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02

05

2008

A Grenoble, les "dégonfleurs anonymes" tentent de rééduquer les possesseurs de véhicule "indécent et énergivore"

grenoble voiture Il y a quelques jours, je rencontrais dans la rue un ami médecin habitant au centre-ville de Grenoble. Ce jeune praticien m'a fait part d'une mésaventure personnelle survenue il y a environ un mois.

Un samedi matin, ce jeune praticien, qui ne dispose pas de garage pour ranger sa voiture, part travailler tôt pour se rendre à son cabinet médical. Il prend son véhicule personnel stationné la veille durant la nuit dans une rue du centre-ville proche de son domicile et prend la route.

Au bout de 300 mètres, le médecin est manifestement obligé de s’arrêter : il sort de l'habitacle et découvre que les deux pneus de son véhicule, situés côté passager, sont dégonflés. Sur le moment, il pense alors à une blague de potaches d'étudiants carabins. Surpris et étonné, il décide d'inspecter minutieusement sa voiture et découvre quelques instants plus tard un tract positionné sous l’essuie-glace avant de son véhicule.


Un tract surprenant apposé sur le véhicule du médecin


Le message qu'il lit sous ses yeux est surprenant, se veut direct et dissuasif. En voici un extrait [1]:

"En ville, les bagnoles (...) Partout, les bagnoles (...) Pour vous déplacer, vous avez choisi un modèle particulièrement indécent et énergivore de véhicule (...) N'avez-vous vraiment pas d'autres moyen de transport ? (...) Nous espérons que ce modeste acte de dégonflage vous laissera le temps de réfléchir aux conséquences de votre choix, sur la vie quotidienne et future de toutes et tous"

Depuis la lecture du message anonyme rédigé en bonne et due forme selon lui par des "adultes bien pensants", le praticien avoue que son étonnement n'est toujours pas retombé.

Ironie de la situation, le médecin venait tout juste la veille d'acheter une Peugeot 407 Break sur laquelle le tract était positionné. Un nouvel achat de véhicule destiné à remplacer sa vieille Renault R21 essence âgée de 17 ans qui consommait et polluait bien plus que le diesel avec pot catalytique de sa nouvelle acquisition automobile. Une R21 qui juste là, n'avait jamais subi de dégonflage intempestif par qui que ce soit depuis ses 13 dernières années de domiciliation en centre-ville.


D'autres véhicules "cossus" également pris pour cible


Ce jour-là, le médecin avoue n'avoir pas constaté de dégonflage sur d'autres vieilles voitures polluantes de la rue. Par ailleurs, il remarque que ces derniers mois, dans les rue du centre-ville de Grenoble, d'autres véhicules ont été la cible de dégonflage : des voitures récentes qui avaient en commun leur aspect "cossu" et plutôt de marque allemande (4x4 ou break). Selon lui, le tort de sa nouvelle 407 Break était sans doute de sortir du garage la veille et donc de briller un peu trop…la nuit.

Etant attendu au cabinet médical et devant l’impossibilité matérielle de changer deux roues dégonflées, le praticien décide de laisser son véhicule au bord du trottoir, non sans avoir mis un peu d’argent pour la collectivité dans l'horodateur. Prévenue de l'incident, son épouse ira jusqu'à renouveler plusieurs fois dans la même journée la durée de stationnement limitée dans la zone à 2 heures.


Un geste "pseudo-rééducateur" qui aurait pu avoir d'autres conséquences


Le médecin sait déjà qu'il est en retard à son cabinet où l'attendent plus d'une dizaine de personnes venues le consulter ce samedi matin. A mains nues, il doit seul transporter un ordinateur portable, un cartable de visite et une mallette imposante contenant des produits médicaux d'urgence. Il décide de prendre le tram : à sa descente, muni de son matériel, il doit encore marcher près d'un kilomètre à pied pour arriver enfin à son cabinet médical... avec plus de 45 mn de retard et 3 patients qui l'attendaient devant la porte de son lieu de travail.

Fort heureusement, le jeune praticien précise que ce jour là, il n'a pas eu à faire de visites à domicile et surtout aucune urgence médicale prioritaire. Il ajoute qu'il aurait pu être de garde la nuit précédente, être dans l'obligation de se déplacer et être dans l’impossibilité de se rendre chez des patients nécessitants une aide en urgence...


Le médecin exprime sa colère et son désarroi


Après avoir exposé les faits et les conditions de sa mésaventure, le médecin me fait part de son opinion par écrit :

"Concernant la pollution en ville, mes enfants respirent l’air du centre-ville, et en supposant que j’aime mes enfants (on pourrait en douter car je roule en voiture "indécente"), je suis bien placé pour être concerné par les problèmes de pollution (...) Ces dégonflages arbitraires ne sont pas dignes de personnes se voulant des citoyens responsables (...) Etre citoyen, c’est aussi respecter ses concitoyens (...) Les solutions collectives se trouvent dans la discussion et non dans des agressions individuelles arbitraires à visée pseudo rééducative, sauf à rester bloqué sur des régimes politiques amateurs de camps de rééducation (...) Malheureusement pour les "rééducateurs dégonfleurs", le choix des véhicules ciblés montre plus la haine du nanti que l’amour de l’air pur (...) Ces actes discréditent les valeurs écologiques qu’elles veulent porter (...) C’est bien dommage car nous avons tous besoin d’air pur".

Il souhaite également s'adresser personnellement aux "rééducateurs dégonfleurs" en leur signalant "Demain, j’irais dégonfler vos pneus pour vous faire réfléchir au tort que vous faites aux valeurs de l’écologie (...) La prochaine fois, pourriez-vous au moins utiliser du papier recyclable pour vos tracts (...) Pourriez-vous aussi me rendre les 2 bouchons des valves des pneus que vous avez conservés ? (...) Je n’ose penser que des "adultes pseudo rééducateurs amis autoproclamés de l’air pur" puissent jeter ce type d’objets sur la voie publique ou alors peut être dans une poubelle "Je trie" !


Agir et revendiquer, plutôt que de communiquer ouvertement


Muni de son matériel professionnel, un médecin est obligé de prendre un véhicule pour se rendre rapidement au chevet d'un patient, pour effectuer des domiciles et répondre aux urgences sur le terrain.

Cette histoire récemment vécue par un ami révèle l'irrésistible besoin de culpabiliser des gens qui ne correspondraient pas au profil d'autres personnes se déclarant plus respectueuses de l'environnement que d'autres.

Une fois encore, une personne est jugée artificiellement pour l'effet qu'elle produit, pour son style et son degré d'apparence au sein de l'espace public. Une fois encore, les plaignants ne cherchent pas à communiquer directement avec elle, préférant s'en prendre au matériel afin de marquer les esprits, préférant user d'une sémantique hasardeuse parfaitement calibrée sur papier pour revendiquer et justifier leur geste. Une fois encore, cette tentative avortée de changement d'un comportement supposé infantilise la personne et ne peut qu'accentuer la recherche de la différence et des antagonismes latents entre les individus.

Notes

[1] tract complet téléchargeable ci-dessous en annexe


24

04

2008

La Bastille de Grenoble prend quelques couleurs

bastille grenoble Depuis quelques jours, la "petite montagne fortifiée au carrefour des trois vallées, desservie par le premier téléphérique urbain au monde" au sommet de laquelle on peut admirer la ville la plus plane de France fait l'objet d'une attention toute particulière.

En marge de la commémoration du 40ème anniversaire des JO de 1968 à Grenoble et des nombreuses expositions, festivals et activités régulièrement proposés au public, le site de la Bastille à Grenoble prend des couleurs.

Cinq nouveaux drapeaux de grande taille ont été érigés sur le parvis supérieur du restaurant du téléphérique de la Bastille habituellement accessible via un ascenseur aérien pour observer de haut la vallée de Grenoble.

Vu du centre ville de Grenoble et ses alentours, le flottement des drapeaux Français, Européen, du Dauphiné et emblématiques de la région ne passent pas inaperçu.


La présence de drapeaux au sommet de la Bastille de Grenoble


Je prends contact en premier lieu avec le "Restaurant du Téléférique" pour connaître la raison de la présence de ces drapeaux : également intrigué, le restaurateur ne la connaît pas. J'appelle ensuite le Centre d'Art de la Bastille (CAB) qui à son tour, ne me donne aucune explication tangible.

Enfin, je téléphone à la Régie du Téléphérique de la Bastille qui m'indique simplement, sans trop de précision et pour des raisons apparentes, que les drapeaux sont hissés au sommet de la Bastille pour renforcer l'image du site... selon la volonté de son directeur.


Une initiative positive et intéressante


En attendant, la mise en place de cette rangée de drapeaux multicolores au sommet de la Bastille me paraît intéressante .

D'une part, elle accentue la visibilité du site au cœur de la ville de Grenoble et dans la vallée. Elle valorise et renforce l'attirance touristique de la Bastille en lui conférant au passage une symbolique régionale plus étendue au détriment de l'encrage local.

D'autre part, elle permet en partie de cacher l'affreuse antenne de relais radiotéléphonique malheureusement visible en tous points, située juste derrière les remparts du site [1]. De loin, cette rangée de drapeaux flottant au gré du vent permet également à tous de savoir en contrebas si le site est venté. En effet, il n'est pas rare de rester ne serait-ce que quelques instants au sommet de la Bastille en raison des bourrasques. Idéal pour décider ou non de monter à pied ou par les bulles de la Bastille et éventuellement proposer à des amis de prendre un pot au sommet.

En définitive, je n'y vois pour le moment que des avantages... ...en dehors du fait qu'il est amusant de constater que les porte-drapeaux blancs sont beaucoup trop visibles à l'œil nu [2] proportionnellement à la petite taille des drapeaux.

Bien entendu, d'un autre côté, tout porte à croire qu'un certain nombre de personnes peuvent naturellement considérer que la mise en avant de ces drapeaux porte atteinte à l'environnement, à l'intégralité ou à l'image du site.

Notes

[1] le site officiel bastille-grenoble.com se garde bien de la montrer sur ses clichés photographiques

[2] par beau temps, ils sont peu visibles : par temps maussade, ils sont prédominants


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


24

01

2008

La place Sainte-Claire se transforme le dimanche en zone de stationnement

halles grenoble circulation Il y a environ 15 jours, je décide d'aller me promener au centre-ville de Grenoble, du côté de la place Sainte-Claire et de son marché des Halles pour y acheter un demi poulet, quelques fruits et légumes, juste avant de monter en station pour faire du ski en famille.

Arrivé sur place et à pied sur les coups de 9h45 ce dimanche matin, j'entame mes petites emplettes dans l'enceinte du marché des Halles pour nous ravitailler de produits frais. Dehors, la population Grenobloise se réveille à son rythme et arrive petit à petit sur ce lieu convivial [1] pour prendre un café au soleil sur la place, proposer quelques tracts de campagne municipale aux passants ou faire son marché.

Il est environ 10h30 au moment où je termine mes achats. Je sors des Halles Sainte-Claire par la porte principale, face à la ligne du tram B et là, je m'arrête sur l'une des marches du petit escalier.

Immédiatement, je suis stupéfait par ce que je constate sur les lieux : en l'espace de 3/4 d'heure, la douceur de la place Sainte-Claire avait complètement disparu.


Le souk de la place Sainte-Claire


Des véhicules garés de partout et n'importe comment, collés les uns aux autres, stationnant sur les pavés.

Une file entière de voitures formée tout le long de la voie du tram B, empêchant partiellement ce dernier de passer à son allure habituelle et l'obligeant à fortement ralentir. Des 4x4 citadins [2] garés sur les trottoirs devant le bureau de tabac, l'entrée de l'Office du Tourisme ou placés le long de la rue derrière la Poste.

Sur la place et ses proches alentours, la situation décrite n'émpêche pas d'autres véhicules d'arriver le long de la voie du tram A et B derrière l'Office du Tourisme de Grenoble . Une queue formée par le flot de véhicules depuis l'entrée du parking souterrain.

Un vrai bordel.


Analyse de la situation


Si on tente d'analyser la situation, on se rend compte très vite que les habitants viennent en grande majorité stationner temporairement sur la place pour effectuer leurs achats ou se donner tout simplement rendez-vous avec des amis sur la place... au soleil.

Le dimanche matin, la place Sainte-Claire devient une étape, un lieu de passage de convenance qui doit les mener ailleurs ultérieurement. Ce qui permet de penser qu'en ce jour de repos hebdomadaire, le tramway n'est pas le moyen de transport le plus adéquate pour les Grenoblois qui souhaitent rapidement y faire une halte, puis quitter la ville.

Vu le nombre important de véhicules garés, tout porte à croire que ce stationnement sauvage est "quasi toléré" et qu'il n'entraîne aucune gêne particulière pour les conducteurs. Je n'ai pas relevé de contraventions déposées sur les pares-brise des véhicules, ni de contrôle en particulier.

En ville, dans les mentalités urbaines, la voiture reste toujours le moyen de transport privilégié pour aller vite, se rendre rapidement d'un point à un autre et se diriger vers d'autres destinations, notamment lorsqu'il s'agit de quitter sa commune.

Force est de constater qu'il reste encore beaucoup de chose à faire et à proposer aux habitants en matière de transport pour déroger à la situation. Pour le moment, je ne vois pas comment la place peut retrouver sa douceur et son équilibre.

Notes

[1] pour combien de temps ?

[2] voir ma photo


27

12

2007

Mieux vaut écouter de la musique avec son baladeur numérique dans le tram

tram grenoble Pour de nombreuses personnes, le passage régulier du tramway produit de nombreuses nuisances récurrentes à Grenoble , au quotidien.

En centre-ville, de nombreux habitants font régulièrement part de leur mécontentement et se regroupent en collectif.

Il y a un an, je relevais dans un billet quelques plaintes et désagréments pour pollution sonore au coeur de la ville et le jeu de Ping Pong qui s'opérait entre les collectivités concernées.


Nuisances sonores en extérieur


Certains trams A et B arrivent à produire une nuisance sonore proche de 75 décibels lorsque certaines rames de première génération circulent sur des portions de voies courbées. Fort grincement aigu des roues au contact de la voie, augmentation régulière des "gongs" destinés à avertir les piétons peu attentifs aux passages du tram...

Certains bâtiments ont le plancher et les murs qui vibrent en moyenne toutes les 6 minutes. La vibration est d'autant plus forte lorsque deux tramways se croisent. On peut aisément s'en rendre compte lorsqu'on se rend au marché des Halles, dans le hall de la Maison du Tourisme ou que l'on assiste à une réunion dans son auditorium.


Nuisances sonores en intérieur


Mais depuis quelques mois, je constate régulièrement une augmentation du niveau sonore à l'intérieur des rames.

A commencer par le volume trop élevé du "gong" et de la voix féminine annonçant en moyenne toutes les 30 secondes le nom du prochain arrêt et la liste des numéros de lignes connexes. Ajoutons également le fameux grincement récurrent des roues au contact de la voie qui s'entend bien évidemment à l'intérieur des compartiments.

Sans oublier de mentionner l'extraordinaire cacophonie ambiante [1] produite par le "pliage des accordéons" reliant deux rames et dont le volume sonore est tellement élevé et stressant qu'on a qu'une envie,... c'est de descendre du tram.

La semaine dernière, je n'ai pas pu m'empêcher d'enregistrer ce "Concerto strident en Si aigu pour deux rames" (monter le son).

C'est carrément... insupportable :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Désormais, quit à m'isoler, [2] je prends le tram en écoutant de la musique avec mon IPOD ou mon N95. A Paris, la régularité du niveau sonore produit par le Métro ou le RER permet de lire un livre ou un journal.

A Grenoble, dans le tram, je n'y arrive pas.

Notes

[1] certainement

[2] on ne peut pas dire que la discussion soit de rigueur dans le tram