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27

04

2010

Des élus de la majorité municipale de Grenoble reconnaissent ouvertement leurs erreurs et leur faiblesse

municipale grenoble elus Il y a quelques jours, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la majorité municipale de Grenoble organisaient un petit déjeuner presse pour faire un nouveau point sur les dossiers de l'actualité municipale.

Rappelons que l'objectif de ces échanges est de présenter le travail des élus du groupe [1], de communiquer sur leurs intentions politiques, de présenter les projets réalisés, en cours ou à venir pour la Ville de Grenoble.

Autres points abordés : relever et souligner les points de convergences ou de divergences politiques entre les autres groupes de la majorité et/ou de l'opposition municipale.

Au sein de la municipalité de Grenoble, certains groupes jouent le jeu. D'autres non, ou jamais. Il serait de bon ton qu'ils puissent également convoquer la presse à échéance régulière sur ce modèle pour témoigner de leur actualité, de leur "vitalité"... ou de leur existence politique !


"On a vraiment besoin d'expliquer ce que nous faisons"


En introduction, avant même d'aborder différents sujets concernant la Ville de Grenoble autour du thème de "La ville pour tous", la discussion s'est tournée vers la capacité de la majorité municipale à communiquer sur ses projets.

Le moins qu'on puisse dire c'est que le Président du groupe PS Abderrahmane Djellal, Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle s'efforce de mesurer ses propos lorsque un sujet devient sensible ou qu'il y a matière à présenter ou rassembler les troupes.

L'adjoint déclare qu'une poignée d'élus de la majorité municipale (sans les nommer) sont parfois en décalage avec la réalité de la vie quotidienne dans le cadre de leurs attributions. Certains ne cherchent pas à être en phase avec les habitants et ne font tout simplement pas assez de terrain.

"Je les bouscule parfois à faire presque du porte à porte pour aller expliquer ce que nous faisons (...) Rien ne vaut le terrain, le dialogue direct (...) Le collectif est important (...) L'individualisme, tout ceux qui jouent à ça reprennent ça en boomerang rapidement et ça vaut pour tout le monde" explique avec discernement le Président du groupe en direction de sa majorité.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, le plus difficile est de valoriser le quotidien au bout de deux ans de mandat. Celle-ci reconnaît l'importance primordiale et la nécessité de s'attacher aux "petits détails", aux petits projets soulevés par les habitants, les acteurs et professionnels pour envisager la consolidation pérenne de partenariats sur le terrain.

"Je fais pas du terrain pour faire du terrain (...) C'est pas uniquement pour faire passer quelque chose, c'est aussi pour nous, pour en retirer quelque chose, pour sentir la problématique des gens" explique de son côté Sylvie Druhon, Adjointe aux Sports au moment où je mentionnais avec insistance le fait que les habitants savent parfaitement faire la différence entre un élu qui vient sur commande et un élu qui vient spontanément les rencontrer sur place.

"On n'est pas hors-sol, on vie aussi dans les quartiers (...) Les gens sont étonnés quand on prend les transports en commun ou qu'on va chercher notre pain (...) C'est vrai qu'on a tendance à vivre dans notre quotidien et nos projets (...) Je suis surpris souvent de voir que les habitants ne retiennent un peu que les grands projets (...) Les plus petits sont les moins reconnus et cela reste un problème" ajoute Pascal Garcia, Conseiller à la Gestion urbaine de proximité.


Une communication, des échanges plus difficiles avec la Ville de Grenoble ?


Le groupe de la majorité municipale considère que les solidarités de territoire étaient bien plus fortes auparavant et que l'individualisme gagne progressivement du terrain dans les cercles collectifs. Il y a quelques années, l'engagement associatif, militant était davantage orienté vers les gens pour tenter de répondre au mieux à leurs problématiques quotidiennes. D'une certaine façon, les habitants avaient moins recours à la collectivité pour les résoudre.

Aujourd'hui, selon le groupe PS, c'est un peu l'inverse qui se produit. Bon nombre d'associations se créent pour lutter contre un objectif fixé par une entité, pour défendre à tout prix une cause particulière ou s'élever directement contre une collectivité.

"Aujourd'hui, le moindre soucis qu'on a dans n'importe quel quartier de la ville, automatiquement, la réponse doit venir de la ville (...) A l'époque, on s'investissait par adhésion pour son quartier (...) Il y avait une vraie entraide avec les associations (...) Aujourd'hui, on le fait pour être contre quelque chose, pour s'opposer au stade, à Minatec, au machin..." rétorque avec une certaine lassitude et inquiétude Abde Djellal.

Élu depuis le 1er mandat de Michel Destot en 1995, celui-ci ne semble évidemment guère disposer à remettre en question la politique générale de sa majorité pour expliquer en partie ces changements d'attitude et cette récente évolution. Il regrette par ailleurs l'attention que peuvent porter les médias sur des sujets qui les intéressent.


"On doit changer notre façon de communiquer"


Au nom du groupe PS, Abde Djellal reconnaît un déficit en matière de communication sur des objectifs politiques fixés et des priorités à tenir.

Il admet un manque de pédagogie de la Ville de Grenoble en direction de ses habitants notamment lorsqu'il s'agit pour elle d'expliquer les tenants et aboutissants d'un projet.

"On doit changer notre façon de communiquer (...) La manière qu'on a de communiquer les uns les autres, là il y a vraiment des changements à faire (...) Il y a des mots que nous on peut comprendre et saisir (...) Pour moi, quand on fait de la politique, rien ne doit être technique" souligne le Président du groupe PS et associés.

Il est vrai que lorsque des projets se nomment "Facteur 4", "dispositif Mur/Mur", "PEG", que l'on découvre des "FISAC", "ZPPAUP" dans la communication municipale ou que l'on tombe sur des publications et des contenus du type "Reproduction du protocole d’évaluation expérimenté", "Dépasser la dichotomie domicile-établissement d’hébergement" dans le Plan d'action 2009-2014 du CCAS... on est en droit de supposer que cette technicité verbale creuse naturellement un écart, un fossé entre élus et habitants en matière de communication.


Michel Destot, en ligne de mire


Hélène Vincent estime que la majorité municipale est positionnée dans un rôle de composition lorsqu'elle tente de réunir autour d'elle (parfois avec difficulté) les acteurs concernés par un sujet pour faire valoir un projet, faire passer des idées. "On a besoin d'avoir une vision, un horizon à 10 ans pour se positionner (...) On prend parfois plus de coups que de remerciements mais bon, c'est comme ça" explique Abde Djellal.

En parallèle, l'adjoint déclare également suivre avec une certaine attention ce que dit ou déclare l'opposition municipale. Notamment en direction du groupe des Verts, de l'ADES et des Alternatifs.

Toutefois, il semble préoccupé par l'évolution des attaques politiques portées à sa majorité.

Selon lui, une partie de l'opposition chercherait de plus en plus à atteindre directement et personnellement Michel Destot pour lui faire endosser toute la responsabilité politique du groupe. Un changement de tactique politique qu'il a vu notamment grandir depuis la fin du dernier mandat du Député-Maire de Grenoble.

Il semblerait que les relations "de travail" se soient apaisées entre le groupe des Verts de l'opposition et la majorité municipale socialiste depuis la fin des élections régionales. Il est amusant de souligner qu'Abde Djellal prend un soin particulier à qualifier à plusieurs reprises une partie de l'ancienne majorité passée dans l'opposition "nos amis les Verts" dans son discours.


Le groupe PS-PRG-MRC et société civile de la majorité municipale de Grenoble reconnaît ouvertement ses faiblesses et des lacunes en matière de communication.

Le moyen pour lui d'essayer de rassembler davantage ses troupes en dissociant ceux qui jouent le jeu collectif et ceux qui auraient tendance à privilégier leur intérêts personnels en politique.

Une manière de décloisonner la fonction politique de ses rouages traditionnels. Une manière habile de signaler également à la presse qu'il maîtrise la situation.

La tendance n'est-elle pas à l'ouverture ?

A vous de juger...

Notes

[1] alternance de personnalités politiques


07

12

2009

Alain Carignon cherche à se repositionner sur le plan local et national

alain carignon grenoble Mardi 1er décembre 2009, dans un salon de l'hôtel Europole à Grenoble, Alain Carignon convoquait les médias pour un point presse.

Un brin de fatigue lisible sur son visage, les traits légèrement tirés, l'ancien Président de l'UMP 38 semblait attendre de pied ferme les journalistes pour retrouver avec eux son fil conducteur et une forme de dialogue à bâtons rompus. Ouvertement, il avoue se méfier d'eux depuis qu'il a quitté son dernier mandat à la Mairie de Grenoble et il n'hésite pas à s'emporter sur des sujets sensibles.

Durant plus d'une heure, Alain Carignon s'est exprimé sur différents sujets liés à l'actualité locale et aux "grosses difficultés de la Ville de Grenoble". Puis, il a donné quelques détails complémentaires [1] sur sa "mission" politique au niveau national.

Visiblement, au rythme des échanges avec ses interlocuteurs, l'ancien Ministre de la Communication parait n'avoir pas perdu sa verve politique.


Réactiver l'esprit de Grenoble


"J'estime qu'il est temps de vous dire maintenant le fond des choses (...) Il y a une sorte de grand mensonge que je voudrais évoquer et qu'il est plus que jamais nécessaire de réactiver l'esprit de Grenoble et d'entamer un vrai débat de fond qui concerne le quotidien des Grenoblois (...) Je voudrais participer à réanimer cet esprit de Grenoble" explique Alain Carignon en introduction.

Ce dernier n'apprécie guère le manque de vision d'avenir de la gouvernance municipale. Selon lui, cette réactivation doit être animée par une nouvelle alternance qui ne doit pas être à priori celle des étiquettes politiques mais celle de la volonté populaire.

Après son échec aux dernières législatives, il explique qu’il n’a pu présenter sa candidature aux dernières municipales de 2008 en raison des oppositions émises à l'époque dans son propre camp.

A la question relative à son positionnement sur les Régionales de 2010, Alain Carignon entend défendre les idées de l’UMP, participer aux débats et focaliser son attention sur la "folie fiscale des régions" et les "empilements, superstructures et administrations des socialistes".

A la question relative à son propre avenir électoral en politique, Alain Carignon le souligne clairement : il souhaite préparer l’alternance des projets et des idées… pour 2014 !


Les "grands mensonges" et manquement de la municipalité


Alain Carignon évoque pêle-mêle différents thèmes locaux et commence par évoquer l'évolution des finances de la Ville de Grenoble.

"Entre 95 et aujourd'hui, je suis quand même stupéfait qu'on ne dénonce pas le grand mensonge qui a consisté à dire que la ville était trop endettée, avait des frais de fonctionnement considérables" souligne ce dernier. Faisant référence à un palmarès du journal Le Point posé sur sa table [2], il signale aujourd'hui que la dette par habitant a augmenté de 1000€ (elle atteindrait 1775€/hab en 2009 - près de 2500€ en tenant compte de la dette de la Communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole - contre 1500€/hab en 1994). Et la Ville de Grenoble serait en tête des villes les plus dépensières de France concernant ses frais de fonctionnements. "Ce bilan financier est catastrophique et il nous promet un avenir extrêmement sombre" ajoute t-il.

Pour comparer à priori et à posteriori l'état des financements sur une longue période, l’ancien candidat aux dernières législatives prône la méthode des deux bilans et souhaite introduire la notion de retour sur impôt sur des investissements publics majeurs (méthode BBZ - budget base zéro - (re)mettre le budget d'une ville à zéro une année N - système comparatif de simulation des dépenses permettant ou non de les justifier). Avant tout augmentation d'impôt, il propose qu'un audit de la ville et des collectivités soit réalisé sous le contrôle d'une commission présidée par un élu de l'opposition pour chaque entité. "Les socialistes devraient suivre l'exemple de Nicolas Sarkozy (...) et donner la présidence de la commission de finance et de contrôle à l'opposition" rappelle l'ex-Ministre de la Communication qui reconnaît par ailleurs qu'il n’avait pas eu l'idée de le faire lorsqu'il était Maire de Grenoble.

Abderrahmane Djellal, Président du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la Ville de Grenoble s’est empressé de répondre aux propos d’Alain Carignon dans un communiqué de presse. "Monsieur Carignon fait mine de donner des leçons de gestion (…) Des leçons absolument inacceptable venant de celui qui avait laissé la Ville exsangue avec une épargne nette négative de 100 millions de francs (15M€). Et puisque Monsieur Carignon nous conseille de comparer l'endettement par habitant, la vérité est la suivante : une augmentation de 6% de l'endettement par habitant depuis 1995 contre une augmentation de 174 % lors des mandats de Monsieur Carignon".

Bataille de chiffres en perspective…

Dans le domaine sportif, il souhaite que les maires des communes puissent davantage s'impliquer pour aider le club du GF38 si des problèmes financiers surgissent. Il regrette que la Ville de Grenoble ne se soit pas portée candidate pour l'Euro 2016. "On n'a pas fait le stade qu'il fallait (...) Et après l'échec des JO et notre incapacité locale à gagner, on devrait avoir un bilan total de ce qu'à couté la candidature de Grenoble".

Alain Carignon critique l'ouverture politique réalisée par la majorité municipale principalement sur des problèmes de rassemblement autour des projets. "On a eu Destot avec les écolos, on a maintenant Destot avec le Modem (...) C'est pas une ouverture, c'est une addition d'intérêts sans projet commun contrairement à ce qui se fait au niveau national (...) Cette alliance [3] avec le Modem va aussi aboutir à une forme d'immobilisme dans Grenoble et son agglomération" explique l'ancien Ministre délégué à l'Environnement.

En comparaison avec d'autres grandes agglomérations, il regrette que Grenoble n'arrive pas à rattraper son retard en matière d'accessibilité notamment dans le domaine des infrastructures de transport. "Il faut aller chercher des moyens ailleurs, des apports extérieurs (...) Il faudrait qu'on mette en place une sorte de multinationale des idées pour tirer et amener les grands équipements et les grandes solutions" ajoute t-il.

En matière d'urbanisme, Alain Carignon souligne que Grenoble figure au deuxième rang des villes dont la densité de la population est la plus forte en France. Il fustige le bétonnage systématique qui selon lui, "consiste à chasser les espaces verts et à densifier la ville à fond". Il estime que la densification et l'insécurité sont étroitement liées et que le Maire de Grenoble n'assume pas ses responsabilités sur ce dernier point.


Communiquer et combler un vide politique


L'ancien Maire de Grenoble a du mal à comprendre les dissensions au sein de l'opposition municipale à droite. Il estime que la situation n'est pas durable dans le cadre de la préparation de l'alternance des idées, des projets et des bilans. "Vraiment ça m'attriste (...) On a l'impression que l'opposition municipale s'oppose à elle-même plutôt qu'à Destot (...) Il y tellement de sujets [4] sur lesquels les conseillers municipaux pourraient travailler".

En matière de communication, il estime qu’aujourd’hui il n'y a plus la volonté à Grenoble de débattre sur des sujets importants, de proposer de grands débats publics au Grenoblois, de grands "face à face" entre leaders politiques. "Je me rappelle qu'on passait deux ou trois heures avec Dubedout à débattre devant vous (...) Maintenant, tout ça, c'est mort" rappelle avec véhémence l'ancien Président du Conseil général de l'Isère. Il reste persuadé que Michel Destot la récuse.

Pour Alain Carignon, ce manque d’enthousiasme pour le "face à face" politique s’explique en partie par la volonté de couper court au débat en passant par le déploiement de nombreux journaux publics distribués et payés par les contribuables émanant de chaque organisme, agence ou collectivité publique.


Sa "mission" sur le plan national


Depuis le mois d’août 2009, Alain Carignon travaille en collaboration avec Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, en tant que Conseiller sur des sujets de terrain tels que la prévention, la politique de proximité dans les quartiers. Il participe à une réflexion sur l’actualité politique, à la coordination des "rencontres de Beauvau" et à la mise en place de liens et de débats avec des ministres et parlementaires de l’UMP.

Dès le mois de janvier 2010, avec d’autres personnalités, il ouvrira de nouveaux débats idéologiques avec des intellectuels "de la droite" dans le cadre du second volet de sa mission.

"Je suis une boîte à idées (…) J’ajoute de la coordination dans les rouages" ajoute l’ancien Député de l’Isère.

"En réalité, Nicolas Sarkozy a toujours pris de l’avance depuis 2002 (…) C’est lui qui mène le ton et les débats sur la table (…) Pour moi, la vraie honte du PS, c’est l'absence de débats d’idées depuis une dizaine d’années (…) Son absence de propositions face à la crise depuis deux ans (…) Les français vont lui faire payer très très cher son manque d’alternative" explique l’ancien Maire de Grenoble.


A sa façon, Alain Carignon tente de réactiver l’esprit d’une époque en s’appuyant sur les débats et les projets qu’il a mené lorsqu’il était Maire de Grenoble pour justifier la pérennité de son combat politique et de ses idées. Les divisions internes au sein du groupe de l’opposition municipale et de l’UMP 38 lui permettent d’occuper une partie du terrain politique et de "combler un vide".

Une partie des membres de la majorité municipale de Grenoble estime que l’ancien Maire de Grenoble est "hors circuit" depuis qu’il a perdu les dernières élections législatives et la présidence de l’Union pour un Mouvement Populaire en Isère.

En retrouvant une légitimité politique en tant que Conseiller au niveau de l’Etat et en gravitant autour de Nicolas Sarkozy, il se pourrait bien qu’Alain Carignon ai trouvé une nouvelle opportunité lui permettant de revenir plus facilement sur le terrain politique Grenoblois… le moment venu.

Notes

[1] ma question

[2] voir ma photo

[3] il fait allusion à la démission récente de Stéphane Gemmani du CCAS de Grenoble, sans le nommer

[4] parmi ceux évoqués


22

10

2009

Tour de France du projet du PS - Martine Aubry à Grenoble : vidéo

martine aubry grenoble Article du 21, maj le 22/10/09.

Mercredi 21 octobre 2009, Martine Aubry, 1ère Secrétaire du Parti Socialiste (PS) était à Grenoble dans le cadre de la 4ème étape du "Tour de France du Projet" des socialistes intitulée "La France qu'on Aime".

Pour le PS, il s'agit d'ouvrir un grand chantier de réflexion en collaboration avec ses militants et des acteurs de la société civile afin d'élaborer son projet de reconstruction, de "rénovation" au sein du parti et de préparer au mieux les prochaines échéances électorales.

Pour Martine Aubry, l'un des principaux objectifs de cette journée marathon était d'aller principalement à la rencontre des militants et sympathisants qui ont pu dialoguer et échanger avec elle lors d'une grande réunion participative organisée à l'espace Pelvoux, Alpexpo Grenoble.


Une arrivée mouvementée, entre bousculade et petits accrochages


A l'extérieur de la gare de Grenoble, les véhicules officiels métallisés prennent position le long du parvis. Les hommes de l'encadrement se tiennent prêts, oreillette à peine dissimulée, micro caché dans une manche.

A l'intérieur de la gare, une moitié du service d'encadrement se tient prêt. Progressivement, les voyageurs détournent leur regard vers l'entrée du hall de gare et s'interrogent sur ce remue-ménage. Petit à petit, la pression monte et certains voyageurs commencent discrètement à interroger des porteurs de caméra. Sur place, les journalistes... face aux autres journalistes, font mine de s'activer en réglant une dernière fois leur matériel. Sur place, chacun commence à s'impatienter.

Progressivement, élus, représentants et médias se dirigent vers le quai, voie A.

12h34 : le TGV de 12h33 entre en gare de Grenoble. Sur le quai, c'est l'effervescence totale. En quelques secondes, les voyageurs sont relayés au second plan.

Une meute une jungle de journalistes, caméramans, photographes et autres prend d'assaut la surface des quais à la recherche du meilleur positionnement alors que le train ne s'est toujours pas arrêté en gare de Grenoble. Un représentant fait un simple signe et indique la rame dans laquelle se trouve Martine Aubry. Tout le monde se met à courir. Le service d'encadrement est déjà débordé.

"Pfff... c'est du gros n'importe quoi, c'est quoi ce bordel" souligne une jeune journaliste retirée près du mur avec son trépied de caméra. Pour elle, c'est déjà trop tard pour les premières images. Dans ce bouillonnement général, il est toujours appréciable de pouvoir se faufiler discrètement avec un Médiaphone de toute dernière génération [1] pour filmer.

Première étape de sa visite à Grenoble.

Au côté de Martine Aubry, Michel Destot tente de calmer la meute, sans grand succès. Accompagnée de Jacques Chiron, Geneviève Fioraso, Bernard Soulage et Erwann Binet, la 1ère Secrétaire du PS se rend à l'espace "OùRa" pour découvrir le fonctionnement de la carte dans la région Rhône-Alpes.

En sortant de l'espace "OuRà", la 1ère Secrétaire, partiellement outrée par leur attitude, interpelle directement quelques journalistes pour une petite leçon de courtoisie et... de bon sens. Sous la lumière des projecteurs, Martine Aubry n'est pas d'humeur à plaisanter.

A l'extérieur, les premiers accrochages verbaux entre journalistes et personnel d'encadrement résonnent. "Laissez-moi entrer... je fais que mon boulot moi (...) Mais pourquoi il est rentré lui (...) S'il vous plaît, arrêter, ça ne sert à rien de vous mettre là (...) Vous avez toute la journée pour faire des images".

Pitoyable.

Ma vidéo : Arrivée de Martine Aubry à Grenoble, bousculade, interview improvisée, déplacement en Tram et... restauration.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Martine Aubry sort de la gare et emprunte un parcours... taillé sur mesure. Pas question de monter pour le moment dans un véhicule officiel.

Quoi de plus sympathique que de prendre le tram B pour démontrer l'usage de la carte "OùRa" et se rendre en même temps au centre-ville de Grenoble pour déjeuner à midi dans un bon restaurant plutôt discret [2] avec ses ami(e)s, loin des regards fougueux des journalistes.

Dans l'après-midi, l'ancienne Ministre de l'Emploi et de la Solidarité a visité l'Institut des Neurosciences de Grenoble. Vers 15h, elle a vraisemblablement eu le temps de rejoindre quelques journalistes "sélectionnés" pour une interview.


Conférence de presse de Martine Aubry


Au coeur du programme de sa journée marathon, Martine Aubry s'est adressée aux médias juste avant de rejoindre les militants et sympathisants socialites au 1er étage de l'Alpexpo Grenoble, salle Pelvoux, peu après 18h.

Mon flux audio : ci-dessous, enregistrement complet de la conférence de presse, questions et réactions concernant le projet de société et l'avenir du PS, le positionnement du parti, la politique actuelle du gouvernement...


Sur les traces de Ségolène Royal ?


Durant près de 2h, la fille de Jacques Delors s'est exprimée devant un panel de militants et sympathisants. Les 500 chaîses initiatement prévues pour les accueillir n'ont pas suffit. En tout, la salle de l'Alpexpo devait contenir près de 600 ou 700 personnes.

martine aubry grenoble Martine Aubry s'est plongée dans un exercice de style qui n'est pas sans rappeler celui propulsé par Ségolène Royal lors de la précédente campagne présidentielle de 2007.

Les ingrédients utilisés sont tellement proches et similaires...

Une personnalité "starisée" mise en valeur au coeur du dispositif, accompagnée d'un médiateur ou modérateur chargé de recadrer, de stimuler le jeux des questions - réponses à ses côtés. Un systéme de vidéoprojection mis en place pour permettre à tous de suivre en direct le déroulement de la réunion participative. Un espace ouvert laissant entrer la lumière orientée, focalisée sur la personnalité. Des élus locaux placés avec soin à quelques centimètres de l'invité principal. Une série de tables équipées de belles lampes, de connectiques dédiées pour accueillir convenablement la presse sur un côté.

Une ambiance, une mise en perspective des ingrédients qui nous rappellent irrémédiablement l'atmosphère d'un enregistrement d'une émission de télévision... en direct.


"On attend qu'ils nous disent ce qu'ils attendent de nous"


Le public a profité de la présence de Martine Aubry pour l'interpeller sur de nombreux sujets de société.

Sans rentrer dans les détails, il s'est attardé sur des questions relatives à l'accès à la CMU, le maintien de la laïcité, la réorganisation de l'armée, l'absence de fraternité, le manque de solidarité, l'avenir de la recherche fondamentale, le niveau de consommation, le travail le dimanche, l'investissement dans les entreprises ou le devenir des petits commerçants et surtout...

...le projet et l'avenir du PS.

Pêle-mêle, quelques réactions convergentes relevées dans le public sur ce dernier point.

"Pour moi, le modèle de la droite, c'est d'améliorer l'économie alors que pour moi, le modèle de la gauche, c'est d'améliorer la vie des gens (...) Vous faites souvent allusion aux propos de Nicolas Sarkozy mais en retour, vous faites quoi pour améliorer votre situation et la nôtre ? (...) Nous on est prêt à vous aider alors dites nous ce qu'on peut faire concrêtement (...) Quand allez-vous avoir un programme ambitieux ? (...) Au nom de la diversité, vous êtes complêtement perdu et nous, on voudrait une vraie gauche" souligne le public.

En réponse, Martine Aubry cherche plutôt à dresser un bilan général de la situation actuelle du pays tout en se référant à l'actualité.

"Le problème, c'est que maintenant, le bonheur dans notre société, c'est d'avoir, d'avoir et encore avoir (...) Pour nous, l'écologie ne doit pas être distinct du social (...) Notre société n'a pas d'avenir parce qu'elle ne laisse plus la place aux jeunes (...) Quand on renvoit par avion des gens dans leur pays d'origine alors que nous sommes présents sur place..."

Une des rares propositions émises par Martine Aubry durant la soirée porte sur l'imposition des entreprises. Elle propose notamment que l'impôt sur les sociétés soient proportionnel à l'engagement de réinvestissement des entreprises.


Dans ces conditions, difficile de mettre en phase les réactions du public avec le discours coordonné tenu par la 1ère Secrétaire du Parti Socialiste.

"On va à la rencontre des Français (...) Ce qu'ils attendent, c'est de redonner un sens à la société (...) On ne se retrouve plus dans la France (...) Qu'est-ce qu'on attend des citoyens ? (...) On attend qu'ils nous disent ce qu'ils attendent de nous (...) Il ne faut pas être impatient, il faut être sérieux" rappelle Martine Aubry lors de sa conférence de presse [3].

Face à l'impatience des militants, l'élaboration du programme du PS dans le cadre de sa "rénovation" risque de prendre effectivement... beaucoup de temps.

Notes

[1] HD 1280x720p

[2] Restaurant, le Chasse-Spleen en face du Musée de Grenoble

[3] écouter l'enregistrement


12

10

2009

Michel Destot affiche clairement ses ambitions... sur Internet

destot grenoble web Mercredi 7 octobre à 15h57, Michel Destot , Député-Maire de Grenoble annoncait [1] le lancement de son nouveau site web sur son... ancien blog.

Une bonne surprise de taille pour tous ses fidèles lecteurs qui, il faut le dire depuis quelques mois, n'avaient plus tout à fait la possibilité d'échanger quelques propos, donner leur opinion ou interagir directement en ligne avec le premier Magistrat de la ville.

En cause, la désactivation volontaire et la suppression "sélective" au fil des périodes du système de dépôt de contributions et de commentaires sur son blog personnel couleur café.

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais fait une petite critique de ce blog dans un article papier qui devait paraître dans un supplément du DL. Au dernier moment, la publication n'avait pu se faire [2]. En début d'année, un autre blogueur Grenoblois avait analysé le carnet de bord personnel du Maire de Grenoble dans le cadre de ses études [3]. A cette même période, le magazine PigeMag sélectionnait 5 blogs issus de la blogosphère Grenobloise qui, je cite "valent en tout cas le détour".

Le blog de Michel Destot faisait partie de la liste. Tout comme GreBlog MonGrenoble.


Changement de style


micheldestot.blogs.com fait désormais place à micheldestot.fr.

Le changement de style est pour le moins... radical.

Fini le carnet de bord personnel atypique du Député-Maire PS de Grenoble au sein de la blogosphère locale dont les publications étaient le plus souvent partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et nationaux. Un mélange de contenu non subordonné. Une écriture souvent sensible, relevée, notamment lorsque l'auteur parvenait à communiquer ses sentiments et états d'âme en direct de son expédition en Himalaya [4] par téléphone satellitaire. Un support qui lui permettait de temps à autre de s'affranchir des médias traditionnels. Sur ce dernier point, on se souvient qu'il avait choisi d'officialiser sa candidature pour un troisième mandat de Maire, un certain jeudi 11/10/07 à 17h en priorité... sur son blog.

Le carnet de bord personnel de Michel Destot fait désormais place à un site web d'information étoffé aux contenus plus riches, denses et variés. Une porte d'entrée davantage structurée, élargie et plus accessible. Une plateforme web réactualisée. Bref, comme vous l'aurez compris, un "weblogue" bâti pour la com... [5].

Rien à voir avec son ancien blog projeté sous TypePad (SixApart). La nouvelle version est maintenant propulsée sous WordPress (WorldPress).


Changement de dimension


Au menu des principales nouveautés, pêle-mêle :

La première, peut-être la plus importante : réactivation [6] du système de dépôt de contribution "modérée à priori" avec possibilité d'être averti par courriel lorsque le contributeur souhaite indiquer le sien.

En frontal et en page d'accueil, une mise en avant du dernier article publié (Front End Content). Une zone incluant un diaporama photos séquentiel repris dans une galerie d'images (SlideShow). Des articles catégorisés, triés par thèmes, accessibles par tags ou mots-clés (Tag Cloud). Un espace "Chrono" intégrant une parcelle de son agenda journalier (Quick Me). Une rubrique spécifique consacrée à l'actualité Grenoboise. Un flux d'information et d'actualité nationale en bas de page (Rss links). Un bloc de liens pertinents (Web Links). Un dispositif pour lutter contre les pourriels et autres s.pa.m.s (Captcha). Un chemin de navigation hierarchisé, fort pratique (BreadCumb). Un accès direct aux contenus archivés. Un formulaire de contact simplifié et la possibilité de s'abonner pour recevoir par courriel les dernières notes de l'auteur (Quick Notifier). Un accès direct à l'engagement, au parcours professionnel et politique de Michel Destot accompagné d'une liste de ses principaux centres d'intérêts (User Profile)...

Le reste est à découvrir progressivement en fonction de la hierachisation des contenus.


Quelques critiques nuancées


Sur la forme, l'interface et l'apparence du site ont tout pour séduire le lecteur au premier abord.

Elles lui permettent d'enterrer rapidement l'existence de son ancien carnet de bord personnel en ligne. Globalement le contenu est plus aéré, séparé par des intercalaires colorés, inséré dans des zones de nuances grises et bleues reprenant quelque peu les couleurs de la Ville de Grenoble. Des choix pertinents.

Sur le fond, un effort de structuration et de séparation des contenus amènent leur lecture.

La première chose qui surprend, c'est le choix de la photo du Maire de Grenoble. Celle-ci, par son éclairage et sa représentation, donne une impression d'enfermement de l'individu, les bras croisés, tout sourire, costume et cravate gris, dans la cellule grisonnante d'une prison. Un choix étonnant, par ailleurs fort peu judicieux.

En face, nous avons droit à une eternelle représentation de la ville de Grenoble à partir de l'Isère. A défaut de faire un focus sur les éternelles bulles de Grenoble, le choix s'est donc naturellement porté sur une vue éclairée de la ville à partir d'un pont. Un grand classique, toujours efficace, surtout quand il s'agit de communiquer en direction... des non Grenoblois.

En situation, trop de photographies de soi tuent le message photographique. La présence quasi constante, la rapidité et la profusion de clichés du Maire de Grenoble au sein du carrousel animé ou de la galerie donne une impression de représentation concentrée sur soi au coeur de ses déplacements et activités. Au niveau local, il n'est pas sur que les lecteurs apprécient ce genre de communication trop dense. Les non Grenoblois, eux, apprécieront certainement davantage...

En parallèle, il manque sur le site la possibilité de géolocaliser ses déplacements (un article, un lieu).

Lorsqu'on lit un article dans son entier, il n'est pas possible de trouver en aparté une liste de sujets connexes et adjacents.

En marge des principaux contenus, il semble impossible de suivre un groupement de contributions eventuellement déposées par des lecteurs.

Pour reprendre une connotation géographique, il manque un item "Paris" à côté de celui de "Grenoble" au niveau de la navigation principale afin d'amener le lecteur sur des contenus relatifs à son mandat de Député. En effet, très nombreux sont les Grenoblois qui s'interrogent régulièrement sur son travail parlementaire.

Au lieu d'être aussi simplifié, le formulaire de contact devrait aussi permettre aux Grenoblois de prendre rendez-vous avec le Député-Maire de Grenoble.

Pour décloisonner le site Internet, il serait souhaitable que l'équipe web du Député-Maire de Grenoble joue la carte du web 2.0 en externalisant certains contenus en direction des reseaux sociaux (et inversement). Au passage, contrairement à de nombreuses personnalités, rappelons que Michel Destot n'a toujours pas de compte personnel sur FaceBook [7].

Sur Twitter, un compte "destot" est protégé. L'avant dernier Tweet du compte "micheldestot" en date du 28/08/08 est "je révise le mode d'emploi des notes administratives". Le dernier, daté du 03/09/08 indique "je pense à l'avenir...." Plutôt amusant.

Pour finir, l'indexation des pages dans les moteurs et annuaires de recherche ne pourra s'effectuer de facon optimale tant que leur profil de réecriture de nommage des pages du site restera le même (Clean Url).

maj le 13/10/09 : la réécriture est depuis corrigée, (Rewrite ou Clean Url) activé... peut-être suite à la lecture de cet article ;-)


Changement de cap... et de stratégie


Avec l'arrivée de ce nouveau site web, le carnet de bord en ligne, l'essence même du blog personnel, décalé, intimiste se (re)ferme.

Sur la toile, Michel Destot prend le large, change de cap et de stratégie.

Il souhaite progressivement se décaler de la lumière de l'hyperlocalité, du local pour passer davantage sous les projecteurs nationaux et internationaux.

Sur le web, sa volonté est de plaire, de satisfaire, tout en ayant le soucis de la bonne tenue et de l'apparence.

Pour preuve, l'intégration en bas de page de flux en provenance de quotidiens nationaux politiquement corrects et représentatifs sur le plan national lui permettant de s'inscrire dans le suivi et la continuité de l'actualité. Mais également une forme de contrôle de la participation [8] et de la discussion sur sa plateforme (commentaires fermés, non autorisés / autorisés selon les sujets...).

Michel Destot nous fait savoir qu'il a de nouvelles ambitions. Ceci est un secret de polichinelle. Il ne reste plus qu'à nous les faire savoir le moment venu.

Mais ceci est une autre affaire...

...à suivre, naturellement.

Notes

[1] discrètement

[2] pour des raisons sur lequel je ne souhaite pas revenir

[3] Jean Baptiste Audras, Elements pour une approche rhétorique du discours des hommes politiques sur leur blog

[4] expédition Cho Oyu

[5] communication

[6] pour le moment

[7] il ne dispose que d'une "page" relevée par seulement 65 supporters...

[8] peu active pour le moment


21

05

2009

Pierre Moscovici à Grenoble dans le cadre de la campagne européenne du PS - PSE : vidéo

moscovici grenoble Mardi 19 mai 2009, Pierre Moscovici, Député du Doubs, ancien Ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jospin et membre du bureau national du PS était à Grenoble dans le cadre de la campagne des européennes du groupe PES - PSE (Parti Socialiste Européen).

Reçu et accompagné par Michel Destot, Bernard Soulage, Eliane Giraud, Geneviève Fioraso et d'autres élus de la municipalité, l'actuel Président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbeliard est venu à la rencontre des sympathisants et militants du PS de la région pour débattre avec eux sur le thème "Quel développement économique pour l'Europe ?" [1] en vue du prochain scrutin du 7 juin prochain.

La rencontre-débat a eu lieu dans le Salon d'honneur du Stade des Alpes.


Ambiance circonspecte


Pierre Moscovici avait rendez-vous avec la presse à 20h puis à 20h30 devant près de 200 sympathisants et militants PS.

En raison du suicide inopiné d'un individu survenu en fin de journée sur la voie de train empruntée par l'ex-Ministre pour se rendre à Grenoble, ce dernier est arrivé avec près d'une heure de retard à son rendez-vous. Visiblement, la situation n'a pas tout à fait plu à certains élus et membres du public, prenant bon gré mal gré leur mal en patience.

Face au retard et à l'absence "visible" et avéré des médias qui pour la plupart ont boudé n'ont pas souhaité couvrir la venue de l'ancien Député socialiste européen au Stade des Alpes, le point presse fut... tout bonnement annulé.

Le 29 avril dernier, sur le même registre, François Bayrou était venu débattre dans ce grand salon avec des militants du MODEM dans le cadre de sa Convention européenne (lire mon article). Ce jour là, à l'inverse, rappelons que la couverture médiatique était bien plus étoffée...

Interrogée lors de la rencontre-débat, une vieille militante PS me faisait par de sa circonspection et de son inquiétude liées au manque d'animation et de motivation prônées par son parti sur les questions européennes. "Si vous voulez, on a l'impression que l'Europe n'intéresse que les dirigeants (...) Nous dans cette affaire, on milite mais on a du mal à s'engager sur un truc qui nous dépasse, voyez-vous ? (...) Je viens quand même écouter, mais bon..." m'expliquait cette charmante dame.


L'abstention, première préoccupation au sein du PS


En introduction, Michel Destot revient sur le positionnement de Grenoble face au défi européen tout en soulignant son inquiétude sur le niveau d'abstention lors des échéances européennes.

"Après Paris, nous avons à Grenoble la plus grosse communauté européenne (...) Une ville très cosmopolite, très riche sur le plan humain, dynamique, donc riche en projets (...) L'Europe n'est pas toujours lisible, il y a des doutes (...) Je reconnais que nous ne sommes pas toujours très clairs dans nos explications concernant l'Europe (...) Je suis davantage préoccupé par l'abstention" explique le député-maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso décrit la situation sur le terrain. "C'est vrai, on sent que l'ambiance est molle (...) La population n'est pas très présente et nous sommes peu présents par exemple sur les marchés pour expliquer (...) Pour les jeunes, l'Europe c'est naturel (...) l'Europe, c'est notre meilleure chance" ajoute la députée de la 1er circonscription de l'Isère.


Sondages, inerties et responsabilités politiques


Concernant les élections européennes du 7 juin prochain, Pierre Moscovici fait mine de ne pas tenir compte des sondages en cours, expliquant que les médias essayent de tester un corps électoral "dont on ne sait pas du tout qui va aller voter".

Ce dernier reconnaît que l'Europe "n'apporte pas de satisfaction aux européens" tout en soulignant la responsabilité et l'inertie des partis politiques sur le dossier. Au niveau du vote, il entrevoit la stratégie du Président de la République. "C'est clair, Nicolas Sarkozy souhaite une participation faible (...) Il a un électorat plus installé, plus mobilisé que le nôtre autour de sa personne (...) Son pari, c'est une élection en basse pression" explique Pierre Moscovici.

Contrairement à d'autres personnalités au sein du PS, l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes n'est pas pour que l'anti-Sarkozysme soit le moteur de la campagne socialiste. "Nous, nous devons en interne avoir une participation forte (...) A chaque fois qu'un socialiste répond dans cette campagne à un autre socialiste, on perd des voix" relève la personnalité du PS.


Un parlementaire européen a plus de pouvoir qu'un député national


Dans son élan, il réaffirme l'importance du vote européen en période de crise en soulignant sans détour qu'un député national à moins de pouvoir qu'un député européen. En co-décision, son pouvoir législatif reste considérable. Près de 60% du droit appliqué en France est transposé, dérivé de l'Union européenne.

Selon lui, les parlementaires européens français ne sont pas assez à l'écoute des intérêts des milliers de lobbies qui gravitent autour des institutions européennes. "Il faut qu'on s'habitue à reconnaître en France que l'Europe se fait avec d'autres (...) Nous sommes sans arrêt en train de dire que ça ne va pas ou que ce n'est pas assez (...) Jacques Delors m'a appris le compromis, c'est la base de l'Europe et c'est la perspective de qualité que je retrouve dans le Manifesto, notre programme européen économique et écologique" déclare le membre du bureau national du PS.

Côté médiatique, Pierre Moscovici ajoute "qu'il y a plus de journalistes hollandais présents à Bruxelles que de journalistes français", persuadé que les médias ne jouent pas leur rôle d'information sur la question européenne auprès des européens.

Ma vidéo : arrivée de Pierre Moscovici, des élus et extraits de son discours sur différentes thématiques...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Dans cette campagne européenne, le PS ne doit pas rester sur la défensive (...) C'est à vous de mouiller la chemise" conclut l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes. Le public applaudit... avec une certaine résignation, sans trop y croire.

Au passage, soulignons que Bernard Betto, Adjoint à la Ville de Grenoble chargé de l'Europe, n'était visiblement pas présent [2] lors de cette rencontre-débat thématique.

Notes

[1] finalement, le thème politique a pris le pas sur l'économie

[2] sauf erreur de ma part


21

01

2009

Déjeuner annuel avec les médias locaux, voeux à la presse avec Michel Destot : bilan 2008, état du PS, perspective 2009 et JO 2018

voeux presse grenoble 2009 A l'occasion de la nouvelle année, Michel Destot, député-maire de Grenoble conviait les médias locaux à une rencontre autour d'un déjeuner dans le cadre des traditionnels voeux à la presse.

Jeudi 15 janvier 2009 à 12h30, une trentaine de journalistes étaient invités [1] à l'Hôtel Mercure Alpotel Grenoble Centre pour échanger autour des priorités politiques actuelles de l'équipe municipale et des enjeux nationaux.

Pour la troisième année consécutive, j'étais invité [2].

Contrairement à l'an passé, l'ambiance cette année était beaucoup plus détendue. Il faut dire qu'en 2008, nous étions en pleine période électorale. Lors des vœux 2008, le maire paraissait fatigué par le rythme imposé par la bataille des municipales et n'avait pas toujours souhaité répondre à toutes les sollicitations des journalistes... arcane de campagne oblige.


Satisfaction du maire, bilan de l'année 2008


Devant les médias locaux, Michel Destot entame un long discours. En introduction, il choisit de revenir sur les principaux évènements qui ont marqué selon lui l'année 2008.

A commencer naturellement par sa réélection sur laquelle il ne s'attarde pas. Rapidement, il fait une allusion sur le "plan campus" et les pôles universitaires Grenoblois, l'enseignement supérieur et le projet de Presqu'île scientifique. Il souligne avec enthousiasme l'accession du GF38. "Il a fallu attendre 45 ans pour la ligue 1 (...) On a fait encore la démonstration que l'offre sportive était justifiée (...) Un stade moderne et emblématique en plein cœur de la ville, source de rassemblement, source de nuisances moindres avec un bilan carbone qui est un des meilleurs en France".

Le maire de Grenoble continue sa revue. "Je passe rapidement sur les prix (...) 1er prix Santé, Petite Enfance, plan étudiant, label 5 arobases Internet, prix de la presse municipale, victoire du hockey et le retour de nos athlètes des JO de Pékin (...) Mais maintenant il va falloir affronter la crise (...) et cette incapacité du Monde à se gouverner lui-même" signale Michel Destot.


Retour sur l'état du monde en 2009


Le maire revient sur le conflit Israélo-Arabe. "La création de l'Etat d'Israël a été l'une des plus belles décisions de la communauté internationale (...) Aujourd'hui, il faut qu'elle décide qu'il y ait sur la carte du monde deux Etats viables, Israélien et Palestinien et qu'elle l'impose au monde entier, c'est la condition même de la survie de l'humanité (...) J'a vu à Grenoble les représentants des communautés et pour l'instant, les choses sont fragiles" explique le premier magistrat de la ville.

Sur la crise économique et sociale actuelle, le maire de Grenoble condamne fermement les spéculateurs financiers, "Ces gens qui se disent banquiers et qui risquent le fric des autres et jamais le leur (...) Il faut que le métier de banquier devienne un métier modeste (...) Il faut qu'on réhabilite dans le monde entier les métiers de chercheurs, d'ingénieurs et d'entrepreneurs". Pour Michel Destot, le 20è siècle fut le siècle des Etats-Nations. Le 21è siècle devra être celui du monde et des villes en raison des phénomènes d'urbanisation et de concentration des développements, sources d'impulsions au niveau national. Il est donc important de renforcer les moyens de leur émancipation.

Au niveau local, le député-maire estime "qu'il serait complètement fou de se retirer des projets et de baisser l'investissement en période de crise (...) Tout le monde peut comprendre quand 73% des investissements publics dans notre pays relèvent des collectivités locales (...) Une augmentation d'impôts, ça ne fait pas plaisir, mais la solidarité c'est aussi un effort pour ceux qui gagnent plus que les autres".


Les JO de 2018 à Grenoble, "se déplacer sans carbone"


Le maire souligne que Grenoble est la ville la plus jeune de France. Son offre sportive est la plus diversifiée en tenant compte du grand nombre de pratiquants. Pour lui, aucune autre ville sur la planète n'est plus représentative de l'idéal olympique, du sport, de la culture et de la jeunesse pour accueillir les JO... au coeur du plus grand massif le plus aménagé du monde.

"Je ne sais pas si je serai encore maire dans beaucoup de temps, je ne sais pas si je me présenterai à d'autres élections mais en tout cas, de la même façon que pour le stade, après toutes ces emmerdes, quand on a fini de le faire et quand on voit aujourd'hui le bonheur que c'est (...) me dire qu'à une échelle cent fois plus importante, on sera capable d'organiser en 2018 ce rassemblement mondial (...) et bien j'espère que je ne serai pas le seul à être heureux" explique Michel Destot.

Quelques précisions sont apportées concernant l'emplacement et la gestion de certains sites olympiques inscrits dans la candidature de "Grenoble - Isère 2018" [3] .

Une restructuration adaptée de l'anneau de vitesse est prévue. Une grande toile le recouvrera durant les épreuves olympiques de sports de glace. Un projet de 3500 chambres du côté du village olympique (converties plus tard en logements). Le centre de presse et de communication côté Alpexpo.

Le cahier des charges olympique demande à ce qu'il y ait le moins de déplacements possibles entre les sites. Au niveau du développement durable sur les JO, Michel Destot évoque une partie sensible du dossier. "Nous avons un concept pour l'organisation des Jeux, c'est de pouvoir se rendre sur tous les sites... sans carbone".

Sans doute une forte allusion à des déplacements... par câbles.

Le maire revient sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018. "Je pense qu'on a des chances non nulles de sortir le 18 mars avec une candidature française, c'est pas gagné, loin s'en faut (...) Si on l'a pas, on sera extrêmement déçu (...) On continuera quand même à porter une candidature en 2015 pour 2022".


Evocation de l'état du PS sur le plan national


"C'est vraiment pas facile (...) pas simplement parce qu'on a à la tête de l'Etat quelqu'un qui a un tempérament et une personnalité, une stratégie hyper présidentielle mais parce qu'il y a au fond en période de crise un écho dans la population à se resserrer sur le Président de la République au niveau national et sur le Maire au niveau local" explique Michel Destot.

Il évoque la difficulté pour son parti à concilier la tradition du PS avec l'évolution présidentielle et la perception des militants lors de l'élection du Premier Secrétaire du Parti Socialiste, déterminés à connaître leur poulain présidentiel au lieu de s'attarder sur le fond des motions et des engagements. "Au Parti Socialiste, on doit résoudre la double équation présidentielle et de l'orientation qui ne peut être que réformiste, clairement social-démocrate (...) Martine, c'est une bosseuse (...) Avec elle, ce n'est pas l'assurance tout risque mais on a la possibilité de faire avancer le parti pour trancher sur les orientations" explique le député-maire.


Rapport et relation avec les médias locaux


Le maire de Grenoble conclut son discours en s'adressant aux médias locaux présents autour de la table. L'attention est palpable.

"L'espoir vient de comprendre ce qui nous arrive (...) Décrypter les situations compliquées au niveau local et national, c'est votre job (...) Vous le faites bien, dès fois pas très bien un peu comme nous (...) Il y a un truc que je ne supporte pas, c'est l'hypocrisie (...) On peut être mal compris sur des sujets mais je suis révolté quand il y a des menaces portées sur la capacité des médias à faire leur boulot (...) Je serai donc toujours à vos côtés y compris quand je suis sévèrement critiqué" explique Michel Destot.


Il va de soi que ce genre de rendez-vous traditionnel avec les médias est l'opportunité pour le maire de dresser un bilan de sa politique et de remettre un peu d'ordre à travers les sujets traités.

Curieusement, par principe ou réticence, les journalistes hésitent globalement à poser de nombreuses questions au premier magistrat de la ville. Pourtant, l'occasion est propice. N'oublions pas que les journalistes eux-mêmes, ont parfois du mal à s'exposer lorsqu'ils sont ensemble...

Notes

[1] sur invitation

[2] un blogueur local considéré comme journaliste ? :-)

[3] nouveau site web Grenoble JO 2018


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01

2009

Dee Dee Bridgewater à Grenoble pour la cérémonie des voeux de la ville : compte rendu

dee dee bridgewater grenoble Tous les ans, dans le cadre de la cérémonie des voeux, la Ville de Grenoble invite les Grenoblois a fêter la nouvelle année en leur proposant traditionnellement un concert gratuit.

Le 8 janvier 2009 à 20h, ils avaient rendez-vous comme il se doit au Palais des Sports de Grenoble. En 2009, la Ville de Grenoble a décidé d'inviter la chanteuse Dee Dee Bridgewater [1] à se produire sur scène.

La carrière de cette chanteuse américaine résolument francophile est jalonnée de succès.

Depuis près de quarante ans, Dee Dee Bridgewater excelle dans différents répertoires musicaux et oscille entre le Rock, le Rythm and Blues, la Soul, le Funk et bien entendu, le Jazz.


Retirer un billet gratuit pour le concert... n'est pas sans difficulté


Pour assister au concert gratuit de Dee Dee Bridgewater, il fallait se lever tôt... très tôt le samedi 20 décembre 2008. Les billets étaient à retirer dès 9h à l'Office du tourisme de Grenoble (2 entrées délivrées par personne, au maximum).

Le froid glacial n'a pas empêché les premiers Grenoblois de se déplacer pour venir chercher le fameux sésame. Le long du trottoir, des barrières avaient été soigneusement déployées pour accueillir la foule. Dans le calme, sans heurt ni bousculade, ils étaient plus de 300 [2] à attendre patiemment leur tour. A l'entrée de l'Office du tourisme, un agent de sécurité se charge de de faire entrer pas à pas les habitants par petits groupes.

Devant le sas d'entrée, une personne à mobilité réduite plutôt éreintée demande à l'agent de l'aider à grimper les marches de l'escalier. "Dites donc, ça fait 1/2h que j'attends comme tout le monde dans la queue pour avoir ma place (...) Alors pourriez-vous m'aider s'il vous plaît" demande la personne. L'agent rétorque à la brave dame "Madame, pourquoi avez-vous fait la queue comme tout le monde ? (...) Montez par l'autre côté il y a une rampe d'accès directe pour vous".

Lorsque la personne arrive devant les hôtesses d'accueil pour obtenir une place, l'une d'elles, très étonnée par sa présence, explique "Mais Madame, que faites-vous là ? (...) Si vous voulez une place, vous devez vous rendre au protocole à la mairie".

Je vous laisse tout simplement... imaginer la scène qui suit.


L'avant concert


8 janvier 2009. Le jour du concert est arrivé.

Devant les grilles du Palais de Sports de Grenoble, le Comité Anti Olympique (CAO), l'ADES et les Verts distribuent courtoisement des tracts "Non aux Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs", "JO + Rocade + Giant = plus d'impôts" aux spectateurs entrants.

Aucune fouille des habitants devant les grilles [3]. La simple possession d'un billet permet d'entrer. Dans le hall principal du Palais des Sports, de nombreuses personnalités politiques discutent ensemble dans un coin tandis que les spectateurs déambulent dans les couloirs pour trouver leur place. Dans la grande salle, certains élus prennent le temps d'accueillir les Grenoblois. D'autres préfèrent trouver l'emplacement privilégié qui leur a été attribué au premier niveau.

Le concert est prévu à 20h. A 20h32, le public commence à s'impatienter, à se faire entendre. Derrière les rideaux rouges, côté scène, le staff s'agite en coulisse. 20h38, les spectateurs trépinent d'impatience : cela fait bientôt 3/4h qu'ils sont assis. 20h39, les quatre musiciens de la diva du jazz prennent place.


Les voeux de Michel Destot et Dee Dee Bridgewater aux Grenoblois


Il est 20h40, Dee Dee Bridgewater fait son apparition et monte sur la scène au côté de Michel Destot, député-maire de Grenoble. L'artiste est immédiatement acclamée par le public.

Michel Destot prend la parole.

"Je voulais vous dire combien je souhaite chaleureuse, en dépit d'un contexte difficile, de crise internationale avec le conflit du Proche-orient qui nous préoccupe profondément et qui me conduit au nom de toute la communauté Grenobloise à faire un appel à la paix, à la concorde et à la fraternité (...) Crise économique et sociale (...) et vous le savez, notre équipe municipale a décidé de s'engager fermement pour renforcer son action sociale (...) pour renforcer le Service Public pour tous et pour soutenir l'emploi, l'investissement et le développement économique pour notre région Grenobloise (...) Dans cette ville de Grenoble, ville multiculturelle, ville métissée, ville cosmopolite, nous somme très heureux aujourd'hui de recevoir Dee Dee Bridgewater qui est un symbole de l'espoir à l'image de Barack Obama".

Dee Dee Bridgewater s'exprime à son tour, dans un très bon français.

"Je voudrais vous souhaiter moi-aussi une très bonne année 2009 (...) C'est une année où il va falloir beaucoup de courage, de force pour surmonter les problèmes face à nous, les problèmes qui n'ont pas été crées par nous... mais par les gens haut placés". Applaudissement du public.

"Comme l'a dit Barack Obama, lever les manches des chemises pour travailler, pour regagner ceux qui nous appartient (...) C'est difficile pour nous tous et j'espère que la musique va vous soulager (...) Je suis Française au coeur même si je suis née aux Etats-Unis (...) Moi j'ai beaucoup d'espérance dans notre président futur, Barack Obama".


Dee Dee Bridgewater fait vibrer les Grenoblois...


Durant 102 minutes, la diva membre du Haut Conseil de la Francophonie, officier des arts et des lettres et chevalier de l'Ordre national du Mérite a choisi de reprendre avec ses musiciens des grands classiques de la chanson française. Un répertoire éclectique tiré de l'un de ses récents albums "J'ai deux amours" paru en 2005.

Sur scène, Dee Dee Bridgewater interprête des chansons de Brel, Ferré, Trenet, Piaf et d'autres contemporains du siècle dernier. Elle chante "Avec le temps" de Léo Ferré dans une version Afro-Jazz. "Vous savez, Léo Ferré était un homme visionnaire" explique-t-elle. Elle reprend "Ne me quitte pas" de Jacques Brel dans un mélange de Jazz et de Bossa Nova. Elle danse sur scène sur un rythme Jazz-Funk et se prête au Rap le temps d'une improvisation...

Au bout d'une heure sur scène, la diva devient très sensuelle, émet quelques petits cris, quelques gémissements qui amusent la salle. Elle se met à se déhancher et à produire des gestes ma foi... très langoureux. "Excusez-moi, mais j'en ai besoin... on se sent mieux après n'est-ce-pas ?" souligne la diva américaine au crâne rasé.

La seconde partie du concert est meilleure que la première. Le jeu de scène de Dee Dee Bridgewater détone. Tout simplement superbe !


...et se fait siffler par le public


"Normalement, je devrais m'arrêter là Monsieur le Maire, mais je vais continuer" explique Dee Dee Bridgewater à la fin de sa prestation. Elle termine son concert avec une chanson afro-américaine dédiée à Barack Obama. Puis une reprise de "La vie en rose" version cubaine.

Il est 22h18. Le public applaudit la diva et ses musiciens. Des spectateurs se lèvent pour ovationner une dernière fois la chanteuse.

Quelques instants avant de quitter la scène, Dee Dee Bridgewater choisit de s'exprimer à propos de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. La chanteuse n'a pas le temps de terminer ses propos et déjà, une bonne partie du public se met à la siffler ouvertement.

Drôle de "cassure". Drôle de fin.


Ambiance "people"


A la fin du concert, un vin chaud attend les Grenoblois dans le hall du Palais des Sports. Les discussions s'enchaînent. Chacun profite de l'occasion pour observer le regroupement des différentes personnalités civiles, militaires et politiques.

Gratin Grenoblois et ambiance "People".

Les petites phrases vont bon train dans le hall.

Pêle-mêle, "Chéri, tu as vu, c'est lui l'ancien député, il a pas changé tu ne trouves pas ? (...) Mais non je te dis, c'est plus lui l'Adjoint aux Sports, c'est une autre (...) Tiens, regarde là bas, c'est lui le nouveau à GEG... ah mais, il est bien jeune (...) Dis, tu le vois le maire, moi je ne le vois pas...".

Disons-le clairement : les Grenoblois sont aussi venus pour cela. Il est toujours rassurant de voir des nos personnalités... même de loin.

Notes

[1] photo de scène : GreBlog

[2] voir la photo de l'ambiance

[3] on aurait pu s'attendre à l'inverse


26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


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