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2009

La Belle Estivale 2009, un nouveau label pour Grenoble et son agglomération

la belle estivale grenoble // Article maj le 18/06/09 à 18h11.

Durant tout l'été, du 15 juin au 21 septembre 2009, la Ville de Grenoble en partenariat avec l'Office du Tourisme et l'ensemble des 26 communes de la Métro reconduit l'opération "La Belle Estivale" en direction des Grenoblois, des habitants de l'agglomération et des touristes.

A travers de nombreuses animations, parcours urbains, découvertes, événements sportifs, ludiques et musicaux, cette nouvelle édition s'enrichit de nouveaux services d'animation, offrant de nouvelles perspectives à toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s.

Cette année, l'édition 2009 s'émancipe en offrant également un panel d'initiatives intéressantes au coeur des communes voisines de Grenoble.


Mutualiser les moyens sans relâcher les efforts de programmation


Le 12 juin 2009, lors de la conférence de presse de présentation de La Belle Estivale, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble rappelait qu'en ville, près d'un enfant sur deux n'a pas l'opportunité de partir en vacances l'été. Il souligne l'intérêt de mutualiser les efforts et les partenariats "les uns avec les autres" afin de pouvoir mener à bien ce type d'opération.

"Il ne faut pas relâcher l'effort de programmation (...) C'est au fond, le vivre-ensemble qui est en cause (...) Les citoyens restent très demandeurs en matière d'offres culturelles et c'est aussi notre façon de leur répondre en période de crise" explique le premier Magistrat de la Ville, visiblement très pointilleux en matière d'offres musicales.

Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la Ville, rappelle les principaux tenants et ingrédients de cette nouvelle édition.

"A l'Office du Tourisme se développe de plus en plus un tourisme de proximité (...) Des réservations qui se font de plus en plus tard, pour des périodes de plus en plus courtes dans l'année et en se décidant le plus tardivement possible (...) Le tourisme n'est pas simplement une question de politique d'ouverture vers ceux qui viennent nous visiter, c'est une condition de cohésion sociale (...) Aujourd'hui, la crise nous dicte de nouvelles intentions et une plus grande appréciations de ces conditions" explique avec clarté et précision le Président de l'Office du Tourisme de Grenoble.


Quelques repères et indications


Quelques chiffres :

140 000 passages à la Bastille durant la saison estivale. 54 000 demandes d'information et de visites à l'Office du Tourisme de Grenoble pour les populations locales (dont 8000 pour les visiteurs étrangers).

Un livret-programme au format "poche" distribué à plus de 130 000 exemplaires dans l'agglomération et dans les points d'information habituels (comptoir de bars, associations, espaces institutionnels...)


Développer une nouvelle "gouvernance touristique"


Cette année, en matière de tourisme, un "territoire urbain" a été défini entre la Ville de Grenoble, la Métro et le Conseil Général de l'Isère (concernant notamment les Musées départementaux). Moyennant une participation financière, l'Office du Tourisme se charge de récolter et d'agréger les différentes informations touristiques et d'animations des différentes communes de l'agglomération.

Objectif : développer une "gouvernance touristique" globale au niveau de la métropole.

Pour appuyer cette stratégie de mutualisation des moyens, Alain Pilaud estime nécessaire de mentionner une bonne coordination entre les différents pôles et services associés pour envisager ce genre d'opération. "Mes services sont toujours performants sur mes directives" explique avec assurance et ironie l'Adjoint à l'Animation de la Ville de Grenoble.

L'opération La Belle Estivale ne pourrait être envisagés sans passer divers partenariats avec les professionnels du secteur, associations, commerçants, artisans, ateliers et restaurateurs de la région...


Quelques "classiques" de La Belle Estivale 2009


Comme chaque année, le festival Cabaret Frappé sera l'évènement "musiques actuelles" majeur et incontournable en Rhône-Alpes (plus de 50 000 personnes attendues - voir le programme).

// Notez l'un des premiers rendez-vous, Showcase de Fairchild, vendredi 19 Juin, à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place !

Le 21/06/09, la fête de la musique résonnera dans la plupart des quartiers de la ville et sur les hauteurs de la Bastille.

// Il se murmure qu'un préavis de grève pourrait être déposé par la voirie de la commune de Grenoble le 22/06/09. Le nettoyage du lendemain risque d'être... difficile !

Pour sa 3ème édition, "L'été au Parc Paul Mistral" proposera une multitude d'activités pour les petits et grands avec de nombreux ateliers ludiques et sportifs. En espérant que la Ville de Grenoble pense - enfin - cette année à mettre des toilettes gratuits, mobiles, publiques à disposition des Grenoblois [1] à proximité des piscines (lire mon précédent article sur le sujet).

N'oublions pas les festivals, rencontres et spectacles animés, théâtre, danse, balade des automates, courts métrages, bal du 14 juillet ainsi que les musées et expositions temporaires, visites guidées, lectures en plein air et autres évènements de qualité tout au long de l'été...


Quelques nouveautés de La Belle Estivale 2009


"Grenoble Pass" (et non City-Pass), un chéquier contenant plus de 35 prestations. Il s'agit d'un forfait découverte valable 2 jours avec des réductions et des gratifications pour visiter Grenoble et le département (13€).

Mise en place de nouvelles visites guidées (70% de la fréquentation faite par les Grenoblois). Reprise des "balades animées" (La Bastille, le fantôme du Parlement et maintenant Vaucanson) avec intrigues et jeu d'acteurs. Mise à disposition d'audio-guides à l'Office du Tourisme (5€) pour découvrir la ville en 6 langues. En parallèle, une initiative est à l'étude pour charger ces programmes interactifs sur un simple PDA [2]. Durant tout l'été, les caristes organiseront également une série d'excursions pour les Grenoblois... à des prix modestes.

Un nouvel accueil pour les musiciens du Louvre et le Festival Berlioz dans le cadre des concerts de musique classique dans les quartiers.

De nouvelles animations du côté des fortifications de la Bastille avec une ruche pédagogique (Apiscope) et le premier Festival de Fanfare. Sans oublier un long périple dans les cuves de Sassenage (Acrogrotte).

Par ailleurs, dès septembre 2009 [3], l'Office du Tourisme de Grenoble proposera une nouvelle version de son site web. Il était temps...


Un nouveau site web pour La Belle Estivale 2009


L'édition 2009 de La Belle Estivale se dote d'un nouveau site web.

Une seule commande, "faire vivre la cohésion de l'offre estivale de ces trois entités (...) C'est la première fois que l'on mutualise tous ensemble sur ce support sur Internet basé sur la transversalité (...) Un site tenu à jour jusqu'à la mi-septembre et qui permet de mettre en avant l'ensemble des activités des 26 communes de la Métro (...) Elles saisiront elles-mêmes leurs évènements sur le site" [4] explique Jérôme Steffenino, Responsable de la Cellule Web de la Ville de Grenoble.

Points forts : webdesign, accessibilité, transversalité, entrées multiples, agenda, géolocalisation des animations, participation ouvertes aux communes, mise en avant des évènements du jour...

Points faibles : pas d'édito ni de présentation de l'opération La Belle Estivale en page d'accueil, absence d'étiquetages ou tags permettant les regroupements par thème, absence de système d'échange participatif et interactif avec les habitants (hormis une rubrique "blog/actu" restreinte)...


Retrouvez l'agenda, le programme des animations, des festivités et des évènement de l'opération La Belle Estivale sur labelleestivale.fr.

Notes

[1] clin d'oeil MD / point presse

[2] Assistant Personnel et/ou mobile...

[3] dommage qu'il faille attendre la rentrée... des classes

[4] la Ville de Grenoble aidera les communes à saisir les contenus (via CMS)


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04

2008

Inquiétude de l'Association des Enfants du Tamil Nadu concernant la disparition de panneaux d'exposition "Les enfants de Gandhi"

tamil nadu gandhi Le 27 mars 2008, j'étais invité à l'inauguration de l'exposition "Les enfants de Gandhi" à l'initiative de l'association "Enfants du Tamil Nadu", en présence notamment de Michel Destot, Député Maire de Grenoble et d'Alain Pilaud, Adjoint à l'animation et du secteur 2.

Depuis le 18 mars dernier, les Grenoblois ont l'opportunité de découvrir en ville des photographies de visages de la jeunesse indienne soixante ans après la disparition du Mahatma Gandhi . Ces paysages et portraits honorent ainsi le "père de la Nation" indienne.

31 panneaux géants sont exposés à la lumière du jour entre les grilles de la Place de Gordes et celle du Jardin de Ville jusqu'au 28 avril 2008. Chacun est associé à une citation célèbre de Gandhi. Chacun représente l'un des enfants de l'orphelinat de Madurai résident dans une maison louée par l'association dont l'une des principales missions est de protéger ces orphelins. Ces derniers sont encadrés sur place par un personnel compétent leur procurant de l'affection tout en veillant à leur alimentation et leur éducation.

En vidéo, un joueur de Sitar devant un public venu nombreux inaugurer l'exposition devant la Maison de l'International, parvis des droits de l'homme.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une première disparition de quatre panneaux photo d'exposition


Mais voilà, dans la nuit du 26 au 27, à la veille de l'inauguration de l'exposition, quatre panneaux photo ont disparu.

Ce jour là, évoquant le succès de l'opération en centre-ville et la disparition des photographies, Martine Amram, trésorière de l'association me confiait "Je ne comprends pas ce qui s'est passé (...) J'ose espérer qu'il s'agit d'une plaisanterie passagère ou bien peut-être que nous sommes simplement victimes de notre succès (...) Je ne devrais peut -être pas m'en faire mais c'est quand même un peu fort, la veille de l'inauguration en plus (...) Je souhaite simplement qu'ils nous reviennent et je me chargerai sans soucis de les raccrocher sans poser de problèmes".

Sur le moment, pour relativiser ce geste par une boutade passagère, j'indiquais à la trésorière en plaisantant qu'il s'agissait probablement d'un amateur éclairé, amoureux de la photographie qui a choisi de subtiliser sur un coup de tête quelques panneaux pour les accrocher dans son beau salon dans un bel appartement du quartier des Antiquaires (sic).

L'affaire ne faisait que commencer.


Une seconde disparition de panneaux photo d'exposition


Dans la nuit du 6 et 7 avril dernier, un cinquième panneau a été subtilisé [1].

Jointe par téléphone en début de semaine, Martine Amram me confiait d'un air offusqué "Franchement, ça ne me fait plus rigoler du tout, ça suffit (...) Maintenant, je parle de vol ni plus ni moins (...) En plus, l'un des panneaux a été tagué, je trouve cela inadmissible sur le plan artistique (...) Pour moi, c'est comme si on prenait un peu la vie d'un des enfants dont nous nous occupons (...) J'ai aussi prévenu l'équipe de Michel Destot qu'il fallait chercher en commun à renforcer ou sécuriser l'accrochage de panneaux pour d'autres manifestations de ce genre à l'avenir (...) C'est malheureux à dire mais s'il faut en arriver là...".

Une fois de plus, il est regrettable de constater un tel comportement. Il est vrai que l'événementiel ou l'exposition nouvelle ou temporaire d'un "mobilier urbain" attire systématique l'attention sur la voie publique.

Certains s'en approchent et prennent plaisir à observer, imaginer, contempler une nouveauté. A contrario, certains estiment que ce type de manifestation, même temporaire, les dérange au motif que la voie publique n'appartient pas à une entité mais à tout le monde. En tentant de subtiliser un objet, d'autres prennent plaisir à savourer leur exploit et leur capacité à pouvoir le faire.

Nous vivons une drôle d'époque.

Notes

[1] En médaillon sur ma photo, les 5 panneaux subtilisés


26

07

2007

Une période estivale propice pour découvrir ou redécouvrir Grenoble

J'ai pris quelques jours de congés en famille mi-juillet.

Durant ma période de congés dans le Vercors, j'ai constaté une diminution du nombre de location de studios, de maisons, d'appartements ou de chalets sur le plateau. Information confirmée par un sympathique agent immobilier à Villard de Lans avec qui je suis allé prendre un café sur la place de l'Ours. D'après lui, les vacanciers du plateau n'hésitent plus à décaler leur date de vacances : la sacro-sainte période estivale du 15 juillet au 15 août durant laquelle les Français ont l'habitude de partir n'est plus. Nombreux sont ceux qui ne partent pas, partent moins longtemps ou partent en dehors de la période. "C'est un vrai casse tête maintenant l'été (...) les gens sont de plus en plus exigeant, veulent tout, de suite et se méfient de tout, à commencer par les produits et services que je propose..." affirme l'agent immobilier.

En rentrant sur Grenoble, je m'attendais à trouver une ville terne, morose, dépourvue d'activités, d'enseignes ouvertes et d'une grande partie de ses habitants.

Il n'en est rien.

De nombreux habitants n'ont pas encore pris leurs congés ou ne peuvent en prendre. En me rendant à l'Office du Tourisme de Grenoble, je découvre l'éventail d'opportunités offertes pour ne point s'ennuyer : festival, foire, animation nature, randonnées au départ de la ville, visite guidée, scène musicale, cinéma en plein air, musée, activité sportive pour tous.

La ville est apaisée, dénuée de débordements et bouchons habituels sur les grandes artères. Les habitants sont beaucoup plus calmes et détendus. Les commerçants, plus joviales et souriants. Prendre un café en terrasse, tôt le matin, est un véritable plaisir. En fin de journée, j'amène mes enfants s'amuser aux jardins publics et j'en profite pour télécharger, lire des podcasts et videocasts grâce au wifi public. D'autres lieux invitent à la réflexion. Un bon livre sous un arbre. Les touristes photographient les monuments, sortent leur carte du local et témoignent leur intérêt pour Grenoble et ses alentours...

Trop nombreux sont les grenoblois qui ne connaissent pas leur ville. Les habitants du littoral sont ceux qui vont le moins à la plage. Les cordonniers sont les plus mal chaussés...

Profitons de la période estivale pour découvrir ou redécouvrir la ville, ses lieux insolites, son patrimoine ignoré, ses attraits cachés, ses alentours et ses hauteurs. En été, la ville s'ouvre à nous...