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04

2008

Inquiétude de l'Association des Enfants du Tamil Nadu concernant la disparition de panneaux d'exposition "Les enfants de Gandhi"

tamil nadu gandhi Le 27 mars 2008, j'étais invité à l'inauguration de l'exposition "Les enfants de Gandhi" à l'initiative de l'association "Enfants du Tamil Nadu", en présence notamment de Michel Destot, Député Maire de Grenoble et d'Alain Pilaud, Adjoint à l'animation et du secteur 2.

Depuis le 18 mars dernier, les Grenoblois ont l'opportunité de découvrir en ville des photographies de visages de la jeunesse indienne soixante ans après la disparition du Mahatma Gandhi . Ces paysages et portraits honorent ainsi le "père de la Nation" indienne.

31 panneaux géants sont exposés à la lumière du jour entre les grilles de la Place de Gordes et celle du Jardin de Ville jusqu'au 28 avril 2008. Chacun est associé à une citation célèbre de Gandhi. Chacun représente l'un des enfants de l'orphelinat de Madurai résident dans une maison louée par l'association dont l'une des principales missions est de protéger ces orphelins. Ces derniers sont encadrés sur place par un personnel compétent leur procurant de l'affection tout en veillant à leur alimentation et leur éducation.

En vidéo, un joueur de Sitar devant un public venu nombreux inaugurer l'exposition devant la Maison de l'International, parvis des droits de l'homme.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une première disparition de quatre panneaux photo d'exposition


Mais voilà, dans la nuit du 26 au 27, à la veille de l'inauguration de l'exposition, quatre panneaux photo ont disparu.

Ce jour là, évoquant le succès de l'opération en centre-ville et la disparition des photographies, Martine Amram, trésorière de l'association me confiait "Je ne comprends pas ce qui s'est passé (...) J'ose espérer qu'il s'agit d'une plaisanterie passagère ou bien peut-être que nous sommes simplement victimes de notre succès (...) Je ne devrais peut -être pas m'en faire mais c'est quand même un peu fort, la veille de l'inauguration en plus (...) Je souhaite simplement qu'ils nous reviennent et je me chargerai sans soucis de les raccrocher sans poser de problèmes".

Sur le moment, pour relativiser ce geste par une boutade passagère, j'indiquais à la trésorière en plaisantant qu'il s'agissait probablement d'un amateur éclairé, amoureux de la photographie qui a choisi de subtiliser sur un coup de tête quelques panneaux pour les accrocher dans son beau salon dans un bel appartement du quartier des Antiquaires (sic).

L'affaire ne faisait que commencer.


Une seconde disparition de panneaux photo d'exposition


Dans la nuit du 6 et 7 avril dernier, un cinquième panneau a été subtilisé [1].

Jointe par téléphone en début de semaine, Martine Amram me confiait d'un air offusqué "Franchement, ça ne me fait plus rigoler du tout, ça suffit (...) Maintenant, je parle de vol ni plus ni moins (...) En plus, l'un des panneaux a été tagué, je trouve cela inadmissible sur le plan artistique (...) Pour moi, c'est comme si on prenait un peu la vie d'un des enfants dont nous nous occupons (...) J'ai aussi prévenu l'équipe de Michel Destot qu'il fallait chercher en commun à renforcer ou sécuriser l'accrochage de panneaux pour d'autres manifestations de ce genre à l'avenir (...) C'est malheureux à dire mais s'il faut en arriver là...".

Une fois de plus, il est regrettable de constater un tel comportement. Il est vrai que l'événementiel ou l'exposition nouvelle ou temporaire d'un "mobilier urbain" attire systématique l'attention sur la voie publique.

Certains s'en approchent et prennent plaisir à observer, imaginer, contempler une nouveauté. A contrario, certains estiment que ce type de manifestation, même temporaire, les dérange au motif que la voie publique n'appartient pas à une entité mais à tout le monde. En tentant de subtiliser un objet, d'autres prennent plaisir à savourer leur exploit et leur capacité à pouvoir le faire.

Nous vivons une drôle d'époque.

Notes

[1] En médaillon sur ma photo, les 5 panneaux subtilisés


26

07

2007

Une période estivale propice pour découvrir ou redécouvrir Grenoble

J'ai pris quelques jours de congés en famille mi-juillet.

Durant ma période de congés dans le Vercors, j'ai constaté une diminution du nombre de location de studios, de maisons, d'appartements ou de chalets sur le plateau. Information confirmée par un sympathique agent immobilier à Villard de Lans avec qui je suis allé prendre un café sur la place de l'Ours. D'après lui, les vacanciers du plateau n'hésitent plus à décaler leur date de vacances : la sacro-sainte période estivale du 15 juillet au 15 août durant laquelle les Français ont l'habitude de partir n'est plus. Nombreux sont ceux qui ne partent pas, partent moins longtemps ou partent en dehors de la période. "C'est un vrai casse tête maintenant l'été (...) les gens sont de plus en plus exigeant, veulent tout, de suite et se méfient de tout, à commencer par les produits et services que je propose..." affirme l'agent immobilier.

En rentrant sur Grenoble, je m'attendais à trouver une ville terne, morose, dépourvue d'activités, d'enseignes ouvertes et d'une grande partie de ses habitants.

Il n'en est rien.

De nombreux habitants n'ont pas encore pris leurs congés ou ne peuvent en prendre. En me rendant à l'Office du Tourisme de Grenoble, je découvre l'éventail d'opportunités offertes pour ne point s'ennuyer : festival, foire, animation nature, randonnées au départ de la ville, visite guidée, scène musicale, cinéma en plein air, musée, activité sportive pour tous.

La ville est apaisée, dénuée de débordements et bouchons habituels sur les grandes artères. Les habitants sont beaucoup plus calmes et détendus. Les commerçants, plus joviales et souriants. Prendre un café en terrasse, tôt le matin, est un véritable plaisir. En fin de journée, j'amène mes enfants s'amuser aux jardins publics et j'en profite pour télécharger, lire des podcasts et videocasts grâce au wifi public. D'autres lieux invitent à la réflexion. Un bon livre sous un arbre. Les touristes photographient les monuments, sortent leur carte du local et témoignent leur intérêt pour Grenoble et ses alentours...

Trop nombreux sont les grenoblois qui ne connaissent pas leur ville. Les habitants du littoral sont ceux qui vont le moins à la plage. Les cordonniers sont les plus mal chaussés...

Profitons de la période estivale pour découvrir ou redécouvrir la ville, ses lieux insolites, son patrimoine ignoré, ses attraits cachés, ses alentours et ses hauteurs. En été, la ville s'ouvre à nous...