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09

2009

L'UMP 38 fait sa rentrée politique : une entrante, un revenant et des objectifs

ump38 grenoble Article maj le 29/09/09 - nombre d'adhérents au PS.

Samedi 26 septembre 2009, l'Union pour un Mouvement Populaire de l'Isère tenait une réunion d'accueil des nouveaux adhérents 2009 de l'UMP 38 et une conférence de presse de rentrée avec des membres du Bureau de son Comité départemental.

Sur place, l'ambiance est à la fois studieuse et détendue, dédiée aux échanges politiques directs avec les militants [1].

Il faut dire que l'intérieur de la permanence départementale de l'UMP 38 située place Paul Vallier vient tout juste de subir un nouveau "lifting". Les militants se sont donnés la main pour entreprendre des travaux. Une forte odeur de peinture fraîche attire les nouveaux entrants. Un militant fait visiter les lieux, insiste sur le nettoyage décapage des mozaiques au sol. "Vous avez vu comme on est mieux maintenant pour travailler ici (...) Ça sent le nouveau départ pour nous (...) Même le patron [2] s'y est mis l'autre jour (...) En plus, on paye pas cher ici les locaux" souligne avec soin le militant.


Une nouvelle Secrétaire départementale et un revenant


Michel Savin, Président de l'UMP 38, Maire de Domène et Conseiller général de l'Isère reçoit les rares médias. A ses côtés, Max Micoud, Fabien de Sans Nicolas, Secrétaire départemental adjoint, Secrétaire national de l'UMP à la vie associative, Président de l'intergroupe du Mouvement - Majorité Présidentielle - Société Civile.

Pour l'UMP 38, ce fut l'occasion de présenter officiellement la ratification [3] de la nomination de Frédérique Puissat [4], Maire de Château-Bernard (et Présidente d'une intercommunalité dans le Trièves - sud-Isère), nouvelle Secrétaire départementale qui a reçu cet été une lettre de mission de Xavier Bertrand, Secrétaire général de l'UMP.

Une femme énergique, au discours vif et tonique. "Quelqu'un de dynamique, jeune... une femme (...) un nouveau souffle pour l'UMP au niveau local" souligne avec malice Michel Savin.

Il est vrai qu'elle est loin de passer physiquement inaperçu. Le discours est pragmatique, incisif. "Ce qui compte pour moi, c'est le respect et la loyauté et d'autre part le travail et la technicité (...) Ce qui m'interesse, c'est de construire, ce n'est pas de ne pas respecter nos adversaires et je le dis haut et fort si on veut parvenir à regagner des élections (...) On a parfois des politiques qui ne sont pas respectueux (...) Moi parfois, on ne me sert plus la main depuis que j'ai été nommée et je ne suis pas de cette classe là (...) La région est un combat qui s'annonce compliqué mais nous travaillons déjà sur un programme (...) On a des débats de fond à conduire et c'est là dessus que les gens nous attendent" explique avec vigueur et fermeté Frédérique Puissat.

Par ailleurs, Jacques Remillier n'est plus "en congés" de l'UMP et a recollé les morceaux. On se souvient que le député de la 8ème circonscription de l'Isère avait déchiré sa carte du parti il y a quelques mois.


Augmentation du nombre d'adhérents UMP en Isère


A ce jour, et selon ses représentants, 3400 adhérents UMP sont à jour de cotisation.

"Il n'y a pas eu de fuite des adhésions (...) On en a perdu environ 50, gagné près de 300 en 2009 et on a pas encore commencé notre nouvelle campagne d'adhésions (...) Et on peut ajouter tout ceux qui vont renouveller en novembre" explique Max Micoud, ancien challenger de Michel Destot à la Mairie de Grenoble. "D'ailleurs, Je serai curieux de savoir combien le Parti Socialiste à d'adhérents à jour actuellement dans le département" s'interroge Fabien de Sans Nicolas avec une certaine ironie.

Objectif : 5000 adhérents "à jour" pour le Président de l'UMP 38 (6000 adhérents "en base" au moment des dernières élections houleuses en interne il y a près d'un an maintenant). Le département de l'Isère fait parti des 10 ou 15 premiers départements ayant le plus d'adhérents sur le plan national précise Max Micoud.

Note de maj : à titre de comparaison, Manuels Valls (PS) ne conteste pas le fait qu'il y a actuellement 64 000 adhérents au PS sur le plan national, "à jour de cotisation" - Europe 1 matin - 29/09/09.


Préparer les Régionales 2010


La stratégie politique pour les Régionales de 2010 doit être discutée le 20 octobre au niveau du bureau nationale de l'UMP. Au niveau local, les cadres de l'UMP discutent avec les formations et partis politiques intégrés à l'UMP (PR, CNI, PCD, Gauche moderne...). "La stratégie, c'est une chose (...) les candidats, c'est autre chose (...) la priorité, c'est de proposer un vrai projet" explique Michel Savin.

En Isère, au niveau régional, l'UMP planche sur les thématiques "formation et jeunesse" avec des CSP issues de la société civile dans le cadre de commissions et travaille sur les questions relatives à l'aménagement rural. "Les programmes politiques n'appartiennent pas qu'aux politiques, ils appartiennent à toutes les couches de la société" ajoute la nouvelle Secrétaire départementale.

En attendant et au niveau local, Philippe Cochet, Secrétaire national de l'UMP sera présent à la fête départementale annuelle de rentrée de l'UMP 38 en charge notamment de la découverte de nouveaux jeunes talents dans le parti... en vue des Régionales de 2010.


Une rentrée politique locale de l'UMP sous le signe de la dénonciation


Michel Savin critique la forte augmentation des impôts sur Grenoble.

"Les Grenoblois sont en train de recevoir leur feuille d'impositions (...) Grenoble est la ville en France où l'imposition a le plus explosé (...) C'est une augmentation d'impôts conjuguée avec une seconde, celle de la TEOM de 15% et celle de la troisième, la création d'une nouvelle taxe sur les ménages dans l'agglomération (...) Nous, on va rappeller aux Grenoblois simplement qui a pris ces décisions (...) Faut qu'on arrête de dire que c'est la faute au désengagemenet de l'Etat ou la faute aux autres, c'est le choix politique de la gauche (...) Les mêmes élus à Paris, hurlent en disant qu'il faut défendre le Pouvoir d'achat des Français et quand ils sont à Grenoble, ils taxent comme c'est pas possible les habitants de l'agglo". explique le Président de l'UMP 38.

Pour Fabien de Sans Nicolas, en augmentant la taxe foncière, les propriétaires vont répercuter l'augmentation sur les locataires et les populations les plus faibles. "Matraquage fiscal sur les enseignes, les commerces, les parkings (...) De plus en plus de personnes qui ne se sentent plus en sécurité (...) C'est cette fracture sociale qu'on veut vraiment dénoncer (...) et c'est le choix d'une politique socialiste".

Quant à Max Micoud, il dénonce un problème de moralité, d'éthique politique, de transparence et d'évaluation des dépenses dans notre département. "Une société qui ne s'évalue pas est une société morte" pour ce dernier.

Une dernière salve d'arguments qui, quelque part... n'est pas très éloignée de celle des élus Verts, écologistes et de l'ADES.

Notes

[1] en photo

[2] Michel Savin

[3] 94,5% des suffrages obtenus, comité departemental

[4] au centre de ma photo, à ses côtés, Michel Savin, FDSN (cravatte), Alain Bonnet...


04

03

2009

Michel Savin, Alain Carignon, Alain Moyne-Bressand rassemblés autour de Xavier Bertrand en Isère : rencontre-débat et vidéos

xavier bertrand grenoble Vendredi 27 février 2009, l'UMP Isère (UMP 38 ) [1] organisait un Comité départemental et une réunion publique à Crémieu, ville médiévale dans le nord du département.

Xavier Bertrand, actuel Secrétaire général de l'UMP, ancien ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité avait fait le déplacement au côté d'Axel Poniatowski, Secrétaire général adjoint du mouvement populaire.

En fin de journée, un point presse [2] a permis de recueillir quelques informations juste avant la réunion du Comité départemental de l'UMP qui s'est tenue à huis clos durant plus d'une heure à la mairie de Crémieu. Parmi les personnalités réunies autour de Xavier Bertrand et d'Axel Poniatowski (voir la vidéo), notons la présence d'Alain Carignon, Michel Savin, Alain Moyne-Bressand, Georges Colombier, Bernard Saugey, Fabien de Sans Nicolas...


Une logique de reconquête


Lors du point presse, Xavier Bertrand, visiblement très décontracté, annonce la couleur et ses objectifs pour le département de l'Isère.

"Nous sommes ici dans une logique de reconquête très clairement (...) Il nous faut de la sérénité et du rassemblement, deux conditions indispensables pour être dans cette logique (...) Si je suis ici, ce n'est pas le fait du hasard, c'est une fédération importante" souligne le patron de l'UMP.

Xavier Bertrand est à la tête du parti depuis deux mois et a pour ambition de consolider, dynamiser le mouvement et de doubler le nombre d'adhérents au sein de l'UMP. "Les militants aujourd'hui veulent être acteur de la politique, plus spectateur, ce qui nous amène à revoir l'organisation du mouvement et à être davantage sur le terrain (...) c'est à dire deux à trois déplacements par semaine, surtout ne pas s'enfermer dans un bureau" explique le Secrétaire général.

Pour Michel Savin, l'objectif est de préparer, de gagner les prochaines élections, de soutenir les réformes engagées par le gouvernement, d'écouter les militants. "Il faut faire remonter au niveau national ce qu'on entend sur le terrain (...) Il faut qu'on fasse des choix pour gagner, plus des choix sur de l'affectif" souligne le Président de l'UMP Isère.


A propos d'Alain Carignon et de Jacques Remiller


Lors du point presse, la participation d'Alain Carignon est évoquée au sein de l'UMP.

"Si vous me posez la question, moi je ne rentrerai pas dans les questions d'hier (...) Il n'y a pas de sujet, il n'y a pas de question de personne (...) On a un Président [3] qui a une légitimité, il faut qu'on rassemble (...) Moi, les querelles du passé, c'est du passé et c'est dépassé" répond explicitement l'ancien Ministre du Travail.

Alain Carignon est arrivé peu avant la réunion du Comité départemental et s'est joint au point presse. Face aux médias, un brin tendu, l'ancien Président de l'UMP 38 évoque son "rôle" et sa volonté de rester au sein de l'UMP (voir la vidéo).

"J'entends rester à l'UMP, c'est ma famille politique depuis toujours (...) Je joue un rôle, j'ai toujours joué un rôle (...) Il y a des fois où on est militant élu, il y a des fois où on est militant pas élu, mais on est toujours militant (...) Vous savez quand on a des convictions comme moi depuis l'âge de 18 ans, on les conserve jusqu'au bout... un évidence" explique Alain Carignon.

Xavier Bertrand revient sur la récente décision prise par Jacques Remiller, député-maire de Vienne. Début février, ce dernier a choisi de se mettre en congés de l'UMP pour une durée indéterminée (explication sur son blog). Un "départ" lié au dossier du TGI de Vienne au cœur de la nouvelle carte judiciaire.


Ma première vidéo, extraits du point presse : Xavier Bertrand, Michel Savin, Alain Carignon...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Xavier Bertrand devant près de 700 militants UMP


Après la réunion départementale, une rencontre-débat était organisée avec les militants de l'UMP 38.

Plus de 700 personnes sont venues écouter les Secrétaires généraux et départementaux du mouvement populaire dans la grande salle des fêtes de Crémieu, non loin de la mairie. Des militants Lyonnais, Grenoblois et du département arrivés en cars, des sympathisants ont pu débattre ensemble et interpeller les intervenants (synthèse de questions communes de militants principalement posées à Xavier Bertrand et à Alex Poniatowski).

A 19h25, Xavier Bertrand arrive dans la grande salle sous une salve d'applaudissement. L'ancien ministre, tout sourire, en toute décontraction, se prête au jeu des photographes avant de monter sur scène. The show must go on.

Face au public, un micro à la main, debout, sans lecture de note, le Secrétaire général de l'UMP répond à chacune des interventions dans la salle associées à des projections de clips vidéos présentant le "projet de société" du mouvement.


Discours critiques envers l'opposition


Dans son discours, Xavier Bertrand ne ménage pas l'opposition lorsqu'il s'agit de présenter selon lui un projet, un texte. "Nos adversaires tirent à vue dès qu'on commence à parler du texte (...) Nous on se donne toujours le temps de faire de la pédagogie mais eux pour la démagogie, ils n'attendent pas (...) Ils décident de jouer à autres choses, la confusion et l'agitation".

A maintes reprises, il s'en prend au leader d'extrême gauche, chef de file du NPA, Nouveau Parti Capitaliste. "Monsieur Besancenot ne s'est pas trompé de siècle médiatique et il ringardise les idées du PS (...) C'est un Monsieur qui s'est trompé de siècle idéologique et se sont ses idées qui sont ringardent les amis" déclare t-il en s'adressant au public.


Enjeux et projets de société


Parmi les nombreux sujets évoqués, pêle-mêle (voir la vidéo) : la crise économique, le congé parental, l'autonomie des universités, les aides publiques, la participation dans les entreprises, le militantisme et l'Internet, le positionnement de l'opposition sur l'échiquier politique ou la nomination de François Pérol à la tête du groupe Caisse d'Epargne - Banque Populaire.

Le Secrétaire général de l'UMP revient sur le congé parental. S'appuyant sur les récentes propositions de réflexion de Nicolas Sarkozy sur le sujet, il propose un congé parental plus court et mieux rémunéré ou un congé parental plus long si le mari prenait une partie de celui-ci. "Si le congé parental est trop long, pendant ce temps là dans l'entreprise, les promotions et les déroulements de carrières n'ont pas attendu la femme qui a pris un congé parental" argumente le patron de l'UMP.

Au niveau économique et social, si une entreprise à besoin de licencier, Xavier Bertrand estime qu'il ne faut pas lui interdire de le faire pour éviter que "tout le monde se retrouve au tapis". Une entreprise qui reçoit de l'argent public doit en informer le Comité d'entreprise. Si elle décide de délocaliser, elle doit rembourser cette aide publique.

"Ma propre banque, qui est capable de fermer les yeux sur le fait qu'on détourne dans ses murs 4,9 milliards d'euros et qui refuse de prêter 49 000 euros à une entreprise, je ne peux pas l'accepter et le supporter (...) Monsieur Besancenot est devenu le chef d'orchestre de toute l'opposition au Président de la République (...) Il se trompe complètement, il ne s'agit pas de jeter le capitalisme, il s'agit simplement de remettre sur ses jambes un capitalisme qui a marché sur la tête (...) Si vous voulez répartir des richesses il faut avoir créer des richesses et c'est le capitalisme d'entrepreneurs qui permet de créer des richesses" explique Xavier Bertrand.

Ce dernier revient sur la polémique entourant la nomination de François Pérol à la tête du groupe Caisse d'Epargne - Banque Populaire. S'il était client d'une des deux banques, il préférerait avoir le meilleur à sa tête "plutôt qu'un guignol" selon ses termes. Avant même la parution de l'interview du principal intéressé dans le JDD dimanche 1er mars 2009, le patron de l'UMP soulignait dès ce vendredi aux adhérents que François Pérol avait lui-même demandé l'avis du Président de la commission de déontologie sur la possibilité d'exercer sa mission.


Ma seconde vidéo, extraits de la rencontre-débat avec le public...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Avant de quitter les adhérents, les sympathisants et les curieux qu'il qualifie de "majorité silencieuse", Xavier Bertrand s'est mis à chanter la Marseillaise avec les différents responsables de l'UMP et son public en fin de réunion.

Celui que beaucoup présentent en coulisse comme le prochain futur? Premier Ministre de Nicolas Sarkozy rappelle à son entourage les valeurs fondamentales de l'UMP : le travail, le mérite, l'effort, la justice et la famille... avant de conclure en soulignant que la consommation tient en France et qu'il ne s'agit pas de faire une relance par la consommation mais une relance sur l'emploi.

Notes

[1] nouveau site Internet

[2] France 3, Radio France, NSP TV, GreBlog...

[3] Michel Savin


19

02

2009

L'UMP 38 et les Jeunes Populaires de l'Isère reprennent des couleurs

jeunes pop 38 grenoble Ce début d'année 2009 est marqué par de récents changements au sein des instances départementales de l'UMP.

La guerre de succession pour la présidence de l'UMP 38 qui a débuté dès l'été 2008 a laissé quelques traces indélébiles au niveau local.

Face au Secrétaire Départemental Adjoint Julien Polat, proche de l'ancien président Alain Carignon, c'est finalement le Conseiller général et Maire de Domène Michel Savin qui est désormais à la tête de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) depuis le 10 décembre 2008 dans notre département.

Outre le renouvellement du bureau politique, cette période charnière est marquée par des passages de témoin.

Flavie Sorolla Sorribes est la nouvelle Responsable départementale des jeunes de l'UMP 38. Fabien de Sans Nicolas, Conseiller municipal de Grenoble, Secrétaire National de l’UMP en charge de l’animation a laissé sa place de Président des Jeunes Populaires du mouvement [1] le 24 août 2008 à Benjamin Lancar.


Benjamin Lancar, Président des "Jeunes Pop" de passage à Grenoble


Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires entame depuis quelques semaines une tournée des fédérations au sein de l'UMP.

L'ancien responsable de la section UMP Grandes Ecoles, fils de "parents idéologiquement de gauche ayant tous deux participé au mouvement de mai 68" [2] était de passage à Grenoble ce jeudi 22 janvier 2009. Il est venu rencontrer la nouvelle direction et les jeunes adhérents [3] à la permanence de l'UMP Isère pour échanger sur des sujets politiques et de société.

Une soixantaine de "Jeunes Pop" avaient fait le déplacement pour rencontrer Benjamin Lancar, Michel Savin et Fabien de Sans Nicolas [4] dans les locaux étroits de l'UMP à Grenoble, place Paul Vallier, non loin de la mairie de Grenoble.

Ils étaient nombreux à arborer avec fierté le nouveau slogan de campagne des Jeunes Populaires... "A nous la Révolution !" sur leurs vêtements [5].


Objectifs politiques et nouvelles opportunités


Il semblerait que les Jeunes Populaires du département disposent de nouvelles marges de manœuvre.

"Pour nous à l'UMP, les objectifs pour 2009 sont clairs, il nous faut rassembler la famille politique de l'UMP (...) Il faut aussi qu'on adopte une nouvelle ligne de conduite parce qu'on en a vraiment besoin après ce qu'on a vécu en interne depuis les dernières élections (...) Maintenant, il est nécessaire de se repositionner face à la gauche qui détient tout au niveau local (...) On a pas mal de soutien du côté de Paris et sans ces conditions, on ne pourra pas préparer correctement les prochaines échéances électorales et faire passer nos messages" souligne un jeune militant plein d'espoir et d'entrain interrogé lors de la soirée.

Au sein des Jeunes Populaires, différents courants se dessinent au niveau local.


Confrontation d'idées sur le positionnement de la jeunesse


Lors de cette rencontre avec les "trois présidents" de l'UMP, certains échanges s'orientent sur la place des jeunes dans notre société.

Au cours d'une discussion engagée par un jeune membre sur le thème de la jeunesse, Michel Savin explique qu'il est primordial d'engager une politique plus souple et moins segmentée envers les jeunes. "On doit réfléchir et donner une autre image de société aux jeunes des quartiers (...) A l'UMP, nous ne devons pas donner l'image d'un parti qui proposerait une politique unique vis à vis de ces jeunes" précise le président du l'UMP 38.

Un jeune militant souhaite revenir sur une période emblématique du passé. "Mai 68, c'est loin, ça nous fait rire (...) Les jeunes de maintenant ont bien évolué (...) La notion de révolution primaire de l'ancienne génération ne fait plus vraiment rêver quand on voit ce qu'elle est devenue depuis cette époque où la plupart sont bien rentrés dans le rang".


"A nous la Révolution !"


Un Jeune Pop évoque un problème qu'il rencontre fréquemment en milieu urbain. "J'ai envie de réagir et de soulever un autre problème (...) En tant que jeune de l'UMP, quand on dit aujourd'hui qu'on est fier d'être Français ou qu'on aime les valeurs de la France, on est tout de suite vilipendé ou presque considéré comme fasciste dans certaines situations".

Benjamin Lancar répond aux diverses remarques soulevées durant la soirée. "Je comprends parfaitement vos inquiétudes et vous n'êtes pas les seuls ici à Grenoble à vous poser ces questions (...) Pour nous, être révolutionnaire, c'est simplement vouloir changer la France (...) Nous sommes des bâtisseurs et nous l'aimons tous (...) L'image des jeunes de l'UMP est en train de changer surtout depuis que Nicolas Sarkozy dirige le pays (...) On n'est plus considéré comme des jeunes du 16ème avec la mèche sur le côté quand on va à la boulangerie ou qu'on se promène dans la rue (...) Aimer la France, ce n'est pas quelque chose de ringard mais quand on siffle la Marseillaise lors d'un match de foot, c'est profondément inacceptable".

A son tour, Fabien de Sans Nicolas répond à une fraction de jeunes militants dubitatifs et inquiets face à la crise que nous vivons. "Ce que vous avez aimé pendant la campagne avec Sarko, c'est ce sentiment patriotique, d'appartenance, le retour de l'expression politique (...) Il y a des hauts et des bas et je conçois que vous vous posiez autant de questions de fond en ce moment".


La question de la représentation au sein de l'UMP


Un jeune adhérent interpelle le Président des Jeunes Populaires et lui demande pourquoi les jeunes de l'UMP ne peuvent pas élire directement leurs représentants au niveau national.

Benjamin Lancar souligne qu'il est important de préserver une organisation hiérarchique et une mécanique dans la prise de décision qui a fait ses preuves. "A droite et au centre, on a la culture du chef (...) Je ne pense pas qu'il soit opportun de mettre trop de démocratie à tous les échelons pour élire directement nos principaux représentants (...) Quand on voit ce qui s'est passé au congrès du PS, on a pas envie de suivre ce modèle".


La place de la France au sein de l'UMP


Un militant s'interroge sur la vision et le positionnement de la France au sein de l'UMP.

Benjamin Lancar exprime sa position en se tournant vers l'avenir tout en fustigeant l'immobilisme et le repli sur soi. "La France qui donne envie d'être Français, c'est l'égalité des chances, le mérite et le plus important, la liberté (...) Au niveau mondial, la France se doit de se positionner au niveau des grands, elle est loin d'être une super puissance mais elle est la plus forte des puissances moyennes".

Au delà des esquisses politiques, nombreux sont les jeunes militants de l'UMP qui s'interrogent sur leur propre avenir.

En attendant, les Jeunes Populaires de l'Isère viennent de propulser en ligne leur nouveau site web communautaire.


En allant à leur rencontre, je m'attendais à vivre un moment d'échanges confinés dans une logique politique réductrice, respectant à la lettre la parole présidentielle, celle du schéma porté par Nicolas Sarkozy. Je pensais recueillir une forme d'instrumentalisation des discours et des points de vue des jeunes militants.

J'ai été surpris de constater l'inverse.

Un rythme d'échanges soutenus tout au long du débat de la soirée. Des courants d'idées variés entre les jeunes du mouvement. Une volonté d'agir, de se démarquer et de s'exprimer sans relâche avec passion pour la politique et de nombreux sujets de société. Une capacité des jeunes adhérents à réagir et à se confronter parfois aux idées politiques soulignées par les trois personnalités présentes notamment sur la crise, la politique des quartiers, de la jeunesse ou sur le système l'attribution des bourses scolaires.

A eux de faire... leur propre "Révolution !"

Notes

[1] jeunes de l'UMP de 16 à 30 ans

[2] fiche de présentation sur son blog

[3] 30 000 jeunes adhérents UMP sur le plan national, selon l'Express

[4] en photo

[5] 100% révolutionnaire - www.lesrevolutionnaires.fr


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2009

Richard Cazenave puise sa force dans les racines du Chêne avant un éventuel retour au sein de l'UMP 38

cazenave chene ump 38 Depuis sa défaite aux dernières élections législatives de 2007, Richard Cazenave, ancien membre du Conseil général Rhône-Alpes, du Conseil municipal de Grenoble et ex-député sortant de la 1ère circonscription de l'Isère [1] a choisi quelque peu de se mettre en retrait de la vie politique locale.

On se souvient que son exclusion de l'UMP le 15 mai 2007 (lire mon article) avait jeté un froid au sein des instances locales du parti dès lors que la Commission nationale d'investiture de l'UMP à Paris avait décidé quasi à l'unanimité qu'Alain Carigon porterait haut et fort les couleurs de l'UMP sur la 1er circonscription.

A l'époque, Richard Cazenave s'était tout de même présenté en "candidat libre" face à Geneviève Fioraso et Alain Carignon qui réussissait contre toute attente à "coiffer au poteau" son ex-ami principal challenger au premier tour.

Loin de rester inactif, l'ex-député, actuel membre honoraire du Parlement, lançait début 2008 l'Association Grenoble Développement et Désenclavement Durables (AG3D). Un forum de débat sur l'avenir des fonctions majeures de la ville, un outil de pression à tous les niveaux de décision pour la mise en oeuvre de projets vitaux pour Grenoble.

Richard Cazenave continue de rester proche des activités parlementaires et fait régulièrement part à la presse de ses positions sur de nombreux sujets d'actualité (conflits UMP au niveau local, du PS au niveau national, religion, crise économique, Tibet, Afghanistan, candidature de Grenoble aux JO de 2018...). Récemment, Il fut en mission en République démocratique du Congo pour l'Assemblée nationale.


Richard Cazenave porte le "Chêne" au niveau départemental


Depuis la fin de l'été 2008, l'ex-député de l'Isère s'est vu confier la mission de porter le "Chêne" dans le département de l'Isère.

Pour marquer son engagement auprès de Michele Alliot-Marie, actuelle Ministre de l'Intérieur, fondatrice et présidente du Chêne, Richard Cazenave organisait un petit-déjeuner avec la presse [2] le 17 janvier dernier à l'hôtel Mercure, en présence de Michaël Bullara, Secrétaire général du mouvement.

"Le Chêne est un laboratoire d'idées politiques, un mouvement structuré au niveau national, porteur d'idées au sein de la majorité présidentielle (...) Il rassemble tous ceux qui croient à un Gaullisme du renouveau (...) non pas par nostalgie (...) mais convaincus que le Gaullisme et les valeurs qu'il incarne sont plus que jamais d'actualité" explique Richard Cazenave, le nouveau chargé de mission du Chêne 38.

Le mouvement puise son énergie parmi les membres de son réseau : des parlementaires de l'UMP, des radicaux, libéraux, centristes, anciens ministres, maires de grandes villes, présidents d'exécutifs locaux et ses 60 premiers responsables départementaux.

Le Chêne est déterminé à porter et à faire entendre la voix de la France. La libre initiative est un facteur de croissance et le moteur de la confiance. La liberté est au coeur des dynamiques. L'Etat doit être fort et doit garantir l'égalité des chances à travers un nouveau pacte de solidarité. Le travail est une valeur fondamentale. L'homme est au coeur de tous les combats. L'intéressement et la participation du citoyen à la vie économique est une priorité. La protection de l'environnement est un acte de solidarité.

"Pas question de regarder toujours dans le rétroviseur (...) La France a toute sa place dans le monde (...) La crise financière nous lance un défi, celui de répondre à une nouvelle espérance et c'est justement maintenant que les idées Gaullistes prennent tout leur sens pour porter un nouveau contrat social en restant dans l'action" explique le Secrétaire national du mouvement.

Au niveau local, le Chêne dispose déjà d'une cinquantaine de membres. La première réunion publique du Chêne à Grenoble a attiré pas moins de 90 personnes. "Pour l'instant, on a pas cherché à recruter spontanément (...) On pourrait facilement associer 400 ou 500 personnes au mouvement (...) Pour le moment, on cherche avant tout à se structurer au niveau local" explique Richard Cazenave.

Au niveau national, les réunions s'enchaînent et les branches du mouvement s'organisent. Petit à petit, le Chêne s'étend sur l'hexagone. Le nouveau site web du Chêne est sur le point d'être mis en ligne. Des blogs seront ouverts au niveau départemental. Chaque mois, un thème de discussion sera proposé aux sympathisants. L'objectif est de faire remonter les différentes contributions sur Paris.


Richard Cazenave évoque son possible retour au sein de l'UMP 38


Le Chêne souhaite poser de nouveaux jalons et véhiculer ses idées sans toutefois chercher à s'exprimer sur l'actualité politique au niveau local.

Mais depuis l'élection de Michel Savin, Conseiller général et Maire de Domène à la tête de l'UMP 38 en janvier 2009 et le renouvellement des instances départementales au sein du parti, les choses ont changé.

Certains adhérents ne cachent pas leur volonté de voir revenir Richard Cazenave au sein de l'UMP Isère. En puisant sa force dans les racines du Chêne, Richard Cazenave n'exclue pas une éventuelle réintégration.

"Une nouvelle équipe dirigeante a proclamé sa volonté de rassembler l'ensemble de la famille UMP (...) Actuellement, je ne suis pas membre de l'UMP mais je suis membre associé d'une certaine manière (...) Je vous rappelle que je n'ai pas demandé à en être exclu et les initiatives de réintégration au sein de l'UMP restent possible (...) Je pense qu'avec Michel, on va trouver une formule (...) D'ici quelques temps, il y aura je pense un geste plus officiel sollicité par la fédération Iséroise" explique Richard Cazenave.

Le chargé de mission du Chêne 38 poursuit la discussion et déclare sur un ton ironique "Il est vrai que cela fait longtemps qu'on n'avait pas vu un président de l'UMP à mes côtés ici à Grenoble". Et l'un des journalistes présents lors de ce petit-déjeuner presse ajoute "Non mais c'est l'ancien qu'on a pas beaucoup vu aussi je crois" [3].

En attendant une possible réintégration dans les semaines à venir, Richard Cazenave ne cache pas son souhait de se présenter... aux prochaines élections régionales.

Notes

[1] 4 fois député de l'Isère

[2] Le DL, France Bleue Isère et GreBlog

[3] rire général