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23

06

2008

Fête de la musique 2008 à Grenoble : les bonnes et mauvaises notes

fete musique grenoble Le 21 juin, la Fête de la musique bat son plein dans les rues de Grenoble et ses alentours. Groupes, chanteurs et musiciens accompagnent en musique le jour le plus long de l'année.

Comme d'habitude, j'ai décidé de m'y rendre. Cette fois-ci, entre 17h30 et 00h30. J'ai choisi d'élargir le périmètre de mes déplacements en me rendant sur plusieurs scènes où se produisaient différents "artistes" répartis au parc Paul Mistral, à la Bastille, dans les différentes artères du centre-ville etc.

Ci-dessous, 15 minutes de vidéo.

Plus d'une vingtaine de scènes et d'ambiances musicales filmées, allant de groupes marginaux au son inaudible, en passant par une Chorale, une très jeune guitariste Rock, du Gospel, du Rap, de la Techno, de la Pop française, de la musique des îles, du Reggae, un groupe fan de Jésus Christ, une formation très kitch, de la mousse ou des baignades citadines dans les bassins, un Grenoblois bourré,... et le meilleur pour la fin : une bonne reprise de "Antisocial" par un groupe de Heavy Métal sur un podium (côté décibel, mon Nokia N95 8Go a pris un coup...)


Les bonnes notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, la Fête de la musique fut essentiellement marquée cette année par l'absence de vendeurs de frites, saucisses, kebab et autres "commerçants" déambulant en tous genres sur la voie publique. L'année 2008 ne sera pas marquée par les odeurs nauséabondes et pernicieuses des années précédentes. Une très bonne chose.

Les différents trams (notamment sur les lignes A et B) ont pu librement circuler à leur guise puisque certaines scènes ont été écartées des principales voies d'accès. Cette année, moins de scènes, plus de scènes réparties à Grenoble et ses alentours

A première vue, moins de dégradations "gratuites" ont été relevées en centre-ville. Moins de personnes fortement imbibées ou alcoolisées. Plus de forces de l'ordre visiblement groupées, circulant à pied sur quelques points sensibles (les parcs, les ruelles menant à d'autres places...) et en vélo..

Un petit fascicule noir distribué par la Ville de Grenoble, très bien fait, permettait de repérer avec clarté les différentes scènes musicales à Grenoble.


Les mauvaises notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, l'édition 2008 de la Fête de la musique à Grenoble n'a pas rassemblé autant de monde que les années précédentes.

En cause, le beau temps ayant permis à certains de quitter la ville durant le week-end, le suivi des matchs de foot de l'Euro à domicile ou chez des amis, le ras le bol récurrent de nombreux Grenoblois qui considèrent cette fête comme un tas de bruit et le moment propice pour se lâcher en pleine rue. Bien entendu, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu entendre autour de moi "Non, ce soir, j'y vais pas (...) De toute façon, la Fête de la musique, c'est devenu vraiment n'importe quoi (...) Chacun doit jouer à sa place et tout le monde joue mal (...) C'est nul, ça rime plus à rien (...) Dans les années 80, c'était tellement mieux...". Et j'en passe.

Plus les années passent et plus l'encadrement des artistes habilités à se produire est strict et draconien. Certains regrettent cet état de fait et soulignent par ailleurs le manque d'occasions pour se produire librement dans un lieu de son choix. Sans compter les patrons de bar qui profitent souvent de l'occasion pour ne pas s'obliger à rémunérer des groupes pour attirer la clientèle. Un simple prise de courant fournie faisant l'affaire...

Chose étonnante, cette gestion des espaces d'expression n'empêche pas la surexposition et la juxtaposition des sons ou styles musicaux. Pour preuve, face au Musée de Grenoble : une scène Rap avec une forte amplification et à quelques mètres de là, une chorale de Gospel accollée à un mur juste en face. Difficile d'apprécier une quarantaine de chanteurs à voix face à quatre rappeurs amplifiés de l'autre côté de la rue.

Pour finir, il semblait flotter une forme de résignation dans les rues de Grenoble  : mines joyeuses mais sans plus d'extase sur les visages, de nombreuses personnes assises en terrasse de bar "subissant" la musique.

Les scènes musicales les plus animées furent celles ayant produit le plus de "rythme" soutenu ou d'émotion artistique : scène Electro-Techno au parc Paul Mistral (nombreux jeunes et quadras en transe devant les amplis), scène Heavy Métal square Docteur Martin (excitation face au podium des tremplins de l'Isère), scène Gospel (ensemble vocal près du Musée de Grenoble) ou scène déambulante d'instrument et tambours (similaire à la compagnie bien connue du département La Batook).

Le reste...


En vidéo, un "medley" regroupant plus d'une vingtaine de groupes et scènes musicales, tous styles confondus et pour tous les goûts :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


18

08

2007

Corenc, Biviers, Saint-Ismier et MontBonnot au top des villes françaises au plus hauts revenus en province

Corenc Grenoble Prenez la mesure !

La majorité des gens emploient le terme "riche" pour signaler une personne qui possède beaucoup de biens où qui gagne très bien sa vie. Ou se situe la limite de l'emploi du mot, trop souvent utilisé d'une manière péjorative et connotée ?

Je déteste entendre ce mot prononcé à l'égard d'une personne. Un terme d'un autre age, d'une autre époque. Je préfère de tout évidence parler de personnes fortunées, disposant de hauts salaires, de revenus élevés, d'un patrimoine aisé. Récemment, une amie me signalait qu'elle considérait une personne "riche" à partir du moment ou son revenu mensuel dépassait la somme de 5000 euros. Etonné par cette affirmation, je m'empressais de lui indiquer qu'il fallait différencier le revenu et le patrimoine pour tenter toutefois d'approfondir le sujet.

Il y a quelques semaines, le magazine l'Express étudiait la question et signalait qu'il y avait deux catégories de "riches" : "ceux qui ont des revenus importants et ceux qui ont un patrimoine confortable (...) Ce ne sont pas toujours les mêmes et ils n'habitent pas toujours les mêmes lieux".

Les dépenses d'un ménage ne sont pas toujours proportionnelles au nombre de personnes qui le composent. Si l'on sépare les habitants d'un territoire en deux groupes en prenant en compte la moitié de la population qui gagne le plus et l'autre qui gagne le moins, on arrive à dégager le "revenue médian par unité de consommation", somme des ressources déclarées par les contribuables avant abattement". Et le patrimoine n'est donc pas pris en compte !

Dans le peloton de tête des vingts premières villes de province au plus haut revenus en 2004, force est de constater que la région grenobloise n'est pas en reste.

La commune de Corenc est classée en 1ère position des 8564 communes françaises [1] pour le revenu par habitant, avec 30 742 euros.

Biviers, 5ème, avec 29 007 euros. Saint-Ismier, 6ème, avec 28 127 euros. MontBonnot Saint-Martin, 12ème, avec 27 407 euros. La moyenne nationale est de 15 849 euros.

Rhône-Alpes se distingue nettement : les alentours de Grenoble, Lyon, Genève et Annecy sont ainsi marqués en haut du classement des plus hauts revenus, tandis que les communes championnes de l'ISF en province sont largement situées sur la côte d'Azur.

Bizarrement, il n'existe pas de statistiques disponibles pour les localités de moins de 20 000 habitants concernant le nombre de redevables à l'ISF rapporté à la population. Il est donc difficile de mesurer le patrimoine des contribuables des municipalités au plus haut revenu citées dans la région grenobloise [2].

Tout porte à croire que les assujettis à l'ISF ne sont pas si nombreux qu'on pourrait le penser à Grenoble et dans ses alentours. On voit bien que les villes principales les plus dynamiques sont celles qui attirent la matière grise, des emplois très qualifiés et proposent les revenus les plus élevés. La dépense de ces derniers étant probablement plus liée à la consommation de biens et de services, à l'achat de valeurs mobilières qu'au besoin de faire fructifier son patrimoine immobilier.

Les temps changent. De nos jours, le top du luxe n'est-il pas de cacher ses ardeurs et sa richesse matérielle aux yeux du plus grand nombre ? N'est-il pas de rechercher la simplicité ? N'est-il pas de vivre en toute discrétion, en dehors de toute agitation, toute mixité sociale, toute spéculation verbale à l'encontre de quiconque ?

Notes

[1] de plus de 1000 habitants

[2] selon l'Express et la DGI


17

06

2007

17 juin : résultats du second tour des législatives 2007 sur les 9 circonscriptions de l'Isère

Dimanche 17 juin 2007, j'ai voté sur la 1ère circonscription de l'Isère.

Voici ci-dessous les résultats [1] obtenus par les principaux candidats arrivés en tête dimanche 10 et 17 juin 2007.

Je rappelle les scores obtenus lors du 1er tour des législatives 2007 en Isère en attendant ceux du second tour.

Comme la semaine dernière, j'indique ci-dessous... pas à pas... les résultats obtenus lors de ce second tour et indique le nom du député élu ou réélu:


Tous les résultats du second tour sur les 9 circonscriptions de l'Isère :

1ère circonscription :

# ELU : G. FIORASO (PS) : 1er tour : 32.02% | 2ème tour : 63,03%
A. CARIGNON (UMP) : 1er tour : 21.45% | 2ème tour : 36,97%

2ème circonscription :

# ELU : M. ISSINDOU (PS) : 1er tour : 22.67% | 2ème tour : 60.33%
C. SAVOUREUX (UMP) : 1er tour : 28.91% | 2ème tour : 39.67%

3ème circonscription :

# ELU : M. DESTOT (PS) : 1er tour : 37.79% | 2ème tour : 61.95%
N. BERANGER (UMP) : 1er tour : 16.81% | 2ème tour : 38.05%

4ème circonscription :

# ELU : D. MIGAUD (PS) : 1er tour : 46.58% | 2ème tour : 62.76%
Y. CASAVECCHIA (UMP) : 1er tour : 31.70% | 2ème tour : 37.24%

5ème circonscription :

# ELU : F. BROTTES (PS) : 1er tour : 35.55% | 2ème tour : 53.36%
M. SAVIN (UMP) : 1er tour : 40.04% | 2ème tour : 46.64%

6ème circonscription :

# ELU : A. MOYNE BRESSAND (UMP) : 1er tour : 49.85% | 2ème tour : 59.81%
L. FINET-GIRARD (PS) : 1er tour : 18.92% | 2ème tour : 40.19%

7ème circonscription :

# REELU : G. COLOMBIER (UMP) : 52.24%

8ème circonscription :

# ELU : J. REMILLER (UMP) : 1er tour : 44.22% | 2ème tour : 53.51%
E. BINET (PS) : 1er tour : 23.75% | 2ème tour : 46.49%

9ème circonscription :

# ELU : A. VALLINI (PS) : 1er tour : 45.73% | 2ème tour : 59.73%
F. DE SANS NICOLAS (UMP) : 1er tour : 37.03% | 2ème tour : 40.27%

Notes

[1] partiels, définitifs, source : Préfecture de l'Isère, Ministère de l'Intérieur