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Mot clé :: [ municipales 2008 ] - Tag associé à 39 billet(s)

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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Michel Destot et Fabien de Sans Nicolas

municipales 2008 grenoble Depuis quelques jours, les panneaux d'affichages électoraux font progressivement leur (re)apparition devant les principaux bureaux de vote de la ville. Si certains éditorialistes de la presse nationale signalent que la campagne des municipales à Grenoble ne décolle pas, force est de constater en parallèle que de nombreux panneaux sont encore vierges. A 13 jours de l'échéance locale, les colleurs d'affiches ne se bousculent pas pour présenter les différents candidats aux cantonales et aux municipales.

Ces derniers jours, je me suis tranquillement amusé à photographier les premières affiches électorales actuellement placardées sur des panneaux d'affichages électoraux ou libres de la ville de Grenoble. Le moins qu'on puisse observer est le différentiel d'image et de communication entre les challengers sur leurs affiches de campagne respectives.

Commençons par une analyse des affiches de ces deux premiers candidats :


Grenoble, l'avenir ensemble avec Michel Destot


Mots-clés : lumière, clarté, mobilité, dynamisme, proximité, rassemblement, leader, conducteur, élan personnel.

L'image :

L'actuel maire, de nouveau candidat à la mairie de Grenoble, s'affiche parmi les Grenoblois dans un décor urbain ensoleillé. La dualité entre le premier et le second plan est très marquée. L'affiche dégage une empreinte de mixité et de proximité avec les habitants inscrits en arrière plan. Au premier plan, la référence au candidat leader, meneur, est soutenue. Bien que tournant partiellement le dos à ses concitoyens, il les invite à le suivre, tel un chemin à prendre sous sa direction. La mobilité du candidat éveille son dynamisme et son envie d'aller de l'avant à la rencontre de son électorat. Eclairé de dos par les rayons du soleil, l'homme est révélé par la clarté de la lumière, reflétant une stature d'icône [1], indiquant à ses concitoyens une volonté évidente de l'accompagner.

Le message :

Peu de mots : le discours est clair. Il se veut lisible, de près comme de loin. L'accroche principale se veut directe et objective. L'absence de sigles ou symboles politiques évoque la nécessité de rassembler au delà des idéologies partisanes. Seul le nom "Grenoble" est soutenu par une barre colorée reflétant les principales couleurs des composantes politiques de sa liste. Alors que certaines personnalités de droite ont rejoint le chef de file, la couleur bleue est pourtant absente de ce dégradé : de toute évidence, le candidat indique qu'il choisi de préserver son appartenance politique par le soutien d'un rassemblement à gauche.

Le candidat rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la notion d'élan et de mobilité
Point faible : la présence soutenue d'un seul homme


Fabien de Sans Nicolas, Grenoble, c'est vous !


Mots-clés : lumière, clarté, nature, immensité, mixité homme femme, génération, travail en équipe, rassemblement.

L'image :

Le décor naturel et ensoleillé de la région est choisi en arrière plan pour véhiculer l'image d'un candidat placé au coeur de Grenoble et de sa région. Stature immobile, placé sous le signe de la représentation et de la sérénité, accompagné au premier plan des deux principales personnalités de sa liste, le jeune challenger marque avant tout sa volonté de travailler en équipe. La notion de gouvernance partagée est mise en avant avec le souci d'une identification et d'une représentativité diversifiée envers les Grenoblois. La mise en avant du statut des colistiers souligne le portage de compétences professionnelles des personnes inscrites dans cette gouvernance affichée et rapprochée auprès des électeurs. La tête du candidat est elle-même placée au centre d'un "V" de circonstance produit par le détachement de deux montagnes, symbolisant la venue d'un nouveau leader [2].

Le message :

Peu de mots : trois noms et une accroche principale qui se veut directe et objective. Le discours se veut lisible de près comme de loin. La volonté de rassemblement se focalise sur les noms des principales personnalités désireuses de se faire connaître. Les sigles ou symboles politiques sont absents de l'affiche. Le vert et le orange sont employés pour appuyer cette perte de marquages politiques traditionnels et susciter l'ouverture. Le format de l'affiche en paysage appuie l'idée de gouvernance horizontale élargie pour valoriser l'étendue du rassemblement.

Le candidat rassemble sur le critère de la compétence des personnes et non sur l'appartenance à un mouvement politique.

Point fort : la dimension de gouvernance partagée
Point faible : la rigidité des éléments présentés

Notes

[1] petite connotation religieuse :-)

[2] cela me rappelle une connotation religieuse dans le film "Da Vinci Code" :-)


18

02

2008

La ville de Grenoble chouchoute les seniors et les retraités

seniors grenoble Il y a quelques temps, j'ai reçu un communiqué de presse [1] annonçant la parution d'une enquête révélant la position des politiques municipales des grandes villes à destination des seniors et des retraités.

Dans son numéro de février 2008, le mensuel "Notre temps" a choisi d'effectuer un classement des principales communes de plus de 130 000 habitants "chouchoutant" nos aînés. Le magazine souhaite mesurer l'attention portée au bien-être des retraités par les municipalités en France. Aujourd'hui, un Français sur cinq a plus de 60 ans.

Afin d'en savoir un peu plus sur la manière de conduire cette enquête exclusive autorisée à être relayée dès le 17/02 à 18h, j'ai pris contact avec la rédactrice en chef de ce magazine lu par près de 4 millions de lecteurs.

"Nous avons envoyé un questionnaire très détaillé aux mairies et à leur service de communication (...) On voulait vraiment juger des actions de ces municipalités avec une grande précision sans tenir compte de leur étiquette politique et voir celles qui ont compris les enjeux avec les seniors (...) Mais Je me souviens avoir été étonné du résultat final en voyant Grenoble largement en tête côté transport" souligne Sylvie O'Dy par téléphone.

Ce classement est le résultat d'une enquête menée durant 4 mois auprès de 26 municipalités. Près de 150 questions ont été portées à la connaissance des communes afin qu'elles puissent répondre aux exigences de l'enquête. Au final, sur l'ensemble des villes sollicitées, seules les villes de Marseille et Aix-en-Provence ont refusé de participer à cette confrontation portant sur 70 indicateurs clés répartis en 6 critères.


Au classement général, Grenoble est en troisième position


Première constatation, Grenoble est la plus petite des communes citées dans cette enquête. La ville se place toujours parmi les dix meilleures communes de France sondées et ce, quel que soit le critère fixé.

Au classement général, Grenoble est en troisième position sur le plan national avec un score général de 15/20, juste derrière Strasbourg (15,8) et Dijon (15,5).

Des villes comme Paris en 6ème position,, Montpellier en 9ème place, ou Brest , Le Havre , Nice , Tours et Nîmes sont en dernières places du podium. Dans notre région, Lyon n'est qu'en 11ème position.


Le classement de Grenoble selon les critères retenus


Parmi les 24 communes sondées, Grenoble est sur la première marche du podium concernant les "Déplacements urbains".

Notre Temps souligne que la commune dispose d'une vingtaine de lignes de bus dont quatre de tramway sur une surface d'environ 18 km2. Le mensuel relève notamment les critères de gratuité dans les transports en commun pour les plus de 65 ans selon certaines périodes de la journée et de la semaine, l'adaptation de plus de 60% du réseau aux personnes à mobilité réduite, l'efficacité des transports individuels en direction des retraités, le prix du billet, les 220 km de pistes cyclables de l'agglomération dont 5 km d'aménagements cyclables par km2 concernant la ville de Grenoble...

En matière de "Loisirs et de Culture", Grenoble est classée 4ème, derrière Dijon, Strasbourg et Bordeaux.

En matière de "Santé et Prévention", Grenoble est également en 4ème position, derrière Clermont, Bordeaux et Dijon.

En matière "Action Sociale", Grenoble est en 5ème place derrière Dijon, Strasbourg, Clermont et Paris.

En matière de "Logement", Grenoble n'est que 9ème du classement.

Enfin, concernant le dernier critère de "Volonté municipale", la capitale des Alpes est classée 4ème, derrière Strasbourg, Bordeaux et Paris. Un critère caractéristique du mensuel qui cherche à définir une politique "cohérente (...) et avoir la volonté de l'appliquer". Ce dernier prend note du budget consacré aux seniors, de l'originalité des manifestations proposées et relève les moyens mis à leur disposition pour s'informer ou se renseigner.


Diverses observations


Le premier élément de taille qui ressort de cette enquête est le positionnement des villes de l'est de la France dans le haut du classement, dont Grenoble.

Il est peut être temps de considérer que les villes du Sud et du littoral attirant bon nombre de seniors et retraités notamment en raison d'un climat propice et de l'ensoleillement n'offrent pas plus les mêmes services si souvent habituellement relayés dans nos conversations courantes.

Force est de constater que les villes les plus denses (Grenoble, Paris,..) figurent en bonne place. La concentration des espaces et la proximité des services rapprochent le senior retraité du centre-ville pour des questions de commodités journalières. A Grenoble, le pouvoir d'achat des retraités est plutôt élevé par rapports à d'autres communes de même importances. En aparté, mes grands mère de 82 et 83 ans aiment me rappeler avec bonheur qu'elles se servent régulièrement de leur carte Emeraude pour se déplacer dans l'agglomération de Grenoble.

A en croire le classement des villes "chouchoutant" leurs seniors et retraités, en marge du vieillissement de la population et à la veille des élections municipales de 2008, certaines municipalités n'ont pas encore perçu l'intérêt de "bichonner" une classe d'âge qui représente désormais à elle seule... plus d'1/4 de l'électorat (28%) !

Notes

[1] Depuis fin 2007, GreBlog est désormais listé comme "média" par certains organes professionnels de presse en Rhône Alpes


14

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose son projet pour Grenoble 2008-2014

les verts grenoble Mardi 12 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne des Verts, de l'ADES et des Alternatifs réunis sur la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" conduite par Maryvonne Boileau dans le cadre de l'élection municipale de 2008 à Grenoble.

Exposé sous la forme d'un document de 41 pages [1], les Verts présentaient leur "Projet pour Grenoble, une ville à taille humaine, soutenable, solidaire et conviviale" autour d'un café, dans une ambiance habituellement décontractée [2].

Un document qui, dès la première lecture et un premier survol, dépasse le cadre d'un programme généraliste de campagne. S'appuyant sur l'existant tout en dressant un bilan de Grenoble, il s'apparente à un rapport détaillé rempli de suggestions, de solutions et de propositions chiffrées.


Maryvonne Boileau introduit le programme des Ecologistes


Maryvonne Boileau, chef de file de la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose ses premières intentions.

"Nous voulons construire et agir dans une ville écologique et nous souhaitons tout orienter pour que nos modes de vie aillent vers plus de solidarité en améliorant l'environnement (...) Modestement, notre rôle est de laisser une planète vivable à nos futures générations (...) Pour nous, Grenoble ne peut pas être dissociée de l'agglomération" souligne-t-elle.


Une ville "soutenable", à taille humaine


Maryvonne Boileau déclare "Il nous faut de vraies alternatives à la politique de déplacement actuelle (...) La Rocade Nord pour nous, c'est chimérique (...) Nous le savons, les études le démontrent, ça ne permettra pas d'améliorer les déplacements dans la ville, ou peut être un tout petit peu dans l'hypercentre Grenoblois (...) Il nous faut diminuer notre empreinte écologique dans toutes les politiques publiques qui pourront être menées (...) Il faut agir sur la politique des déchets, de tri, faire des économies d'énergie dans les bâtiments publics et continuer les aides à la réhabilitations dans les copropriétés publiques ...et privées (...) Les bâtiments sont pour 40% de taux de pollution dans la ville".


Une ville "solidaire"


La candidate fait un tour d'horizon en matière de solidarité. "La solidarité pour nous a encore un sens (...) La crise sociale s'accroît pour ceux qui sont touchés et les filets de sécurité, c'est la puissance publique qui peut les apporter (...) Nous savons que l'Etat va se désengager (...) Il nous faut soutenir l'ouverture des places en crèche, une politique des logements sociaux de qualité mais non essentiellement réservée aux catégories sociales très défavorisées (...) Nous proposons la tenue d"un "Forum sanitaire et social" chaque année pour répondre à toutes ces questions avec les Grenoblois" avance-t-elle.

Sur la question de la jeunesse, Christine Garnier ajoute "Il faut une alimentation scolaire équilibrée et de qualité pour nos enfants (...) Il y a 25% d'enfants obèses en CM2 dans certains quartiers de Grenoble (...) Notre objectif est d'arriver à passer en tout Bio local d'ici la fin du mandat (...) C'est possible sans faire beaucoup plus cher, il y a des villes qui l'ont fait et c'est créateur d'emplois".

Les Verts signalent qu'il faut tout faire pour éviter les délocalisations d'entreprises. Selon eux, ils convient de renforcer les services publics nécessairement "créateurs de richesse", d'améliorer l'aide aux personnes âgées et de permettre à tous d'accéder à l'ensemble des équipements culturels de la ville.

Au passage, Olivier Bertrand signale que "93% des Grenoblois ne fréquentent pas la MC2 (...) le Summum est sous dimensionné, le Palais des Sports ne répond plus à la demande et le Stade des Alpes n'est pas réellement fait pour accueillir des spectacles (...) En plus, le dossier du cinéma Le Méliès n'est toujours pas réglé sur le quartier de Bonne (...) Sur l'Agglo, on a un véritable problème, on a énormément de salles de taille équivalente (...) En réalité, chaque maire veut sa salle et il manque à la communauté la compétence culturelle pour avoir une vision coordonnée".


Une ville "conviviale"


Les Verts souhaitent développer une "vraie démarche participative", notamment sur la question du budget en amenant le débat publique. "Ce n'est pas un chèque en blanc qu'on signe tous les six ans" souligne Maryvonne Boileau. Les écologistes proposent que les Grenoblois puissent saisir le Conseil municipal pour ouvrir un débat à partir de 2500 signatures sous la forme d'une pétition.

En matière de sécurité, les Verts souhaitent avant tout faire de la prévention. Ils regrettent l'absence de la Police de proximité. Raymond Avriller ajoute avec un brin de nostalgie [3] "Il y a aussi surtout le travail de prévention contre la corruption qui nécessite d'éviter des arrangements entre gauche - droite et le reste pour essayer de défendre l'intérêt général".

La conseillère municipale déléguée au logement social et présidente d'Actis explique que bon nombre de propositions sont "réalistes et innovantes (...) demandant une gestion des budgets extrêmement rigoureuse pour pouvoir passer aux actes". En matière d'économie budgétaire, Gilles Kuntz ajoute "Il va falloir assainir la situation de l'association du Palais des Sports (...) une association qui reçoit 1,5 millions d'euros chaque année de la ville de Grenoble et qui n'a pas d'adhérents, c'est assez étonnant".

Raymond Avriller profite de l'occasion pour lancer son nouveau slogan à l'assistance en jouant sur les mots "Il faut savoir que... voter Boileau, voter Ecolo, c'est faire des économies par dizaines de millions d'euros (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter de nouveaux impôts (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter un nouvel impôt Métro".

Concernant le programme écologiste, Olivier Bertrand souligne à son tour "On a des idées mais on a pas la science infuse et surtout, on regarde ce qui se passe dans d'autres villes en Europe et on essaye d'appliquer ce qui se fait ailleurs pour Grenoble (...) On a une bonne vision de l'économie et des marchés publics (...) Notre objectif est que Grenoble devienne la première ville écologique de France, une ville verte".


Un appel aux citoyens Grenoblois


Dans le même élan, Maryvonne Boileau affirme "Il est plus que nécessaire que le maire de Grenoble soit à temps plein dans une ville de plus de 100 000 habitants". Elle part du principe que la ville de Grenoble doit "rester de gauche et écologiste".

A ce propos, une pétition en ligne vient de voir le jour : Bruno Détrie, Olivier Bertrand, Jean Caune et Cecil Guitart sont à l'initiative du lancement d'un "appel aux citoyens Grenoblois" sur www.pourgrenoble.org. Ce dernier a pour "objectif de donner à l’élection municipale un sens fondé sur un projet politique et non sur une allégeance à une personne". En une semaine, près de 180 Grenoblois ont signé cette pétition qui tente d'analyser l'attitude politique de Michel Destot dans le cadre de l'élection municipale de 2008.

En attendant, les écologistes proposent aux Grenoblois d'écouter leurs "mesures phares" en podcasts audio et de découvrir une présentation individuelle des colistiers en vidéo sur leur site de campagne. Leur projet est désormais téléchargeable. Par ailleurs, les Verts assurent que la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" sera définitivement complétée et présentée dans les prochains jours.

Notes

[1] présenté sur papier recyclé :-)

[2] lire mon billet à ce sujet

[3] l'assistance rigole


11

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers présentent leur "Contrat d'avenir"

fdsn grenoble 2008 Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "Grenoble c'est vous !" et candidat aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Durant près de deux heures, accompagné de personnalités et de ses colistiers, le jeune candidat à la mairie de Grenoble présente les grandes lignes de son programme en proposant aux Grenoblois un "Contrat d'avenir".

En complément des habituels tracts de campagne sur le terrain, son équipe commence à distribuer aux habitants de la commune un document synthétisant les 133 propositions issues du programme du candidat sous la forme d'un journal de 8 pages tiré à près de 87 000 exemplaires.


Fabien de Sans Nicolas introduit son "Contrat d'avenir" pour Grenoble


D'une voix forte, d'un ton déterminé et incisif, Fabien de Sans Nicolas entame la session de présentation des grandes lignes du programme de son équipe par une introduction plutôt offensive.

"Ce projet, ce Contrat d'avenir est cohérent, novateur et transparent, conduit par une nouvelle équipe composée de 50% de personnalités issues de la société civile, 25% de droite et 25% de gauche et du centre (...) Il n'y a pas de combinaison politique et cette équipe ne regarde pas dans le rétroviseur, elle avance et travaille au services des Grenoblois" déclare en introduction le jeune candidat.

A propos de la relation entre la municipalité et ses habitants, celui-ci témoigne "Je précise que depuis ces dernières années, le constat est plus que criant, Grenoble s'est développée au détriment des Grenoblois (...) Notre projet prône une nouvelle gouvernance moderne, c'est tout simplement respecter et écouter impérativement les Grenoblois (...) Aujourd'hui, c'est projet contre bilan (...) Je tiens à souligner que la solidarité n'est l'apanage de personne... elle ne se construit pas avec des mots mais avec la force de l'action (...) Une gouvernance transparente, c'est aussi respecter les Grenoblois dans la gestion des coûts, dans la gestion quotidienne (...) Grenoble est une ville très endettée, une dette de 2500 euros par habitant, une dette qui a explosé, supérieure à 62% à celle de Montpellier et c'est plus du double de la moyenne nationale".


Les colistiers exposent les grandes lignes de leur programme


Matthieu Chamussy

Matthieu Chamussy évoque la question du désenclavement, des transports et de l'accès à la ville. "Ca fait plus de 4500 jours que Michel Destot dit oui à la Rocade Nord, virgule... demain (...) Nous, nous la ferons". Le 5ème colistier évoque la nécessité de finaliser l'autoroute A51 pour ouvrir Grenoble vers le sud. Il mentionne l'accélération du calendrier du dossier permettant de disposer d'une vraie ligne de TGV entre Grenoble et Lyon. Il insiste sur le développement de la ligne E du tram (le Fontanil - Echirolles - Pont de Claix) et F (Grésivaudan - Grenoble) dès le prochain mandat.

Concernant les déplacements, il envisage une politique des parkings relais plus performante et une augmentation des capacités de stationnements et de parkings en ouvrage en ville. Il prône un meilleur partage de la voirie afin selon lui "de ne plus opposer les conducteurs aux cyclistes (...) On a besoin de pistes cyclables et non de bandes cyclables à Grenoble". Enfin, il souhaite l'arrivée d'un système de type VELIB ou VELOV "trois fois moins cher pour le cycliste à l'année que le système actuel de la Métro".

Pascale Modelski

Pascale Modelski introduit les questions d'urbanisme et d'environnement. "Grenoble détient un triste record national, moins de 2m2 d'espace vert par habitant". Elle entend réviser le PLU avec les communes voisines en matière d'urbanisme pour répartir équitablement les constructions, notamment au regard des logements sociaux. Pour la 2ème colistière, l'application des normes HQE devra être la règle pour les nouveaux permis de construire avec une redéfinition des critères du bâti tout en prônant une politique d'ouverture et de renaissance du quartier Villeneuve.

En matière d'environnement : préservation des zones vertes et gratuité des transports en commun lors des pics de pollution par un signalement sur les trams et les bus. Mise en place d'une flotte de véhicules pour les entreprises et les collectivités. Aménagement du Drac et des berges de l'Isère en lieu de promenade.

En matière de logement, elle témoigne "l'ambition d'une mixité sociale s'est transformée en quartier sensible à la suite d'une politique d'attribution des logements sociaux qui a concentré les difficultés et la création de secteurs pauvres dans le même quartier". Elle soutient la réhabilitation des logements, la collocation, l'initiation d'une politique d'attribution et de mutation des logements sociaux, l'accession à la propriété qui, selon elle "permettra d'entrainer une responsabilité civique accrue des propriétaires (...) Nous souhaitons que 15 à 25% du parc social soit mis à la disposition des locataires pour devenir propriétaires".

Henri Baile

Henri Baile présente quelques mesures sur l'emploi et l'économie. "Nous n'avons pas le droit de considérer que Grenoble est uniquement un pôle tertiaire, de recherche et d'ingénierie" affirme l'ancien postulant à la mairie de Grenoble. Il évoque la création de pépinières et d'"Hôtels d'entreprises" pour les jeunes entrepreneurs. Il souligne la mise en place de "l'école de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système et souhaitent y revenir". Concernant le commerce, il souligne la nécessité du principe du micro crédit et souhaite qu'il y ait un "Maire Adjoint spécialement dévolu pour écouter et discuter avec les commerçants de la ville".

Marie Vallier-Savine et Catherine de Thé

Sur le plan de la politique familiale et la petite enfance, Marie Vallier-Savine, 26ème colistière, préconise le déploiement de l'aide intergénérationnelle, le développement de domiciles collectifs dans le cadre de l'interdépendance afin d'éviter le cloisonnement des personnes. Catherine de Thé parle du soutient de la garde des jeunes enfants en évoquant le principe d'une "Allocation municipale de garde jeune enfant". La 18ème colistière soutient la création du "Contrat municipal étudiant" et le "Service civique de permis de conduire" permettant à un jeune de s'engager et de s'investir lui-même dans un service d'aide à la personne en échange d'une aide financière de la municipalité afin notamment de "casser le système pernicieux de l'assistanat" selon ses mots.

Eric Hattab

En matière de sécurité, Eric Hattab revient sur son appartenance politique en déclarant "J'ai vécu 15 ans au Village Olympique et vous savez, je suis de gauche (...) Si il y a bien une chose que j'ai compris, c'est la certitude qu'il ne faut pas compter sur les socialistes pour régler les problèmes de sécurité". Le 11ème colistier soulève la nécessité d'instaurer le principe de la vidéo-protection, la création d'un "Service de médiateurs de nuit" pour préserver le calme aux abords des bars et établissements de nuit. Une mesure pouvant s'intégrer dans le cadre du "Contrat municipal étudiant". Il préconise la mise en place "d'Observateurs de cadre de vie" ayant pour but la vérification et la localisation de points de nuisance en ville. Il mentionne "La tolérance zéro" concernant les nuisances visuelles, notamment les tags et graffitis.

Ahmed Lahcine

A son tour, Ahmed Lahcine souligne l'intérêt des créer une "Maison des initiatives locales" et la nécessité d'ouvrir de nombreuses infrastructures et équipements collectifs tard le soir afin de permettre à de nombreux jeunes de pratiquer des activités périscolaires attractives, culturelles et sportives.

Olivier Roux

Olivier Roux souhaite favoriser l'accueil des chercheurs étrangers par des mesures incitatives "tout en accompagnant le projet GIANT en consultant les Grenoblois". Il soumet le besoin de relancer le tourisme d'affaires en mentionnant l'opportunité d'ouvrir un nouveau Palais des Congrès à Grenoble.

En matière d'éducation, le 3ème colistier propose le lancement d'un "Plan informatique" et aux enseignants du primaire d'assurer un soutien scolaire, une aide aux devoirs pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une contractualisation.

Bernadette Cadoux

Bernadette Cadoux souligne la nécessité de revaloriser le patrimoine culturelle de Grenoble . "Il nous faut un vrai plan lumière (...) Il nous faut aussi concrètement réhabiliter la Tour Perret (...) Il est grand temps de créer une annexe de l'Office du Tourisme près de la Gare et de proposer de nombreux parcours découverte de notre patrimoine". La 4ème colistière mentionne la préservation et la réhabilitation de l'ancienne Patinoire Olympique et de la piscine Jean Bron. Elle soutient la création d'une grand salle de concert de type "Zénith" et envisage d'associer les commerçants aux différentes manifestations culturelles.

Nicolas Pinel

En matière de démocratie locale, Nicolas Pinel souhaite mutualiser certains coûts, renforcer le contrôle de gestion des dépenses, créer un "Conseil Economique et Social de Grenoble" permettant d'associer les acteurs locaux aux grandes décisions, ouvrir une rubrique "expression libre" pour les associations d'habitants dans le journal municipal et la reconnaissance de l'emploi du "Référendum d'initiative citoyenne".


En guise de conclusion, Fabien de Sans Nicolas résume les grandes lignes de son "Contrat d'avenir" en s'adressant directement à son auditoire et en s'interrogeant "Pourquoi ce qui a été annoncé depuis 13 ans n'a pas été totalement fait ? (...) La gouvernance est un point essentiel (...) Cette fois-ci, il faut développer Grenoble avec les Grenoblois".

En sortie de déclaration, dans une ambiance décontractée, j'étais amusé de constater que certains colistiers mentionnaient qu'ils n'avaient pas eu le temps de détailler certaines mesures de leur programme avec plus de précision. Le journal [1] de 8 pages est téléchargeable depuis peu sur le site du candidat.

Notes

[1] les photos du journal sont un peu ternes


01

02

2008

Interview de GreBlog MonGrenoble pour France 2 et France 3 dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble

france2 greblog grenoble Depuis fin décembre, le groupe France Télévision a choisi de porter un regard sur certains acteurs présents sur la toile dans le cadre de son dossier relatif aux élections municipales de 2008 en France.

Anne Brigaudeau, journaliste pour France 2, s'intéresse de prêt aux blogueurs locaux faisant régulièrement parler d'eux sur le plan national en dehors de leurs ancrages, actions et présences respectives au niveau local.

Les deux chaînes de télévision publique France 2 et France 3 ont fait le choix de sélectionner et de mettre en avant une demi-douzaine de blogueurs s'investissant sur le terrain de la campagne des municipales de 2008.

Des blogueurs populaires, connus, ayant choisi de créer un webzine d'information locale, de se présenter à l'élection ou de suivre de prêt la campagne des municipales de 2008.

Parmi eux : le Bondy Blog à Neully, GreBlog MonGrenoble à Grenoble... ainsi que d'autres blogueurs reconnus, que j'ai eu l'opportunité de rencontrer à maintes reprises.

Christophe, Christophe Ginisty à Issy-les-Moulineaux.
Franck, Montbouge à Montrouge.
L'association MSE, à Saint-Egrève
Christophe, MonPuteaux à Puteaux.
Gérard, la Piquouse de rappel à Chartres.
Bruno, Blog2Roubaix à Roubaix, récemment de passage à Grenoble.

Du côté du petit écran, après les interviews de GreBlog MonGrenoble sur les plateaux de TéléGrenoble, France 3 Rhône-Alpes et les reportages locaux sur place de France 3 Grenoble et de M6, découvrez sur le site de France 2 ou de France 3 un portrait effectué par la journaliste de France 2 et une interview du blog local de Grenoble et ses alentours [1].

A lire ici :

elections.france2.fr/municipales/2008/sur-le-net/

ou ici :

elections.france3.fr/municipales/2008/sur-le-net/.

Notes

[1] quelques petites coquilles amusantes : greblog.com, ... :-)


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


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2008

Grenoble Municipales 2008 : Michel Destot présente la composition de sa liste aux médias

michel destot municipale 2008 grenoble Vendredi 25 janvier 2007 en milieu de journée, je reçois un courriel m'invitant à une conférence de presse ce samedi 26 à 16h30 à l'Hôtel Mercure à Grenoble.

Avec ce beau temps, je dois dire que le choix de l'horaire et de la date aurait pu dérouter certains journalistes qui, pour certains, avaient prévu initialement de faire du ski. Il n'en a rien été. Les toutes récentes déclarations et décisions prises par le mouvement GO Citoyenneté ce mardi 22 janvier de faire cavalier seul et celles du MODEM ce vendredi 25 de rejoindre officiellement la liste "Grenoble 2008" ont précipité les intentions du maire de Grenoble et de son équipe.


Une liste affichée, de rassemblement et d'ouverture


Comme il l'avait annoncé au mois de novembre dernier, Michel Destot a remis fin janvier la liste définitive de ses colistiers dans le cadre de l' élection municipale à Grenoble. Une liste très attendue (consulter en annexe), après l'annonce de celle du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas au milieu du mois de janvier (consulter la sienne).

Arrivé dans la salle, je découvre le nouveau slogan de campagne du candidat : "Grenoble, l'avenir ensemble". Une accroche qui se démarque de celle du candidat UMP "Grenoble, c'est vous !". Je laisse le soin à chacun d'analyser chacune :-)

Michel Destot, député-maire de Grenoble, de nouveau candidat à sa propre succession, a choisi de composer une équipe de rassemblement, d'ouverture, basée sur trois critères.

La compétence "Vous jugerez vous-même à travers le profil et l'expérience" signale le candidat. Le renouvellement "Pour la première fois dans cette ville, sur la présentation de la liste, il y a 2/3 de nouveaux" ajoute t'il. La diversité "Vous jugerez aussi, en terme de quartier, d'âge, de population (...) et la parité, je n'en parle même plus" souligne le maire sortant.

Au niveau des formations politiques, 26 membres du PS, 7 du PC (Patrice Voir, chef de file), 2 du MRC (Eléonore Perrier, chef de file), 9 du MODEM (Philippe de Longevialle, chef de file), 1 des Verts (Eric Grasset), 1 du PRG (Serge Nocodie), des conseillers municipaux actuels de l'opposition (Bernard Betto, Jacques Thiar, Ariane Simiand) et une dizaine de personnalités de la société civile.

En vidéo, la conférence de presse du candidat :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Comme à son habitude, sur la conduite à tenir, le maire de Grenoble souligne et rappelle à l'ordre "Nous sommes 59 à nous battre ensemble pour Grenoble pour gagner (...) pour la gérer, dans la clarté et la loyauté (...) Nous avons passé un accord politique exigeant qui nécessite que nous soyons solidaires dans la gestion de cette ville (...) C'est une question d'honneur, d'efficacité (...) Nous partageons le même regard sur l'avenir, le projet".


L'annonce d'un programme de campagne


Michel Destot et son équipe prévoit de faire connaître leur programme de campagne d'ici une dizaine de jour.

L'actuel directeur de Cabinet du maire, Olivier Noblecourt [1] avec lequel j'ai pu m'entretenir un moment me signale qu'à partir de début février, la campagne se fera sur le terrain à raison de 2 ou 3 déplacements par jour en présence de Michel Destot et de personnalités de sa liste [2]. Le site de campagne "grenoble2008" continuera d'accompagner le candidat sous la bannière "Grenoble, l'avenir ensemble".


En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.


En audio, le candidat répond aux questions des médias.

Quelques sujets abordés : exigence de liste, mise au point, place des colistiers, accords et désaccords, interventions de personnalités (Jacques Thiar, Bernard Betto, absence de Jean-Paul Giraud...), points de vue GO Citoyenneté, les Verts...



A la recherche de nouveaux ancrages, d'une nouvelle donne


Le candidat PS prend soin d'élargir sa base et manifeste son intérêt d'ouvrir "sans option" sa liste, notamment au centre gauche et à sa droite, à la recherche d'un nouvel ancrage politique. Michel Destot tente de recomposer sa majorité et d'asseoir une nouvelle donne politique auprès des Grenoblois.

Reste à savoir si les électeurs adhéreront à cette initiative de "changement dans la continuité" et cette volonté de "rassembler large", en dehors de ses prérogatives habituelles, en dehors des limites qu'il s'était précédemment fixé en 2001 avec des partenaires politiques classiques.

Certains soulignent avec perte l'absence de marquage à gauche du candidat et l'absence de la "rose" du PS sur ses affiches et tracts. Certains regrettent également cette élargissement, notamment le mouvement GO Citoyenneté qui n'a pas choisi de s'allier dès le premier tour mais le fera très certainement au second. Par ce marquage autonome, en cas de victoire pour un troisième mandat, on peut s'interroger sur le nombre de places restantes et disponible pour les autres formations habituellement proches de Michel Destot. L'une des grandes inconnues sera le score de la liste des Verts "Ecologie et Solidarité en acte".

D'autres au contraire, se réjouissent de cette ouverture qui, selon un proche du maire, a demandé plus d'un mois de travail et de négociation avec l'ensemble des composantes. De nouvelles marges de manoeuvre s'offrent à de nouvelles formations. Par ailleurs, le MODEM souhaite rester vigilant concernant l'alliance et l'accord politique passé. Les plus optimistes évoquent même la possibilité de voir le candidat PS gagner l'élection municipale à Grenoble... dès le premier tour. Sur cette éventualité, le maire sortant ne se cache point.

Notes

[1] positionné en 25ème place sur la liste

[2] présentes à tour de rôle, en petit comité


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2008

Grenoble Municipales 2008 : le dilemme du MODEM

philippe de longevial modem grenoble Il y a quelques semaines, je rédigeais l'un de mes premiers billets concernant les élections municipales de 2008.

En fin de note, je mentionnais notamment le fait que, contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, la campagne des municipales 2008 à Grenoble serait beaucoup plus ouverte et imprévisible que prévu.

Au fil de mes rencontres avec les candidats et certains de leurs colistiers désignés ou susceptibles de l'être très prochainement, il s'avère que les prochains jours seront cruciaux pour l'ensemble des formations politiques sur le plan décisionnel.

En sous-mains, de nombreuses tractations ont lieu. Elles relèvent les points de convergence et de divergence entre les principaux candidats. Elles soulèvent les ralliements, les mains tendues, les séparations, les transfuges et les nombreuses hésitations concernant les décisions et directions politiques à prendre... à tenir. La place des personnalités sur les listes est un véritable "casse-tête" pour de nombreuses formations politiques.


Le MODEM s'interroge sur la direction à prendre... à tenir


Au MODEM 38, les principales personnalités, sympathisants et adhérents du nouveau "parti" officiellement créé le 1er décembre 2007 s'interrogent sur la direction à prendre, à un mois et demi des prochaines échéances locales et à quelques jours de la troisième phase [1] de campagne des municipales de 2008 à Grenoble. Les jeux sont ouverts mais ne sont pas faits. De nombreuses discussions ont lieu et les différents votes lors des réunions internes permettent d'éclairer et de soulever les points de vue de chacun.

Au sein du mouvement, la question est de savoir si la liste "Grenoble Démocrates" conduite par Philippe de Longevialle, président du MODEM 38, doit se présenter seule et autonome à l'élection municipale... ou rejoindre dès le premier tour, celle de Michel Destot, candidat PS et chef de file de la liste "Grenoble 2008".

Il y a quelques jours, le candidat UMP Fabien de Sans Nicolas annonçait l'arrivée sur sa liste de Nicolas Pinel, candidat MODEM sur la 3ème circonscription de l'Isère lors des dernières législatives et candidat du Mouvement Démocrates aux prochaines cantonales sur le canton 4. Sur son blog, Nicolas Pinel exprime son désaccord avec Philippe de Longevialle qui selon lui, souhaite "rejoindre Michel Destot dès le premier tour".

Dans les jours à venir, le MODEM en Isère devra prendre l'une de ses décisions les plus importante de son histoire : voler de ses propres ailes en maintenant la présentation autonome de sa liste au premier tour, établir éventuellement certainement un accord au second avec Michel Destot... ou choisir de s'allier avec ce dernier dès le premier tour.

Interrogé sur le sujet, Stéphane Gemmani, candidat MODEM sur le canton 5, qui vient tout juste de publier ses engagements de campagne sur son blog, me confiait récemment "Pour le moment, on réfléchit et on discute tous ensemble au MODEM (...) Quelque soit la décision que nous prendrons, si nous devons faire alliance avec quiconque, il faudra que l'accord politique soit solide et respecté".


Le comportement des électeurs "du centre"


Pour certains, le Mouvement Démocrate incarne cette "troisième force politique" tant attendue sur le plan national notamment depuis le bon score de François Bayrou lors des dernières présidentielles de 2007 et le score tout à fait honorable du MODEM 38 lors des dernières législatives. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent que le mouvement se construise sur ses bases nouvelles et novatrices en se présentant seul pour marquer ses positions, assumer ses prérogatives et jouer carte sur table le face à face avec les autres formations dès le premier tour des municipales de 2008.

Pour d'autres, le Mouvement Démocrate se doit de trouver sa place en s'appuyant naturellement sur d'autres formations politiques et en passant notamment des accords de principe en amont ou respectant le rythme des engagements de chacun. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent le conduire en le mettant à l'épreuve des responsabilités en faisant alliance avec ces instances politiques dès que l'occasion peut se présenter.

Reste à savoir comment l'électeur "du centre" venant d'horizons divers, dont le profil est plutôt hétéroclite, va réagir et se comporter devant les urnes face à ces hypothèses de rapprochement envisagées sur Grenoble.

Notes

[1] disons... après la publication des noms inscrits sur les différentes listes


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2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


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