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28

03

2008

Extension du Parc Paul Mistral : des îles jardins sans vie, sans couleur, sans harmonie...

iles jardin mistral S'il y a bien un billet que je souhaitais planifier et rédiger depuis un bon moment, c'est bien celui que vous êtes en train de lire.

Cela fait des mois et des mois que j'observe attentivement, au gré de mes déplacements à pied, en tramway ou en voiture, le devenir de la zone du Parc Paul Mistral située le long du boulevard Jean Pain, entre la Mairie de Grenoble et la statue des "Diables bleus".

La réalisation du nouveau Stade des Alpes a longuement fait parler d'elle durant le second mandat de Michel Destot.


Des parkings aux espaces "verts"


La ville de Grenoble a choisi de supprimer plusieurs parkings. Un premier espace de stationnement de 120 places juste devant la statut des "Diables Bleus", un de 160 places correspondant à l'ancien parking de la Mairie et celui de 413 places entre les deux premiers. Au total, c'est environ 700 places de parking qui ont été remplacées par plus de 10 000 m2 de nature et d'espace minéralisé.

Certains regrettent avec ardeur la suppression des zones de stationnement. D'autres au contraire, se réjouissent de ce nouvel espace de végétation et de promenade nouvellement appelé "les Iles Jardins" [1] par leurs concepteurs. En ces lieux, seuls les grands arbres du Parc Paul Mistral ont été préservés.

En y regardant de plus près, lorsqu'on décide de s'y rendre pour se promener ou pour traverser une partie du parc, on se rend compte de l'extraordinaire fadeur et tristesse des lieux.


Végétations et végétalisation relatives


Il semblerait que depuis près de 2 ans, la végétation tente de pousser à un faible rythme et soit relativement identique quelques soient les saisons. On a l'impression que l'on attend sagement qu'elle pousse.

La verdure est relative, voire inexistante par certains endroits. La végétation repose sur une sorte de "lit de paille" sur lequel une variété de plantes grasses tentent de pousser au ras du sol depuis des mois et des mois autour des arbres.

Ces îlots de verdure ne donnent pas l'image d'un embellissement vivant et soutenu. En hiver, la végétation est recouverte par un feuillage aux couleurs d'automne associé à des plantes ternes dont la disposition est hasardeuse sur le sol.

Aucun charme ne se dégage des "Iles Jardins", aucune couleur verdoyante, aucun ton pastel vivant. L'étendue de la zone entre les différents îlots est triste à souhait.

Aucun plaisir. Le printemps et l'été ne changeront certainement pas la vision actuelle du terrain. Sans compter une impression d'abandon de végétalisation.

En définitive, rien ne nous invite à errer dans cette zone ni de s'y promener : tout nous pousse à en partir et à la traverser pour se rendre fonctionnellement d'un point à un autre.

La notion d'Iles Jardins apaisantes au coeur de la ville... est à revoir.

Notes

[1] terme un peu élancé et pompeux


15

10

2007

Boulevard Jean Pain, 27 minutes pour faire 700 mètres en voiture

jean pain Vendredi 12 octobre 2007 en fin d'après-midi, je décide d'aller chercher mon fils à l'école. Je lui propose de l'emmener voir le match amical de football PSG - GF38 (3-1) au stade Lesdiguières à Grenoble. Par téléphone, le service billetterie du club grenoblois m'indique qu'il est préférable d'arriver tôt pour prendre les billets et pouvoir assister à la rencontre.

Cela fait longtemps que je ne prend plus mon véhicule pour me déplacer à Grenoble un vendredi soir. Plutôt que de prendre le bus, je souhaite néanmoins prendre ma voiture, pensant dans un premier temps que ce moyen de transport est le plus rapide.

Le match commence à 18h. Je pars de l'école à 17h05, remonte le boulevard Maréchal Leclerc, prends la voie longeant l'Isère et traversant l'extension du parc Paul Mistral. J'arrive à 17h08 au nouveau carrefour situé à l'angle du Stade des Alpes. Jusque là, on va dire... que tout va bien. Je souhaite me diriger boulevard Maréchal Joffre, place Gustave Rivet et descendre le cours de la Libération pour arriver au stade Lesdiguières situé au n° 126. Pour information, le site mappy.com indique qu'en toute logique, le parcours complet en voiture dure environ 8 minutes pour une distance approximative de 4 kilomètres.


Un bouchon quasi-incompréhensible, une circulation anarchique


Il est 17h09. Le feu passe au vert. Je tourne à droite, commence à descendre le boulevard Jean Pain (Mairie de Grenoble). Immédiatement, je me heurte à un bouchon dès l'entrée sur le boulevard. Il m'a fallu 4 minutes pour arriver au feu suivant, rue Haxo. Puis 7 minutes pour atteindre le feu place Paul Vallier. A partir de ce point, rien ne va plus.

Il m'a fallu 16 minutes pour faire 300 mètres et atteindre la place Pasteur puis le boulevard Maréchal Joffre.

A proximité du cinéma Nef Chavant, c'est l'anarchie totale en matière de circulation. La densité de véhicules est telle que les passages piétons ne permettent plus aux passants et aux poussettes venant du parc Paul Mistral de circuler [1]. On entend de nombreux klaxons. Dans les véhicules, les gens s'énervent fortement. Les bus tentent en vain de passer dans les deux sens. Pas moins de trois voies d'accès de véhicules se télescopent sur la place. Sans oublier le tram A qui bien malgré lui, essaye à son tour d'avancer lorsqu'il arrive au point de passage dans l'énorme embouteillage.

En tout, 27 minutes pour faire 700 mètres. Après quelques ralentissements anodins sur le reste du parcours, je suis finalement arrivé au stade... à 17h48.

Je n'ai jamais vu un tel bordel ambiant de circulation où différents types de transport se rencontrent au même endroit et tentent de circuler : voitures, bus, tram, vélos, motos, poussettes, piétons... Une synchronisation des feux absolument déplorable à cette heure de la journée qui ne régulent pas le flot de véhicules. Une circulation quasi incompréhensible et anarchique.


Mea-culpa


Prendre la voiture un vendredi soir dans l'agglomération au moment où de nombreuses personnes finissent leur semaine de travail pour rentrer chez elles n'est pas vraiment conseillé. Je reconnais que je n'aurai pas dû prendre ma voiture mais prendre les transports en commun. La ligne de bus n°1 est idéal et remonte le cours de la Libération. Elle dispose d'un arrêt juste devant le stade.

Malgré tout, certaines personnes n'ont pas d'autres choix que de se déplacer en prenant un véhicule. Elles se retrouvent souvent confrontées aux problèmes récurrents de circulation en ville. Depuis quelques temps, tout est fait pour privilégier les transports en commun, les modes doux et repousser une bonne partie de la circulation routière sur les principaux axes en dehors ou en bordure de Grenoble . Qu'il en soit ainsi. Admettons dans ce cas qu'il est vivement nécessaire de revoir la synchronisation de circulation de cette entrée en ville.

Notes

[1] Voir ma photo


11

10

2007

La municipalité de Grenoble retransmet la Coupe du Monde de Rugby

jardin rugby La municipalité de Grenoble a décidé de mettre à disposition des Grenoblois [1] un écran géant afin qu'ils puissent vivre ensemble la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby. Une bonne inititative pour les habitants désirant partager ce moment fort. La retransmission de l'évènement a lieu samedi 13 octobre dès 20h au parc du Jardin de ville.

Ce matin, en prenant ma voiture, j'écoutais France Info. Vers 9h, je tombe sur une information chroniquée qui m'interpelle. La journaliste évoque l'engouement des français pour le rubgy et la volonté de nombreuses municipalités de retransmettre la compétition sur vidéoprojecteur, moniteur ou écran géant.


La question des droits de retransmission


France Info met l'accent sur les nombreuses villes souhaitant engager des frais techniques pour installer un écran géant pour le plus grand confort des habitants. La journaliste relève le fait qu'en principe, les municipalités se heurtent à un problème juridique.

Les droits de retransmission de la Coupe du Monde de Rugby sont détenus par des chaînes de télévision qui, en principe et par défaut, ne souhaitent pas autoriser la diffusion de leur signal sur écran géant. Pour elles, il s'agit essentiellement d'un manque à gagner : quand de nombreuses personnes se rassemblent devant un écran géant, leur nombre ne peut être calculé par les diffuseurs. Pour une question d'audimat, il est quasiment impossible pour ces chaînes de fournir avec exactitude aux annonceurs l'audience des spectateurs.


Une liste accorde des autorisations de diffusion


Sous l'insistance de clubs et délégations sportives, la Fédération Internationale de Rugby a demandé d'accorder des autorisations dans une quarantaine de lieux. Certaines villes accueillant les matches de Coupe du Monde de Rugby ou traditionnellement proche de ce sport ont eu des "dérogations" pour une retransmission. D'autres, non.

La procédure d'attribution de retransmission est remis en cause par de nombreuses instances qui invoquent le manque de transparence sur la procédure à suivre pour figurer sur cette fameuse liste.

Si l'installation de l'écran géant au Jardin de ville rentre dans le cadre de cette réglementation assez floue, souhaitons que la municipalité de Grenoble soit mentionnée... sur cette liste.

Notes

[1] Pour les amateurs de foot, PSG-GF38 vendredi 12/10/07, 18h, Stade Lesdiguieres. J'emmène mon fils.