techno-dance[3] partiellement assourdissante se dégage à l'intérieur ou à l'extérieur des stands. Des forains ajoutent une couche et prennent le micro pour attirer de toute part le chaland. Des gosses surexcités font la moue, râlent, quémandent et implorent leurs accompagnateurs de bien vouloir les laisser monter dans une attraction. Régulièrement, quelques brins de poussière virevoltant viennent séjourner dans le coin des yeux. Une odeur de sandwichs réchauffés salés se dégage sur la droite. Une senteur de gaufres sucrées et de barbapapa s'évapore sur la gauche...
Bienvenue tout de même à la Foire des Rameaux de Grenoble, un mercredi en fin d'après-midi... en pleine période de vacances scolaires !
Un vrai bonheur.
Ma vidéo : ambiance, principaux manèges en activité et nouveautés, vue sur Grenoble...
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Comment dépenser 35 euros en 25 minutes
Les enfants s'amusent, déambulent de droite à gauche, d'une attraction à une autre pour voir... tout voir et ne rien manquer. Leurs yeux pétillent de joie et d'impatience.
"Papa... dis moi, t'as combien d'euros dans ta poche parce que là tu vois, c'est marqué 5 euros sur le manège (...) Sinon, on fait un truc, tu me donnes 2 euros et je vais voir la dame pour pêcher les canards (...) Allez, j'ai envie d'aller là bas papa... s'il te plaît...".
A vrai dire, mieux vaut détenir dans sa poche une certaine somme rondelette à débourser si on veut tenter de profiter des attractions. L'époque où l'on pouvait dépenser quelques dizaines de francs pour s'amuser est belle et bien révolue.
Deux minutes pour pécher 10 canards en plastique sur une surface de 6m2 : bingo ! 3.5€ (environ 23 francs - prix identique sur les autres stands de pêche... entente ?) sans compter les jeux d'argent et les stands d'animation "Ici, pas de perdant". Un petit tour de train de 4mn avec "pouet pouet", 2.5€. Un tour de corps à la renverse à 360° avec le Beach Party ou le Star Fly, 4€. Une virée en l'air avec le Twister à l'entrée de la foire, 5€. Un labyrinthe pour se cogner la tête sur les vitres avec l'Amazonia, 3.5€. Pour les fans du sachet à vomir remplir à la sortie, le G-Max, 8€...
Enfin... la Grande Roue, la plus calme et la plus douce des attractions... juste pour s'évader 5mn de cette zone bruyante et agitée par les airs. Une vue sympathique sur la ville de Grenoble et ses alentours pour seulement 3€.
Selon un sondage en vigueur [4], 2.6% des visiteurs ne consomment rien sur place. 41% dépensent entre 20 et 50€. 11% déboursent tout de même plus de 100€. 37% retournent s'amuser 2 à 3 fois à la Foire des Rameaux.
Précautions aléatoires et responsabilité
Une fois monté dans le manège de la Grande Roue, on se retrouve figé en hauteur... sans attache avec le souci de tenir ses enfants par la main de peur que... A l'inverse, le responsable du manège du petit tour de train veille personnellement à ce que les enfants soient parfaitement attachés dans leur petit véhicule avant de commencer à faire un tour.
Deux poids, deux mesures.
Certains stands affichent la couleur, vous incitent à consommer... ou à quitter immédiatement les lieux. En prime, un gentil rappel à l'ordre du forain si aimable et si courtois (sic!).
Signalons également quelques précautions techniques d'usage présentées comme il se doit et qui vous donnent envie de vous amuser. "La direction n'est pas responsable des objets perdus ou détériorés (...) Garder les mains et les jambes à l'intérieur (...) Déconseillé aux personnes cardiaques, épileptiques [5] et aux femmes enceintes (...) Les personnes ayant des cheveux longs sont priées par mesure de sécurité de les attacher...".
En direction de la sortie, un jeune garçon d'une dizaine d'année accompagné de son père tenait dans ses bras une multitude de lots gagnants de même catégorie : imitation cran d'arrêt, fléchettes dans une pochette, menottes, poignard avec lacet en cuir, pistolet noir avec sachet de balles rondes en plastique, imitation fusil à pompe à monter. Certaines personnes ont un comportement irresponsable envers leur enfant.
L'avenir de la Foire des Rameaux
Les futurs projets d'extension du centre ville propulsés notamment par la candidature manquée de Grenoble au JO de 2018 prévoient une transformation, un réaménagement et une requalification du site de l'Esplanade (portion A48-A480, ligne tram E, ZAC...).
L'emplacement actuel de la foire pourrait être compromis en l'état.
Le sondage "Esplanade" indique que 82% des personnes ne souhaitent pas qu'elle soit déplacée ailleurs.
Reste à connaître l'avis des professionnels de la Foire des Rameaux et du Syndicats National des Industriels Forains (SNIF).
Pour promouvoir le projet de candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, la ville, le département de l’Isère et de nombreux acteurs de la montagne ont choisi d’organiser les 4, 5 et 6 décembre 2008 des "Jeux de neige" au cœur de Grenoble.
Côté programme : des compétitions et démonstrations sportives de haut niveau (sprint, show, freestyle, snowboard), de l’initiation pour le public et les scolaires, des animations de rue pour tous (compagnies, parades, boissons offertes...), des concerts d’artistes de la scène locale, nationale et internationale (DJ, éléctro, pop-rock)...
Côté logistique : un spectaculaire terrain de neige "artificielle" amenée par camions depuis la station de l’Alpe d’Huez, la construction d'imposantes infrastructures pour les démonstrations sportives au parc Paul Mistral et place de Verdun, l’installation d’un village en bois pour accueillir le public, les sponsors et un dispositif pour accéder aux concerts prévus à la Bastille…
Le tout pour une enveloppe initiale prévisionnelle annoncée de 1,8 M€ qui devrait être moins importante que prévu dont 0,4 M€ "minimum" pour la ville de Grenoble.
"Jeux de neige" côté public, en journée
Il est vrai que l'installation du dispositif est impressionnante.
Au parc Paul Mistral, la pluie et la gadoue n'ont pas empêché les écoliers de profiter des nombreux ateliers (voir ma vidéo). Initiation gratuite au ski de fond sur piste pour les plus grands, au ski pour débutants encadrés par des moniteurs ESF, à la simulation de recherche d'objets ensevelis sous une montagne de neige. Courses d’échauffement autour du parc, descentes de luge avec protection, poussées de bobsleigh sur rails ou patinage pour tous…
On devine la joie des enfants qui se lit sur leur visage.
Au village, le public peut également s'initier, découvrir la sculpture sur bois et sur glace, déambuler entre les arbres lumineux et les chalets pour trouver de l'information sur le projet des JO 2018 [1], les stations de ski, les clubs et sports de glisse.
Sur place, je rencontre des personnalités dont Michel Destot, venu découvrir l'ambiance au village. Nous discutons ensemble un instant et le député-maire de Grenoble, le sourire aux lèvres, me confie "Alors, qu'en pensez-vous, c’est bien vous ne trouvez pas ? (...) Vous avez vu, on est passé sur EuroSport" [2]
En vidéo : ambiance populaire, démonstrations, jeux de neige et... manifestation "anti JO 2018" puis, arrivée des forces de l'ordre.
Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus
"Jeux de neige" côté public, le soir
Tous les jours, des animations et spectacles au fil des rues sont proposés au public en attendant les concerts de soirée.
Le vendredi 5 décembre après l’école, les enfants sont invités avec leurs parents à déambuler dans les rues du centre-ville, à suivre la parade et la retraite aux flambeaux. Le rendez-vous est pris au Jardin de Ville vers 18h. Sur place, la Ville de Grenoble offre des goûters, boissons et chocolat chaud aux Grenoblois [3] venus nombreux. Les organisateurs du Téléthon 2008 se joignent à la parade qui prend tranquillement la direction de la place de Gordes et de la Grande Rue.
Mais au bout de cinq minutes de marche animée et festive, un groupe de manifestant "anti-JO-2018" s'étant donné rendez-vous place Felix Poulat réussit à bloquer la progression de la parade et à la faire remonter jusqu'au kiosque du Jardin de Ville [4].
Ils sont plus d'une centaine à brandir des pancartes ou des banderoles "Gardez vos Jeux, on s'amuse tout seul - Non aux JO 2018 ni ici, ni ailleurs" et à scander des slogans tels que "Moins vite, moins fort, moins haut - Destot, on n'en veux pas de tes JO".
Globalement, l'accueil des manifestants est très mitigé : certains parents discutent avec les opposants mais ne comprennent pas qu'ils puissent ainsi gâcher une fête pour leurs enfants. Les miens demandent à rentrer à la maison. Une jeune maman tente de s'intercaler et un policier municipal est malmené. Le "garde-champêtre des Jeux de Neige", fil conducteur de la parade intervient vigoureusement et revendique la liberté de s'exprimer, de se produire et de s'amuser.
Leur premier objectif est atteint. La parade se désagrège et une grande majorité du public, déconcerté, quitte les lieux.
Rassuré par le succès de son "opération" au Jardin de Ville, le groupe de manifestants prend la direction de la place de Verdun où les "riders" de la glisse font leur show sur le tremplin enneigé. De jeunes skieurs et surfers quittent le stade de neige, épaulés sur place par d'autres passionnés de la glisse. Ensemble, ils font barrage aux manifestants bien décidés à poursuivre leurs actions.
Leur second objectif ne sera pas atteint : en s'en prenant aux jeunes sportifs, les opposants au JO de 2018 se sont trompés de cible.
Quelques instants plus tard, une dizaine de fourgons policier prennent place le long de la place de Verdun (voir ma vidéo). Les premières forces de l'ordre prennent position. Surpris par l'ampleur du dispositif, le groupe de manifestants quitte les lieux en silence... sur la "pointe des pieds", en reprenant la direction du centre-ville.
"Jeux de neige" côté public, la nuit
Le vendredi 5 décembre, de 22h à 6h du matin, le festival Electro bat son plein au sommet de la Bastille. Le samedi 6 décembre, des groupes rock issus de la scène régionale, nationale et internationale clôturent les "Jeux de neige" à Grenoble.
Le son du festival est imposant et les décibels s'étendent sur la ville une bonne partie de la nuit.
Dimanche 7 décembre, en faisant quelques courses du côté de la place aux Herbes à Grenoble, je rencontre un voisin qui me raconte sa nuit : "Vous savez avec ma femme, on a pas pu dormir (...) Au départ, on savait pas ce que c'était tout ce bruit alors à 3h du matin, j'appelle l'Hôtel de Police (...) On tombe sur un brave gars qui nous dit qu'il a déjà reçu plus d'une centaine d'appels téléphoniques comme le nôtre à propos de ce boucan d'enfer (...) Il nous dit qu'il faut plutôt s'adresser au maire si on veut faire une réclamation ou en savoir plus sur cette histoire".
Au final, les "Jeux de neige" de Grenoble ont su attirer les médias, les sponsors et les principaux acteurs concernés. Sans oublier la présence du public qui, malgré les mauvaises conditions météo sur la période, s'est déplacé volontiers et en masse jusqu'à la clôture pour écouter les artistes se produire sur l'anneau de vitesse de Grenoble.
Grenoble veut renouer avec la ferveur des Jeux Olympiques. Malgré l'absence d'expérience récente en matière d'organisation d'évènements sportifs d'envergure, Grenoble a voulu prouver sur une courte période qu'elle était capable d'organiser et de proposer un panel d'activités sportives sur le plan international.
En attendant mars 2009 (annonce de la ville française ou non retenue par le CNOSF) puis juillet 2011 (date de la désignation par le CIO de la ville qui accueillera les JO de 2018)... ...la route est longue.
Notes
[1] Le groupe "Grenoble 2018" sur FaceBook compte déjà près de 20000 membres
[2] D'autres chaînes nationales ont également relayé l'évènement : TF1, France3...
Jeudi 16 octobre 2008, la ville de Grenoble inaugurait à l'Hôtel de Ville une exposition retraçant l'histoire des aménagements des différents pôles universitaires et scientifiques au cœur de l'agglomération Grenobloise, principalement de 1956 à nos jours.
Tour à tour, les principaux élus et porteurs des futurs aménagements de la Presqu'ile scientifique (GIANT) se sont exprimés pour afficher leur unité et soutenir un projet d'envergure internationale qui vraisemblablement, verra le jour d'ici 2020.
En parallèle, dans le cadre de la concertation réglementaire, une réunion publique s'est tenue dans la grande salle de la Mairie de Grenoble afin de "tenter de poursuivre les débats" autour des orientations d'aménagements.
Une exposition consacrée à la Presqu'ile scientifique
Soulignant principalement les évènements ayant marqué les dernières décennies, cette exposition propose de nous faire découvrir les enjeux techniques et technologiques à venir au sein de l'agglomération ainsi que les interactions entre écoles, universités et pôles de compétitivité.
Une exposition ludique, agréable à parcourir.
Seul bémol : l'éclairage des panneaux n'est pas à la hauteur de la présentation et est à revoir.
Après l'inauguration, les Grenoblois étaient invités à se rassembler et se rafraîchir autour d'un buffet juste avant de débattre dans la grande salle.
Principaux objectifs, budgets et aménagements
Premier objectif : requalifier la plateforme scientifique existante, créer des passerelles, ouvrir le quartier à la ville notamment par un prolongement du centre-ville de Grenoble dans le cadre de "Coeur de Ville, Coeur d'agglo", de la création d'une Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) et de la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU).
Second objectif : structurer davantage la recherche et l'innovation entre les pôles et les secteurs d'activités, en y associant de nouveaux logements, des commerces et de nombreux services pour améliorer les capacités d'échanges et de vie.
Troisième objectif : créer l'un des plus performants et des plus vastes pôles de recherche au monde à Grenoble
. Développer de nouvelles applications dans le domaine médical, sportif, environnemental, de l'énergie ou de la communication. Déployer les pôles de compétitivité actuels et leur ouvrir de nouvelles opportunités.
Pour rappel, les budgets alloués aux principaux domaine de recherche et de développement restent conséquents :
Micro et nanotechnologies : 350M€. Biologie et biotechnologies : 60M€. Grands instruments : 155M€. Recherche fondamentale : 65M€. Nouvelles technologies pour l'énergie : 150M€. Management de la technologie : 45M€.
Différents projets structurants et associés : Nanoscience à l'Institut Néel [1], écoles de l'énergie (INP, UJF), PHELMA et des biotechnologies, Nanobio et centre de recherche biomédical, Clinatec, Industries Intégratives, extension de l'ERSF, démonstrateur transports innovants et autres équipements d'accueil fonctionnels sur le site...
Un débat houleux entre porteurs du projet...
A l'aide d'un vidéoprojecteur, élus et porteurs du projet d'aménagement de la Presqu'ile scientifique (GIANT) ont exposé aux Grenoblois les détails des prochaines infrastructures avant de laisser la parole au public.
Lors de l'exposition et au nom de la Métro, Michel Issindou, député de l'Isère souligne "L'excellence de Grenoble n'est pas forcement reconnue chez nous mais est largement reconnue bien en dehors de l'agglomération (...) Il y a tout de même une quinzaine de communes de la communauté qui sont concernées par le projet".
Claude Vasconi, architecte du projet, explique : "C'est un très grand projet (...) Il faut recentrer les énergies en coeur de ville, c'est ça l'avenir (...) Nous avons une chance inouïe de disposer au cœur de la cité à Grenoble d'un territoire de 300 hectares que beaucoup de villes nous envient (...) Il offre un avenir à 15000 chercheurs qui ne demandent qu'à se déployer et l'opportunité de travailler sur la mixité et d'améliorer l'accessibilité des pôles (...) Ce projet sera doté de 4000 logements, plus 4000 logements étudiants à terme."
Geneviève Fioraso, député de l'Isère revient globalement sur le financement : "C'est un financement public par le biais du contrat de projet Etat-Région dans lequel les collectivités sont engagées de 2007 à 2013 et le biais du Plan Campus [2] (...) Il y a aussi des projets de transports financés par le SMTC, du logements social, étudiant".
...et opposants venus principalement perturber la réunion
Une quinzaine d'opposants, habilement dispersés par groupe dans la salle de réunion étaient venus manifester avec vigueur leur opposition aux projet de Presqu'île scientifique.
Objectifs clairement affichés : perturber la bonne marche de la réunion publique, troubler le dialogue entre la salle et les intervenants. Le jeu consiste à faire preuve d'ironie sur les sujets évoqués dès que l'occasion se présentait, à couper si possible l'expression des porteurs du projet, à parler le plus fort possible, à tenter de prendre le micro à n'importe quel moment du "débat"...
A plusieurs reprises, Geneviève Fioraso tendait le micro aux opposants pour qu'ils puissent venir s'exprimer : ces derniers ne se bousculent pas immédiatement pour le prendre, préférant scander de leur place les mots "pléthorique", "décroissance", "moins vite ou moins fort, moins haut".
Parmi eux, une opposante prenait sereinement le micro et déclarait notamment :
"La réunion de ce soir est exemplaire (...) Ce projet présenté par le technogratin, appelons-le comme ça, est un projet de fuite en avant technologique (...) Il n'y en a que pour les hautes technologies et pas pour les humains (...) Nous devons poser des questions, ce n'est pas toujours nous qui vous écoutons mais de temps en temps, vous pourriez nous écouter mais je ne me fais pas d'illusion (...) Je propose qu'on réfléchisse à ces mêmes politiques qui durent depuis 50 ans, qu'on arrête de ne pas réfléchir, qu'on arrête la croissance infini qui n'est pas tenable (...) Quand on aura fait GIANT et qu'on sera à la première place de la compétition internationale qui ne s'arrête jamais, et bien il faudra faire super GIANT".
De part et d'autre de la salle, on s'agite.
Une minorité du public applaudissait. Une bonne moitié restait figée. L'autre moitié était littéralement outrée, excédée par un tel comportement et de tels agissements en public. Les élus restaient stoïques, supportant avec cran l'adversité, réagissant avec sang froid tout en réussissant à garder le cap sans se décourager.
Les opposants ont obtenu ce qu'ils souhaitaient : se faire entendre, faire en sorte que l'on parle d'eux.
Il n'y a donc pas eu de "débat" à proprement parlé.
Pour autant, le public ne les a pas plébiscité. Non pas pour leur opinion, synthèses et appréciations (nous sommes en démocratie, chacun à le droit de s'exprimer) mais principalement pour leur attitude (non respect de la parole donnée à autrui), leur méthode (la provocation, l'insinuation) et leur comportement en public (indiscipline, intimidation par le déplacement, gestuelles inconsidérées).
- "Quand on change de vêtement, on change de comportement" -
Frederic Monneyron, universitaire et écrivain français - Extrait du journal Libération.
A méditer.
Notes
[1] mon grand-père, 84 ans, est rentré au CENG en 1956 sur une recommandation de Louis Néel
En raison de la pluie qui est tombée toute la journée ce jeudi 3 juillet 2008, je ne sais pas si comme moi, vous avez hésité à venir écouter les groupes "Lightspeed Champion" et "Morcheeba" à Grenoble.
En milieu d'après-midi, les principaux organisateurs, notamment la ville de Grenoble et Cabaret Frappé ont du se décider à maintenir ou non les têtes d'affiche.
Par magie, il s'est arrêté de pleuvoir des cordes environ 1h avant le début du double concert gratuit et en plein air, à l'Anneau de vitesse de Grenoble.
Bien que Lightspeed Champion et Morcheeba ne reflètent pas véritablement mes goûts musicaux initiaux [1], je ne regrette absolument pas le déplacement... et les Grenoblois qui m'entouraient à 8 mètres de la scène, non plus.
Lightspeed Champion, une adhésion mitigée du public
Annoncé pour 20h30, le premier groupe Lightspeed Champion n'a pas laissé une trace indélébile sur le parvis de l'Anneau de vitesse. Le mélange musical du groupe américain, entre culture pop, folk, acoustique et rock n'a pas franchement retenu l'attention du public à partir de 21h.
Peu de spectateurs étaient attentifs à la musique produite par cette première partie de soirée. Une adhésion mitigée au rock effréné de Devonte Hynes, le leader "dandy" de Lightspeed Champion qui à mon sens, n'a pas suffisamment su capter l'attention du public et encourager les Grenoblois à le suivre.
Petit à petit, la ferveur commence à monter dans une foule compacte et dense. 30 000 personnes étaient attendues, en provenance également de Lyon, Saint-Etienne, Marseille... et d'autres horizons.
Les fans s'étaient déplacés pour écouter le groupe international et britannique des frères Godfrey : Morcheeba.
Morcheeba, une invitation au voyage
Après la prestation de Ligntspeed Champion et un changement de décor et de matériels, Morcheeba entre en scène à 22h25.
Durant 1h30 environ, le groupe initiateur d'un courant musical à part entière, emmène les Grenoblois dans un voyage musical, mélangeant trip pop, downtempo, rhythm and blues et pop rock.
Face à la scène, le son est magique, de bonne qualité (certainespersonnes m'ont signalé que le son n'était pas très bon en arrière). Autour de moi, les spectateurs se fixent, bougent leur corps et leur tête en fermant les yeux. Le voyage initiatique peut commencer.
Il ne suffit pas de connaître les tubes planétaires du groupe pour apprécier sa musique : il suffit simplement d'écouter et d'apprécier l'extraordinaire patchwork musical et d'admirer la technicité envoûtante des arrangements de ses membres.
Une chanteuse éclectique et entraînante, captant l'attention, s'adressant à la foule dans notre langue. Un guitariste perfectionniste, attentif aux réglages de ses pétales d'effets enivrants. Un bassiste chanteur concentré à la voix clair et limpide. Un DJ mixant des textures instrumentales d'ambiance. Un pianiste saxophoniste soutenant le rythme endiablé des compositions et un batteur rythmant l'interface musicale de Morcheeba.
En vidéo, un petit extrait du concert de Morcheeba à Grenoble :
Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus
Une bonne partie des dernières compositions du groupe fut jouée sur scène. Le dernier album de Morcheeba "Dive Deep" est une merveille : les arrangements et le son de l'album reste fidèle sur scène. Le public Grenoblois est touché par la fusion des styles : il écoute sans débordement. Il est vrai que la musique de Morcheeba n'est pas faite pour exciter physiquement la foule mais plutôt pour oublier ses soucis au quotidien.
Les fines gouttes de pluie n'ont pas entaché la venue de Lightspeed Champion et de Morcheeba à Grenoble. Le public était là, du jeune père de famille tenant sa fille sur ses épaules aux couples de seniors venus prendre du bon temps en passant par les fans du groupe ou les simples curieux comme moi, musicalement parlant.
Le Chef du service Communication de la ville de Grenoble m'avait confié il y a quelques temps sa grande satisfaction d'offrir aux Grenoblois le groupe internationale reconnu en tête d'affiche. Cette première date inaugurant la 10ème édition du Festival Cabaret Frappé est pour ma part, une réussite.
Du 21 au 31 juillet 2008, les Grenoblois auront l'occasion d'apprécier de nouveaux univers musicaux, d'autres groupes sur scène à Grenoble, des lectures intimistes et originales à la Roseraie, des jeux sous les arbres du Jardin de Ville, du cinéma en plein air... ...sans oublier un élément qui pour ma part a son importance : la possibilité de faire garder ses enfants sur place le soir, pendant que les parents savourent la programmation éclectique du festival.
Depuis quelques jours, la "petite montagne fortifiée au carrefour des trois vallées, desservie par le premier téléphérique urbain au monde" au sommet de laquelle on peut admirer la ville la plus plane de France fait l'objet d'une attention toute particulière.
En marge de la commémoration du 40ème anniversaire des JO de 1968 à Grenoble et des nombreuses expositions, festivals et activités régulièrement proposés au public, le site de la Bastille à Grenoble prend des couleurs.
Cinq nouveaux drapeaux de grande taille ont été érigés sur le parvis supérieur du restaurant du téléphérique de la Bastille habituellement accessible via un ascenseur aérien pour observer de haut la vallée de Grenoble.
Vu du centre ville de Grenoble et ses alentours, le flottement des drapeaux Français, Européen, du Dauphiné et emblématiques de la région ne passent pas inaperçu.
La présence de drapeaux au sommet de la Bastille de Grenoble
Je prends contact en premier lieu avec le "Restaurant du Téléférique" pour connaître la raison de la présence de ces drapeaux : également intrigué, le restaurateur ne la connaît pas. J'appelle ensuite le Centre d'Art de la Bastille (CAB) qui à son tour, ne me donne aucune explication tangible.
Enfin, je téléphone à la Régie du Téléphérique de la Bastille qui m'indique simplement, sans trop de précision et pour des raisons apparentes, que les drapeaux sont hissés au sommet de la Bastille pour renforcer l'image du site... selon la volonté de son directeur.
Une initiative positive et intéressante
En attendant, la mise en place de cette rangée de drapeaux multicolores au sommet de la Bastille me paraît intéressante .
D'une part, elle accentue la visibilité du site au cœur de la ville de Grenoble et dans la vallée. Elle valorise et renforce l'attirance touristique de la Bastille en lui conférant au passage une symbolique régionale plus étendue au détriment de l'encrage local.
D'autre part, elle permet en partie de cacher l'affreuse antenne de relais radiotéléphonique malheureusement visible en tous points, située juste derrière les remparts du site [1]. De loin, cette rangée de drapeaux flottant au gré du vent permet également à tous de savoir en contrebas si le site est venté. En effet, il n'est pas rare de rester ne serait-ce que quelques instants au sommet de la Bastille en raison des bourrasques. Idéal pour décider ou non de monter à pied ou par les bulles de la Bastille et éventuellement proposer à des amis de prendre un pot au sommet.
En définitive, je n'y vois pour le moment que des avantages... ...en dehors du fait qu'il est amusant de constater que les porte-drapeaux blancs sont beaucoup trop visibles à l'œil nu [2] proportionnellement à la petite taille des drapeaux.
Bien entendu, d'un autre côté, tout porte à croire qu'un certain nombre de personnes peuvent naturellement considérer que la mise en avant de ces drapeaux porte atteinte à l'environnement, à l'intégralité ou à l'image du site.
Notes
[1] le site officiel bastille-grenoble.com se garde bien de la montrer sur ses clichés photographiques
[2] par beau temps, ils sont peu visibles : par temps maussade, ils sont prédominants
Billet rédigé par [ Chrys ] le jeudi 24 avril 2008 à 16:03 dans la catégorie > [ Environnement ]
Fin 2007, j'ai commencé à porter un regard sur l'ensemble des programmations musicales proposées par la ville de Grenoble et certaines communes avoisinantes.
Comme de nombreux Grenoblois, j'envisage d'assister en 2008 à certains concerts, de planifier quelques dates et de réserver quelques billets pour le plaisir.
Comme beaucoup de Grenoblois de ma génération, j'aime de temps en temps me rendre à un concert de musique classique ou de jazz pour la qualité musicale, le rythme, la justesse et la technicité artistique de ces ensembles musicaux. J'ai néanmoins tendance à privilégier la musique moderne de nombreux artistes de Variétés, Rock, Pop, Electro, Heavy... notamment les artistes internationaux.
En ce début d'année 2008, de nombreuses salles de concerts Grenobloises ont partiellement bouclé ou déjà finalisé leur programmation musicale pour la saison à venir. En observant le calendrier des concerts de musiques actuelles ou modernes qui nous est actuellement proposé pour 2008 dans la région Grenobloise, on ne peut qu'être surpris par la programmation.
La programmation d'artistes de chanson française largement privilégiée...
Si vous aimez particulièrement la chanson française ou francophone, vous devriez être ravi de constater que le nombre de concerts à venir de musiciens ou d'artistes se produisant ou chantant en Français... est largement conséquent.
Parmi les concerts d'artistes de musique moderne dans la chanson française, nous avons le choix à titre d'exemple : Chantal Goya (Le Summum, le 5 avril), Christophe Willem (Le Summum, 9 avril) [1], Christophe Maé (Le Summum, 18 mars), Sanseverino (MC2, 20 mars), Cali (Le Summum, 20 mars) [2], Yannick Noah (Palais des Sports, 14 mars), Jean-Louis Aubert (Grand Angle Voiron, 25 février), Calogéro (Palais de Sports, 23 mai), Lorie (Palais des Sports, 3 décembre), Dionysos (Le Summum, 21 mai), Mc Solaar (Grand Angle Voiron, 4 avril), Bernard Lavillier (Le Summum, 22 mai)...
Je m'arrête là. Parce que c'est presque tout pour toute l'année 2008.
Le passage des musiciens ou artistes de la scène française sont plus que privilégiés dans la région.
L'absence remarquée de concerts d'artistes internationaux
Si au contraire, vous n'aimez pas particulièrement la chanson française ou francophone mais des artistes de variétés Pop, Rock, Heavy Metal, Rap, Dance, Electro, Techno, Reggae, Musique du monde... vous serez certainement contraint de vous faire une raison. Mieux vaut rester chez vous ou décider de faire des dizaines et des dizaines de kilomètres, en voiture ou en train, pour vous rendre au concert d'un artiste reconnu sur le plan international.
Quand j'avais 18, 20... 25 ou 30 ans, je prenais un billet pour aller écouter de grands artistes mondialement reconnus de passage à Grenoble ou à proximité : The Police, Santana, The Cure, The Simple Minds, The Pink Floyd, Billy Idol, Joe Satriani, Van Halen, MSG, Phil Collins,.. etc.
L'an dernier, Deep Purple était passé au Palais des Sports de Grenoble et le concert prévu de James Brown a naturellement du être annulé en raison de son décès.
Malheureusement depuis quelques années, je constate qu'il n'y a pratiquement plus d'artistes internationaux de musique moderne qui passent à Grenoble et ce, quelque soit la salle de concert. Il suffit de visiter les sites web des principales salles de concert précédemment citées de la région pour s'en rendre compte.
Par ailleurs, on peut se demander s'il ne manque pas un grand "zénith" à Grenoble, comme il en existe à Paris, Montpellier, Nantes, Rouen, Lille... En attendant, une nouvelle salle "électro" pouvant accueillir environ mille personnes doit tenter de "réamplifier" la scène Grenobloise. A titre d'exemple, nombreuses sont les principales salles de concert qui n'accueillent plus depuis quelques années de grands groupes internationaux de Hard Rock ou Heavy Metal à Grenoble. Nombreux également sont les Grenoblois qui sont obligés de descendre à Marseille ou monter à Lyon pour découvrir sur scène des artistes Pop, Rock,... internationaux.
En ce début d'année, force est de constater que la programmation des concerts prévus en 2008 à Grenoble est loin d'être éclectique.
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