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2009

La Belle Estivale 2009, un nouveau label pour Grenoble et son agglomération

la belle estivale grenoble // Article maj le 18/06/09 à 18h11.

Durant tout l'été, du 15 juin au 21 septembre 2009, la Ville de Grenoble en partenariat avec l'Office du Tourisme et l'ensemble des 26 communes de la Métro reconduit l'opération "La Belle Estivale" en direction des Grenoblois, des habitants de l'agglomération et des touristes.

A travers de nombreuses animations, parcours urbains, découvertes, événements sportifs, ludiques et musicaux, cette nouvelle édition s'enrichit de nouveaux services d'animation, offrant de nouvelles perspectives à toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s.

Cette année, l'édition 2009 s'émancipe en offrant également un panel d'initiatives intéressantes au coeur des communes voisines de Grenoble.


Mutualiser les moyens sans relâcher les efforts de programmation


Le 12 juin 2009, lors de la conférence de presse de présentation de La Belle Estivale, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble rappelait qu'en ville, près d'un enfant sur deux n'a pas l'opportunité de partir en vacances l'été. Il souligne l'intérêt de mutualiser les efforts et les partenariats "les uns avec les autres" afin de pouvoir mener à bien ce type d'opération.

"Il ne faut pas relâcher l'effort de programmation (...) C'est au fond, le vivre-ensemble qui est en cause (...) Les citoyens restent très demandeurs en matière d'offres culturelles et c'est aussi notre façon de leur répondre en période de crise" explique le premier Magistrat de la Ville, visiblement très pointilleux en matière d'offres musicales.

Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la Ville, rappelle les principaux tenants et ingrédients de cette nouvelle édition.

"A l'Office du Tourisme se développe de plus en plus un tourisme de proximité (...) Des réservations qui se font de plus en plus tard, pour des périodes de plus en plus courtes dans l'année et en se décidant le plus tardivement possible (...) Le tourisme n'est pas simplement une question de politique d'ouverture vers ceux qui viennent nous visiter, c'est une condition de cohésion sociale (...) Aujourd'hui, la crise nous dicte de nouvelles intentions et une plus grande appréciations de ces conditions" explique avec clarté et précision le Président de l'Office du Tourisme de Grenoble.


Quelques repères et indications


Quelques chiffres :

140 000 passages à la Bastille durant la saison estivale. 54 000 demandes d'information et de visites à l'Office du Tourisme de Grenoble pour les populations locales (dont 8000 pour les visiteurs étrangers).

Un livret-programme au format "poche" distribué à plus de 130 000 exemplaires dans l'agglomération et dans les points d'information habituels (comptoir de bars, associations, espaces institutionnels...)


Développer une nouvelle "gouvernance touristique"


Cette année, en matière de tourisme, un "territoire urbain" a été défini entre la Ville de Grenoble, la Métro et le Conseil Général de l'Isère (concernant notamment les Musées départementaux). Moyennant une participation financière, l'Office du Tourisme se charge de récolter et d'agréger les différentes informations touristiques et d'animations des différentes communes de l'agglomération.

Objectif : développer une "gouvernance touristique" globale au niveau de la métropole.

Pour appuyer cette stratégie de mutualisation des moyens, Alain Pilaud estime nécessaire de mentionner une bonne coordination entre les différents pôles et services associés pour envisager ce genre d'opération. "Mes services sont toujours performants sur mes directives" explique avec assurance et ironie l'Adjoint à l'Animation de la Ville de Grenoble.

L'opération La Belle Estivale ne pourrait être envisagés sans passer divers partenariats avec les professionnels du secteur, associations, commerçants, artisans, ateliers et restaurateurs de la région...


Quelques "classiques" de La Belle Estivale 2009


Comme chaque année, le festival Cabaret Frappé sera l'évènement "musiques actuelles" majeur et incontournable en Rhône-Alpes (plus de 50 000 personnes attendues - voir le programme).

// Notez l'un des premiers rendez-vous, Showcase de Fairchild, vendredi 19 Juin, à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place !

Le 21/06/09, la fête de la musique résonnera dans la plupart des quartiers de la ville et sur les hauteurs de la Bastille.

// Il se murmure qu'un préavis de grève pourrait être déposé par la voirie de la commune de Grenoble le 22/06/09. Le nettoyage du lendemain risque d'être... difficile !

Pour sa 3ème édition, "L'été au Parc Paul Mistral" proposera une multitude d'activités pour les petits et grands avec de nombreux ateliers ludiques et sportifs. En espérant que la Ville de Grenoble pense - enfin - cette année à mettre des toilettes gratuits, mobiles, publiques à disposition des Grenoblois [1] à proximité des piscines (lire mon précédent article sur le sujet).

N'oublions pas les festivals, rencontres et spectacles animés, théâtre, danse, balade des automates, courts métrages, bal du 14 juillet ainsi que les musées et expositions temporaires, visites guidées, lectures en plein air et autres évènements de qualité tout au long de l'été...


Quelques nouveautés de La Belle Estivale 2009


"Grenoble Pass" (et non City-Pass), un chéquier contenant plus de 35 prestations. Il s'agit d'un forfait découverte valable 2 jours avec des réductions et des gratifications pour visiter Grenoble et le département (13€).

Mise en place de nouvelles visites guidées (70% de la fréquentation faite par les Grenoblois). Reprise des "balades animées" (La Bastille, le fantôme du Parlement et maintenant Vaucanson) avec intrigues et jeu d'acteurs. Mise à disposition d'audio-guides à l'Office du Tourisme (5€) pour découvrir la ville en 6 langues. En parallèle, une initiative est à l'étude pour charger ces programmes interactifs sur un simple PDA [2]. Durant tout l'été, les caristes organiseront également une série d'excursions pour les Grenoblois... à des prix modestes.

Un nouvel accueil pour les musiciens du Louvre et le Festival Berlioz dans le cadre des concerts de musique classique dans les quartiers.

De nouvelles animations du côté des fortifications de la Bastille avec une ruche pédagogique (Apiscope) et le premier Festival de Fanfare. Sans oublier un long périple dans les cuves de Sassenage (Acrogrotte).

Par ailleurs, dès septembre 2009 [3], l'Office du Tourisme de Grenoble proposera une nouvelle version de son site web. Il était temps...


Un nouveau site web pour La Belle Estivale 2009


L'édition 2009 de La Belle Estivale se dote d'un nouveau site web.

Une seule commande, "faire vivre la cohésion de l'offre estivale de ces trois entités (...) C'est la première fois que l'on mutualise tous ensemble sur ce support sur Internet basé sur la transversalité (...) Un site tenu à jour jusqu'à la mi-septembre et qui permet de mettre en avant l'ensemble des activités des 26 communes de la Métro (...) Elles saisiront elles-mêmes leurs évènements sur le site" [4] explique Jérôme Steffenino, Responsable de la Cellule Web de la Ville de Grenoble.

Points forts : webdesign, accessibilité, transversalité, entrées multiples, agenda, géolocalisation des animations, participation ouvertes aux communes, mise en avant des évènements du jour...

Points faibles : pas d'édito ni de présentation de l'opération La Belle Estivale en page d'accueil, absence d'étiquetages ou tags permettant les regroupements par thème, absence de système d'échange participatif et interactif avec les habitants (hormis une rubrique "blog/actu" restreinte)...


Retrouvez l'agenda, le programme des animations, des festivités et des évènement de l'opération La Belle Estivale sur labelleestivale.fr.

Notes

[1] clin d'oeil MD / point presse

[2] Assistant Personnel et/ou mobile...

[3] dommage qu'il faille attendre la rentrée... des classes

[4] la Ville de Grenoble aidera les communes à saisir les contenus (via CMS)


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12

2008

JO 2018 - Jeux de neige à Grenoble. Trois jours de fête, mais pas pour tout le monde : vidéo

jeux de neige grenoble jo 2018 Pour promouvoir le projet de candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, la ville, le département de l’Isère et de nombreux acteurs de la montagne ont choisi d’organiser les 4, 5 et 6 décembre 2008 des "Jeux de neige" au cœur de Grenoble.

Côté programme : des compétitions et démonstrations sportives de haut niveau (sprint, show, freestyle, snowboard), de l’initiation pour le public et les scolaires, des animations de rue pour tous (compagnies, parades, boissons offertes...), des concerts d’artistes de la scène locale, nationale et internationale (DJ, éléctro, pop-rock)...

Côté logistique : un spectaculaire terrain de neige "artificielle" amenée par camions depuis la station de l’Alpe d’Huez, la construction d'imposantes infrastructures pour les démonstrations sportives au parc Paul Mistral et place de Verdun, l’installation d’un village en bois pour accueillir le public, les sponsors et un dispositif pour accéder aux concerts prévus à la Bastille…

Le tout pour une enveloppe initiale prévisionnelle annoncée de 1,8 M€ qui devrait être moins importante que prévu dont 0,4 M€ "minimum" pour la ville de Grenoble.


"Jeux de neige" côté public, en journée


Il est vrai que l'installation du dispositif est impressionnante.

Au parc Paul Mistral, la pluie et la gadoue n'ont pas empêché les écoliers de profiter des nombreux ateliers (voir ma vidéo). Initiation gratuite au ski de fond sur piste pour les plus grands, au ski pour débutants encadrés par des moniteurs ESF, à la simulation de recherche d'objets ensevelis sous une montagne de neige. Courses d’échauffement autour du parc, descentes de luge avec protection, poussées de bobsleigh sur rails ou patinage pour tous…

On devine la joie des enfants qui se lit sur leur visage.

Au village, le public peut également s'initier, découvrir la sculpture sur bois et sur glace, déambuler entre les arbres lumineux et les chalets pour trouver de l'information sur le projet des JO 2018 [1], les stations de ski, les clubs et sports de glisse.

Sur place, je rencontre des personnalités dont Michel Destot, venu découvrir l'ambiance au village. Nous discutons ensemble un instant et le député-maire de Grenoble, le sourire aux lèvres, me confie "Alors, qu'en pensez-vous, c’est bien vous ne trouvez pas ? (...) Vous avez vu, on est passé sur EuroSport" [2]


En vidéo : ambiance populaire, démonstrations, jeux de neige et... manifestation "anti JO 2018" puis, arrivée des forces de l'ordre.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Jeux de neige" côté public, le soir


Tous les jours, des animations et spectacles au fil des rues sont proposés au public en attendant les concerts de soirée.

Le vendredi 5 décembre après l’école, les enfants sont invités avec leurs parents à déambuler dans les rues du centre-ville, à suivre la parade et la retraite aux flambeaux. Le rendez-vous est pris au Jardin de Ville vers 18h. Sur place, la Ville de Grenoble offre des goûters, boissons et chocolat chaud aux Grenoblois [3] venus nombreux. Les organisateurs du Téléthon 2008 se joignent à la parade qui prend tranquillement la direction de la place de Gordes et de la Grande Rue.

Mais au bout de cinq minutes de marche animée et festive, un groupe de manifestant "anti-JO-2018" s'étant donné rendez-vous place Felix Poulat réussit à bloquer la progression de la parade et à la faire remonter jusqu'au kiosque du Jardin de Ville [4].

Ils sont plus d'une centaine à brandir des pancartes ou des banderoles "Gardez vos Jeux, on s'amuse tout seul - Non aux JO 2018 ni ici, ni ailleurs" et à scander des slogans tels que "Moins vite, moins fort, moins haut - Destot, on n'en veux pas de tes JO".

Globalement, l'accueil des manifestants est très mitigé : certains parents discutent avec les opposants mais ne comprennent pas qu'ils puissent ainsi gâcher une fête pour leurs enfants. Les miens demandent à rentrer à la maison. Une jeune maman tente de s'intercaler et un policier municipal est malmené. Le "garde-champêtre des Jeux de Neige", fil conducteur de la parade intervient vigoureusement et revendique la liberté de s'exprimer, de se produire et de s'amuser.

Leur premier objectif est atteint. La parade se désagrège et une grande majorité du public, déconcerté, quitte les lieux.

Rassuré par le succès de son "opération" au Jardin de Ville, le groupe de manifestants prend la direction de la place de Verdun où les "riders" de la glisse font leur show sur le tremplin enneigé. De jeunes skieurs et surfers quittent le stade de neige, épaulés sur place par d'autres passionnés de la glisse. Ensemble, ils font barrage aux manifestants bien décidés à poursuivre leurs actions.

Leur second objectif ne sera pas atteint : en s'en prenant aux jeunes sportifs, les opposants au JO de 2018 se sont trompés de cible.

Quelques instants plus tard, une dizaine de fourgons policier prennent place le long de la place de Verdun (voir ma vidéo). Les premières forces de l'ordre prennent position. Surpris par l'ampleur du dispositif, le groupe de manifestants quitte les lieux en silence... sur la "pointe des pieds", en reprenant la direction du centre-ville.


"Jeux de neige" côté public, la nuit


Le vendredi 5 décembre, de 22h à 6h du matin, le festival Electro bat son plein au sommet de la Bastille. Le samedi 6 décembre, des groupes rock issus de la scène régionale, nationale et internationale clôturent les "Jeux de neige" à Grenoble.

Le son du festival est imposant et les décibels s'étendent sur la ville une bonne partie de la nuit.

Dimanche 7 décembre, en faisant quelques courses du côté de la place aux Herbes à Grenoble, je rencontre un voisin qui me raconte sa nuit : "Vous savez avec ma femme, on a pas pu dormir (...) Au départ, on savait pas ce que c'était tout ce bruit alors à 3h du matin, j'appelle l'Hôtel de Police (...) On tombe sur un brave gars qui nous dit qu'il a déjà reçu plus d'une centaine d'appels téléphoniques comme le nôtre à propos de ce boucan d'enfer (...) Il nous dit qu'il faut plutôt s'adresser au maire si on veut faire une réclamation ou en savoir plus sur cette histoire".


Au final, les "Jeux de neige" de Grenoble ont su attirer les médias, les sponsors et les principaux acteurs concernés. Sans oublier la présence du public qui, malgré les mauvaises conditions météo sur la période, s'est déplacé volontiers et en masse jusqu'à la clôture pour écouter les artistes se produire sur l'anneau de vitesse de Grenoble.

Grenoble veut renouer avec la ferveur des Jeux Olympiques. Malgré l'absence d'expérience récente en matière d'organisation d'évènements sportifs d'envergure, Grenoble a voulu prouver sur une courte période qu'elle était capable d'organiser et de proposer un panel d'activités sportives sur le plan international.

En attendant mars 2009 (annonce de la ville française ou non retenue par le CNOSF) puis juillet 2011 (date de la désignation par le CIO de la ville qui accueillera les JO de 2018)... ...la route est longue.

Notes

[1] Le groupe "Grenoble 2018" sur FaceBook compte déjà près de 20000 membres

[2] D'autres chaînes nationales ont également relayé l'évènement : TF1, France3...

[3] sous le kiosque à musique, dans le noir…

[4] voir ma vidéo


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08

2008

Un été "populaire" au Parc Paul Mistral

ete grenoble Pour la seconde année, la Ville de Grenoble organise durant la saison estivale, du 4 juillet au 1er septembre 2008, un "Eté au Parc Paul Mistral".

Une invitation à la détente, au divertissement, à la danse, à la pratique de nombreuses activités offertes aux habitants de Grenoble et ses environs.

Fort de son premier succès en 2007, la Ville de Grenoble reconduit l'initiative et choisit d'agrandir le périmètre "estival". De nombreuses associations et clubs sont invités à faire découvrir de nombreuses activités pour la plupart, réservées aux enfants : parcours acrobatique, bassin de jeux d'eau, murs d'escalade, ateliers de construction, tours de poneys, tir à l'arc, Touch'Rugby...

En parallèle, les adultes ont également l'opportunité de se reposer sur des chaises longues, dans des hamacs au "Solarium", de jouer au Beach-Volley, d'entretenir leur corps par le Fitness, d'effectuer du Jogging, de jouer également aux Echecs ou d'être massés par des professionnels en fin de semaine...


Le "Paris-plage" Grenoblois : mixité sociale relative


La municipalité s'est donnée les moyens d'accueillir petits et grands : ce "Paris-plage" Grenoblois est une très bonne initiative.

Et à première vue, on se demande pourquoi la municipalité de Grenoble n'y avait pas pensé les années précédentes. Pour la saison d'été 2008, les nombreux ateliers occupent une grande partie de l'espace du Parc Paul Mistral, de l'angle avenue Jean Perrot et du boulevard Jean Pain jusqu'aux nouvelles extensions du parc près de l'Isère.

Sur place, l'engouement des habitants participant à l'opération est visible. En majorité, il s'agit de parents et enfants issus de milieux populaires et/ou qui n'ont pas toujours l'opportunité de partir en vacances. D'autres enfants inscrits en centre de loisirs viennent en groupe également goûter aux ateliers.

En d'autres termes, la mixité sociale est au rendez-vous : mais elle reste relative.

L'une des principales attraction journalière réservée aux enfants est "l'Espace Fraîcheur" au pied de la Tour Perret. Un vaste plan d'eau sur deux bassins les accueillent. Par deux fois, je me suis rendu sur place avec mes enfants en juillet).


Encadrement, délégation et responsabilité


Alors qu'il est indiqué que les enfants doivent naturellement rester en permanence sous la responsabilité et sous l'oeil vigilant de leur parents ou accompagnateurs, force est de constater que ces derniers ont fâcheusement tendance à négliger l'attention qu'ils doivent porter sur eux.

A mon grand étonnement, une fois dans l'eau, très peu de parents surveillent leurs progénitures.

Lors de mon premier passage au parc, près de 65 gamins s'éclataient dans l'eau, encadrés seulement par 3 jeunes animatrices complètement débordées par l'ambiance et la situation. L'une d'elle discutait avec une toute petite fille, heureuse de la revoir depuis la veille. Une autre, était occupée à signaler à un parent qu'il ne devait pas marcher habillé sur le sol des plans d'eau (le parent, pieds nus, étonné, souhaitait simplement aller à la rencontre de son fils pour lui indiquer qu'il devait sortir du bassin). La dernière, faisant des allers-retours entre la cabane du matériel aquatique et l'un des bassins.

Difficile d'y voir clair. Difficile d'observer un encadrement responsable. Pourtant, il est stipulé dans la brochure officielle "Animations ouvertes tous les jours au public de 12h à 20h, encadrées et sécurisées par une équipe d'animateurs". Les parents n'ont pas compris le message.


Entre aménagement, irritation et propreté


Mon fils aîné s'est baigné un instant dans les jeux d'eau... sous ma surveillance. Vu la foule et le manque de place dans les bassins, il avait du mal à prendre ses repères et à jouer dans l'eau.

Après être sorti de la piscine, au moment de l'essuyer avec une serviette de bain, j'ai constaté sur la peau de mon fils de nombreux poils de différentes tailles et couleurs sur son corps. Étonné sur le moment, j'ai cru un instant qu'ils provenaient de ma serviette : négatif. Il s'agit de poils des enfants en provenance du bassin. Ma réaction fut de me demander si l'eau des piscines était convenablement traitée.

Par ailleurs, une amie rencontrée près de l'anneau de vitesse me signalait qu'un des bassins (celui de droite) avait été vidé la veille en pleine journée d'activités en raison du vomissement d'un enfant dans l'eau. L'opération a duré à peine 5 mn : il fallait rapidement effectuer un nouveau remplissage pour continuer d'accueillir et de répartir les nombreux enfants dans les bassins.

Au moment de quitter les lieux, j'observe une maman en train d'aider sa fille à "faire ses besoins" sous des arbres du parc situés à seulement quelques mètres des hamacs et des aires de jeux pour enfants (Ouistiti). De quoi en décontenancer plus d'un à la vue de ce comportement.

A quelques mètres de là en retrait, se trouve le bureau d'informations des activités du parc. Je m'y rends immédiatement. J'attends mon tour devant quelques personnes venues gratuitement réclamer avec insistance une casquette ou un chapeau estampillé "Ville de Grenoble" pour se protéger du soleil. (Cela m'a bien amusé : l'hôtesse d'accueil n'en avait plus en stock et les gens repartaient bredouille en soupirant).

Mon tour venu, je demande où se situent les toilettes. J'obtiens la réponse suivante : "Ah...et bien... normalement, on doit en mettre et on attend depuis quinze jours la société qui doit les installer sur les jeux (...) mais ils doivent arriver normalement (...) Sinon, vous pouvez aller là bas beaucoup plus loin aux toilettes payants..." me signale l'hôtesse. Nous étions fin juillet.

Lorsqu'une famille reste tout une après-midi près des ateliers, j'ose espérer que des toilettes mobiles et gratuites apparemment tant attendues ont pu être installées depuis... sic !


Des ateliers et activités victimes de leur succès


Un vendredi, lors de mon second passage au parc, j'ai emmené mon fils s'initier à la fabrication de cerfs-volants.

Durant deux heures, une association (Imagin'air) proposait gratuitement aux enfants d'apprendre à construire, à décorer et à piloter des cerfs-volants. Un succès total, un succès énorme à tel point que la municipalité de Grenoble a sous-estimé le nombre (40) de cerfs-volants à commander chaque semaine auprès de l'animatrice de l'atelier de création (voir ma photo). En discutant avec elle, celle-ci m'indiqua qu'elle avait été verbalement vilipendée par des parents énervés de n'avoir pas pu obtenir de place pour leurs enfants sur l'atelier.

Ce jour là, Michel Destot, député-maire de Grenoble en tenue décontractée, faisait tranquillement le tour des ateliers à la rencontre des Grenoblois sur le Parc Paul Mistral en compagnie des responsables de la manifestation estivale.


En vidéo, l'ambiance journalière d'un "Eté au Par Paul Mistral" :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



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07

2008

Morcheeba à Grenoble : une invitation au voyage

morcheeba grenoble En raison de la pluie qui est tombée toute la journée ce jeudi 3 juillet 2008, je ne sais pas si comme moi, vous avez hésité à venir écouter les groupes "Lightspeed Champion" et "Morcheeba" à Grenoble.

En milieu d'après-midi, les principaux organisateurs, notamment la ville de Grenoble et Cabaret Frappé ont du se décider à maintenir ou non les têtes d'affiche.

Par magie, il s'est arrêté de pleuvoir des cordes environ 1h avant le début du double concert gratuit et en plein air, à l'Anneau de vitesse de Grenoble.

Bien que Lightspeed Champion et Morcheeba ne reflètent pas véritablement mes goûts musicaux initiaux [1], je ne regrette absolument pas le déplacement... et les Grenoblois qui m'entouraient à 8 mètres de la scène, non plus.


Lightspeed Champion, une adhésion mitigée du public


Annoncé pour 20h30, le premier groupe Lightspeed Champion n'a pas laissé une trace indélébile sur le parvis de l'Anneau de vitesse. Le mélange musical du groupe américain, entre culture pop, folk, acoustique et rock n'a pas franchement retenu l'attention du public à partir de 21h.

Peu de spectateurs étaient attentifs à la musique produite par cette première partie de soirée. Une adhésion mitigée au rock effréné de Devonte Hynes, le leader "dandy" de Lightspeed Champion qui à mon sens, n'a pas suffisamment su capter l'attention du public et encourager les Grenoblois à le suivre.

Petit à petit, la ferveur commence à monter dans une foule compacte et dense. 30 000 personnes étaient attendues, en provenance également de Lyon, Saint-Etienne, Marseille... et d'autres horizons.

Les fans s'étaient déplacés pour écouter le groupe international et britannique des frères Godfrey : Morcheeba.


Morcheeba, une invitation au voyage


Après la prestation de Ligntspeed Champion et un changement de décor et de matériels, Morcheeba entre en scène à 22h25.

Durant 1h30 environ, le groupe initiateur d'un courant musical à part entière, emmène les Grenoblois dans un voyage musical, mélangeant trip pop, downtempo, rhythm and blues et pop rock.

Face à la scène, le son est magique, de bonne qualité (certainespersonnes m'ont signalé que le son n'était pas très bon en arrière). Autour de moi, les spectateurs se fixent, bougent leur corps et leur tête en fermant les yeux. Le voyage initiatique peut commencer.

Il ne suffit pas de connaître les tubes planétaires du groupe pour apprécier sa musique : il suffit simplement d'écouter et d'apprécier l'extraordinaire patchwork musical et d'admirer la technicité envoûtante des arrangements de ses membres.

Une chanteuse éclectique et entraînante, captant l'attention, s'adressant à la foule dans notre langue. Un guitariste perfectionniste, attentif aux réglages de ses pétales d'effets enivrants. Un bassiste chanteur concentré à la voix clair et limpide. Un DJ mixant des textures instrumentales d'ambiance. Un pianiste saxophoniste soutenant le rythme endiablé des compositions et un batteur rythmant l'interface musicale de Morcheeba.


En vidéo, un petit extrait du concert de Morcheeba à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une bonne partie des dernières compositions du groupe fut jouée sur scène. Le dernier album de Morcheeba "Dive Deep" est une merveille : les arrangements et le son de l'album reste fidèle sur scène. Le public Grenoblois est touché par la fusion des styles : il écoute sans débordement. Il est vrai que la musique de Morcheeba n'est pas faite pour exciter physiquement la foule mais plutôt pour oublier ses soucis au quotidien.

Les fines gouttes de pluie n'ont pas entaché la venue de Lightspeed Champion et de Morcheeba à Grenoble. Le public était là, du jeune père de famille tenant sa fille sur ses épaules aux couples de seniors venus prendre du bon temps en passant par les fans du groupe ou les simples curieux comme moi, musicalement parlant.

Le Chef du service Communication de la ville de Grenoble m'avait confié il y a quelques temps sa grande satisfaction d'offrir aux Grenoblois le groupe internationale reconnu en tête d'affiche. Cette première date inaugurant la 10ème édition du Festival Cabaret Frappé est pour ma part, une réussite.

Du 21 au 31 juillet 2008, les Grenoblois auront l'occasion d'apprécier de nouveaux univers musicaux, d'autres groupes sur scène à Grenoble, des lectures intimistes et originales à la Roseraie, des jeux sous les arbres du Jardin de Ville, du cinéma en plein air... ...sans oublier un élément qui pour ma part a son importance : la possibilité de faire garder ses enfants sur place le soir, pendant que les parents savourent la programmation éclectique du festival.

Notes

[1] Morcheeba, quoique..


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03

2008

Extension du Parc Paul Mistral : des îles jardins sans vie, sans couleur, sans harmonie...

iles jardin mistral S'il y a bien un billet que je souhaitais planifier et rédiger depuis un bon moment, c'est bien celui que vous êtes en train de lire.

Cela fait des mois et des mois que j'observe attentivement, au gré de mes déplacements à pied, en tramway ou en voiture, le devenir de la zone du Parc Paul Mistral située le long du boulevard Jean Pain, entre la Mairie de Grenoble et la statue des "Diables bleus".

La réalisation du nouveau Stade des Alpes a longuement fait parler d'elle durant le second mandat de Michel Destot.


Des parkings aux espaces "verts"


La ville de Grenoble a choisi de supprimer plusieurs parkings. Un premier espace de stationnement de 120 places juste devant la statut des "Diables Bleus", un de 160 places correspondant à l'ancien parking de la Mairie et celui de 413 places entre les deux premiers. Au total, c'est environ 700 places de parking qui ont été remplacées par plus de 10 000 m2 de nature et d'espace minéralisé.

Certains regrettent avec ardeur la suppression des zones de stationnement. D'autres au contraire, se réjouissent de ce nouvel espace de végétation et de promenade nouvellement appelé "les Iles Jardins" [1] par leurs concepteurs. En ces lieux, seuls les grands arbres du Parc Paul Mistral ont été préservés.

En y regardant de plus près, lorsqu'on décide de s'y rendre pour se promener ou pour traverser une partie du parc, on se rend compte de l'extraordinaire fadeur et tristesse des lieux.


Végétations et végétalisation relatives


Il semblerait que depuis près de 2 ans, la végétation tente de pousser à un faible rythme et soit relativement identique quelques soient les saisons. On a l'impression que l'on attend sagement qu'elle pousse.

La verdure est relative, voire inexistante par certains endroits. La végétation repose sur une sorte de "lit de paille" sur lequel une variété de plantes grasses tentent de pousser au ras du sol depuis des mois et des mois autour des arbres.

Ces îlots de verdure ne donnent pas l'image d'un embellissement vivant et soutenu. En hiver, la végétation est recouverte par un feuillage aux couleurs d'automne associé à des plantes ternes dont la disposition est hasardeuse sur le sol.

Aucun charme ne se dégage des "Iles Jardins", aucune couleur verdoyante, aucun ton pastel vivant. L'étendue de la zone entre les différents îlots est triste à souhait.

Aucun plaisir. Le printemps et l'été ne changeront certainement pas la vision actuelle du terrain. Sans compter une impression d'abandon de végétalisation.

En définitive, rien ne nous invite à errer dans cette zone ni de s'y promener : tout nous pousse à en partir et à la traverser pour se rendre fonctionnellement d'un point à un autre.

La notion d'Iles Jardins apaisantes au coeur de la ville... est à revoir.

Notes

[1] terme un peu élancé et pompeux