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11

2009

Enfin une nouvelle aire de jeux au Jardin de ville de Grenoble

jardin de ville grenoble Depuis la deuxième quinzaine du mois d'octobre, les plus petits et les plus jeunes ont enfin pu reprendre pleinement possession de leur espace de jeux situé au parc du Jardin de ville de Grenoble.

Il était temps !

Car depuis des mois et des mois, nos chers bambins n'avaient plus véritablement l'occasion de profiter du lieu pour se divertir, se dégourdir les jambes et grimper sur les ateliers qui leur étaient habituellement réservés.

Au passage, rappelons que l'aire de jeux du Jardin de ville est un lieu de rendez-vous et de communication privilégié pour les grands-parents, parents et leurs enfants. Tôt, le samedi matin, il n'est pas rare de voir bon nombre de jeune papas s'occuper de leurs enfants au parc pendant que les mamans font quelques emplettes en ville.

Un moment, un lieu quelque peu privilégié pour des mamans seules, séparées ou divorcées à la recherche... de compagnie masculine.

Et inversement.


Un démantèlement de l'aire de jeux sans suite ?


En 2008, principalement pour des questions de mise aux normes et de sécurité, la Ville de Grenoble avait pris la décision de démanteler une partie de l'aire de jeux pour la réaménager afin qu'elle soit conforme aux nouveaux règlements et dispositions en la matière.

En amont de l'opération de "réhabilitation" des lieux, il n'y avait pas eu de véritable communication de la part de la municipalité envers les habitués du parc. Après coup, le service Espaces Verts de la Mairie avait tout de même jugé utile d'implanter un panneau stipulant "Structure jeu démontée par mesure de sécurité - Rénovée été 2009".

C'était en 2008. Nous sommes... fin 2009.

Durant plus d'une année, les enfants n'ont pas eu la possibilité de bénéficier d'ateliers de jeux sur place. Mis à part un petit atelier-toboggan et deux mini-balancoires pour les tout-petits. Seul le revêtement anti-chute au sol jusque là conforme était resté en l'état.


Un réaménagement bien trop tardif


Durant cette longue période d'attente, nombreux sont les parents qui se sont interrogés sur le retour pourtant annoncé des ateliers de jeux mi-2009.

Pêle-mêle, voici quelques petites remarques glanées au fil des discussions depuis cet été. Par exemple, du côté du parc du Jardin des Plantes en face de la Mairie de Grenoble .

"Ben nous vous voyez, on vient là parce qu'il n'y a plus rien en centre-ville, ils ont presque tous enlevé (...) Remettre des jeux au Jardin de Ville, ça doit pas être une priorité pour la Mairie, par contre pour les JO ou le stade, là, il y a de l'oseille (...) J'ai vu là bas en ville qu'ils ont pas touché au bac à sable alors peut être qu'ils vont remplacer le sable dégueulasse par des petits morceaux de bois comme ils ont mis ici ?".

En juin 2009, la rénovation n'avait toujours pas débuté. Eté 2009 comme annoncé... non plus.

Ce n'est que mi-septembre que Pascal Garcia, Conseiller municipal délégué à la Gestion urbaine de proximité a bien voulu me renseigner sur la date du début des travaux d'aménagement qui ont finalement été fixée... il y a peu.

Durant la phase des travaux, l'accès à la zone de jeux fut naturellement fermée au public.

Le service Espaces Verts avait pris soin d'accrocher une belle pancarte verte présentant en deux temps [1] un cliché de la zone démunie d'ateliers (au lieu de montrer l'espace de jeux "avec" ses anciens ateliers) et une vue stylisée du nouvel aménagement [2].

Une vision plutôt excessive et exagérée en terme de communication. Surtout lorsqu'il s'agit de "faire oublier" quelque peu une aussi longue attente en matière de réaménagement.


Enfin... une nouvelle aire de jeux réaménagée au Jardin de ville


Concrètement, les travaux de réaménagement tant attendus ont duré quelques semaines. Les enfants ont pu enfin reprendre possession des lieux... à la mi-octobre.

L'ancien revêtement anti-chute qui avait tendance à accrocher les chaussures des enfants et à les faire tomber en pleine course sur le terrain a disparu. Il est désormais remplacé par un gazon synthétique plus approprié, visiblement plus difficile à entretenir pour les agents d'entretien.

Sept nouveaux ateliers sont venus remplacer les deux anciens ateliers-toboggans-passerelles de 2008.

Une nouvelle balançoire à trois places, articulée sur ressorts : un peu trop sensible dès le moindre mouvement d'un enfant agité. Risque de perte d'équilibre. - Pertinence : 7/10 -.

Une petite maisonnette avec espace abrité : le choix de son emplacement est judicieux. Eloigné du vieux bac à sable [3], il contraint les enfants à ne pas transporter trop de sable pour y jouer. Du coup, cet atelier est peu prisé par ces derniers. Notons qu'il est redondant avec l'atelier pont-passerelle-toboggan qui dispose de la même infrastructure de jeu à partir du sol. - Pertinence : 5/10 -.

Un atelier-pont-passerelle-toboggan : il remplace l'ancien atelier de 2008 placé au même endroit. Petits et grands l'adorent et se bousculent pour y monter. - Pertinence : 9/10 -.

Un véhicule automobile équipé pour l'aventure : un atelier très prisé par les enfants en période de forte affluence. A tel point que chacun doit attendre plus ou moins patiemment son tour pour grimper sur le véhicule ou le conduire. Lors d'une sortie en famille, un jeune enfant en pleurs a tout de même réussi à se faire mal en se coinçant le poignet dans l'orifice d'un des volants. Son papa a mis un bon moment pour retirer de force sa petite main. - Pertinence : 8/10 -.

Un tourniquet avec trois sièges surélevés : un atelier littéralement pris d'assaut par les grands qui prennent un malin plaisir à faire tourner systématiquement les plus petits à grande vitesse. De quoi stresser bon nombre de parents régulièrement placés aux abords pour contrôler la vitesse de rotation de l'engin. Etant assis en hauteur, les enfants sont régulièrement éjectés du support et se vautrent par terre les uns sur les autres. Certains se font mal. - Pertinence : 3/10 -.

Une barre avec promontoire dans le vieux bac à sable : un étrange atelier permettant à la fois aux enfants de grimper en hauteur, de se tenir à une barre et de sauter dans le sable. Idéal pour empêcher d'autres enfants de faire des pâtés ou jouer dans le bac. - Pertinence : 5/10 -.

Une barre isolé avec promontoire : un simple atelier sans grand intérêt permettant aux enfants de grimper et de se tenir en hauteur au dessus du sol. - Pertinence : 4/10 -.


Une forte concentration d'ateliers


Au final, le résultat est plutôt de bonne facture, conforme aux attentes et aux caractéristiques mentionnées sur la fameuse "plaquette" alléchante.

En cherchant à répartir de nombreuses infrastructures de jeux et à doubler la présence d'ateliers sur la zone, le service Espaces Verts a densifié l'aire de jeux.

Les enfants ont moins la possibilité de gesticuler ou de courir d'un point à un autre. Des bancs sur lesquels les parents sont assis sont si rapprochés de certains ateliers qu'il leur est désormais plus difficile de surveiller leur enfants ou de se reposer à distance sur le périmètre.

Avec le changement de revêtement et un tel rétrécissement de l'espace, il serait fortement souhaitable d'interdire l'accès et la circulation des cycles pour enfants sur la zone. Sous peine d'accrochages... et petits bobos.

Quant au bac, il serait temps de renouveler plus souvent le sable qu'il contient, de mieux l'entretenir ou de le remplacer par des petits "morceaux de bois" [4] pour une meilleure hygiène et propreté.

Notes

[1] système classique : Avant... Après

[2] voir ma photo

[3] le sable est toujours aussi... peu agréable

[4] comme au parc du Jardin des plantes


16

06

2009

La Belle Estivale 2009, un nouveau label pour Grenoble et son agglomération

la belle estivale grenoble // Article maj le 18/06/09 à 18h11.

Durant tout l'été, du 15 juin au 21 septembre 2009, la Ville de Grenoble en partenariat avec l'Office du Tourisme et l'ensemble des 26 communes de la Métro reconduit l'opération "La Belle Estivale" en direction des Grenoblois, des habitants de l'agglomération et des touristes.

A travers de nombreuses animations, parcours urbains, découvertes, événements sportifs, ludiques et musicaux, cette nouvelle édition s'enrichit de nouveaux services d'animation, offrant de nouvelles perspectives à toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s.

Cette année, l'édition 2009 s'émancipe en offrant également un panel d'initiatives intéressantes au coeur des communes voisines de Grenoble.


Mutualiser les moyens sans relâcher les efforts de programmation


Le 12 juin 2009, lors de la conférence de presse de présentation de La Belle Estivale, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble rappelait qu'en ville, près d'un enfant sur deux n'a pas l'opportunité de partir en vacances l'été. Il souligne l'intérêt de mutualiser les efforts et les partenariats "les uns avec les autres" afin de pouvoir mener à bien ce type d'opération.

"Il ne faut pas relâcher l'effort de programmation (...) C'est au fond, le vivre-ensemble qui est en cause (...) Les citoyens restent très demandeurs en matière d'offres culturelles et c'est aussi notre façon de leur répondre en période de crise" explique le premier Magistrat de la Ville, visiblement très pointilleux en matière d'offres musicales.

Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la Ville, rappelle les principaux tenants et ingrédients de cette nouvelle édition.

"A l'Office du Tourisme se développe de plus en plus un tourisme de proximité (...) Des réservations qui se font de plus en plus tard, pour des périodes de plus en plus courtes dans l'année et en se décidant le plus tardivement possible (...) Le tourisme n'est pas simplement une question de politique d'ouverture vers ceux qui viennent nous visiter, c'est une condition de cohésion sociale (...) Aujourd'hui, la crise nous dicte de nouvelles intentions et une plus grande appréciations de ces conditions" explique avec clarté et précision le Président de l'Office du Tourisme de Grenoble.


Quelques repères et indications


Quelques chiffres :

140 000 passages à la Bastille durant la saison estivale. 54 000 demandes d'information et de visites à l'Office du Tourisme de Grenoble pour les populations locales (dont 8000 pour les visiteurs étrangers).

Un livret-programme au format "poche" distribué à plus de 130 000 exemplaires dans l'agglomération et dans les points d'information habituels (comptoir de bars, associations, espaces institutionnels...)


Développer une nouvelle "gouvernance touristique"


Cette année, en matière de tourisme, un "territoire urbain" a été défini entre la Ville de Grenoble, la Métro et le Conseil Général de l'Isère (concernant notamment les Musées départementaux). Moyennant une participation financière, l'Office du Tourisme se charge de récolter et d'agréger les différentes informations touristiques et d'animations des différentes communes de l'agglomération.

Objectif : développer une "gouvernance touristique" globale au niveau de la métropole.

Pour appuyer cette stratégie de mutualisation des moyens, Alain Pilaud estime nécessaire de mentionner une bonne coordination entre les différents pôles et services associés pour envisager ce genre d'opération. "Mes services sont toujours performants sur mes directives" explique avec assurance et ironie l'Adjoint à l'Animation de la Ville de Grenoble.

L'opération La Belle Estivale ne pourrait être envisagés sans passer divers partenariats avec les professionnels du secteur, associations, commerçants, artisans, ateliers et restaurateurs de la région...


Quelques "classiques" de La Belle Estivale 2009


Comme chaque année, le festival Cabaret Frappé sera l'évènement "musiques actuelles" majeur et incontournable en Rhône-Alpes (plus de 50 000 personnes attendues - voir le programme).

// Notez l'un des premiers rendez-vous, Showcase de Fairchild, vendredi 19 Juin, à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place !

Le 21/06/09, la fête de la musique résonnera dans la plupart des quartiers de la ville et sur les hauteurs de la Bastille.

// Il se murmure qu'un préavis de grève pourrait être déposé par la voirie de la commune de Grenoble le 22/06/09. Le nettoyage du lendemain risque d'être... difficile !

Pour sa 3ème édition, "L'été au Parc Paul Mistral" proposera une multitude d'activités pour les petits et grands avec de nombreux ateliers ludiques et sportifs. En espérant que la Ville de Grenoble pense - enfin - cette année à mettre des toilettes gratuits, mobiles, publiques à disposition des Grenoblois [1] à proximité des piscines (lire mon précédent article sur le sujet).

N'oublions pas les festivals, rencontres et spectacles animés, théâtre, danse, balade des automates, courts métrages, bal du 14 juillet ainsi que les musées et expositions temporaires, visites guidées, lectures en plein air et autres évènements de qualité tout au long de l'été...


Quelques nouveautés de La Belle Estivale 2009


"Grenoble Pass" (et non City-Pass), un chéquier contenant plus de 35 prestations. Il s'agit d'un forfait découverte valable 2 jours avec des réductions et des gratifications pour visiter Grenoble et le département (13€).

Mise en place de nouvelles visites guidées (70% de la fréquentation faite par les Grenoblois). Reprise des "balades animées" (La Bastille, le fantôme du Parlement et maintenant Vaucanson) avec intrigues et jeu d'acteurs. Mise à disposition d'audio-guides à l'Office du Tourisme (5€) pour découvrir la ville en 6 langues. En parallèle, une initiative est à l'étude pour charger ces programmes interactifs sur un simple PDA [2]. Durant tout l'été, les caristes organiseront également une série d'excursions pour les Grenoblois... à des prix modestes.

Un nouvel accueil pour les musiciens du Louvre et le Festival Berlioz dans le cadre des concerts de musique classique dans les quartiers.

De nouvelles animations du côté des fortifications de la Bastille avec une ruche pédagogique (Apiscope) et le premier Festival de Fanfare. Sans oublier un long périple dans les cuves de Sassenage (Acrogrotte).

Par ailleurs, dès septembre 2009 [3], l'Office du Tourisme de Grenoble proposera une nouvelle version de son site web. Il était temps...


Un nouveau site web pour La Belle Estivale 2009


L'édition 2009 de La Belle Estivale se dote d'un nouveau site web.

Une seule commande, "faire vivre la cohésion de l'offre estivale de ces trois entités (...) C'est la première fois que l'on mutualise tous ensemble sur ce support sur Internet basé sur la transversalité (...) Un site tenu à jour jusqu'à la mi-septembre et qui permet de mettre en avant l'ensemble des activités des 26 communes de la Métro (...) Elles saisiront elles-mêmes leurs évènements sur le site" [4] explique Jérôme Steffenino, Responsable de la Cellule Web de la Ville de Grenoble.

Points forts : webdesign, accessibilité, transversalité, entrées multiples, agenda, géolocalisation des animations, participation ouvertes aux communes, mise en avant des évènements du jour...

Points faibles : pas d'édito ni de présentation de l'opération La Belle Estivale en page d'accueil, absence d'étiquetages ou tags permettant les regroupements par thème, absence de système d'échange participatif et interactif avec les habitants (hormis une rubrique "blog/actu" restreinte)...


Retrouvez l'agenda, le programme des animations, des festivités et des évènement de l'opération La Belle Estivale sur labelleestivale.fr.

Notes

[1] clin d'oeil MD / point presse

[2] Assistant Personnel et/ou mobile...

[3] dommage qu'il faille attendre la rentrée... des classes

[4] la Ville de Grenoble aidera les communes à saisir les contenus (via CMS)


23

03

2009

Nuisances et insécurité : Faut-il fermer le parc du Jardin de Ville de Grenoble... la nuit ?

jardin de ville grenoble Le "vivre ensemble" est-il devenu l'un des thèmes de prédilection et l'une des préoccupations majeures des Grenoblois ?

A en croire les nombreuses interventions et inquiétudes régulièrement soulevées de manière chronique par les habitants lors de réunions publiques, de concertation ou de quartier, on est en mesure de le penser.

Régulièrement, les habitants évoquent une dégradation des conditions de vie dans le centre ville de Grenoble. Nuisances sonores, graffitis, boîtes aux lettres malmenées, urines, incivilités gratuites envers les personnes. Nombreux sont les habitants qui s'interrogent sur les mesures prises ou à prendre par les acteurs publics concernés pour palier aux divers problèmes qu'ils rencontrent au quotidien.

Entre les actes isolés et autres constatations croissantes mentionnées par les habitants, le thème de l'insécurité rejaillit de manière récurrente.

En parallèle, certains se demandent d'ailleurs si le centre ville de Grenoble est un lieu de vie... ou de loisirs.


Evocation de moyens pour lutter contre l'insécurité


Récemment, lors d'une réunion de présentation générale des orientations du budget 2009 déclinée sur le secteur 2 [1], Jérôme Safar, Adjoint aux Finances, chargé des questions portant sur les nuisances et l'insécurité en ville répondait ouvertement aux préoccupations des habitants.

En matière de sécurité le soir, la réponse de la ville est compliquée puisque qu'elle n'intervient généralement pas au delà de 22h... 22h30.

"La réponse de la Ville ne suffira pas (...) Aujourd'hui, vous avez autant de policiers nationaux qu'en 1997 sur la circonscription de Police de Grenoble, Gières, Saint-Martin le Vinoux, Saint-Martin d'Hères, Echirolles (...) Je sais que quand vous appelez le 17 le soir, soit vous n'avez pas de réponse, soit les équipages de Police national ne viennent pas ou viennent trop tard (...) Aujourd'hui, en moyenne, il y a deux équipages qui tournent chaque soir sur tout ce territoire" explique Jérôme Safar.

L'Adjoint aux Finances va plus loin. Il évoque une incivilité croissante envers les employés municipaux chargés de "remettre en ordre" la ville au petit matin. Celui-ci s'interroge sur l'éventualité de disposer d'une "Police permanente" en ville.

"Il y a quelques mois, l'éventualité d'avoir une Police présente tout le temps n'était pas pour la Ville de Grenoble quelque chose que je favorisais et j'en suis aujourd'hui à me poser la question si nous n'aurons pas à palier à terme à un désengagement" souligne l'élu.

L'idée de renforcer les patrouilles en faisant appel à des entreprises privées de sécurité n'est pas à l'ordre du jour. "Sincèrement, je ne pense pas connaître un seul élu au Conseil municipal qui accepterait de s'engager sur cette voie là, toutes tendances confondues" signale le 1er Adjoint.


Quelques constatations de la Ville de Grenoble


La plupart des habitants du centre-ville de Grenoble se plaignent des nuisances sonores qui surviennent principalement au moment de la sortie des établissements de nuit (bar, restaurant, discothèque...) vers 1h du matin. Pour tenter de diluer le flot des nuisances, certains évoquent la nécessité de réguler fluidifier les sorties au delà de cet horaire (avant 3h du matin).

Selon Jérôme Safar, la Ville de Grenoble a récemment constaté une baisse des agressions graves. Par ailleurs, elle témoigne d'une augmentation des incivilités et petites agressions courantes sur les personnes.

Quand aux agressions qui surviennent dans le tramway, elles auraient fortement diminué ces derniers temps. "On a mis des caméras dans les bus et les trams (...) Je suis affirmatif, on a pu retrouver systématiquement 99% des agresseurs, souvent les mêmes d'ailleurs, grâce à nos dispositifs" explique Jacques Chiron, Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la ville.


La question de la fermeture du Jardin de Ville


Au niveau du secteur 2, l'un des sujets qui préoccupent riverains et habitants porte sur la fermeture prochaine et programmée éventuelle du Jardin de Ville... la nuit.

En mai 2009, le dossier sera ouvert et mis sur la table.

Pour tenter de faire face aux nuisances qui surviennent principalement la nuit dans le parc du Jardin de Ville, la ville de Grenoble évoquent quatre "scénarios" possibles.

Une fermeture totale du Jardin de Ville la nuit. Problème : cet espace est un lieu de passage régulier et de transit pour de nombreux Grenoblois. Une fermeture complète déporterait le problème des dégradations nuisances sonores rencontrées sur cette partie du secteur... ailleurs.

Une fermeture partielle des accès au niveau de la roseraie (jardin fleuri). Elle ne doit pas empêcher le passage des personnes d'une rue commerçante à une autre, notamment entre la place de Gordes et la rue Montorge.

Une fermeture plus importante "autour" de la roseraie (limitation d'accès) pourrait toutefois être envisagée.

La dernière option évoquée consiste à ne pas fermer l'accès au jardin de Ville et de conserver les accès en l'état. Un scénario toutefois peu envisagé à terme par la Ville. Il induirait necessairement un déploiement et un renforcement "de moyens humains et une réaction de la Police nationale que nous ne sommes pas en mesure, nous, Ville de Grenoble, de vous promettre" souligne Jérôme Safar.


Engager une réflexion commune


Depuis deux ans, une réflexion s'est engagée avec les professionnels de la nuit, les Conseils consultatifs de secteur et les associations de riverains pour la rédaction d'une "Charte de la tranquillité publique". A court terme, la ville souhaite que la Préfecture de Police soit signataire de ce document.

La question de l'organisation de l'espace publique est au cœur des préoccupations des habitants du centre-ville.

D'un côté, il faut trouver des parades pour tenter de gêner le moins possible les riverains des alentours. De l'autre, il est nécessaire d'assurer une circulation optimale des habitants pour qu'ils puissent venir consommer, se divertir... et y vivre.

Au delà de cette charte, au delà de la "réactivation en douceur" des Conseils consultatifs de secteur, souhaitons que la Ville de Grenoble puisse prochainement répondre de manière constructive aux préoccupations des habitants et riverains concernés par ces nuisances chroniques en centre-ville.

Quasiment à chaque réunion publique, un habitant signale un sentiment croissant d'insécurité et interpelle les responsables publiques. Parmi les évocations, celles des moyens sur le terrain et la coordination des dispositifs de la Police Nationale et le la Police Municipale.

L'incivilité, l'insécurité ou les nuisances dans leur ensemble, pourraient bien être au cœur des préoccupations des Grenoblois lors des prochaines échéances électorales... au niveau local.

Notes

[1] centre-ville de Grenoble, Notre-Dame, Championnet, Foch, Aigle, Libération, Mutualité, Préfecture, Saint-Laurent, Ile Verte


09

12

2008

JO 2018 - Jeux de neige à Grenoble. Trois jours de fête, mais pas pour tout le monde : vidéo

jeux de neige grenoble jo 2018 Pour promouvoir le projet de candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, la ville, le département de l’Isère et de nombreux acteurs de la montagne ont choisi d’organiser les 4, 5 et 6 décembre 2008 des "Jeux de neige" au cœur de Grenoble.

Côté programme : des compétitions et démonstrations sportives de haut niveau (sprint, show, freestyle, snowboard), de l’initiation pour le public et les scolaires, des animations de rue pour tous (compagnies, parades, boissons offertes...), des concerts d’artistes de la scène locale, nationale et internationale (DJ, éléctro, pop-rock)...

Côté logistique : un spectaculaire terrain de neige "artificielle" amenée par camions depuis la station de l’Alpe d’Huez, la construction d'imposantes infrastructures pour les démonstrations sportives au parc Paul Mistral et place de Verdun, l’installation d’un village en bois pour accueillir le public, les sponsors et un dispositif pour accéder aux concerts prévus à la Bastille…

Le tout pour une enveloppe initiale prévisionnelle annoncée de 1,8 M€ qui devrait être moins importante que prévu dont 0,4 M€ "minimum" pour la ville de Grenoble.


"Jeux de neige" côté public, en journée


Il est vrai que l'installation du dispositif est impressionnante.

Au parc Paul Mistral, la pluie et la gadoue n'ont pas empêché les écoliers de profiter des nombreux ateliers (voir ma vidéo). Initiation gratuite au ski de fond sur piste pour les plus grands, au ski pour débutants encadrés par des moniteurs ESF, à la simulation de recherche d'objets ensevelis sous une montagne de neige. Courses d’échauffement autour du parc, descentes de luge avec protection, poussées de bobsleigh sur rails ou patinage pour tous…

On devine la joie des enfants qui se lit sur leur visage.

Au village, le public peut également s'initier, découvrir la sculpture sur bois et sur glace, déambuler entre les arbres lumineux et les chalets pour trouver de l'information sur le projet des JO 2018 [1], les stations de ski, les clubs et sports de glisse.

Sur place, je rencontre des personnalités dont Michel Destot, venu découvrir l'ambiance au village. Nous discutons ensemble un instant et le député-maire de Grenoble, le sourire aux lèvres, me confie "Alors, qu'en pensez-vous, c’est bien vous ne trouvez pas ? (...) Vous avez vu, on est passé sur EuroSport" [2]


En vidéo : ambiance populaire, démonstrations, jeux de neige et... manifestation "anti JO 2018" puis, arrivée des forces de l'ordre.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Jeux de neige" côté public, le soir


Tous les jours, des animations et spectacles au fil des rues sont proposés au public en attendant les concerts de soirée.

Le vendredi 5 décembre après l’école, les enfants sont invités avec leurs parents à déambuler dans les rues du centre-ville, à suivre la parade et la retraite aux flambeaux. Le rendez-vous est pris au Jardin de Ville vers 18h. Sur place, la Ville de Grenoble offre des goûters, boissons et chocolat chaud aux Grenoblois [3] venus nombreux. Les organisateurs du Téléthon 2008 se joignent à la parade qui prend tranquillement la direction de la place de Gordes et de la Grande Rue.

Mais au bout de cinq minutes de marche animée et festive, un groupe de manifestant "anti-JO-2018" s'étant donné rendez-vous place Felix Poulat réussit à bloquer la progression de la parade et à la faire remonter jusqu'au kiosque du Jardin de Ville [4].

Ils sont plus d'une centaine à brandir des pancartes ou des banderoles "Gardez vos Jeux, on s'amuse tout seul - Non aux JO 2018 ni ici, ni ailleurs" et à scander des slogans tels que "Moins vite, moins fort, moins haut - Destot, on n'en veux pas de tes JO".

Globalement, l'accueil des manifestants est très mitigé : certains parents discutent avec les opposants mais ne comprennent pas qu'ils puissent ainsi gâcher une fête pour leurs enfants. Les miens demandent à rentrer à la maison. Une jeune maman tente de s'intercaler et un policier municipal est malmené. Le "garde-champêtre des Jeux de Neige", fil conducteur de la parade intervient vigoureusement et revendique la liberté de s'exprimer, de se produire et de s'amuser.

Leur premier objectif est atteint. La parade se désagrège et une grande majorité du public, déconcerté, quitte les lieux.

Rassuré par le succès de son "opération" au Jardin de Ville, le groupe de manifestants prend la direction de la place de Verdun où les "riders" de la glisse font leur show sur le tremplin enneigé. De jeunes skieurs et surfers quittent le stade de neige, épaulés sur place par d'autres passionnés de la glisse. Ensemble, ils font barrage aux manifestants bien décidés à poursuivre leurs actions.

Leur second objectif ne sera pas atteint : en s'en prenant aux jeunes sportifs, les opposants au JO de 2018 se sont trompés de cible.

Quelques instants plus tard, une dizaine de fourgons policier prennent place le long de la place de Verdun (voir ma vidéo). Les premières forces de l'ordre prennent position. Surpris par l'ampleur du dispositif, le groupe de manifestants quitte les lieux en silence... sur la "pointe des pieds", en reprenant la direction du centre-ville.


"Jeux de neige" côté public, la nuit


Le vendredi 5 décembre, de 22h à 6h du matin, le festival Electro bat son plein au sommet de la Bastille. Le samedi 6 décembre, des groupes rock issus de la scène régionale, nationale et internationale clôturent les "Jeux de neige" à Grenoble.

Le son du festival est imposant et les décibels s'étendent sur la ville une bonne partie de la nuit.

Dimanche 7 décembre, en faisant quelques courses du côté de la place aux Herbes à Grenoble, je rencontre un voisin qui me raconte sa nuit : "Vous savez avec ma femme, on a pas pu dormir (...) Au départ, on savait pas ce que c'était tout ce bruit alors à 3h du matin, j'appelle l'Hôtel de Police (...) On tombe sur un brave gars qui nous dit qu'il a déjà reçu plus d'une centaine d'appels téléphoniques comme le nôtre à propos de ce boucan d'enfer (...) Il nous dit qu'il faut plutôt s'adresser au maire si on veut faire une réclamation ou en savoir plus sur cette histoire".


Au final, les "Jeux de neige" de Grenoble ont su attirer les médias, les sponsors et les principaux acteurs concernés. Sans oublier la présence du public qui, malgré les mauvaises conditions météo sur la période, s'est déplacé volontiers et en masse jusqu'à la clôture pour écouter les artistes se produire sur l'anneau de vitesse de Grenoble.

Grenoble veut renouer avec la ferveur des Jeux Olympiques. Malgré l'absence d'expérience récente en matière d'organisation d'évènements sportifs d'envergure, Grenoble a voulu prouver sur une courte période qu'elle était capable d'organiser et de proposer un panel d'activités sportives sur le plan international.

En attendant mars 2009 (annonce de la ville française ou non retenue par le CNOSF) puis juillet 2011 (date de la désignation par le CIO de la ville qui accueillera les JO de 2018)... ...la route est longue.

Notes

[1] Le groupe "Grenoble 2018" sur FaceBook compte déjà près de 20000 membres

[2] D'autres chaînes nationales ont également relayé l'évènement : TF1, France3...

[3] sous le kiosque à musique, dans le noir…

[4] voir ma vidéo


01

11

2008

Petite promenade au nouveau parc de Ouagadougou à Grenoble : réactions

parc ouagadougou grenoble Samedi 25 octobre 2008, je suis allé me promener avec mes enfants et un voisin du côté des quartiers Teisseire et Abbaye-Jouhaux pour découvrir le nouveau parc de Ouagadougou situé avenue des Jeux Olympiques à Grenoble.

Un nouvel espace de vie, de rencontre et de verdure dédié à la promenade et aux jeux, récemment inauguré au début du mois d'octobre.

Le jour de son inauguration, je n'ai pas pu me rendre sur place mais un proche m'a signalé qu'il n'y avait pas grand monde autour des élus ce jour là [1]. En dehors du contexte familial, c'est l'une des raisons qui m'a incité à découvrir ce nouveau parc de Ouagadougou à Grenoble.


Le parc de Ouagadougou, écologie et développement durable


Le parc porte le nom de la capitale du Burkina-Faso, ville avec laquelle Grenoble a signé une convention de jumelage en 1999, un accord de coopération basé sur une relation d'amitié, portant également sur les questions d'environnement entre les deux villes.

Le parc de Ouagadougou fait 9000 m2. Il s'inspire largement du continent Africain : lisières, eaux, bambous, passerelles, couleur de pierres rouges, bois brûlés...

Il est séparé par une allée d'eau : d'un côté un terrain vert, de l'autre des îlots ou squares-jardins et un esplanade de pins.

La moitié de sa surface est un espace de verdure sur une pente douce, ouvert sur la ville, bordé de roues d'infiltration et de fossés chargés de capter les eaux de pluie. En permanence, elles sont récupérées, filtrées par les plantes et les bambous. Elles permettent principalement d'irriguer l'autre portion du jardin en cas de forte pluie.

L'autre moitié est une superficie aménagée de quatre îlots-jardins ou squares-jardins inspirés des contes et légendes du Dauphiné dans la ligne des dragons, des loups-garous et des fées (quatre thèmes : le jardin des fées, la source de la fée, la grotte des fées et l'empreinte du dragon). Chaque jardin est un espace ludique, à découvrir. Certains permettent aux enfants de déambuler et de jouer sur des ateliers d'aires de jeux.

Entre les deux, trois passerelles en bois permettent de passer d'une rive à l'autre.


La sensation d'un jardin sorti de nul part


Dés mon arrivée sur place, ma première impression fut une impression de parc inachevée, en cours de finition.

De loin, la sensation étrange d'un jardin à la fois moderne et isolé, sorti de nul part, coincé à l'est entre le chantier d'immeubles de trois, cinq ou même huit étages [2] en cours de construction (ex : Résidence Le Jardin de Séléné) et à l'ouest les vieilles "barres" d'immeubles du quartier Teisseire des années...

Sur le moment, juste une vision d'un espace surprenant, d'un "délire d'architectes" complètement décalé par rapport aux paysages des alentours.

Mais à l'approche et une fois sur place, on devine et découvre l'ensemble avec plaisir. On cherche à occuper l'espace, à l'appréhender de milles façons et à rentrer à l'intérieur des quatre jardins à thème.


Quelques critiques, remarques et impressions


En soi, la conception du parc est très intéressante. De part sa structuration et son agencement, il s'inscrit parfaitement dans un cadre écologique et de développement durable.

En terme d'engagement et d'innovation, les architectes se sont vraiment fait plaisir. L'imagination et l'artistique sont au rendez-vous. Pourtant, en y regardant de plus près, quelques critiques et remarques peuvent être soulevées.

Les système de collecte des eaux pluviales, de filtrages de récupération d'impureté et d'irrigation de la végétation font que le parc de Ouagadougou est de toutes parts, extrêmement humide : herbe, végétation, sol, terreau. Un climat idéal sur zone l'été... pas du tout adéquate en automne ni en hiver.

Chaque square-jardin manque réellement d'espace pour déambuler ou se promener entre les allées. De plus, des clôtures en bois ont été temporairement plantées pour protéger la végétation les îlots, ce qui accentue la sensation d'étouffement et de cloisonnement des lieux.

Chaque square-jardin est isolé des autres, soit par des barrières métalliques, soit séparé par une petite allée : ce qui confine passants et promeneurs. Dommage.

Au niveau de l'aire de jeux pour enfants, une plaque de bois a été posée pour surélever le toboggan (problème de pose, de niveau incorrect ?). Une barre en bois de sécurité oblige les enfants à se baisser pour descendre du toboggan. Du coup, si un enfant butte contre la plaque, il risque de se cogner la tête contre la barre. Plutôt dangereux.

L'orientation des bancs est surprenante. Une dizaine sont placés le long d'une des allées principales. Problème : quand on s'assoie, le promeneur fait face aux immeubles (en construction), aux bacs en béton de récupération d'eau... et non aux îlots-jardins (comment prendre plaisir à contempler le jardin ou surveiller ses enfants dans ces conditions ?).

Au nord, les enfants ont la possibilité de déambuler sur un dragon rouge qui serpente dans l'un des squares-jardins. Confectionné à partir de pneus de voiture usagés et de montures plastiques parfaitement lisses, nos enfants n'ont pas manqué de se casser la figure à maintes reprises sur le dos du dragon à cause de l'humidité ambiante. Manque total de revêtements antidérapants...

Au sud, au niveau de l'esplanade des pins la vue sur le parc est agréable. Un jeu d'équilibre (pyracorde) permet aux enfants de se hisser en hauteur (même jeu que celui situé au jardin des Dauphins, Porte de France). Le poteau central sur lequel repose le cordage vacille à partir du moment où plusieurs enfants montent simultanément sur cette "araignée", ce qui peut déstabiliser la prise de cordes.

Déjà, des graffitis ou rayures ont été apposées sur le mobilier urbain (injures, à l'entrée du dragon), sans compter quelques déchets (papiers, bouteilles) jetés dans la "rizière". Par ailleurs, Il ne me semble pas avoir vu de poubelles dans le parc.


Au delà de ces quelques remarques pertinentes, je vous invite naturellement à découvrir le parc de Ouagadougou pour son concept de parcours découverte, son originalité et son charme, sa multitude de composantes et de facettes avec vos amis et ou vos enfants.

Vos remarques sont les bienvenues.

Notes

[1] ceci reste à confirmer

[2] je pensais qu'on arrêtait de construire aussi haut


11

08

2008

Un été "populaire" au Parc Paul Mistral

ete grenoble Pour la seconde année, la Ville de Grenoble organise durant la saison estivale, du 4 juillet au 1er septembre 2008, un "Eté au Parc Paul Mistral".

Une invitation à la détente, au divertissement, à la danse, à la pratique de nombreuses activités offertes aux habitants de Grenoble et ses environs.

Fort de son premier succès en 2007, la Ville de Grenoble reconduit l'initiative et choisit d'agrandir le périmètre "estival". De nombreuses associations et clubs sont invités à faire découvrir de nombreuses activités pour la plupart, réservées aux enfants : parcours acrobatique, bassin de jeux d'eau, murs d'escalade, ateliers de construction, tours de poneys, tir à l'arc, Touch'Rugby...

En parallèle, les adultes ont également l'opportunité de se reposer sur des chaises longues, dans des hamacs au "Solarium", de jouer au Beach-Volley, d'entretenir leur corps par le Fitness, d'effectuer du Jogging, de jouer également aux Echecs ou d'être massés par des professionnels en fin de semaine...


Le "Paris-plage" Grenoblois : mixité sociale relative


La municipalité s'est donnée les moyens d'accueillir petits et grands : ce "Paris-plage" Grenoblois est une très bonne initiative.

Et à première vue, on se demande pourquoi la municipalité de Grenoble n'y avait pas pensé les années précédentes. Pour la saison d'été 2008, les nombreux ateliers occupent une grande partie de l'espace du Parc Paul Mistral, de l'angle avenue Jean Perrot et du boulevard Jean Pain jusqu'aux nouvelles extensions du parc près de l'Isère.

Sur place, l'engouement des habitants participant à l'opération est visible. En majorité, il s'agit de parents et enfants issus de milieux populaires et/ou qui n'ont pas toujours l'opportunité de partir en vacances. D'autres enfants inscrits en centre de loisirs viennent en groupe également goûter aux ateliers.

En d'autres termes, la mixité sociale est au rendez-vous : mais elle reste relative.

L'une des principales attraction journalière réservée aux enfants est "l'Espace Fraîcheur" au pied de la Tour Perret. Un vaste plan d'eau sur deux bassins les accueillent. Par deux fois, je me suis rendu sur place avec mes enfants en juillet).


Encadrement, délégation et responsabilité


Alors qu'il est indiqué que les enfants doivent naturellement rester en permanence sous la responsabilité et sous l'oeil vigilant de leur parents ou accompagnateurs, force est de constater que ces derniers ont fâcheusement tendance à négliger l'attention qu'ils doivent porter sur eux.

A mon grand étonnement, une fois dans l'eau, très peu de parents surveillent leurs progénitures.

Lors de mon premier passage au parc, près de 65 gamins s'éclataient dans l'eau, encadrés seulement par 3 jeunes animatrices complètement débordées par l'ambiance et la situation. L'une d'elle discutait avec une toute petite fille, heureuse de la revoir depuis la veille. Une autre, était occupée à signaler à un parent qu'il ne devait pas marcher habillé sur le sol des plans d'eau (le parent, pieds nus, étonné, souhaitait simplement aller à la rencontre de son fils pour lui indiquer qu'il devait sortir du bassin). La dernière, faisant des allers-retours entre la cabane du matériel aquatique et l'un des bassins.

Difficile d'y voir clair. Difficile d'observer un encadrement responsable. Pourtant, il est stipulé dans la brochure officielle "Animations ouvertes tous les jours au public de 12h à 20h, encadrées et sécurisées par une équipe d'animateurs". Les parents n'ont pas compris le message.


Entre aménagement, irritation et propreté


Mon fils aîné s'est baigné un instant dans les jeux d'eau... sous ma surveillance. Vu la foule et le manque de place dans les bassins, il avait du mal à prendre ses repères et à jouer dans l'eau.

Après être sorti de la piscine, au moment de l'essuyer avec une serviette de bain, j'ai constaté sur la peau de mon fils de nombreux poils de différentes tailles et couleurs sur son corps. Étonné sur le moment, j'ai cru un instant qu'ils provenaient de ma serviette : négatif. Il s'agit de poils des enfants en provenance du bassin. Ma réaction fut de me demander si l'eau des piscines était convenablement traitée.

Par ailleurs, une amie rencontrée près de l'anneau de vitesse me signalait qu'un des bassins (celui de droite) avait été vidé la veille en pleine journée d'activités en raison du vomissement d'un enfant dans l'eau. L'opération a duré à peine 5 mn : il fallait rapidement effectuer un nouveau remplissage pour continuer d'accueillir et de répartir les nombreux enfants dans les bassins.

Au moment de quitter les lieux, j'observe une maman en train d'aider sa fille à "faire ses besoins" sous des arbres du parc situés à seulement quelques mètres des hamacs et des aires de jeux pour enfants (Ouistiti). De quoi en décontenancer plus d'un à la vue de ce comportement.

A quelques mètres de là en retrait, se trouve le bureau d'informations des activités du parc. Je m'y rends immédiatement. J'attends mon tour devant quelques personnes venues gratuitement réclamer avec insistance une casquette ou un chapeau estampillé "Ville de Grenoble" pour se protéger du soleil. (Cela m'a bien amusé : l'hôtesse d'accueil n'en avait plus en stock et les gens repartaient bredouille en soupirant).

Mon tour venu, je demande où se situent les toilettes. J'obtiens la réponse suivante : "Ah...et bien... normalement, on doit en mettre et on attend depuis quinze jours la société qui doit les installer sur les jeux (...) mais ils doivent arriver normalement (...) Sinon, vous pouvez aller là bas beaucoup plus loin aux toilettes payants..." me signale l'hôtesse. Nous étions fin juillet.

Lorsqu'une famille reste tout une après-midi près des ateliers, j'ose espérer que des toilettes mobiles et gratuites apparemment tant attendues ont pu être installées depuis... sic !


Des ateliers et activités victimes de leur succès


Un vendredi, lors de mon second passage au parc, j'ai emmené mon fils s'initier à la fabrication de cerfs-volants.

Durant deux heures, une association (Imagin'air) proposait gratuitement aux enfants d'apprendre à construire, à décorer et à piloter des cerfs-volants. Un succès total, un succès énorme à tel point que la municipalité de Grenoble a sous-estimé le nombre (40) de cerfs-volants à commander chaque semaine auprès de l'animatrice de l'atelier de création (voir ma photo). En discutant avec elle, celle-ci m'indiqua qu'elle avait été verbalement vilipendée par des parents énervés de n'avoir pas pu obtenir de place pour leurs enfants sur l'atelier.

Ce jour là, Michel Destot, député-maire de Grenoble en tenue décontractée, faisait tranquillement le tour des ateliers à la rencontre des Grenoblois sur le Parc Paul Mistral en compagnie des responsables de la manifestation estivale.


En vidéo, l'ambiance journalière d'un "Eté au Par Paul Mistral" :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



28

03

2008

Extension du Parc Paul Mistral : des îles jardins sans vie, sans couleur, sans harmonie...

iles jardin mistral S'il y a bien un billet que je souhaitais planifier et rédiger depuis un bon moment, c'est bien celui que vous êtes en train de lire.

Cela fait des mois et des mois que j'observe attentivement, au gré de mes déplacements à pied, en tramway ou en voiture, le devenir de la zone du Parc Paul Mistral située le long du boulevard Jean Pain, entre la Mairie de Grenoble et la statue des "Diables bleus".

La réalisation du nouveau Stade des Alpes a longuement fait parler d'elle durant le second mandat de Michel Destot.


Des parkings aux espaces "verts"


La ville de Grenoble a choisi de supprimer plusieurs parkings. Un premier espace de stationnement de 120 places juste devant la statut des "Diables Bleus", un de 160 places correspondant à l'ancien parking de la Mairie et celui de 413 places entre les deux premiers. Au total, c'est environ 700 places de parking qui ont été remplacées par plus de 10 000 m2 de nature et d'espace minéralisé.

Certains regrettent avec ardeur la suppression des zones de stationnement. D'autres au contraire, se réjouissent de ce nouvel espace de végétation et de promenade nouvellement appelé "les Iles Jardins" [1] par leurs concepteurs. En ces lieux, seuls les grands arbres du Parc Paul Mistral ont été préservés.

En y regardant de plus près, lorsqu'on décide de s'y rendre pour se promener ou pour traverser une partie du parc, on se rend compte de l'extraordinaire fadeur et tristesse des lieux.


Végétations et végétalisation relatives


Il semblerait que depuis près de 2 ans, la végétation tente de pousser à un faible rythme et soit relativement identique quelques soient les saisons. On a l'impression que l'on attend sagement qu'elle pousse.

La verdure est relative, voire inexistante par certains endroits. La végétation repose sur une sorte de "lit de paille" sur lequel une variété de plantes grasses tentent de pousser au ras du sol depuis des mois et des mois autour des arbres.

Ces îlots de verdure ne donnent pas l'image d'un embellissement vivant et soutenu. En hiver, la végétation est recouverte par un feuillage aux couleurs d'automne associé à des plantes ternes dont la disposition est hasardeuse sur le sol.

Aucun charme ne se dégage des "Iles Jardins", aucune couleur verdoyante, aucun ton pastel vivant. L'étendue de la zone entre les différents îlots est triste à souhait.

Aucun plaisir. Le printemps et l'été ne changeront certainement pas la vision actuelle du terrain. Sans compter une impression d'abandon de végétalisation.

En définitive, rien ne nous invite à errer dans cette zone ni de s'y promener : tout nous pousse à en partir et à la traverser pour se rendre fonctionnellement d'un point à un autre.

La notion d'Iles Jardins apaisantes au coeur de la ville... est à revoir.

Notes

[1] terme un peu élancé et pompeux


15

10

2007

Boulevard Jean Pain, 27 minutes pour faire 700 mètres en voiture

jean pain Vendredi 12 octobre 2007 en fin d'après-midi, je décide d'aller chercher mon fils à l'école. Je lui propose de l'emmener voir le match amical de football PSG - GF38 (3-1) au stade Lesdiguières à Grenoble. Par téléphone, le service billetterie du club grenoblois m'indique qu'il est préférable d'arriver tôt pour prendre les billets et pouvoir assister à la rencontre.

Cela fait longtemps que je ne prend plus mon véhicule pour me déplacer à Grenoble un vendredi soir. Plutôt que de prendre le bus, je souhaite néanmoins prendre ma voiture, pensant dans un premier temps que ce moyen de transport est le plus rapide.

Le match commence à 18h. Je pars de l'école à 17h05, remonte le boulevard Maréchal Leclerc, prends la voie longeant l'Isère et traversant l'extension du parc Paul Mistral. J'arrive à 17h08 au nouveau carrefour situé à l'angle du Stade des Alpes. Jusque là, on va dire... que tout va bien. Je souhaite me diriger boulevard Maréchal Joffre, place Gustave Rivet et descendre le cours de la Libération pour arriver au stade Lesdiguières situé au n° 126. Pour information, le site mappy.com indique qu'en toute logique, le parcours complet en voiture dure environ 8 minutes pour une distance approximative de 4 kilomètres.


Un bouchon quasi-incompréhensible, une circulation anarchique


Il est 17h09. Le feu passe au vert. Je tourne à droite, commence à descendre le boulevard Jean Pain (Mairie de Grenoble). Immédiatement, je me heurte à un bouchon dès l'entrée sur le boulevard. Il m'a fallu 4 minutes pour arriver au feu suivant, rue Haxo. Puis 7 minutes pour atteindre le feu place Paul Vallier. A partir de ce point, rien ne va plus.

Il m'a fallu 16 minutes pour faire 300 mètres et atteindre la place Pasteur puis le boulevard Maréchal Joffre.

A proximité du cinéma Nef Chavant, c'est l'anarchie totale en matière de circulation. La densité de véhicules est telle que les passages piétons ne permettent plus aux passants et aux poussettes venant du parc Paul Mistral de circuler [1]. On entend de nombreux klaxons. Dans les véhicules, les gens s'énervent fortement. Les bus tentent en vain de passer dans les deux sens. Pas moins de trois voies d'accès de véhicules se télescopent sur la place. Sans oublier le tram A qui bien malgré lui, essaye à son tour d'avancer lorsqu'il arrive au point de passage dans l'énorme embouteillage.

En tout, 27 minutes pour faire 700 mètres. Après quelques ralentissements anodins sur le reste du parcours, je suis finalement arrivé au stade... à 17h48.

Je n'ai jamais vu un tel bordel ambiant de circulation où différents types de transport se rencontrent au même endroit et tentent de circuler : voitures, bus, tram, vélos, motos, poussettes, piétons... Une synchronisation des feux absolument déplorable à cette heure de la journée qui ne régulent pas le flot de véhicules. Une circulation quasi incompréhensible et anarchique.


Mea-culpa


Prendre la voiture un vendredi soir dans l'agglomération au moment où de nombreuses personnes finissent leur semaine de travail pour rentrer chez elles n'est pas vraiment conseillé. Je reconnais que je n'aurai pas dû prendre ma voiture mais prendre les transports en commun. La ligne de bus n°1 est idéal et remonte le cours de la Libération. Elle dispose d'un arrêt juste devant le stade.

Malgré tout, certaines personnes n'ont pas d'autres choix que de se déplacer en prenant un véhicule. Elles se retrouvent souvent confrontées aux problèmes récurrents de circulation en ville. Depuis quelques temps, tout est fait pour privilégier les transports en commun, les modes doux et repousser une bonne partie de la circulation routière sur les principaux axes en dehors ou en bordure de Grenoble . Qu'il en soit ainsi. Admettons dans ce cas qu'il est vivement nécessaire de revoir la synchronisation de circulation de cette entrée en ville.

Notes

[1] Voir ma photo


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