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05

2009

Pierre Moscovici à Grenoble dans le cadre de la campagne européenne du PS - PSE : vidéo

moscovici grenoble Mardi 19 mai 2009, Pierre Moscovici, Député du Doubs, ancien Ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jospin et membre du bureau national du PS était à Grenoble dans le cadre de la campagne des européennes du groupe PES - PSE (Parti Socialiste Européen).

Reçu et accompagné par Michel Destot, Bernard Soulage, Eliane Giraud, Geneviève Fioraso et d'autres élus de la municipalité, l'actuel Président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbeliard est venu à la rencontre des sympathisants et militants du PS de la région pour débattre avec eux sur le thème "Quel développement économique pour l'Europe ?" [1] en vue du prochain scrutin du 7 juin prochain.

La rencontre-débat a eu lieu dans le Salon d'honneur du Stade des Alpes.


Ambiance circonspecte


Pierre Moscovici avait rendez-vous avec la presse à 20h puis à 20h30 devant près de 200 sympathisants et militants PS.

En raison du suicide inopiné d'un individu survenu en fin de journée sur la voie de train empruntée par l'ex-Ministre pour se rendre à Grenoble, ce dernier est arrivé avec près d'une heure de retard à son rendez-vous. Visiblement, la situation n'a pas tout à fait plu à certains élus et membres du public, prenant bon gré mal gré leur mal en patience.

Face au retard et à l'absence "visible" et avéré des médias qui pour la plupart ont boudé n'ont pas souhaité couvrir la venue de l'ancien Député socialiste européen au Stade des Alpes, le point presse fut... tout bonnement annulé.

Le 29 avril dernier, sur le même registre, François Bayrou était venu débattre dans ce grand salon avec des militants du MODEM dans le cadre de sa Convention européenne (lire mon article). Ce jour là, à l'inverse, rappelons que la couverture médiatique était bien plus étoffée...

Interrogée lors de la rencontre-débat, une vieille militante PS me faisait par de sa circonspection et de son inquiétude liées au manque d'animation et de motivation prônées par son parti sur les questions européennes. "Si vous voulez, on a l'impression que l'Europe n'intéresse que les dirigeants (...) Nous dans cette affaire, on milite mais on a du mal à s'engager sur un truc qui nous dépasse, voyez-vous ? (...) Je viens quand même écouter, mais bon..." m'expliquait cette charmante dame.


L'abstention, première préoccupation au sein du PS


En introduction, Michel Destot revient sur le positionnement de Grenoble face au défi européen tout en soulignant son inquiétude sur le niveau d'abstention lors des échéances européennes.

"Après Paris, nous avons à Grenoble la plus grosse communauté européenne (...) Une ville très cosmopolite, très riche sur le plan humain, dynamique, donc riche en projets (...) L'Europe n'est pas toujours lisible, il y a des doutes (...) Je reconnais que nous ne sommes pas toujours très clairs dans nos explications concernant l'Europe (...) Je suis davantage préoccupé par l'abstention" explique le député-maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso décrit la situation sur le terrain. "C'est vrai, on sent que l'ambiance est molle (...) La population n'est pas très présente et nous sommes peu présents par exemple sur les marchés pour expliquer (...) Pour les jeunes, l'Europe c'est naturel (...) l'Europe, c'est notre meilleure chance" ajoute la députée de la 1er circonscription de l'Isère.


Sondages, inerties et responsabilités politiques


Concernant les élections européennes du 7 juin prochain, Pierre Moscovici fait mine de ne pas tenir compte des sondages en cours, expliquant que les médias essayent de tester un corps électoral "dont on ne sait pas du tout qui va aller voter".

Ce dernier reconnaît que l'Europe "n'apporte pas de satisfaction aux européens" tout en soulignant la responsabilité et l'inertie des partis politiques sur le dossier. Au niveau du vote, il entrevoit la stratégie du Président de la République. "C'est clair, Nicolas Sarkozy souhaite une participation faible (...) Il a un électorat plus installé, plus mobilisé que le nôtre autour de sa personne (...) Son pari, c'est une élection en basse pression" explique Pierre Moscovici.

Contrairement à d'autres personnalités au sein du PS, l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes n'est pas pour que l'anti-Sarkozysme soit le moteur de la campagne socialiste. "Nous, nous devons en interne avoir une participation forte (...) A chaque fois qu'un socialiste répond dans cette campagne à un autre socialiste, on perd des voix" relève la personnalité du PS.


Un parlementaire européen a plus de pouvoir qu'un député national


Dans son élan, il réaffirme l'importance du vote européen en période de crise en soulignant sans détour qu'un député national à moins de pouvoir qu'un député européen. En co-décision, son pouvoir législatif reste considérable. Près de 60% du droit appliqué en France est transposé, dérivé de l'Union européenne.

Selon lui, les parlementaires européens français ne sont pas assez à l'écoute des intérêts des milliers de lobbies qui gravitent autour des institutions européennes. "Il faut qu'on s'habitue à reconnaître en France que l'Europe se fait avec d'autres (...) Nous sommes sans arrêt en train de dire que ça ne va pas ou que ce n'est pas assez (...) Jacques Delors m'a appris le compromis, c'est la base de l'Europe et c'est la perspective de qualité que je retrouve dans le Manifesto, notre programme européen économique et écologique" déclare le membre du bureau national du PS.

Côté médiatique, Pierre Moscovici ajoute "qu'il y a plus de journalistes hollandais présents à Bruxelles que de journalistes français", persuadé que les médias ne jouent pas leur rôle d'information sur la question européenne auprès des européens.

Ma vidéo : arrivée de Pierre Moscovici, des élus et extraits de son discours sur différentes thématiques...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Dans cette campagne européenne, le PS ne doit pas rester sur la défensive (...) C'est à vous de mouiller la chemise" conclut l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes. Le public applaudit... avec une certaine résignation, sans trop y croire.

Au passage, soulignons que Bernard Betto, Adjoint à la Ville de Grenoble chargé de l'Europe, n'était visiblement pas présent [2] lors de cette rencontre-débat thématique.

Notes

[1] finalement, le thème politique a pris le pas sur l'économie

[2] sauf erreur de ma part


21

01

2009

Déjeuner annuel avec les médias locaux, voeux à la presse avec Michel Destot : bilan 2008, état du PS, perspective 2009 et JO 2018

voeux presse grenoble 2009 A l'occasion de la nouvelle année, Michel Destot, député-maire de Grenoble conviait les médias locaux à une rencontre autour d'un déjeuner dans le cadre des traditionnels voeux à la presse.

Jeudi 15 janvier 2009 à 12h30, une trentaine de journalistes étaient invités [1] à l'Hôtel Mercure Alpotel Grenoble Centre pour échanger autour des priorités politiques actuelles de l'équipe municipale et des enjeux nationaux.

Pour la troisième année consécutive, j'étais invité [2].

Contrairement à l'an passé, l'ambiance cette année était beaucoup plus détendue. Il faut dire qu'en 2008, nous étions en pleine période électorale. Lors des vœux 2008, le maire paraissait fatigué par le rythme imposé par la bataille des municipales et n'avait pas toujours souhaité répondre à toutes les sollicitations des journalistes... arcane de campagne oblige.


Satisfaction du maire, bilan de l'année 2008


Devant les médias locaux, Michel Destot entame un long discours. En introduction, il choisit de revenir sur les principaux évènements qui ont marqué selon lui l'année 2008.

A commencer naturellement par sa réélection sur laquelle il ne s'attarde pas. Rapidement, il fait une allusion sur le "plan campus" et les pôles universitaires Grenoblois, l'enseignement supérieur et le projet de Presqu'île scientifique. Il souligne avec enthousiasme l'accession du GF38. "Il a fallu attendre 45 ans pour la ligue 1 (...) On a fait encore la démonstration que l'offre sportive était justifiée (...) Un stade moderne et emblématique en plein cœur de la ville, source de rassemblement, source de nuisances moindres avec un bilan carbone qui est un des meilleurs en France".

Le maire de Grenoble continue sa revue. "Je passe rapidement sur les prix (...) 1er prix Santé, Petite Enfance, plan étudiant, label 5 arobases Internet, prix de la presse municipale, victoire du hockey et le retour de nos athlètes des JO de Pékin (...) Mais maintenant il va falloir affronter la crise (...) et cette incapacité du Monde à se gouverner lui-même" signale Michel Destot.


Retour sur l'état du monde en 2009


Le maire revient sur le conflit Israélo-Arabe. "La création de l'Etat d'Israël a été l'une des plus belles décisions de la communauté internationale (...) Aujourd'hui, il faut qu'elle décide qu'il y ait sur la carte du monde deux Etats viables, Israélien et Palestinien et qu'elle l'impose au monde entier, c'est la condition même de la survie de l'humanité (...) J'a vu à Grenoble les représentants des communautés et pour l'instant, les choses sont fragiles" explique le premier magistrat de la ville.

Sur la crise économique et sociale actuelle, le maire de Grenoble condamne fermement les spéculateurs financiers, "Ces gens qui se disent banquiers et qui risquent le fric des autres et jamais le leur (...) Il faut que le métier de banquier devienne un métier modeste (...) Il faut qu'on réhabilite dans le monde entier les métiers de chercheurs, d'ingénieurs et d'entrepreneurs". Pour Michel Destot, le 20è siècle fut le siècle des Etats-Nations. Le 21è siècle devra être celui du monde et des villes en raison des phénomènes d'urbanisation et de concentration des développements, sources d'impulsions au niveau national. Il est donc important de renforcer les moyens de leur émancipation.

Au niveau local, le député-maire estime "qu'il serait complètement fou de se retirer des projets et de baisser l'investissement en période de crise (...) Tout le monde peut comprendre quand 73% des investissements publics dans notre pays relèvent des collectivités locales (...) Une augmentation d'impôts, ça ne fait pas plaisir, mais la solidarité c'est aussi un effort pour ceux qui gagnent plus que les autres".


Les JO de 2018 à Grenoble, "se déplacer sans carbone"


Le maire souligne que Grenoble est la ville la plus jeune de France. Son offre sportive est la plus diversifiée en tenant compte du grand nombre de pratiquants. Pour lui, aucune autre ville sur la planète n'est plus représentative de l'idéal olympique, du sport, de la culture et de la jeunesse pour accueillir les JO... au coeur du plus grand massif le plus aménagé du monde.

"Je ne sais pas si je serai encore maire dans beaucoup de temps, je ne sais pas si je me présenterai à d'autres élections mais en tout cas, de la même façon que pour le stade, après toutes ces emmerdes, quand on a fini de le faire et quand on voit aujourd'hui le bonheur que c'est (...) me dire qu'à une échelle cent fois plus importante, on sera capable d'organiser en 2018 ce rassemblement mondial (...) et bien j'espère que je ne serai pas le seul à être heureux" explique Michel Destot.

Quelques précisions sont apportées concernant l'emplacement et la gestion de certains sites olympiques inscrits dans la candidature de "Grenoble - Isère 2018" [3] .

Une restructuration adaptée de l'anneau de vitesse est prévue. Une grande toile le recouvrera durant les épreuves olympiques de sports de glace. Un projet de 3500 chambres du côté du village olympique (converties plus tard en logements). Le centre de presse et de communication côté Alpexpo.

Le cahier des charges olympique demande à ce qu'il y ait le moins de déplacements possibles entre les sites. Au niveau du développement durable sur les JO, Michel Destot évoque une partie sensible du dossier. "Nous avons un concept pour l'organisation des Jeux, c'est de pouvoir se rendre sur tous les sites... sans carbone".

Sans doute une forte allusion à des déplacements... par câbles.

Le maire revient sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018. "Je pense qu'on a des chances non nulles de sortir le 18 mars avec une candidature française, c'est pas gagné, loin s'en faut (...) Si on l'a pas, on sera extrêmement déçu (...) On continuera quand même à porter une candidature en 2015 pour 2022".


Evocation de l'état du PS sur le plan national


"C'est vraiment pas facile (...) pas simplement parce qu'on a à la tête de l'Etat quelqu'un qui a un tempérament et une personnalité, une stratégie hyper présidentielle mais parce qu'il y a au fond en période de crise un écho dans la population à se resserrer sur le Président de la République au niveau national et sur le Maire au niveau local" explique Michel Destot.

Il évoque la difficulté pour son parti à concilier la tradition du PS avec l'évolution présidentielle et la perception des militants lors de l'élection du Premier Secrétaire du Parti Socialiste, déterminés à connaître leur poulain présidentiel au lieu de s'attarder sur le fond des motions et des engagements. "Au Parti Socialiste, on doit résoudre la double équation présidentielle et de l'orientation qui ne peut être que réformiste, clairement social-démocrate (...) Martine, c'est une bosseuse (...) Avec elle, ce n'est pas l'assurance tout risque mais on a la possibilité de faire avancer le parti pour trancher sur les orientations" explique le député-maire.


Rapport et relation avec les médias locaux


Le maire de Grenoble conclut son discours en s'adressant aux médias locaux présents autour de la table. L'attention est palpable.

"L'espoir vient de comprendre ce qui nous arrive (...) Décrypter les situations compliquées au niveau local et national, c'est votre job (...) Vous le faites bien, dès fois pas très bien un peu comme nous (...) Il y a un truc que je ne supporte pas, c'est l'hypocrisie (...) On peut être mal compris sur des sujets mais je suis révolté quand il y a des menaces portées sur la capacité des médias à faire leur boulot (...) Je serai donc toujours à vos côtés y compris quand je suis sévèrement critiqué" explique Michel Destot.


Il va de soi que ce genre de rendez-vous traditionnel avec les médias est l'opportunité pour le maire de dresser un bilan de sa politique et de remettre un peu d'ordre à travers les sujets traités.

Curieusement, par principe ou réticence, les journalistes hésitent globalement à poser de nombreuses questions au premier magistrat de la ville. Pourtant, l'occasion est propice. N'oublions pas que les journalistes eux-mêmes, ont parfois du mal à s'exposer lorsqu'ils sont ensemble...

Notes

[1] sur invitation

[2] un blogueur local considéré comme journaliste ? :-)

[3] nouveau site web Grenoble JO 2018


12

01

2009

Dee Dee Bridgewater à Grenoble pour la cérémonie des voeux de la ville : compte rendu

dee dee bridgewater grenoble Tous les ans, dans le cadre de la cérémonie des voeux, la Ville de Grenoble invite les Grenoblois a fêter la nouvelle année en leur proposant traditionnellement un concert gratuit.

Le 8 janvier 2009 à 20h, ils avaient rendez-vous comme il se doit au Palais des Sports de Grenoble. En 2009, la Ville de Grenoble a décidé d'inviter la chanteuse Dee Dee Bridgewater [1] à se produire sur scène.

La carrière de cette chanteuse américaine résolument francophile est jalonnée de succès.

Depuis près de quarante ans, Dee Dee Bridgewater excelle dans différents répertoires musicaux et oscille entre le Rock, le Rythm and Blues, la Soul, le Funk et bien entendu, le Jazz.


Retirer un billet gratuit pour le concert... n'est pas sans difficulté


Pour assister au concert gratuit de Dee Dee Bridgewater, il fallait se lever tôt... très tôt le samedi 20 décembre 2008. Les billets étaient à retirer dès 9h à l'Office du tourisme de Grenoble (2 entrées délivrées par personne, au maximum).

Le froid glacial n'a pas empêché les premiers Grenoblois de se déplacer pour venir chercher le fameux sésame. Le long du trottoir, des barrières avaient été soigneusement déployées pour accueillir la foule. Dans le calme, sans heurt ni bousculade, ils étaient plus de 300 [2] à attendre patiemment leur tour. A l'entrée de l'Office du tourisme, un agent de sécurité se charge de de faire entrer pas à pas les habitants par petits groupes.

Devant le sas d'entrée, une personne à mobilité réduite plutôt éreintée demande à l'agent de l'aider à grimper les marches de l'escalier. "Dites donc, ça fait 1/2h que j'attends comme tout le monde dans la queue pour avoir ma place (...) Alors pourriez-vous m'aider s'il vous plaît" demande la personne. L'agent rétorque à la brave dame "Madame, pourquoi avez-vous fait la queue comme tout le monde ? (...) Montez par l'autre côté il y a une rampe d'accès directe pour vous".

Lorsque la personne arrive devant les hôtesses d'accueil pour obtenir une place, l'une d'elles, très étonnée par sa présence, explique "Mais Madame, que faites-vous là ? (...) Si vous voulez une place, vous devez vous rendre au protocole à la mairie".

Je vous laisse tout simplement... imaginer la scène qui suit.


L'avant concert


8 janvier 2009. Le jour du concert est arrivé.

Devant les grilles du Palais de Sports de Grenoble, le Comité Anti Olympique (CAO), l'ADES et les Verts distribuent courtoisement des tracts "Non aux Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs", "JO + Rocade + Giant = plus d'impôts" aux spectateurs entrants.

Aucune fouille des habitants devant les grilles [3]. La simple possession d'un billet permet d'entrer. Dans le hall principal du Palais des Sports, de nombreuses personnalités politiques discutent ensemble dans un coin tandis que les spectateurs déambulent dans les couloirs pour trouver leur place. Dans la grande salle, certains élus prennent le temps d'accueillir les Grenoblois. D'autres préfèrent trouver l'emplacement privilégié qui leur a été attribué au premier niveau.

Le concert est prévu à 20h. A 20h32, le public commence à s'impatienter, à se faire entendre. Derrière les rideaux rouges, côté scène, le staff s'agite en coulisse. 20h38, les spectateurs trépinent d'impatience : cela fait bientôt 3/4h qu'ils sont assis. 20h39, les quatre musiciens de la diva du jazz prennent place.


Les voeux de Michel Destot et Dee Dee Bridgewater aux Grenoblois


Il est 20h40, Dee Dee Bridgewater fait son apparition et monte sur la scène au côté de Michel Destot, député-maire de Grenoble. L'artiste est immédiatement acclamée par le public.

Michel Destot prend la parole.

"Je voulais vous dire combien je souhaite chaleureuse, en dépit d'un contexte difficile, de crise internationale avec le conflit du Proche-orient qui nous préoccupe profondément et qui me conduit au nom de toute la communauté Grenobloise à faire un appel à la paix, à la concorde et à la fraternité (...) Crise économique et sociale (...) et vous le savez, notre équipe municipale a décidé de s'engager fermement pour renforcer son action sociale (...) pour renforcer le Service Public pour tous et pour soutenir l'emploi, l'investissement et le développement économique pour notre région Grenobloise (...) Dans cette ville de Grenoble, ville multiculturelle, ville métissée, ville cosmopolite, nous somme très heureux aujourd'hui de recevoir Dee Dee Bridgewater qui est un symbole de l'espoir à l'image de Barack Obama".

Dee Dee Bridgewater s'exprime à son tour, dans un très bon français.

"Je voudrais vous souhaiter moi-aussi une très bonne année 2009 (...) C'est une année où il va falloir beaucoup de courage, de force pour surmonter les problèmes face à nous, les problèmes qui n'ont pas été crées par nous... mais par les gens haut placés". Applaudissement du public.

"Comme l'a dit Barack Obama, lever les manches des chemises pour travailler, pour regagner ceux qui nous appartient (...) C'est difficile pour nous tous et j'espère que la musique va vous soulager (...) Je suis Française au coeur même si je suis née aux Etats-Unis (...) Moi j'ai beaucoup d'espérance dans notre président futur, Barack Obama".


Dee Dee Bridgewater fait vibrer les Grenoblois...


Durant 102 minutes, la diva membre du Haut Conseil de la Francophonie, officier des arts et des lettres et chevalier de l'Ordre national du Mérite a choisi de reprendre avec ses musiciens des grands classiques de la chanson française. Un répertoire éclectique tiré de l'un de ses récents albums "J'ai deux amours" paru en 2005.

Sur scène, Dee Dee Bridgewater interprête des chansons de Brel, Ferré, Trenet, Piaf et d'autres contemporains du siècle dernier. Elle chante "Avec le temps" de Léo Ferré dans une version Afro-Jazz. "Vous savez, Léo Ferré était un homme visionnaire" explique-t-elle. Elle reprend "Ne me quitte pas" de Jacques Brel dans un mélange de Jazz et de Bossa Nova. Elle danse sur scène sur un rythme Jazz-Funk et se prête au Rap le temps d'une improvisation...

Au bout d'une heure sur scène, la diva devient très sensuelle, émet quelques petits cris, quelques gémissements qui amusent la salle. Elle se met à se déhancher et à produire des gestes ma foi... très langoureux. "Excusez-moi, mais j'en ai besoin... on se sent mieux après n'est-ce-pas ?" souligne la diva américaine au crâne rasé.

La seconde partie du concert est meilleure que la première. Le jeu de scène de Dee Dee Bridgewater détone. Tout simplement superbe !


...et se fait siffler par le public


"Normalement, je devrais m'arrêter là Monsieur le Maire, mais je vais continuer" explique Dee Dee Bridgewater à la fin de sa prestation. Elle termine son concert avec une chanson afro-américaine dédiée à Barack Obama. Puis une reprise de "La vie en rose" version cubaine.

Il est 22h18. Le public applaudit la diva et ses musiciens. Des spectateurs se lèvent pour ovationner une dernière fois la chanteuse.

Quelques instants avant de quitter la scène, Dee Dee Bridgewater choisit de s'exprimer à propos de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. La chanteuse n'a pas le temps de terminer ses propos et déjà, une bonne partie du public se met à la siffler ouvertement.

Drôle de "cassure". Drôle de fin.


Ambiance "people"


A la fin du concert, un vin chaud attend les Grenoblois dans le hall du Palais des Sports. Les discussions s'enchaînent. Chacun profite de l'occasion pour observer le regroupement des différentes personnalités civiles, militaires et politiques.

Gratin Grenoblois et ambiance "People".

Les petites phrases vont bon train dans le hall.

Pêle-mêle, "Chéri, tu as vu, c'est lui l'ancien député, il a pas changé tu ne trouves pas ? (...) Mais non je te dis, c'est plus lui l'Adjoint aux Sports, c'est une autre (...) Tiens, regarde là bas, c'est lui le nouveau à GEG... ah mais, il est bien jeune (...) Dis, tu le vois le maire, moi je ne le vois pas...".

Disons-le clairement : les Grenoblois sont aussi venus pour cela. Il est toujours rassurant de voir des nos personnalités... même de loin.

Notes

[1] photo de scène : GreBlog

[2] voir la photo de l'ambiance

[3] on aurait pu s'attendre à l'inverse


26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


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03

2008

Municipales Cantonales 2008 : Michel Destot réélu à la Mairie de Grenoble, la gauche remporte les trois cantons Grenoblois

michel destot grenoble Dimanche 16 mars 2008, sur les coups de 19h30, je décide de me rendre à la mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée des premières estimations et résultats du second tour des cantonales et municipales 2008.

Arrivée en salle de presse, un PC Extranet est mis à ma disposition [1] par le service informatique de la ville de Grenoble. Tout au long de cette soirée, je me sers de mon Médiaphone pour livebloguer quelques photos et microbloguer quelques informations supplémentaires. L'ensemble des estimations et résultats centralisés par l'Intranet de la ville de Grenoble était automatiquement porté sur le micro-site GreBlog spécialement conçu pour l'occasion afin d'éviter une saturation du serveur GreBlog comme ce fut le cas dimanche dernier lors du premier tour.

Je ne crois pas que l'on puisse faire mieux en terme de rapidité de publication des résultats concernant Grenoble qui plus est... sur la toile. Vous étiez très très nombreux [2] à vous connecter durant la soirée électorale sur GreBlog MonGrenoble pour suivre pas à pas l'arrivée des tendances, estimations, informations, photos et résultats.

Une fois de plus, je tiens particulièrement à vous remercier pour votre fidélité.


Michel Destot exprime sa joie


Arrivé aux alentours de 21h 45 en salle presse à la mairie de Grenoble, dans une ambiance électrique tenue en haleine par l'attente des derniers résultats, Michel Destot apporte un premier témoignage en revenant sur le score des écologistes. "Ils ont réussi un score qui agglomère les voix d'extrême gauche avec les voix qu'ils avaient fait au premier tour (...) Je lis dans ce vote aussi un vote de protestation notamment sur la Rocade Nord (...) Ce sera à nous à être suffisamment pédago pour pouvoir expliquer, expliquer, expliquer ce que doit être cette Rocade Nord" déclare le maire de la ville.

A ses côtés, notons l'enthousiasme de Geneviève Fioraso, d'Alain Pilaud et la relative discrétion de participation de Bernard Betto sur la vidéo.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



L'ensemble des résultats définitifs sur Grenoble


Ci-dessous, les résultats définitifs de soirée de second tour des municipales et cantonales sur Grenoble (cantons 2,4 et 5) :

Cliquer sur l'un des onglets en bas de tableau pour obtenir les feuilles de résultats.




Les gagnants des municipales à Grenoble


Michel Destot est réélu pour un troisième mandat à la mairie de Grenoble.

Mais les grands "gagnants" de cette élection sur Grenoble sont à coup sûr l'abstention... et la liste "Grenoble Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.

Durant la soirée électorale, on pouvait aisément observer de nombreux visages crispés à la lecture des premiers résultats de la liste écologiste. Voici ce qu'on pouvait noter au cours des discussions : "Non mais tu as vu, ils font déjà plus de 20 et il reste encore 60 bureaux (...) A tous les coups, c'est l'histoire de la Rocade (...) Tu vas voir, Destot passera pas les 50 et à peine 45 sièges".

Au final, la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par Michel Destot obtient 44 sièges au Conseil municipal, 9 pour la liste "Grenoble, c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas, 6 pour la liste "Ecologie et Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.


Les gagnants des cantonales à Grenoble


Cette année, les électeurs Grenoblois étaient conviés au renouvellement des cantons 2, 4 et 5.

En début de soirée sur le canton 2, les deux premiers bureaux de vote indiquaient une percée de Charles Descours face à Alain Pilaud. Tenu par la droite, ce canton paraissait maintenir sa couleur politique habituelle. Mais au fur et à mesure, la tendance s'inversait, tenant en haleine l'ensemble des invités, et la victoire d'Alain Pilaud, actuel Adjoint aux sports et à l'animation était acquise en fin de soirée.

A chaque instant, le duel tant attendu se portait sur le canton 4. Même ambiance à l'arrivée des premiers résultats des bureaux de vote sur ce territoire. En fin de parcours, Max Micoud perdait son siège à l'assemblée départementale de... 32 voix d'écart en faveur de Jacques Chiron, actuel Adjoint aux déplacements et espaces publics.

Concernant le canton 5, Christine Crifo confortait son avance dans une triangulaire serrée avec plus de 1356 voix d'écart face à Alain Bonnet. Avec plus de 28% des voix, les Verts sont la deuxième force politique sur le grand territoire de la presqu’île scientifique.

Au final, la majorité au Conseil Général de l'Isère se renforce à gauche (37 sièges) ne perdant qu'un seul canton tout en reprenant cinq territoires à la droite (21 sièges).

Notes

[1] je tiens une nouvelle fois à les remercier

[2] jusqu'à plus de 275 connectés en même temps vers 21h45 et encore 24 aux alentours de 00h15


12

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : accord politique, nouvelle composition de liste et triangulaire en vue

destot motte Mardi 11 mars 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne du candidat Michel Destot pour une conférence de presse destinée à sceller un accord politique entre les deux chefs de file des listes "Grenoble, l'avenir ensemble" et "Grenoble Objectif Citoyenneté".

L'accord politique tacite entériné entre Michel Destot (PS) et Jean-Philippe Motte (mouvement GO) s'est concrétisé lundi soir après quelques discussions de principe portant essentiellement sur des orientations politiques compatibles tout en soulignant certains points de divergence récurrents entre les deux hommes (notamment le cumul des mandats).

Go Citoyenneté s'engage donc à poursuivre et à renforcer ses actions pour un troisième mandat si Michel Destot est réélu dimanche prochain.


Analyse et engagement


En introduction, le candidat PS revient sur la faible mobilisation des électeurs lors du premier tour des municipales à Grenoble et analyse une partie des résultats du scrutin. "La participation a été faible dans les quartiers populaires, elle ne peut nous satisfaire (...) Nous avons là en terme d'exigence démocratique tous, des efforts considérables à faire (...) La droite a fait un score historiquement bas, la liste que je conduis a fait un score évidemment très élevé permettant d'envisager une belle victoire".

Le maire de Grenoble revient sur la fusion des deux listes après le premier tour. "C'est véritablement un vrai plaisir et une sorte de consécration des efforts engagés (...) C'est la conclusion du rassemblement de gauche et de progrès que j'ai souhaité (...) J'ai proposé à Jean-Philippe Motte d'être en 3ème position sur la liste et il a accepté".

En vidéo, extraits de la conférence de presse des deux chefs de file :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Michel Destot rappelle les cinq priorités de son engagement : la solidarité sociale et le logement, l'emploi, l'exigence écologique, le cadre de vie et l'embellissement urbain, l'intercommunalité et la multiculturalité.

Jean-Philippe Motte se penche sur le résultat de sa liste au premier tour "A certains égards, le chiffre de 6.61% n'est pas énorme, reconnaissons-le (...) Nous aurions souhaité un chiffre plus important". Le leader de Go Citoyenneté revient sur les conditions de l'accord passé avec Michel Destot "Nous souhaitions avoir 6 élus dans la majorité nouvelle qui se constitue (...) disons simplement que nous en avons 5 plus 1 (...) le 6ème de GO est en 47ème position". Sur un ton plaisant, celui-ci ajoute dans la foulée "il faut donc absolument que l'on fasse 53% pour qu'il soit dans le coup".


La question du partage des responsabilités


Les deux chefs de file reviennent conjointement sur le cumul des mandats et le partage des responsabilités au niveau du fonctionnement du Conseil municipal.

"Nous avons demandé que les personnes issues de la droite classique qui sont revenus au sein de l'équipe de Michel Destot au premier tour soient... dans le paysage... mais qu'elles n'aient pas de responsabilités significatives dans le mandat qui s'ouvre" souligne Jean-Philippe Motte.

"Le non cumul des mandats, c'est un objectif que nous partageons (...) le problème c'est qu'il faut l'inscrire dans la Loi parce qu'on défavorise complètement la collectivité qu'on représente si malheureusement dans le système de la cinquième République on a pas cet aspect double (...) Beaucoup de dossiers Grenoblois on pu avancer parce que j'avais une représentation à Paris" explique le maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso, député de la première circonscription de l'Isère, en seconde position sur la liste "Grenoble l'avenir ensemble" ne souhaite pas occuper le poste de première adjointe à la Mairie de Grenoble en cas de victoire du candidat Michel Destot.


Interrogation chez GO Citoyenneté


Fin 2007, le maire de Grenoble souhaitait l'entrée du mouvement GO Citoyenneté sur sa liste de rassemblement. L'un des points clés de résistance du mouvement portait sur le nombre de places "offertes" (6) sur la liste "Grenoble, l'avenir ensemble". Mi-janvier 2008, GO décidait de se présenter seul au premier tour. Après négociation, tout en tenant compte du score de 6.61% obtenu, le mouvement fusionne lors du second et obtient le même nombre de place (5 + 1).

"Au départ, les conditions n'étaient pas réunies pour que nous soyons reconnus comme deuxième groupe de la majorité nouvelle (...) Je ne dis pas que nous avons gagné expressément sur ce plan du groupe politique mais nous avons retrouvé une sorte de fondement démocratique (...) ça nous donne une énergie nouvelle" déclare Jean-Philippe Motte.

Mais depuis peu, quelques dissensions apparaissent au sein du mouvement sur des choix d'orientation et la conduite qui a été tenue.


Une triangulaire tant attendue pour la liste "Ecologie et solidarité en actes"


Dès l'annonce des résultats dimanche dernier à la mairie de Grenoble, avec une mine radieuse, Maryvonne Boileau et Olivier Bertrand me faisaient part en coulisse de leur joie et de leurs attentes à l'annonce des résultats du premier tour.

"Notre score de 15.56% démontre que l'écologie et la solidarité sont vraiment au coeur des préoccupations des Grenoblois (...) Les écolos sont toujours là et le seront toujours d'ailleurs ici à Grenoble (...) Maintenant, on va pouvoir peser" déclarait Olivier Bertrand.

Dès dimanche soir, Maryvonne Boileau annonçait la possibilité de se maintenir et partir dans une triangulaire. Une réunion "informelle" a eu lieu entre les Verts et le maire de Grenoble. Ce dernier déclare les avoir contacté pour discuter des éventuelles options lundi soir. "Ça n'a pas donné de suite parce qu'ils avaient déjà décidé de partir en triangulaire" souligne Michel Destot.


Dans les prochaines heures, les discussions vont donc s'enchaîner sur les choix de missions, attributions et engagements précis en terme de délégations concernant les colistiers. Nul doute qu'il risque d'y avoir quelques surprises en la matière... dans les prochains jours.

En pièce jointe, la nouvelle composition de liste "Grenoble, l'avenir ensemble" déposée à la Préfecture.


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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Michel Destot et Fabien de Sans Nicolas

municipales 2008 grenoble Depuis quelques jours, les panneaux d'affichages électoraux font progressivement leur (re)apparition devant les principaux bureaux de vote de la ville. Si certains éditorialistes de la presse nationale signalent que la campagne des municipales à Grenoble ne décolle pas, force est de constater en parallèle que de nombreux panneaux sont encore vierges. A 13 jours de l'échéance locale, les colleurs d'affiches ne se bousculent pas pour présenter les différents candidats aux cantonales et aux municipales.

Ces derniers jours, je me suis tranquillement amusé à photographier les premières affiches électorales actuellement placardées sur des panneaux d'affichages électoraux ou libres de la ville de Grenoble. Le moins qu'on puisse observer est le différentiel d'image et de communication entre les challengers sur leurs affiches de campagne respectives.

Commençons par une analyse des affiches de ces deux premiers candidats :


Grenoble, l'avenir ensemble avec Michel Destot


Mots-clés : lumière, clarté, mobilité, dynamisme, proximité, rassemblement, leader, conducteur, élan personnel.

L'image :

L'actuel maire, de nouveau candidat à la mairie de Grenoble, s'affiche parmi les Grenoblois dans un décor urbain ensoleillé. La dualité entre le premier et le second plan est très marquée. L'affiche dégage une empreinte de mixité et de proximité avec les habitants inscrits en arrière plan. Au premier plan, la référence au candidat leader, meneur, est soutenue. Bien que tournant partiellement le dos à ses concitoyens, il les invite à le suivre, tel un chemin à prendre sous sa direction. La mobilité du candidat éveille son dynamisme et son envie d'aller de l'avant à la rencontre de son électorat. Eclairé de dos par les rayons du soleil, l'homme est révélé par la clarté de la lumière, reflétant une stature d'icône [1], indiquant à ses concitoyens une volonté évidente de l'accompagner.

Le message :

Peu de mots : le discours est clair. Il se veut lisible, de près comme de loin. L'accroche principale se veut directe et objective. L'absence de sigles ou symboles politiques évoque la nécessité de rassembler au delà des idéologies partisanes. Seul le nom "Grenoble" est soutenu par une barre colorée reflétant les principales couleurs des composantes politiques de sa liste. Alors que certaines personnalités de droite ont rejoint le chef de file, la couleur bleue est pourtant absente de ce dégradé : de toute évidence, le candidat indique qu'il choisi de préserver son appartenance politique par le soutien d'un rassemblement à gauche.

Le candidat rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la notion d'élan et de mobilité
Point faible : la présence soutenue d'un seul homme


Fabien de Sans Nicolas, Grenoble, c'est vous !


Mots-clés : lumière, clarté, nature, immensité, mixité homme femme, génération, travail en équipe, rassemblement.

L'image :

Le décor naturel et ensoleillé de la région est choisi en arrière plan pour véhiculer l'image d'un candidat placé au coeur de Grenoble et de sa région. Stature immobile, placé sous le signe de la représentation et de la sérénité, accompagné au premier plan des deux principales personnalités de sa liste, le jeune challenger marque avant tout sa volonté de travailler en équipe. La notion de gouvernance partagée est mise en avant avec le souci d'une identification et d'une représentativité diversifiée envers les Grenoblois. La mise en avant du statut des colistiers souligne le portage de compétences professionnelles des personnes inscrites dans cette gouvernance affichée et rapprochée auprès des électeurs. La tête du candidat est elle-même placée au centre d'un "V" de circonstance produit par le détachement de deux montagnes, symbolisant la venue d'un nouveau leader [2].

Le message :

Peu de mots : trois noms et une accroche principale qui se veut directe et objective. Le discours se veut lisible de près comme de loin. La volonté de rassemblement se focalise sur les noms des principales personnalités désireuses de se faire connaître. Les sigles ou symboles politiques sont absents de l'affiche. Le vert et le orange sont employés pour appuyer cette perte de marquages politiques traditionnels et susciter l'ouverture. Le format de l'affiche en paysage appuie l'idée de gouvernance horizontale élargie pour valoriser l'étendue du rassemblement.

Le candidat rassemble sur le critère de la compétence des personnes et non sur l'appartenance à un mouvement politique.

Point fort : la dimension de gouvernance partagée
Point faible : la rigidité des éléments présentés

Notes

[1] petite connotation religieuse :-)

[2] cela me rappelle une connotation religieuse dans le film "Da Vinci Code" :-)


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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Michel Destot présente la composition de sa liste aux médias

michel destot municipale 2008 grenoble Vendredi 25 janvier 2007 en milieu de journée, je reçois un courriel m'invitant à une conférence de presse ce samedi 26 à 16h30 à l'Hôtel Mercure à Grenoble.

Avec ce beau temps, je dois dire que le choix de l'horaire et de la date aurait pu dérouter certains journalistes qui, pour certains, avaient prévu initialement de faire du ski. Il n'en a rien été. Les toutes récentes déclarations et décisions prises par le mouvement GO Citoyenneté ce mardi 22 janvier de faire cavalier seul et celles du MODEM ce vendredi 25 de rejoindre officiellement la liste "Grenoble 2008" ont précipité les intentions du maire de Grenoble et de son équipe.


Une liste affichée, de rassemblement et d'ouverture


Comme il l'avait annoncé au mois de novembre dernier, Michel Destot a remis fin janvier la liste définitive de ses colistiers dans le cadre de l' élection municipale à Grenoble. Une liste très attendue (consulter en annexe), après l'annonce de celle du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas au milieu du mois de janvier (consulter la sienne).

Arrivé dans la salle, je découvre le nouveau slogan de campagne du candidat : "Grenoble, l'avenir ensemble". Une accroche qui se démarque de celle du candidat UMP "Grenoble, c'est vous !". Je laisse le soin à chacun d'analyser chacune :-)

Michel Destot, député-maire de Grenoble, de nouveau candidat à sa propre succession, a choisi de composer une équipe de rassemblement, d'ouverture, basée sur trois critères.

La compétence "Vous jugerez vous-même à travers le profil et l'expérience" signale le candidat. Le renouvellement "Pour la première fois dans cette ville, sur la présentation de la liste, il y a 2/3 de nouveaux" ajoute t'il. La diversité "Vous jugerez aussi, en terme de quartier, d'âge, de population (...) et la parité, je n'en parle même plus" souligne le maire sortant.

Au niveau des formations politiques, 26 membres du PS, 7 du PC (Patrice Voir, chef de file), 2 du MRC (Eléonore Perrier, chef de file), 9 du MODEM (Philippe de Longevialle, chef de file), 1 des Verts (Eric Grasset), 1 du PRG (Serge Nocodie), des conseillers municipaux actuels de l'opposition (Bernard Betto, Jacques Thiar, Ariane Simiand) et une dizaine de personnalités de la société civile.

En vidéo, la conférence de presse du candidat :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Comme à son habitude, sur la conduite à tenir, le maire de Grenoble souligne et rappelle à l'ordre "Nous sommes 59 à nous battre ensemble pour Grenoble pour gagner (...) pour la gérer, dans la clarté et la loyauté (...) Nous avons passé un accord politique exigeant qui nécessite que nous soyons solidaires dans la gestion de cette ville (...) C'est une question d'honneur, d'efficacité (...) Nous partageons le même regard sur l'avenir, le projet".


L'annonce d'un programme de campagne


Michel Destot et son équipe prévoit de faire connaître leur programme de campagne d'ici une dizaine de jour.

L'actuel directeur de Cabinet du maire, Olivier Noblecourt [1] avec lequel j'ai pu m'entretenir un moment me signale qu'à partir de début février, la campagne se fera sur le terrain à raison de 2 ou 3 déplacements par jour en présence de Michel Destot et de personnalités de sa liste [2]. Le site de campagne "grenoble2008" continuera d'accompagner le candidat sous la bannière "Grenoble, l'avenir ensemble".


En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.


En audio, le candidat répond aux questions des médias.

Quelques sujets abordés : exigence de liste, mise au point, place des colistiers, accords et désaccords, interventions de personnalités (Jacques Thiar, Bernard Betto, absence de Jean-Paul Giraud...), points de vue GO Citoyenneté, les Verts...



A la recherche de nouveaux ancrages, d'une nouvelle donne


Le candidat PS prend soin d'élargir sa base et manifeste son intérêt d'ouvrir "sans option" sa liste, notamment au centre gauche et à sa droite, à la recherche d'un nouvel ancrage politique. Michel Destot tente de recomposer sa majorité et d'asseoir une nouvelle donne politique auprès des Grenoblois.

Reste à savoir si les électeurs adhéreront à cette initiative de "changement dans la continuité" et cette volonté de "rassembler large", en dehors de ses prérogatives habituelles, en dehors des limites qu'il s'était précédemment fixé en 2001 avec des partenaires politiques classiques.

Certains soulignent avec perte l'absence de marquage à gauche du candidat et l'absence de la "rose" du PS sur ses affiches et tracts. Certains regrettent également cette élargissement, notamment le mouvement GO Citoyenneté qui n'a pas choisi de s'allier dès le premier tour mais le fera très certainement au second. Par ce marquage autonome, en cas de victoire pour un troisième mandat, on peut s'interroger sur le nombre de places restantes et disponible pour les autres formations habituellement proches de Michel Destot. L'une des grandes inconnues sera le score de la liste des Verts "Ecologie et Solidarité en acte".

D'autres au contraire, se réjouissent de cette ouverture qui, selon un proche du maire, a demandé plus d'un mois de travail et de négociation avec l'ensemble des composantes. De nouvelles marges de manoeuvre s'offrent à de nouvelles formations. Par ailleurs, le MODEM souhaite rester vigilant concernant l'alliance et l'accord politique passé. Les plus optimistes évoquent même la possibilité de voir le candidat PS gagner l'élection municipale à Grenoble... dès le premier tour. Sur cette éventualité, le maire sortant ne se cache point.

Notes

[1] positionné en 25ème place sur la liste

[2] présentes à tour de rôle, en petit comité


03

12

2007

Grenoble Municipales 2008 : deuxième débat participatif de campagne de Michel Destot

debat participatif destot Lundi 26 novembre 2007, je décide de me rendre à la Maison du Tourisme de Grenoble pour suivre le second des six débats participatifs prévus durant la première phase de campagne de Michel Destot, actuel député-maire de la ville et de nouveau candidat aux municipales de 2008 à Grenoble.

Plutôt fatigué, les traits tirés, probablement en raison de ses engagements au quotidien, Michel Destot entre dans une salle pleine prête à débattre sur le thème "Ville à vivre, embellissement et rénovation du centre ville et des quartiers".

En introduction, une présentation du clip de campagne du maire est proposée au public.


Un débat participatif parfaitement cadré


En début de séance, un journaliste animateur prend la parole et explique le principe de fonctionnement du débat participatif. Il signale que chacun à la possibilité de s'exprimer en prenant le micro mobile pour intervenir sur un sujet prédéfini entrant dans le cadre du déroulement de la soirée.

Sur le moment, je suis surpris par la démarche. La personne assise près de moi l'est également. Le public présent n'est pas autorisé à poser directement ou indirectement des questions au maire de Grenoble. Seules les interventions, remarques, situations vécues ou suggestions... sont admises.

Durant la soirée, après une courte intervention en introduction, Michel Destot reste à l'écart, ne participe pas oralement au débat, écoute attentivement les participants et prend note des remarques du public avec assiduité. L'animateur est chargé d'introduire et de présenter les premiers intervenants choisis au préalable afin de lancer le "débat" et inciter dans un second temps le public à "débattre".

Un débat "participatif" essentiellement destiné à recueillir les remarques des habitants, à faire intervenir des spécialistes et professionnels sur le sujet évoqué, permettant de préparer une argumentation et une partie du programme municipal du candidat. En fin de séance, le maire de Grenoble prend la parole, conclut le débat en s'appuyant sur les principales remarques et suggestions des habitants. Fin des "échanges".


Quelques remarques et suggestions soulevées par le public


L'un des premiers intervenants s'exprime sur le quartier Mistral. "Il faut absolument faire rentrer de l'économie et du commerce dans le cadre de votre projet de rénovation du quartier Mistral, déjà, il est difficile d'y rentrer, alors pour en ressortir...". Autre remarque associée : "Il ne suffit pas de raser un quartier pour en refaire un, ça c'est facile, il faut s'attaquer à des quartiers existants et mettre le paquet et ça, c'est moins facile à faire".

Une autre personne suggère de rénover la place Saint-Bruno en proposant de la rendre partiellement piétonne et fait remarquer dans la foulée les difficultés de circulation et de stationnement ai sein du quartier animé. Un architecte met l'accent sur la beauté de la ville : "Grenoble à la singularité de ne pas avoir un patrimoine monumental (...) il y a un endroit magique sur lequel il faudra porter une attention particulière, ce sont les berges naturelles de l'Isère, l'une des composantes importantes de l'extension du centre-ville".

Une retraitée témoigne de son étonnement en matière de transport public et pose néanmoins une question : "Quand on va au quartier Vigny Musset, on prend par exemple le tram pour s'y rendre, mais après, on fait comment pour rentrer chez soi lorsqu'on quitter le quartier et qu'il n'y a plus de liaison dans les transports après 20h30 ?".

Un habitant du quartier "rive droite" signale que depuis une dizaine d'années, rien n'a été fait dans le quartier Saint Laurent et sur l'Esplanade. "Je suis absolument catastrophé et persuadé que tant que le problème de la circulation ne sera pas réglé, on ne pourra rien faire (...) Rue Saint Laurent, on a fait depuis 40 ans une réhabilitation des logements, mais sans qu'il y ait un seul garage de plus, et une seule possibilité de stationnement, sans qu'il y ait de bâtiments publics, poste, annexe de la mairie... et la rue SaintLaurent est une rue morte".

Un autre intervenant signale que "Grenoble s'est bien réveillée (...) Je vais être franc, je ne suis pas socialiste (...) mais je me souviens lors de votre premier mandat Monsieur Destot que rien ne bougeait et qu'un jour j'irai bien à la Bastille comme l'avais fait à l'époque les ouvriers d'Alsthom, mettre un grand panneau "Dormez Grenoblois, dormez braves gens, Michel veille sur vous ! (...) et puis le deuxième mandat est arrivé et on a enfin vu arriver des grues un peu partout à Grenoble".

Poursuivant son résonnement, cette personne amène l'enthousiasme et les applaudissements du public en déclarant "Très franchement, dans une ville entourée de montagne, quand on arrive à Grenoble, il n'y a pas de lumière sur les immeubles, la porte de France, la Mairie et les principaux bâtiments de la ville (...) Monsieur le maire, je pose quand même la question, il y a t'il un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?".


Le maire entend répondre à certaines préoccupations légitimes


En fin de soirée, Michel Destot se lève, conclut et tente de répondre à certaines préoccupations. "Le 1er mandat, on aurait rien fait ? (...) Mais on n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait ! (...) On a du s'occuper des comptes, des dossiers, des projets (...) il fallait incarner la rupture avec l'ancien maire (...) Le second mandat, c'est l'impulsion (...) L'une de nos priorités, c'est l'attractivité des entreprises et la rénovation".

Ce débat "participatif" montre que les Grenoblois ont évolué dans leur vision et le rapport qu'il entretiennent avec leur ville. En amenant leurs contributions, ils ne cherchent plus exclusivement à préserver, défendre ou "cultiver leur jardin". Ils font part d'une réflexion plus large, plus ouverte et sont davantage préoccupés par les liaisons "intermodales" et "interquartiers" qu'ils traversent chaque jour.

Il est dommageable que le maire de Grenoble n'ai pas choisi de répondre directement aux questions, remarques ou préocupations des habitants. Ces derniers n'attendent pas forcément d'entrer dans le cadre aseptisé d'un échange quasi unidirectionnel avec le premier magistrat de la ville. En politique, ils sont davantage surpris, étonnés ou séduits par le jeu de la confrontation et de l'intéraction bidirectionnelle.


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