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05

03

2010

Régionales 2010 : les inquiétudes de Bernard Soulage, tête de liste PS en Isère

bernard soulage grenoble Mercredi 3 mars 2010, la liste de rassemblement "Une région d'avance" conduite par Jean-Jack Queyranne et soutenue par le PS, le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen et des personnalités du mouvement écologiste organisait une réunion publique à la Maison des associations de Grenoble dans le cadre de la campagne des Régionales 2010.

Environ 1/3 des colistiers de la liste iséroise conduite par Bernard Soulage, tête de liste en Isère, actuel Vice-Président délégué aux Transports de la région Rhône-Alpes ont fait le déplacement pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Michel Destot, Député-Maire de Grenoble et Geneviève Fioraso, Député de la 1ère circonscription accompagnaient les candidats.


Une réunion publique plutôt fade et sans saveur


Bien qu'un sentiment de relative désorganisation en interne anime ma curiosité depuis le début de la campagne du PS dans l'agglo, les adhérents, élus et personnalités bien présents sur le terrain ces derniers jours ont cherché à communiquer sur les thèmes "Rhône-Alpes : ecorégion", sur l'emploi, la santé ou les transports. Objectifs : tenter de (re)mobiliser les électeurs et convaincre les nombreux abstentionnistes.

Et visiblement, en dehors des militants ou responsables de secteur, peu de Grenoblois ont fait l'effort [1] de se déplacer [2]. A l'heure du rendez-vous, 20h30, à peine une vingtaine de personnes étaient présentes dans la grande salle. Il a fallu attendre péniblement qu'elle se remplisse pour débuter la réunion publique devant environ 140-150 personnes... colistiers compris.

Une heure assez tardive pour attirer le citoyen électeur. Un démarrage à partir de 19h30 aurait été plus raisonnable et judicieux.

En seconde partie de soirée, le public a pu poser quelques questions "routinières" aux colistiers concernant l'accessibilité, les ascenseurs, l'eternelle dilemme concernant la liaison ferroviaire Lyon - Grenoble ou le Lyon-Turin, la part du culturel et du photovoltaïque au niveau local et régional...

Pas de quoi emballer ou enthousiasmer les candidats de la liste. La plupart semblaient fatigués. Face au public, certains "checkaient" leur mail ou leur SMS sur leur mobile durant la réunion...

Drôle d'ambiance pour une soirée de campagne électorale.


Une campagne pour les Régionales axée sur le bilan, liée à l'actualité


"On a choisi de mettre cette campagne sous les feux de l'actualité (...) et sur ce que nous avons déjà développé et porté pour la région" souligne en introduction Jérôme Safar, 1er Adjoint à la Mairie de Grenoble, en 7ème position sur la liste Isèroise.

Il s'agit de renforcer les politiques de formation générale, professionnelle et d'insertion au niveau de la région. L'emploi durable et non délocalisable reste une priorité. A ce titre, l'équipe souhaite porter à 5% l'effort budgétaire pour la recherche et l'innovation (120M€/an) en direction des PME-PMI. La région amène 85M€ dans le cadre du plan Campus. Une somme presque équivalente à celle de l'engagement de l'Etat.

Parmi les propositions évoquées au niveau des transports, pas plus de 2€ le trajet quotidien pour un déplacement domicile-travail pour les abonnés TER "salariés". Une plus grande autonomie pour les jeunes avec la carte M'ra étendue aux étudiants boursiers de 1ère année. Un "Pass contraception"...

Comme à l'accoutumée, le maire de Grenoble évoque le rôle de la région dans le domaine du développement durable et souligne le regard positif porté par Jean-Louis Borloo concernant les initiatives grenobloises déployées sur le terrain en la matière.

Période électorale oblige, il profite de l'occasion pour tacler la liste Europe Ecologie en période de crise économique. "Tout ceux qui nous ont prôné la décroissance et bien on l'a la décroissance et on en voit les conséquences (...) On ne peut pas avoir une politique qui ne soit pas globale" rappelle le 1er magistrat de la Ville de Grenoble.


Une satisfaction de rigueur, à tous les niveaux


Sans modération, Geneviève Fioraso qui assure actuellement la Présidence par intérim de la Métro depuis la nomination de Didier Migaud à la Cour des Comptes dresse un bilan très positif de la politique économique actuelle menée en région Rhône-Alpes.

"Dans ce premier mandat pour la gauche et les progressistes, le bilan offert est une vraie réussite (...) Je voudrais dire à quel point on a vraiment bien travaillé avec les Vices-Présidents (...) La valorisation se fait dans toutes les compétences (...) A Grenoble, on est très fier d'Eco-quartier, Eco-cité, on est la ville de France qui utilise le plus les énergies renouvelables" argumente la Députée qui ne manque pas de souligner toutes les récompenses obtenues par la Ville de Grenoble et l'arrivée prochaine d'une seconde centrale à bois au niveau local.


"L'affaire" Smetanine


Le regard luisant, Bernard soulage évoque avec sensibilité la candidature de David Smetanine [3].

"On a pensé à David (...) avec l'accord de Jean-Jack (...) C'est quelqu'un qui a un parcours formidable et qui va nous apporter quelque chose (...) On a besoin de gens comme ça (...) On gagne quand on sait écouter les différences".

Alors que chez certains militants PS en Rhône-Alpes, on continue de s'interroger sur les choix "politico-people" de Jean-Jack Queyranne concernant les positions éligibles des champions olympiques Gwendal Pezerat et David Smetanine respectivement placés en 7ème et 3ème place dans le Rhône et en l'Isère.

Ce dernier, soucieux de présenter son parcours sportif et professionnel est longuement revenu sur son engagement politique.

"La question des transports forcément, j'y suis sensible en tant que personne handicapée (...) Je fais parti de commissions sportives, de l'IPC (...) Je me déplace de nombreuses fois, peut-être plus que la plupart d'entre vous et j'ai envie d'être traité comme toute personne (...) En menant une carrière sportive de haut niveau, j'ai aujourd'hui une compétence à apporter (...) Sur cette liste, j'ai une position tout à fait honorable et cela lui donne une certaine crédibilité (...) Oui j'ai des médailles d'or mais des médailles d'or qui sont une expérience, une expertise au service de notre population (...) Et j'ai des choses à dire" explique avec soin le sportif qui s'entraîne en ce moment... pour le championnat de France handisport.


Une inquiétude grandissante


Contrairement à d'autres personnalités qui pour la plupart estiment que la région est gagnée d'avance en s'appuyant globalement sur le bilan régional de Jean-Jack Queyranne, Geneviève Fioraso livre son sentiment et sa méfiance envers les médias.

"On entend tellement dire dans les médias que c'est gagné d'avance pour les socialistes que je pense que c'est très démobilisateur (...) Ce n'est jamais évident surtout dans une période de crise avec une espèce de résignation (...) et une intoxication par des sondages qui nous donneraient gagnants".

Quant à Bernard Soulage, il rappelle que c'est la première fois qu'une élection régionale a lieu "sans qu'il y ait une autre élection avec", ce qui selon l'intéressé, expliquerait en partie le problème inhérent de mobilisation pour ce type de désignation.

Dans son intervention, la tête de liste Isèroise a tendance à politiser l'échéance du 14 et 21 mars. Il ne manque pas de revenir sur le débat national sur les retraites tout en rappelant que ces élections régionales doivent "montrer le chemin de 2010 à 2012".

"Si nous ne sommes pas en tête dès le premier tour, on dira que c'est encore une victoire pour l'UMP (...) L'UMP va se balader en disant nous avons gagné et tout le monde, même les médias, va répéter, ils ont gagné" explique en clôture la tête de liste Isèroise.


Les rendez-vous du jeudi


Jeudi 18 février 2010, la liste de la majorité présidentielle (lire mon article) rassemblait plus de 500 personnes à l'Alpexpo - Espace Pelvoux dans une salle étroite. Jeudi 4 mars 2010, la liste Europe Ecologie (lire mon article) réussissait à rassembler plus de 1000 personnes à la Halle Clémenceau dans le cadre de la campagne pour les Régionales 2010 en Rhône-Alpes.

Jeudi 11 mars 2010, la liste "Une région d'avance" emmenée par Jean-Jack Queyranne propose un grand meeting de rassemblement à l'Alpexpo, Grenoble. Souhaitons qu'il y ait plus d'animation et effervescence que ce mercredi soir.

Donnons-leur tous rendez-vous le soir du 14 mars pour en juger.

Notes

[1] le match de foot France - Espagne n'explique pas tout

[2] idem côté presse locale

[3] en survêtement sur ma photo


22

10

2009

Tour de France du projet du PS - Martine Aubry à Grenoble : vidéo

martine aubry grenoble Article du 21, maj le 22/10/09.

Mercredi 21 octobre 2009, Martine Aubry, 1ère Secrétaire du Parti Socialiste (PS) était à Grenoble dans le cadre de la 4ème étape du "Tour de France du Projet" des socialistes intitulée "La France qu'on Aime".

Pour le PS, il s'agit d'ouvrir un grand chantier de réflexion en collaboration avec ses militants et des acteurs de la société civile afin d'élaborer son projet de reconstruction, de "rénovation" au sein du parti et de préparer au mieux les prochaines échéances électorales.

Pour Martine Aubry, l'un des principaux objectifs de cette journée marathon était d'aller principalement à la rencontre des militants et sympathisants qui ont pu dialoguer et échanger avec elle lors d'une grande réunion participative organisée à l'espace Pelvoux, Alpexpo Grenoble.


Une arrivée mouvementée, entre bousculade et petits accrochages


A l'extérieur de la gare de Grenoble, les véhicules officiels métallisés prennent position le long du parvis. Les hommes de l'encadrement se tiennent prêts, oreillette à peine dissimulée, micro caché dans une manche.

A l'intérieur de la gare, une moitié du service d'encadrement se tient prêt. Progressivement, les voyageurs détournent leur regard vers l'entrée du hall de gare et s'interrogent sur ce remue-ménage. Petit à petit, la pression monte et certains voyageurs commencent discrètement à interroger des porteurs de caméra. Sur place, les journalistes... face aux autres journalistes, font mine de s'activer en réglant une dernière fois leur matériel. Sur place, chacun commence à s'impatienter.

Progressivement, élus, représentants et médias se dirigent vers le quai, voie A.

12h34 : le TGV de 12h33 entre en gare de Grenoble. Sur le quai, c'est l'effervescence totale. En quelques secondes, les voyageurs sont relayés au second plan.

Une meute une jungle de journalistes, caméramans, photographes et autres prend d'assaut la surface des quais à la recherche du meilleur positionnement alors que le train ne s'est toujours pas arrêté en gare de Grenoble. Un représentant fait un simple signe et indique la rame dans laquelle se trouve Martine Aubry. Tout le monde se met à courir. Le service d'encadrement est déjà débordé.

"Pfff... c'est du gros n'importe quoi, c'est quoi ce bordel" souligne une jeune journaliste retirée près du mur avec son trépied de caméra. Pour elle, c'est déjà trop tard pour les premières images. Dans ce bouillonnement général, il est toujours appréciable de pouvoir se faufiler discrètement avec un Médiaphone de toute dernière génération [1] pour filmer.

Première étape de sa visite à Grenoble.

Au côté de Martine Aubry, Michel Destot tente de calmer la meute, sans grand succès. Accompagnée de Jacques Chiron, Geneviève Fioraso, Bernard Soulage et Erwann Binet, la 1ère Secrétaire du PS se rend à l'espace "OùRa" pour découvrir le fonctionnement de la carte dans la région Rhône-Alpes.

En sortant de l'espace "OuRà", la 1ère Secrétaire, partiellement outrée par leur attitude, interpelle directement quelques journalistes pour une petite leçon de courtoisie et... de bon sens. Sous la lumière des projecteurs, Martine Aubry n'est pas d'humeur à plaisanter.

A l'extérieur, les premiers accrochages verbaux entre journalistes et personnel d'encadrement résonnent. "Laissez-moi entrer... je fais que mon boulot moi (...) Mais pourquoi il est rentré lui (...) S'il vous plaît, arrêter, ça ne sert à rien de vous mettre là (...) Vous avez toute la journée pour faire des images".

Pitoyable.

Ma vidéo : Arrivée de Martine Aubry à Grenoble, bousculade, interview improvisée, déplacement en Tram et... restauration.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Martine Aubry sort de la gare et emprunte un parcours... taillé sur mesure. Pas question de monter pour le moment dans un véhicule officiel.

Quoi de plus sympathique que de prendre le tram B pour démontrer l'usage de la carte "OùRa" et se rendre en même temps au centre-ville de Grenoble pour déjeuner à midi dans un bon restaurant plutôt discret [2] avec ses ami(e)s, loin des regards fougueux des journalistes.

Dans l'après-midi, l'ancienne Ministre de l'Emploi et de la Solidarité a visité l'Institut des Neurosciences de Grenoble. Vers 15h, elle a vraisemblablement eu le temps de rejoindre quelques journalistes "sélectionnés" pour une interview.


Conférence de presse de Martine Aubry


Au coeur du programme de sa journée marathon, Martine Aubry s'est adressée aux médias juste avant de rejoindre les militants et sympathisants socialites au 1er étage de l'Alpexpo Grenoble, salle Pelvoux, peu après 18h.

Mon flux audio : ci-dessous, enregistrement complet de la conférence de presse, questions et réactions concernant le projet de société et l'avenir du PS, le positionnement du parti, la politique actuelle du gouvernement...


Sur les traces de Ségolène Royal ?


Durant près de 2h, la fille de Jacques Delors s'est exprimée devant un panel de militants et sympathisants. Les 500 chaîses initiatement prévues pour les accueillir n'ont pas suffit. En tout, la salle de l'Alpexpo devait contenir près de 600 ou 700 personnes.

martine aubry grenoble Martine Aubry s'est plongée dans un exercice de style qui n'est pas sans rappeler celui propulsé par Ségolène Royal lors de la précédente campagne présidentielle de 2007.

Les ingrédients utilisés sont tellement proches et similaires...

Une personnalité "starisée" mise en valeur au coeur du dispositif, accompagnée d'un médiateur ou modérateur chargé de recadrer, de stimuler le jeux des questions - réponses à ses côtés. Un systéme de vidéoprojection mis en place pour permettre à tous de suivre en direct le déroulement de la réunion participative. Un espace ouvert laissant entrer la lumière orientée, focalisée sur la personnalité. Des élus locaux placés avec soin à quelques centimètres de l'invité principal. Une série de tables équipées de belles lampes, de connectiques dédiées pour accueillir convenablement la presse sur un côté.

Une ambiance, une mise en perspective des ingrédients qui nous rappellent irrémédiablement l'atmosphère d'un enregistrement d'une émission de télévision... en direct.


"On attend qu'ils nous disent ce qu'ils attendent de nous"


Le public a profité de la présence de Martine Aubry pour l'interpeller sur de nombreux sujets de société.

Sans rentrer dans les détails, il s'est attardé sur des questions relatives à l'accès à la CMU, le maintien de la laïcité, la réorganisation de l'armée, l'absence de fraternité, le manque de solidarité, l'avenir de la recherche fondamentale, le niveau de consommation, le travail le dimanche, l'investissement dans les entreprises ou le devenir des petits commerçants et surtout...

...le projet et l'avenir du PS.

Pêle-mêle, quelques réactions convergentes relevées dans le public sur ce dernier point.

"Pour moi, le modèle de la droite, c'est d'améliorer l'économie alors que pour moi, le modèle de la gauche, c'est d'améliorer la vie des gens (...) Vous faites souvent allusion aux propos de Nicolas Sarkozy mais en retour, vous faites quoi pour améliorer votre situation et la nôtre ? (...) Nous on est prêt à vous aider alors dites nous ce qu'on peut faire concrêtement (...) Quand allez-vous avoir un programme ambitieux ? (...) Au nom de la diversité, vous êtes complêtement perdu et nous, on voudrait une vraie gauche" souligne le public.

En réponse, Martine Aubry cherche plutôt à dresser un bilan général de la situation actuelle du pays tout en se référant à l'actualité.

"Le problème, c'est que maintenant, le bonheur dans notre société, c'est d'avoir, d'avoir et encore avoir (...) Pour nous, l'écologie ne doit pas être distinct du social (...) Notre société n'a pas d'avenir parce qu'elle ne laisse plus la place aux jeunes (...) Quand on renvoit par avion des gens dans leur pays d'origine alors que nous sommes présents sur place..."

Une des rares propositions émises par Martine Aubry durant la soirée porte sur l'imposition des entreprises. Elle propose notamment que l'impôt sur les sociétés soient proportionnel à l'engagement de réinvestissement des entreprises.


Dans ces conditions, difficile de mettre en phase les réactions du public avec le discours coordonné tenu par la 1ère Secrétaire du Parti Socialiste.

"On va à la rencontre des Français (...) Ce qu'ils attendent, c'est de redonner un sens à la société (...) On ne se retrouve plus dans la France (...) Qu'est-ce qu'on attend des citoyens ? (...) On attend qu'ils nous disent ce qu'ils attendent de nous (...) Il ne faut pas être impatient, il faut être sérieux" rappelle Martine Aubry lors de sa conférence de presse [3].

Face à l'impatience des militants, l'élaboration du programme du PS dans le cadre de sa "rénovation" risque de prendre effectivement... beaucoup de temps.

Notes

[1] HD 1280x720p

[2] Restaurant, le Chasse-Spleen en face du Musée de Grenoble

[3] écouter l'enregistrement


21

05

2009

Pierre Moscovici à Grenoble dans le cadre de la campagne européenne du PS - PSE : vidéo

moscovici grenoble Mardi 19 mai 2009, Pierre Moscovici, Député du Doubs, ancien Ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jospin et membre du bureau national du PS était à Grenoble dans le cadre de la campagne des européennes du groupe PES - PSE (Parti Socialiste Européen).

Reçu et accompagné par Michel Destot, Bernard Soulage, Eliane Giraud, Geneviève Fioraso et d'autres élus de la municipalité, l'actuel Président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbeliard est venu à la rencontre des sympathisants et militants du PS de la région pour débattre avec eux sur le thème "Quel développement économique pour l'Europe ?" [1] en vue du prochain scrutin du 7 juin prochain.

La rencontre-débat a eu lieu dans le Salon d'honneur du Stade des Alpes.


Ambiance circonspecte


Pierre Moscovici avait rendez-vous avec la presse à 20h puis à 20h30 devant près de 200 sympathisants et militants PS.

En raison du suicide inopiné d'un individu survenu en fin de journée sur la voie de train empruntée par l'ex-Ministre pour se rendre à Grenoble, ce dernier est arrivé avec près d'une heure de retard à son rendez-vous. Visiblement, la situation n'a pas tout à fait plu à certains élus et membres du public, prenant bon gré mal gré leur mal en patience.

Face au retard et à l'absence "visible" et avéré des médias qui pour la plupart ont boudé n'ont pas souhaité couvrir la venue de l'ancien Député socialiste européen au Stade des Alpes, le point presse fut... tout bonnement annulé.

Le 29 avril dernier, sur le même registre, François Bayrou était venu débattre dans ce grand salon avec des militants du MODEM dans le cadre de sa Convention européenne (lire mon article). Ce jour là, à l'inverse, rappelons que la couverture médiatique était bien plus étoffée...

Interrogée lors de la rencontre-débat, une vieille militante PS me faisait par de sa circonspection et de son inquiétude liées au manque d'animation et de motivation prônées par son parti sur les questions européennes. "Si vous voulez, on a l'impression que l'Europe n'intéresse que les dirigeants (...) Nous dans cette affaire, on milite mais on a du mal à s'engager sur un truc qui nous dépasse, voyez-vous ? (...) Je viens quand même écouter, mais bon..." m'expliquait cette charmante dame.


L'abstention, première préoccupation au sein du PS


En introduction, Michel Destot revient sur le positionnement de Grenoble face au défi européen tout en soulignant son inquiétude sur le niveau d'abstention lors des échéances européennes.

"Après Paris, nous avons à Grenoble la plus grosse communauté européenne (...) Une ville très cosmopolite, très riche sur le plan humain, dynamique, donc riche en projets (...) L'Europe n'est pas toujours lisible, il y a des doutes (...) Je reconnais que nous ne sommes pas toujours très clairs dans nos explications concernant l'Europe (...) Je suis davantage préoccupé par l'abstention" explique le député-maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso décrit la situation sur le terrain. "C'est vrai, on sent que l'ambiance est molle (...) La population n'est pas très présente et nous sommes peu présents par exemple sur les marchés pour expliquer (...) Pour les jeunes, l'Europe c'est naturel (...) l'Europe, c'est notre meilleure chance" ajoute la députée de la 1er circonscription de l'Isère.


Sondages, inerties et responsabilités politiques


Concernant les élections européennes du 7 juin prochain, Pierre Moscovici fait mine de ne pas tenir compte des sondages en cours, expliquant que les médias essayent de tester un corps électoral "dont on ne sait pas du tout qui va aller voter".

Ce dernier reconnaît que l'Europe "n'apporte pas de satisfaction aux européens" tout en soulignant la responsabilité et l'inertie des partis politiques sur le dossier. Au niveau du vote, il entrevoit la stratégie du Président de la République. "C'est clair, Nicolas Sarkozy souhaite une participation faible (...) Il a un électorat plus installé, plus mobilisé que le nôtre autour de sa personne (...) Son pari, c'est une élection en basse pression" explique Pierre Moscovici.

Contrairement à d'autres personnalités au sein du PS, l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes n'est pas pour que l'anti-Sarkozysme soit le moteur de la campagne socialiste. "Nous, nous devons en interne avoir une participation forte (...) A chaque fois qu'un socialiste répond dans cette campagne à un autre socialiste, on perd des voix" relève la personnalité du PS.


Un parlementaire européen a plus de pouvoir qu'un député national


Dans son élan, il réaffirme l'importance du vote européen en période de crise en soulignant sans détour qu'un député national à moins de pouvoir qu'un député européen. En co-décision, son pouvoir législatif reste considérable. Près de 60% du droit appliqué en France est transposé, dérivé de l'Union européenne.

Selon lui, les parlementaires européens français ne sont pas assez à l'écoute des intérêts des milliers de lobbies qui gravitent autour des institutions européennes. "Il faut qu'on s'habitue à reconnaître en France que l'Europe se fait avec d'autres (...) Nous sommes sans arrêt en train de dire que ça ne va pas ou que ce n'est pas assez (...) Jacques Delors m'a appris le compromis, c'est la base de l'Europe et c'est la perspective de qualité que je retrouve dans le Manifesto, notre programme européen économique et écologique" déclare le membre du bureau national du PS.

Côté médiatique, Pierre Moscovici ajoute "qu'il y a plus de journalistes hollandais présents à Bruxelles que de journalistes français", persuadé que les médias ne jouent pas leur rôle d'information sur la question européenne auprès des européens.

Ma vidéo : arrivée de Pierre Moscovici, des élus et extraits de son discours sur différentes thématiques...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Dans cette campagne européenne, le PS ne doit pas rester sur la défensive (...) C'est à vous de mouiller la chemise" conclut l'ancien Ministre délégué aux Affaires européennes. Le public applaudit... avec une certaine résignation, sans trop y croire.

Au passage, soulignons que Bernard Betto, Adjoint à la Ville de Grenoble chargé de l'Europe, n'était visiblement pas présent [2] lors de cette rencontre-débat thématique.

Notes

[1] finalement, le thème politique a pris le pas sur l'économie

[2] sauf erreur de ma part


25

12

2008

Premier bilan politique et projets du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble

bilan ps mrg prg grenoble Vendredi 19 décembre 2008, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble tenait à présenter [1] un premier bilan de son travail depuis la réélection de Michel Destot, député maire de Grenoble.

Autour d’Abderrahmane Djellal, président du groupe (adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle), Sylvie Drulhon (adjointe aux Sports), Geneviève Fioraso (adjointe à l’Economie, à l’Emploi), Olivier Noblecourt (adjoint à l’Action sociale et familiale), Jacques Chiron (adjoint aux Déplacements et à l’Embellissement de la ville) et Serge Nocodie (Conseiller à l’Urbanisme réglementaire).

Profitant de cette fin d'année, le groupe justifie l'opportunité de dresser un premier bilan politique en s'appuyant sur le récent vote du budget 2009 [2]. Il profite de l'occasion pour dévoiler quelques engagements et priorités pour 2009.

En début de réunion, le ton est donné.

"Nous souhaitons surtout aborder la question de l’opposition de droite et des Verts en ce début de troisième mandat (...) On a rien dit jusqu’à maintenant sur ce que dit l’opposition mais maintenant, on souhaite s’exprimer sur certains sujets parce qu’on estime qu’il faut dire la vérité sur ce qui peut être dit" explique Abderrahmane Djellal.


Premier bilan, après 9 mois de mandat municipal


Le président du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale se réjouir de son équipe et évoque une cohésion de groupes. "On a vraiment travaillé de façon intéressante les uns avec les autres dans un climat serein, on s’entend bien (…) Un vrai consensus pour partager fortement un projet politique commun (…) Et puis, ça fait plaisir de travailler sans suspicion avec un sens de l’intérêt général qui prime et sur lequel on est très attaché".

Face à la crise économique et financière actuelle, Abderrahmane Djellal souligne plus que jamais l’intérêt d’investir sur des projets porteurs. Par ailleurs, il évoque l’augmentation des impôts locaux prévue... dès l’an prochain. "On est dans une nouvelle donne (…) Comme vous le savez, l’Etat n’est plus au rendez-vous (…) Tout le monde a pris conscience qu’il fallait corriger le budget 2009 en fonction du contexte, d’où cette augmentation de 9% des impôts qui pour nous, n’est pas une décision facile à prendre".

Il dresse une liste de priorités fortes pour Grenoble et insiste sur l’importance du développement économique, principale ressource de financement. "On s’est emparé de dossiers très importants comme celui du CCAS et on n’a pas réduit la voilure (…) Le déplacement reste une politique forte (…) Sur le logement, l’énergie, sur la santé, notre politique est ambitieuse (…) Sur la question du renouvellement urbain, Teisseire est devenu exemplaire sans oublier l’ensemble des projets sur Mistral, la Villeneuve (…) On souhaite faire de Grenoble une ville innovante et on a le sentiment que les Grenoblois y tiennent fortement" explique l'adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle".

Sylvie Drulhon évoque le travail accompli sur le secteur 5 de la Ville de Grenoble. "C’est un secteur riche en qualité humaine, nous rencontrons beaucoup de gens, nous faisons du lien et ce travail là est très important (…) L’évolution du paysage urbain a changé et nous voulons que ça circule dans les différents secteurs".

Olivier Noblecourt revient sur l’économie locale et l’investissement sur le plan social. "Revenir sur l’investissement et l’emploi économique serait complètement déraisonnable (…) Notre logique est une logique de redistribution de l’économie locale (…) Concrètement, on est sur de l’investissement sur du Service Public (…) La masse d’investissement est majeure, jamais le budget du CCAS n’aura atteint un tel niveau" [3].


Objectifs et projets en perspective


Selon Abderrahmane Djellal, il n’y a pas une ville en France qui consacre autant de moyens sur la politique sociale. Il souligne que Grenoble "est certainement la ville la plus exemplaire en matière d’accompagnement des SDF".

Parmi les projets et mesures sociales annoncés, 0.24M€ vont être dépensés pour une "allocation municipale d’aide au logement" pour les Grenoblois les plus en difficulté dans le parc privé. Une augmentation de l’aide alimentaire quotidienne aux plus fragiles est retenue. La création d’un "micro crédit social" de 5% avec la possibilité de racheter des crédits à la consommation : l'objectif est de donner du pouvoir d’achat aux familles endettées. Une "garde itinérante de nuit" pour les personnes dépendantes devrait voir le jour à la fin du premier trimestre 2009. La mise en place de "l’auto école social" labellisé devrait permettre à un jeune de passer son permis dont une partie du coût serait supporté par les collectivités et l’organisme de formation.

Par ailleurs, le groupe vient tout juste de voter le principe des "paniers solidaires". Il s’agit de produits locaux de qualité qui seront mis à la disposition des familles à des prix au quotient familiale dans les centres sociaux.

De son côté, Jacques Chiron souligne qu’il est nécessaire de transformer des investissements prévus dans le logement privé vers des projets locatifs et sociaux. "C’est les collectivités et les subventions qui nous permettent aussi de le faire (…) Des apports qui nous permettent de porter de l’investissement, d’acheter du foncier moins cher pour faire du social" explique l’adjoint aux Déplacements.

Pour Abderrahmane Djellal, la majorité municipale a fait de bons choix. "En mars 2008, la situation financière de Grenoble étaient globalement saine (...) De nombreux projets n’auraient pas pu se faire si on avait du écouter tout ceux qui étaient contre (...) Maintenant regardez un peu, Grenoble est sur le podium dans plusieurs domaines".


Retour sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018


Tour à tour, les membres du groupe reviennent sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. L’un des principaux axes est d’en faire les jeux les plus propres en terme de durabilité.

"On souhaite aller sur les JO parce qu’on sait ce que ça a produit pour Grenoble en 68 notamment en matière de logement et d’investissement (…) Les JO, c’est un accélérateur de projets (…) Il n’y a pas de risque puisque ça mobilisent les acteurs économiques et que plus de 50% du budget dans la préparation est apporté par des partenaires privés au regard du cahier des charges du CIO (…) Pour la ville de Grenoble, c’est 0.8M€ chaque année sur trois ans investis utilement qui rapporte au territoire et c’est pas pour faire du papier ou que de la com" explique le président du groupe.

Pour les élus, les Jeux de neige de 2008 ont permis de mobiliser de nombreux Grenoblois et de toucher avant tout un public qui n’a pas la possibilité "de toucher aux Jeux et à la neige" et qui ne voient les montagnes "qu’en carte postale".

Serge Nocodie conclut la discussion en expliquant qu'à Grenoble, il y a une jeunesse qui ne demande qu’à vibrer pour un grand évènement".


Un point aiguisé sur l’opposition municipale


Pour les élus, l'occasion est choisie pour apporter quelques précisions affûtées sur l’opposition municipale. Globalement, le groupe insiste sur le manque d’alternatives et de propositions très concrètes de la droite municipale et des Verts". En ligne de mire... l’attitude et le comportement de l’ADES (Association Démocratie Ecologie Solidarité).

"On est un peu surpris par les Verts depuis les dernières élections (...) On les a peu entendu critiquer ce qui peut se faire à l’échelle nationale (…) En dehors de nous parler de ça mais de notre politique de prestige ou de petits fours, en dehors d’être contre tout ce qui relève de l’investissement dans le domaine économique qui est une constante chez eux" explique Abderrahmane Djellal.

Geneviève Fioraso insiste sur le suivi des dossiers en cours. "Ca sert à rien de s’épuiser sur des oppositions à des projets qui ont déjà été portés ou réalisés (…) La meilleure réponse qu’on puisse faire finalement, c’est de continuer à les développer (…) J’insiste sur le fait qu’on a jamais fait autant de développement durable depuis 9 mois (...) On peut pas jouer avec des gens qui sont toujours dans le négatif".

Olivier Noblecourt souligne le manque de discours fiable et crédible de l’opposition de droite trop souvent portée sur les chiffres, se bornant à reprendre celui de l’Etat. "De la part de l’ADES le discours est grave, démagogique, irresponsable et il faut le dénoncer (…) parce qu’il remet en cause l’investissement public dans le développement économique et dans les leviers qui pèsent aujourd’hui sur le moyen et le long terme sur la qualité de vie des habitants de l’agglomération" explique l'adjoint à l’Action sociale et familiale.

Quant à Jacques Chiron, il explique d’une phrase sa position sur l'opposition municipale : "Que ceux qui donnent des leçons aient une rigueur intellectuelle".


Au delà du bilan, des engagements, des annonces faites et des priorités, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale de Grenoble reconnaît n'avoir pas toujours su communiquer avec clarté ses intentions sur des projets que de nombreux Grenoblois ont du mal à saisir et à appréhender.

Il va de soi qu'un groupe politique se doit de donner... la meilleure image de lui-même.

Notes

[1] bizarre, nous n’étions que… deux médias intéressés par cette réunion

[2] voir les recettes et dépenses du budget 2009

[3] 67 M€


05

11

2008

Bertrand Delanoë à Grenoble, devant les militants et sympathisants socialistes (PS) : vidéo

delanoe grenoble Lundi 3 novembre 2008, dans le cadre du prochain congrès du PS qui se tiendra du 14 au 16 novembre prochain à Reims, Bertrand Delanoë était de passage à Grenoble.

Face à la presse puis devant les militants et sympathisants locaux du PS, l'actuel maire de Paris est venu présenter et défendre sa motion A "Clarté, Courage, Créativité, pour un grand congrès du Parti Socialiste" pour le congrès, en présence notamment de Michel Destot, Bernard Soulage et André Vallini... en attendant le vote des militants sur les motions ce jeudi 6.

Dès son arrivé devant la Maison des Associations de Grenoble, Bertrand Delanoë a l'air un peu perdu, comme s'il ne s'attendait pas à venir sur le lieu. A l'extérieur, ses premiers mots soulignent cette première impression. "Bon... ça va bien… Qu'est ce qu'on fait ?". Puis, d'un air amusé, il regarde l'heure à sa montre et s'adresse directement à Michel Destot "Ah Michel... c'est pas des heures ça pour inviter les militants à 4h de l'après-midi (...) Allez, on y va".

Dès son entrée dans le bâtiment, le maire de Paris est ovationné par les militants venus nombreux, en masse. La grande salle est pleine à craquer, pas une chaise de libre, la chaleur est pesante. Beaucoup sont obligés de rester debout dans le couloir et l'entrée.


Le positionnement d’un leader


En commençant par rappeler son attachement à ceux qui ont précédemment contribuer à bâtir le PS, Bertrand Delanoë s'adresse directement aux Grenoblois et se positionne en leader de courant. "Quand je vous vois, je comprends mieux pourquoi je suis venu (...) Je vois devant moi le Parti Socialiste (...) C'est ce Parti Socialiste là que je veux servir et je voudrais lui apporter un mouvement qui le remette à sa place" explique t'il.

Selon lui, le congrès de Reims est l’occasion de porter une alternative à la droite et d’énoncer de nouvelles perspectives à gauche à travers la motion A.

Sur l’image actuelle du PS, le maire de Paris avoue "C’est vrai que parfois on nous a dit… oui, vous n’êtes pas assez sexy (…) il faut faire un peu plus de bruit et séduire un peu plus" tout en rassurant le public sur le sérieux de ces analyses.

Sur ses convictions, Bertrand Delanoë souhaite fermement associer les militants à la modernisation du PS en associant leur réflexion et leur créativité au mouvement, considérant qu'il est temps de retrouver un peu de franchise au sein du PS. "Oui, il faut changer, on ne mérite pas d’assurer le présent et l’avenir si on n’est pas respectueux du passé" argumente ce dernier.

Critique à l’égard des dirigeants du PS, il revient sur leur comportement en manifestant une certaine autorité en la matière "On ne peut pas critiquer en permanence la direction du parti et ne pas aller aux réunions de travail (…) C’est inadmissible que des dirigeants du parti ne fassent rien entre deux congrès (…) Ils doivent rendre des comptes (…) S’ils font pas le boulot, on les remplace".


A propos de la crise financière sur le plan national


Partant de la crise financière actuelle, tout en rappelant la nécessiter de la réguler, Bertrand Delanoë explique qu’il est prêt à baisser les impôts sur les bénéfices réinvestis au service de l’emploi et à les augmenter sur les bénéfices redistribués aux actionnaires. "La crise doit nous conforter dans la volonté d’être dans le socialisme réformiste (...) dans une économie de marché qui est la seule à créer des richesses (...)" souligne l’initiateur de la motion, tout en soulignant au passage que l’Euro a protégé l’Europe dans cette histoire.

En matière fiscale, Bertrand Delanoë est pour une imposition progressive. "Si vous dites que les caisses sont vides et que personne n’a aucun effort à faire, nous sommes des démagogues (...) Il faut donc demander des efforts à ceux qui ont été très gâtés depuis 6 ans et demi".


Le congrès et la présidentielle de 2012


Pour le maire de Paris, se préoccuper des prochaines échéances présidentielles de 2012 en 2008 n’a aucun sens au moment où se profile le congrès du PS. "En revanche, si nous ratons le congrès, nous perdons trois ans (…) Si nous perdons trois ans, nous perdrons 2012 (…) Le ou la candidate ne pourra pas gagner si le PS n’a pas été bon pendant trois ans et si les Français ne s’en sont pas aperçus" affirme avec ferveur l’animateur de la motion.

Face aux militants, Bertrand Delanoë conclu son discours en soulignant les avantages et intérêts de sa contribution en souhaitant que les autres motions en lice n’obtiennent pas un score homogène, sous peine d’imbroglio politique majeur au sein du PS. "Le congrès de Reims, c’est pas un congrès pour le nombril des socialistes".

En vidéo, quelques extraits choisis de Bertrand Delanoë devant les militants et sympathisants PS :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



En l’espace d’une demi-heure, face aux Grenoblois, le candidat au poste de Secrétaire général du Parti Socialiste s’est finalement exprimé de manière assez décousue, rebondissant sur plusieurs sujets consécutifs, passant facilement d’une idée à une autre. Toutefois, sa force réside dans sa capacité à argumenter sur ses choix, prérogatives et priorités, avec force et conviction.

Côté logistique, vu le nombre de militants et sympathisants présents, on peut toutefois regretter le choix de cette salle pour accueillir cette personnalité de premier plan. Même s'ils avaient été partiellement prévenus à l'avance, on peut regretter le fait que le public présent n'ai pas eu l'occasion de débattre quelques instants en direct avec Bertrand Delanoë.

Drôle de fonctionnement tout de même... à quelques heures du vote des militants socialistes.


21

07

2007

Municipales 2008. Chronique "En blogs vers 2008" dans le mensuel Territoires (janvier 2007)

Fin 2006, j'étais contacté par le Rédacteur en Chef de la revue "Territoires".

Ce mensuel spécialisé de 50 pages essentiellement lu par les collectivités sur le plan national, plonge au coeur des initiatives citoyennes, choisi d'être au fait de l'actualité de la démocratie locale en France et dans le monde tout en portant un regard sur les enjeux politiques et sociaux.

La revue existe depuis longtemps et en est à son 479ème numéro ! Depuis janvier 2007, le mensuel fait peau neuve et l'équipe de rédaction a choisi le regard d'un blogueur pour rédiger une chronique. "En blogs vers 2008" a pour vocation d'ouvrir un fenêtre sur la blogosphère locale en vue des prochaines municipales de 2008 en France. J'ai accepté de l'écrire après avoir signalé que je ne souhaitais pas mentionner mes convictions politiques personnelles à l'équipe de rédaction du mensuel. En accord avec elle, je décide de publier de temps en temps mes chroniques sur GreBlog MonGrenoble.

"Territoires" n°474 - Janvier 2007

En blogs vers 2008 - "les municipales, ça commence maintenant"

"Chaque jour, 175 000 blogs naissent sur la planète. Une moyenne de dix-huit articles publiés chaque seconde. Des milliers d’internautes privilégiant le débat, produisant avec peu de moyen une information nouvelle diffusée au plus grand nombre. Comment ignorer ce phénomène d’expression partagée et cet engouement pour la création de plateforme de publication participative sur la toile ?

Cette attraction citoyenne est la raison d'être de cette nouvelle chronique qui va, jusqu'en 2008, ouvrir une fenêtre sur les blogs amenant une discussion sur les thèmes de campagnes en vue des prochaines élections municipales. L’objectif est de vous faire découvrir des points de vue et contributions publiés sur des blogs locaux.

Pas encore d'actualité ?

C’est le cas de Michel Gourinchas, élu socialiste de Cognac (Charente), qui, dans un récent billet s’interroge sur les prétentions des personnalités politiques de sa région à la candidature pour les municipales 2008. Il évoque notamment le désintéressement volontaire d’éventuels postulants pour ces échéances qui ne seraient pas encore d’actualité. Soulignant l’importance de la réflexion à mener sur un projet municipal, il affirme la nécessité de préparer les municipales avec rigueur, cohérence et honnêteté. Un enjeu important pour sa ville sur lequel il envisage, à quinze mois de l’échéance électorale, la nécessité de collaborer et dialoguer avec ses partenaires politiques en se donnant les moyens de s’unir pour gagner ensemble. Il publie une lettre ouverte sur son blog rappelant les enjeux électoraux de 2007."