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15

09

2007

En direct du Forum MC2 Libération. Troisième journée

fabius finkielkraut Ce matin, je décide d’aller écouter un ténor de la politique et un philosophe de renom.

La journéeLe public rempli la salle de l’auditorium.

Beaucoup de monde à l’entrée, la salle est pleine. Le service sécurité est renforcé. Il est à son maximum.

Les journalistes, libres de circuler, reçoivent quelques indications. Le premier rang est réservé aux personnalités.

Les intervenants entrent sur scène sous l’applaudissement du public.


Laurent Fabius – Alain Finkielkraut « La reconstruction de la gauche ? »



Alain Finkielkraut est le premier à prendre la parole en faisant un focus sur les révolutions de mai 68 et du printemps de Prague pour démontrer à sa manière l’état actuel de la gauche. « Nous avons assisté progressivement à une déconstruction de la gauche (…) Elle doit s’interroger sur la valeur profonde de l’égalité (…) Il faut changer de paradigme, sauver le monde et non pas le changer (…) Les enfants ne sont pas dressés à aimer le monde, mais à aimer les images du monde (…) Le monde est délaissé au profit des écrans (…) On joue avec les images du monde au lieu de le regarder, ce qui pose le problème de la perception écologique ».

Laurent Fabius prend la parole. « Pour sauver le monde –physiquement-, il faut le changer (…) Je préfère le terme de reconstruction de la gauche au terme renouvellement (…) Il est nécessaire de revendiquer nos valeurs qui sont bonnes (…) en revanche, ils nous faut adapter nos propositions (…) Contrairement à la droite, la principale valeur fondamentale de la gauche, c’est l’égalité. La seconde est la solidarité. La troisième est la laïcité (…) Lorsque nous aurons clarifié l’ensemble de nos valeurs, nous pourrons reconstruire la gauche ».

L’ancien premier ministre reste conforme à son image : celle d’un homme d’Etat de premier plan, plein d’humour, argumentant avec clarté, rigueur et pragmatisme. Un phrase attire toutefois l’attention du public « Nous avons perdu en 20007 car nous avons perdu le terrain des idées (…) La lisibilité est l’un des problèmes de la gauche (…) Aujourd’hui, le chemin est brouillé entre la gauche et le citoyen».

Alain Finkielkraut se distingue par de nombreuses démonstrations pertinentes qui finissent par rattraper l’analyse du sujet abordé. A son tour, il fustige les combats internes qui affaiblissent la gauche depuis deux décennies « Les intellectuels de gauche ne cessent d’opposer dominants et dominés (…) La gauche défend mal la sûreté et la notion de sécurité en raison de la critique de la domination, l’explication de tout fait par ses causes (…) A gauche, la critique de la domination est systématique et cela lui dessert (…) A gauche, la critique de l’élitisme ne doit pas se focaliser sur l’argent. Contrairement à la gauche, Nicolas Sarkozy a su installer la volonté et réconcilier les français avec la politique en commençant par rassembler dans son camp, ce que la gauche n’a pas su faire (…) La gauche ne veut entendre parler, hélas, que de la critique de la domination».


Rachida Dati – André Vallini « La justice est-elle juste ? »


dati valliniNous y sommes. Le débat le plus attendu du Forum Libération entre Rachida Dati et André Vallini va commencer. Le public est bien là.

Rachida Dati est la première à s’exprimer. Un style détonnant, une expression tonique, une sûreté à toute épreuve dans ses propos. En introduction, elle commence par évoquer les prochaines actions du gouvernement en matière de justice et rappelle son profond attachement à la lutte contre la discrimination.

A son tour, André Vallini dresse le portrait de la justice française « Je souhaiterai une accessibilité de la justice, une justice plus rapide, un toilettage des mots techniques employés qui font que le citoyen n’a plus confiance en elle (…) la justice donne l’impression qu’elle ne doit rendre des comptes à personne (…) Il faut que les justiciables puissent avoir un accès direct au Conseil de la Magistrature (…) Avec l’affaire D, les français se sont rendus compte que la justice pénale pouvait un jour les concerner en rappelant à tous l’importance de la présomption d’innocence.

Le président du Conseil général de l’Isère rappelle également que 20% des courtes peines ne sont jamais exécutées. Il s’attache à donner de nombreux conseils à Rachida Dati sur le fonctionnement de la justice « Vous plaisez à l’opinion, vous avez la chance d’être ministre de la justice, sachez que d’autres aimeraient être à votre place ».

Le duel est lancé. Le débat devient technique. Moyens de la justice et nécessité d’accroître les sanctions. Compréhension du mineur face à la compréhension et à l’exécution de sa peine. Rapidement, la discussion devient politique, notamment concernant les mineurs récidivistes. Les oppositions s’affirment.

André Vallini évoque l’augmentation des violences physiques et Rachida Dati rappelle l’ensemble des moyens mis en place par le gouvernement actuel. Il affirme « La justice n’a pas les moyens d’appliquer les textes, alors pourquoi vouloir faire une loi à chaque fois qu’un fait divers marquant survient auprès de l’opinion publique ? ». Elle réagit « Ce n’est pas le manque de moyen, c’est la révélation d’un vide juridique qui nous amène à vouloir légiférer dans le cadre de récidive de viol lorsque rien n’est prévu à la sortie de prison pour un violeur dont on sait qu’il risque de récidiver ».

Les sujets évoqués et lancés par André Vallini font l’objet d’un applaudissement constant du public. L’indépendance de la justice, la dépénalisation des affaires, le fichage par ADN. La ministre a réponse à tout : chiffres, signalement de faits et exemples d’affaires à l’appui. Le professionnalisme et l’engagement des intervenants entraînent le public et la qualité des échanges est au rendez-vous. Les sujets évoqués restent sensibles. Chacun prend ses précautions dans ce duel entre personnalités au caractère fort.


Nicolas Baverez – Arnaud Montebourg « Qu’est-ce que le sarkozisme économique »


baverez montebourg Un débat qui s’annonce intéressant et passionnant entre deux avocats.

En introduction, Nicolas Baverez réussit en une dizaine de minutes à donner les principales clés de la politique économique du gouvernement Sarkozy. Sur le fond, les principales mesures économiques sont évoquées. Il dresse un portrait sur l’état actuel de l’économie du pays.

« Nicolas Sarkozy est plutôt libéral, mais certainement pas un ultra-libéral (…) Le modèle que nous avons est le plus anti-social qui soit. Pourquoi notre croissance ne décolle pas ? (…) Sur 100 euros qui circulent, 54 est de fond public (…) Depuis 10 ans, nous vivons sur la consommation alimentée par une dette publique qui enfle »

Arnaud Montebourg exprime son étonnement et préfère évoquer la forme. « La priorité de Nicolas Sarkozy finalement, c’est de plaire. Il reste pour moi un objet non identifié (…) L’ambivalence de son discours vogue entre le souverainisme et libéralisme (…) Durant la campagne présidentielle, il a réussi à faire la gauche et la droite en même temps. En réalité, nous nous sommes trompés. Au départ, nous avons pensé qu’il donnerait une image ultra-libérale. Il s’agit d’une part de malentendu et d’analyse au sein de la gauche ».


14

09

2007

En direct du Forum MC2 Libération. Deuxième journée

Autain Valls Ca y est. Je viens de récupérer mon accréditation presse. A l’entrée, du MC2, le service d’ordre fait son travail. Les gens sont calmes et arrivent pas à pas récupérer leurs billets. Arrivé dans le hall principal, je prend la température des lieux en compagnie d’autres « confrères journalistes ». La liste des intervenants s’affichent sur l’ecran et chacun consulte sa tranche horaire.

Je vois Jack Lang. Très certainement attiré par les « pass press », il se dirige vers nous et nous serre la main avec son grand sourire habituel. Laurent Joffrin et Olivier Ihl sont interviewés par France Culture. Je me dirige en salle de presse pour m’organiser, bloguer et mobloguer. Michel Destot arrive et rejoint d’autres personnalités de gauche en bas des escaliers près de la salle de presse. Je recroise Jack Lang, un nouveau bonjour « presse ». Sacré Jack !

Colonne de gauche sur GreBlog, toutes les photos prises sur le vif. Je tente ici de bloguer en direct quand le temps me le permet. :-)

L’ouverture des débats approche. Il me faut choisir une premier débat. Je me dirige dans la salle de l’auditorium et assiste à la confrontation.


Manuel Valls – Clémentine Autain « Qu’est-ce qu’une gauche moderne ».


Clémentine Autain prend la parole. Je m’approche de la tribune. Je confirme : quelle belle femme ! Son discours est aiguisé, actif, marquant et relativement percutant. Le public écoute avec attention. Manuel Valls, décontracté, chemise légèrement ouverte, assez bronzé attend patiemment son tour de parole et relit avec attention ces notes.

Clémentine Autain marque son discours « Oui, il faut revaloriser la valeur travail (…), on a l’impression que la gauche est dans la résistance et veut conserver ses acquis, cette image est dénaturée (…) Pour qu’il y ait du mouvement, il faut qu’il y ait une forme de sécurité sociale et je conteste la centralité de la valeur travail (…) Le problème en réalité vient de la répartition du temps et la gauche moderne devra appréhender cette problématique à bras le corps (…) Je suis pour la mondialisation mais je suis contre le marché ». Chacun essayera de décrypter cette dernière affirmation :-)

Manuel Valls prend à son tour la parole. Il n’hésite pas à fustiger la gauche actuelle et ses problèmes en matière d’image et les dégâts causés par la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Un discours hyper tonique, droit et démonstratif tout en affirmant la nécessité d’asseoir une nouvelle gauche jeune et moderne « A force de nous dire que la gauche n’est pas assez à gauche, eh bien c’est la droite qui gouverne. (…) Elle doit accepter que nous sommes dans une économie de marché et finalement, il faut qu’elle soit aussi le parti des entrepreneurs (…) Il faut prendre en compte la réussite individuelle à travers le travail. Il nous faut reconstruire un discours sur la culture (…) Nicolas Sarkozy a joué beaucoup sur les peurs (…) La gauche, au lieu d’être dans la confrontation avec les entrepreneurs, doit être capable d’assumer les valeurs de l’entreprise (…) J’en ai marre que la vie politique tourne autour de Nicolas Sarkozy".


Jack Lang - Dominique Reynié « Une VIème république».


Lang Reynie Je vais aller faire un tour du côté de Jack Lang confronté à Dominique Reynié...

L'ancien Ministre de la culture est très aimé : en tout cas, le public le signale, intervient et n'hésite pas à lui montrer une marque d'affection. Jack Lang exprime ses idées. Quelques notes à sa disposition, un public plutôt jeune et attentif aux différents échanges. Le Ministre rappelle son attachement profond aux valeurs de la république.

A plusieurs reprises, ce dernier regrette le manque d'audace de François Mitterrand "en fin de règne" en matière de planification de changement de constitution. Période durant laquelle il estime que l'ancien président de la république aurait pu s'attarder sur le sujet conformément à ce qu'il avait préalablement signalé à son ministre de la culture "attitré".

Je quitte le second débat et déjà, je regrette ne pas pouvoir assister à tous les débats. Dans les couloirs, je rencontre Daniel Cohn-Bendit, Michel Destot, Olivier Noblecourt, Laurent Joffrin, Richard Cazenave, Valérie Pécresse et bien d'autres...


Jean-Pierre Raffarin – François Chérèque « La retraite à 80 ans ? »


Je continue ma tournée des salles. Certains débats ont dépassé leur temps de parole. Je rentre en salle de presse pour mobloguer quelques photos et tenir ce compte-rendu personnel.

raffarin chereque Je découvre l’ancien premier ministre, très détendu, mâchant les branches de ses lunettes, sûr de lui et serein. François Chérèque reste pragmatique dans son discours. Le responsable syndical lit ses notes avec attention tandis que son challenger se tourne régulièrement vers le public. Je m’attendais à un débat de chiffres, d’hypothèses émises, de spéculation politique. Finalement, le débat reste courtois, en dehors de toute polémique sur les précédentes réformes des retraites. Quelques congratulations entre débatteurs. « Il ne faut pas bousculer le temps (…) le gouvernement a raison d’aller vite sur le sujet des retraites en mêlant la discussion du fond avec la méthode » déclare Jean-Pierre Raffarin.

François Chérèque regrette que la réforme des retraites se soit faite en parallèle de celle de la décentralisation à l’époque du gouvernement Raffarin. Une « petite erreur » selon lui. Le leader syndical affirme néanmoins que la réforme de 2003 n’est finalement pas inutile en prenant du recul. « Sans être bénéfique pour tout le monde, elle a permis d’avancer concrètement et elle nous permet d’entamer l’avenir et de poser de nouvelles bases ». Manuel Valls a eu des propos courageux sur le dossier et j’affirme qu’il y a de nombreux conservateurs sur le sujet des retraites au Parti Socialiste (…) C’est la durée des cotisations qui compte et non pas l’âge » signale Jean-Pierre Raffarin.

« L’âge du départ de la retraite ne peut qu’augmenter dans les années à venir (…) Quand on dit 60 ans, il faut donner des éléments de choix individuels indispensables pour le départ (…) Les paramètres économiques rentrent fortement en considération (…) Les entreprises doivent également assurer un départ à la retraite des salariés conforme aux particularités économiques et aux attentes formulés dans l’avenir » réaffirme François Chérèque.


Thierry Solère - Benoît Thieulin « Le Net, nouvel opium du peuple ? »


thieulin solere Un débat passionnant. Les usages du Net, le bilan de la campagne présidentielle sur Internet. L'accent est mis sur les rouages des débats participatifs dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

Face à la stratégie Internet de l'UMP, Benoît Thieulin défend avec ferveur l'impact de l'expression participative durant la campagne. Il rappelle les méthodes ayant permis à la candidate d'appréhender les contributions déposées par des centaines de milliers d'internautes dans le cadre des sessions participatifs et l'impossibilité de "tracker" toutes personnes suceptibles "d'enrayer" les débats sur le web.

"Nous sommes prêts à réitérer l'esprit et l'emergence des débats participatifs dans cinq ans (...) Une chose est claire, nous n'utiliserons certainement pas les outils du net actuels mais souhaitons conserver l'esprits de la participation du grand public (...) Nous devons continuer à faire emerger l'expression populaire".

Thierry Solère souhaite pour sa part accentuer les usages de l'internet dans le cadre de l'expression politique. Il rappelle simplement "Les colleurs d'affiches sont aussi sur le web".


Jean-Marc Ayrault - Bernard Accoyer « Les députés doivent-ils prendre le pouvoir ? »


accoyer ayrault Un débat engagé entre les ténors de l'Assemblée nationale. Une salle quasiment pleine. Beaucoup de points d'accords entre des intervenants heureux de débattre ensemble et qui se connaissent bien. "On légifère beaucoup trop et il faut commencer par appliquer les lois existantes avant de voter de nouvelles lois (...) L'image de notre démocratie est affaiblie à l'étranger en raison de notre incapacité à endiguer ce frein (...) Il est toutefois indispensable de réformer le Sénat (...) Arrêtons de faire passer des lois émotionnelles face à l'émotion de l'opinion pour satisfaire une demande immédiate de la société (...) Nous allons contribuer à decevoir le citoyen" déclare Jean-Marc Ayrault.

Bernard Accoyer rappelle avec rigueur la nécessité de "toilletter la Constitution" afin d'accentuer la pérénisation de celle-ci. Il rappelle que la république n'est pas en sursis en France. "Nous légiférons beaucoup trop, beaucoup trop vite mais il faut garder nos deux instances parlementaires, necessaire à la bonne marche de nos institution". Concernant les courants minoritaires, il ajoute "L'entrée des petits partis à l'Assemblée ne contribuera pas à une instabilité gouvernementale et des majorités". Le président de l'Assemblée nationale signale qu'il n'est pas pour le mandat unique principalement en raison de la coupure qui existe entre les élus et le citoyen. Selon lui, le cumul des mandats est le moyen de rapprocher le politique de l'electeur "Cette coupure est effrayante et ne doit pas ressembler à celle du contribuable et de son administration".


Patrick Bloche - Patrick Zelnick « La fin des droits d'auteur ? »


bloche zelnick Je termine cette seconde journée du Forum Libéraation par un débat technique sur les rapports ambigüs entre l'industrie et la culture. L'éternel synergie à trouver entre les "fournisseurs de tuyaux" et les "majors". Le sujet de l'industrie musicale est au coeur du débat.

Patrick Zelnick fustige le fait qu'"un seul homme contrôle le prix de la musique en ligne : Steve Jobs (...) Droits d'auteurs et royalties ne sont pas basés sur les mêmes modèles économiques et ceci ne pourra continuer à fonctionner dans les années à venir (...) On assiste à une concentration purement verticale dans l'industrie musicale et les différents partenariats entre fournisseurs de flux musicaux et majors ne permet plus aux auteurs de musique de s'en sortir (...) Finalement, la baisse tant attendue de la TVA ou une TVA unique pour le texte, l'audio et la vidéo va permettre dans les années à venir aux libraires... de vendre des disques !".

Patrick Bloche exprime son désarroi concernant la concentration de l'industrie musicale. Il rappelle les enjeux qui porteront sur le prix que le consommateur est prêt à payer pour un produit culturel. En aparté, il souligne un autre argument "L'autre problème évoqué est le rappel de la comission européenne qui continue de considérer que le disque n'est pas un bien culturel mais un bien industriel".


10

09

2007

Forum Libération. Trois jours de débats, d'expression et d'échanges à Grenoble

forum liberation mc2 Le journal Libération organise en partenariat avec la MC2, la Ville de Grenoble, le Conseil général de l'Isère, le conseil régional Rhône Alpes et la Bifurk un grand forum de débats, d'expression et d'échanges avec de nombreuses personnalités de premier plan les 13,14 et 15 septembre 2007.

Durant 3 jours, des invités de marque ont la possibilité de débattre à la MC2 sur un sujet précis durant 90 mn. Le public a la possibilité de poser des questions en fin de confrontation. En parallèle de l'évènement, La Bifurk propose un espace de discussion libre, des tables rondes, ateliers de discussion, stands associatifs, projections et concerts.

Des invités de marque prêts à débattre de sujets pertinents

Quelques exemples de confrontations et débats attendus entre personnalités : Rachida Dati - André Vallini, "La justice est-elle juste ?" | Laurent Fabius - Alain Finkielkraut, "La reconstruction de la gauche ?" | Jean-Pierre Raffarin - François Chérèque, "La retraite à 80 ans ?" ... En tout, une cinquantaine d'orateurs prêts à donner leur opinion.

Quelques détails signalés lors de la conférence de presse

"Né à l'issu de l'élection présidentielle 2007, nous avons souhaité organiser un grand débat et accepter que les gens pensent différemment en s'inspirant du forum de Porto-Allègre et de son expérience démocratique sur place" déclare Max Armanet, directeur du développement de Libération. Ce dernier pose les jalons du forum et ajoute "Dans Libération [1], l'information n'est pas lisse et polissée, certains de nos collaborateurs sont très à gauche, d'autres moins et nous nous réjouissons que d'autres ne pensent pas comme nous (...) Nous sentons que quelque chose bouge dans ce pays (...) Finalement, qu'est-ce que le sarkozysme et cette mécanique politique ?".

L'idée d'un grand forum a germé dans les locaux de Libération à la fin du premier semestre 2007. "L'opération s'est monté cet été en très peu de temps et il a fallu inviter et réunir des personnalités déjà très occupées en cette rentrée (...) Par analyse, média plus politique égale parisianisme. Pour échapper à cette équation et prendre de l'oxygène, nous avons donc choisi Grenoble et la MC2 (...) Nous ne voulions pas d'un lieu anonyme, la politique, c'est en lien avec la culture" affirme Max Armanet. "Nous attendons environ 3000 personnes par tranche horaire, réparties dans les différentes salle de la maison" ajoute Michel Orier, directeur de la MC2.

Le journal Libération publiera un article rédigé par les intervenants le jour de leur confrontation. Les débats seront diffusés et podcastés en audio sur le site Libération. TéléGrenoble dispose de plusieurs caméras pour filmer une dizaine de débats diffusés dans les semaines à venir sur la chaîne locale de Grenoble .

Quelques questions posées concernant les débatteurs

Lors de la conférence de presse, les opposants à la tenue du forum Libération ont indiqué leur désapprobation sur l'utilité, la conduite et l'attitude supposée des instances publics envers l'évènement et l'association La Bifurk.

De mon côté, en dehors de toute polémique, je suis intervenu pour poser des questions liées à la participation des intervenants et notamment celle de Ségolène Royal :


L'inscription au Forum Libération est gratuite (inscription ici).

Mise à jour du billet : En annexe, téléchargez ci-dessous :

  1. la grille horaire des débats.
  2. le planning des diffusions de débats sur TéléGrenoble.

Notes

[1] Libération avait fait un article (ici) sur GreBlog MonGrenoble en janvier 2007


19

07

2007

TF1 va s'implanter à Grenoble

tf1 Non. La chaîne privée ne va pas prendre la place de la locale de M6 qui a malheureusement fermé ses portes fin 2006 (lire le billet)...

TF1 a tout simplement choisi Grenoble comme ville pilote pour le prochain magazine qu'elle va lancer.

Au terme d'un accord entre la chaîne de télévision, Artémis (groupe Pinault) et Recruit (leader japonais de la presse d'annonces), il a été décidé la création d'un magazine urbain gratuit lancé dans un premier temps à Grenoble et à Rennes à partir de la rentrée 2007. Une distribution de 100 000 exemplaires est envisagée.

Ce mensuel sera associé à un site Internet. Il devrait avoir pour activité principale la publication d'annonces informatives de commerçants avec des invitations et privilèges pour les consommateurs. Le projet est apparenté aux programmes de fidélisation et de "couponing" déjà bien implantés dans divers pays. Intégrant de la publicité, il sera essentiellement distribué dans les entreprises et les enseignes commerciales.

Après l'arrivée de Direct Soir, l'étude d'une implantation d'Economie Matin, il semble que les investisseurs aient pris conscience du marché grenoblois et de son potentiel.

Le nom du nouveau gratuit n'est pas encore officiellement annonçé.

08

07

2007

Hors série du journal d'informations de la ville "Les Nouvelles de Grenoble" : numéro spécial qualité de vie ou campagne des municipales 2008 ?

La municipalité vient de sortir un hors-série - été 2007 - du journal d'informations de la ville "Les Nouvelles de Grenoble" intitulé :

"Si on parlait qualité de vie".

Voilà un titre qui fleure bon - ou qui flirte avec - les prochaines municipales de 2008 à Grenoble.

Dans son édito, Michel Destot annonce la couleur. "Ce hors série des Nouvelles de Grenoble vise précisément à vous faire mieux connaître notre ville et à vous présenter les moyens que nous mettons en oeuvre pour rendre Grenoble toujours plus agréable à vivre". Quelques titres de paragraphes explicites, aseptisés et enrobés témoignent de l'idéal grenoblois :

  • - Quand Grenoble jardine sa qualité de vie
  • - Parc Paul Mistral : plus grand, plus beau et pour tous
  • - Un parc emblématique d'une gestion innovante
  • - Grenoble s'aligne derrière ses arbres
  • - Plus de tram = plus de parcs
  • - Les transports collectifs font gagner la ville
  • - Une politique environnementale cohérente et pour tous
  • - Rendre la ville à ses habitants
  • - Une ville reconquise par les habitants
  • - Un entretien écologique et socialement juste
  • - Des avantages à tous les niveaux
  • - La culture c'est la vie

48 pages pour rabibocher, si besoin en était, les grenoblois avec leur ville et leur faire prendre conscience de leur chance d'y vivre. Le magazine L'Express ne titrait-il pas en avril 2007 "Le bonheur d'être Grenoblois" ? L'hebdomadaire n'était pas le premier à mettre en avant notre agglomération récemment distinguée par de nombreux prix et labels dans des domaines très variés.

Pôle de compétitivité européen, ville 4 fleurs, ville Internet 4 arobases, 6ème au classement BMJ Urbi Valor 2006 dans son évaluation "développement durable" pour le développement de l'énergie hydraulique, plan climat local et renouvellement urbain, ville choisie par l'Europe pour l'application du programme Concerto...

Un palmarès dont s'enorgueillent l'équipe municipale, qui bien avant le lancement officiel de la campagne des municipales 2008, nous fait voir la ville... ...en rose.


15

06

2007

GreBlog MonGrenoble sur Radio France Internationale, atelier RFI

Jeudi 14 juin 2007, j'ai été interviewé par Philippe Couve, blogueur, journaliste, grand reporter, intervenant au Centre de Formation des Journalistes (CFJ, Paris) et animateur sur Radio France Internationale (RFI).

Passionné depuis longtemps par le Net, Philippe Couve est le fondateur du projet "l'Atelier RFI", une expérience de conception participative d'une émission de radio consacrée aux usages quotidiens du Web.

Dans le cadre de l'émission n°8 "Les blogs à la conquête de la démocratie locale", le journaliste tente de comprendre les motivations de blogueurs locaux reconnus "tenant la chronique d'une ville, d'un quartier ou d'une agglomération" dans leur pays.

Que trouve-t-on sur ces blogs ? Qui sont les blogueurs qui se lancent dans l'aventure ? D'où tiennent-ils leur légitimité ? Ne sont-ils pas des instruments au service de partis politiques ? Contribuent-ils à régénérer la démocratie locale ? Comment devient-on un blogueur local ? Ont-ils envie de se lancer en politique :-) ?

Telles sont les questions auxquelles Christophe Grebert (blog Monputeaux, France), Emmanuel Tebou (blog Manulo, Cameroun), Sébastien Bailly (blog Grand Rouen, France), Francis Vachon (blog Québec urbain, Canada) et moi (blog GreBlog, France) avons tenté de répondre.

En marge de l'Atelier RFI sur le web, cette émission sera intégralement diffusée le 16 août 2007 sur les ondes de Radio France Internationale.

Ecouter l'émission :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, RFI, 20mn 41s.

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