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30

03

2009

Grenoble JO 2018 : retour sur le dossier Grenoblois et nouveau Comité de pilotage des acteurs de la candidature

jo 2018 Article maj le 03/04/09.

Mercredi 18 mars 2009, après un vote de ses membres, le Conseil d'administration du Comité National Olympique et sportif Français (CNOSF) a désigné la ville pour la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018.

Les 43 membres du Conseil d'administration (CA) présents ont pris part au vote pour élire la ville française candidate. La majorité absolue retenue était de 22 voix. La ville d'Annecy a été plébiscitée par le Comité pour présenter la candidature française à l'organisation des JO 2018.

Dès le premier tour de scrutin à bulletin secret [1], Annecy a obtenu 23 voix. 10 pour Nice, seulement 9 pour Grenoble et 0 pour Pelvoux.

Nous sommes nombreux à nous interroger sur la "3ème place" : celle de la candidature Grenobloise.


Le "montage" du dossier Grenoblois


Pour porter leur candidature, les villes requérantes ont chacune adopté une stratégie particulière. Inutile de rappeler que la "concurrence" fut rude entre les dossiers avant l'échéance du mercredi.

En coulisse, la divulgation et la publication du rapport [2] publiquement non attendu de la Commission d'évaluation (CE) composée d'experts moins d'une semaine avant le vote du CNOSF a suscité de nombreuses réactions de part et d'autre. Après une lecture du rapport (relire mon article sur le sujet) classant Grenoble en tête sur le papier pour son aptitude "technique" à organiser les JO de 2018, les porteurs du dossier Grenoblois ont choisi de s'exprimer avec modération...et parcimonie.

Eric Merlen, Conseiller presse de Michel Destot, rencontré lors d'une conférence de rédaction [3] estime que les candidatures les plus sérieuses étaient celles de Grenoble et d'Annecy.

Le Conseiller presse du député-maire de Grenoble évoque le dossier économique des Jeux Olympiques. "Au départ sur le dossier des JO, l'équipe de Michel Destot était composée de quatre personnes (...) Ils ont décidé de fédérer des tas de projets pour Grenoble (...) L'objectif est de rendre utile des infrastructures et des projets pour tout le territoire et de monter un dossier cohérent, JO ou pas JO (...) Les Jeux, ça veut dire aussi pouvoir faire en moins de 10 ans ce qu'on ferait en 20 ou 30 ans".

Sur le plan de la communication, le journaliste revient sur la stratégie Grenobloise. "Destot, comme tous les partenaires, ont refusé de communiquer sur le fond avant le jour de la candidature officielle (...) La communication a été extrêmement soft et légère (...) Suite à la défaite de Paris, il ne fallait pas répéter les même erreurs (...) La stratégie de Grenoble était extrêmement simple, les critères du CNOSF étaient clairs, nous les avons tout simplement respectés".

Les Jeux Olympiques coûtent très chers. En dehors des droits de télévision, ce sont des investissements "rentables au départ qui coûtent de l'argent mais qui en font gagner beaucoup par la suite" souligne le Conseiller presse.


Une victoire "volée" ?


Sur le papier, au regard des données chiffrées dans le rapport publié par le CE, la candidature de Grenoble était la mieux notée des quatre villes requérantes.

"Ce n'est pas nous qui avons déclaré que Grenoble était favorite, mais un Comité d'Evaluation (...) Jamais le CNOSF n'avait donné auparavant publiquement ces sources d'information et d'évaluation (...) On ne sait pas pourquoi ils l'ont fait, quelque part, ça a tué le débat des votes (...) On nous place comme favoris et on arrive dernier, je suis désolé mais à un moment, on comprend qu'il s'est passé une grosse couille, je ne sais pas laquelle mais on le saura (...) c'est pour ça que j'estime que c'est une victoire volée" explique avec vigueur et détermination Eric Merlen, collaborateur au Canard Enchainé.

Sans sourciller, même en dehors du contexte du rapport, celui-ci reconnait que la ville de Haute-Savoie avait un bon dossier. Toutefois, il reste persuadé que Grenoble et Annecy devaient logiquement arriver en tête pour la désignation d'une ville française candidate.

"C'est évident qu'il y a eu un vote reconfiguré par certains, il y a eu probablement une décision politique, un lobby qui s'est réveillé au dernier moment et qui a été très malin (...) Le vrai danger pour Annecy et Grenoble, c'était Nice" explique le journaliste.

Dans cette "affaire", rappelons que les experts du fameux rapport de la CE n'ont pas voté. Les membres du CA ont voté à bulletin secret. Ces derniers n'ont pas à motiver individuellement et publiquement leur choix.


Sotchi JO 2014... est en Europe


Deux jours avant le vote, le CIO via le CNOSF rappelait dans un communiqué (via l'AFP) que la Vlle de Sotchi organisatrice des JO d'hiver en 2014 était en Russie et donc... belle et bien en Europe.

De quoi (ré)alimenter toutes les discussions autour du choix de la ville hôte candidate qui sera choisie en juillet 2011 par les membres du CIO pour 2018.

Rappelons qu'à ce jour, Annecy (France) est dans la course. Sans oublier les villes de Munich (Allemagne) avec un budget conséquent. Et surtout PyeongChang (Corée du Sud) qui tente pour la 3ème fois consécutive de se présenter en 2018.

Curieuse manière d'afficher une prétention au moment où le choix d'Annecy a été validé.

Si on part du principe de l'alternance automatique des régions ou des continents (Turin 2006 - Vancouver 2010 - Sotchi 2014), nombreux sont les journalistes et experts qui estiment qu'Annecy et Munich n'ont aucune chance face à PyeongChang... curieusement favorite et mis en avant depuis la désignation de la ville française.

Les chances d'Annecy sont compliquées.

Le CIO affectionne le "turnover"... et la géopolitique.


Défaire et laisser la place... à un perdant potentiel


En coulisse, les discussions liées à la "défaite" de la Ville de Grenoble vont bon train.

Pour certains, cette 3ème place obtenue par Grenoble n'est pas une surprise.

Elle s'explique sur un registre purement politique. "Ils ne fallait pas donner les JO 2018 à une ville socialiste et faire un cadeau à Michel Destot" peut-on entendre ici et là. Sans oublier ceux qui évoquent une intervention au plus haut sommet de l'Etat dans la décision finale.

Pour d'autres, cette explication ne tient pas la route puisque nous connaissons les liens qu'entretient le Président de la République avec le Maire de Nice. Bien qu'elle soit arrivée juste devant Grenoble, cette ville aurait pu du davantage être mis en avant le jour du vote.

Une autre explication plausible vient pourtant entacher les précédentes.

Lors des scrutins précédents, nombreux sont les membres du CA qui n'ont pas suivi "à la lettre" les recommandations émises par le CE le jour du vote. Et pourtant, dans son rapport publié le vendredi 13 mars, le dossier Grenoblois était "techniquement" le meilleur (meilleure note générale... une majorité de critères bien notés...).

Après avoir eu connaissance de cet exposé, les porteurs du dossier Grenoblois ont choisi de "calmer le jeu" en adoptant la tactique de la modération en matière de communication avant le vote du mercredi 18 mars. Se sentant partiellement distancées dans la dernière ligne droite, les autres candidatures ont naturellement chercher à peser dans la balance auprès des instances du CNOSF. Après tout dans ce registre, qui avait le plus à perdre ?

Dans les heures qui ont suivi le vote, on pouvait entendre en centre-ville quelques remarques intéressantes.

"De toute façon, tout ça c'est politique", "Grenoble partait trop gagnante, ils n'y sont pas allés assez à fond, trop sur de son coup", "Je pense que c'est à Grenoble qu'il y avait beaucoup d'opposants par rapport aux autres villes, ça a du agacer peut-être...", "Jannie Longo, mais qu'est-ce-qu'elle faisait là, j'ai pas trop compris, y a pas de vélo l'hiver"... ou bien tout simplement "On sentait bien qu'Annecy avait tous ces sportifs à fond derrière sa candidature, plus qu'à Grenoble en tout cas".

Et si Grenoble avait tout simplement été écartée de la course, afin de favoriser ultérieurement une autre candidature ?

Cette probable candidature , c'est celle de Paris . En échouant lors de la candidature des Jeux Olympiques d'été de 2012 face à Londres, la Ville de Paris n'a jamais caché son intention de se représenter... un peu plus tard.

Choisir Annecy , c'est peut-être tenter de faire échouer prématurément la candidature française de 2018 au profit de PyeongChang... afin d'accroitre ultérieurement la capacité et les chances de la capitale française de se représenter à l'avenir... pour gagner. PyeongChang pourrait avoir moins de chances de l'emporter en juillet 2011 face à Grenoble. La capitale des Alpes a prouvé qu'elle "tenait la route" avec un bon dossier.

Rappelons également qu'Annecy (JO 2018 ?) n'est qu'à 43 km d'Alberville (JO 1992). Après tout, avec tous les intérêts en jeu, mieux vaut tout de même entériner une candidature française...

Toutes les spéculations sur la victoire ou la défaite annoncée d'Annecy sont ouvertes...

Bon courage pour Annecy.


Continuer à faire vivre l'élan sur Grenoble


En attendant, une réunion d'un Comité de Pilotage partenarial "projet de territoire" se tiendra le 3 avril 2009 à l'Hôtel de Ville de Grenoble sous l'impulsion de Michel Destot, député-maire de Grenoble, Jacques Guillot, Président de l'association des maires des stations de l'Isère, Didier Migaud, Président de Grenoble Alpes Métropole et André Vallini, Président du Conseil Général de l'Isère.

Objectif : continuer à faire vivre l'élan crée autour du projet Grenoble-Isère 2018 [4] inscrit dans le projet de développement du territoire et rebondir sur l'échec de cette candidature aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018.

maj du 03/04/09 :

Le comité de Pilotage a réuni les partenaires de la candidature : Ville de Grenoble, Metro, Conseil Général de l’Isère, Association des Maires des Stations de l’Isère, CDOSI, ProGrenoble 2018, mouvement sportif en présence du Préfet de l'Isère et des représentants du Conseil régional.

Ensemble, ils ont défini des "stratégies pour l'avenir" : promotion, attractivité du territoire...

Trois groupes de travail remettront leurs conclusions avant l'été 2009, "afin de passer à la phase de mise en oeuvre" [5].

- dynamique montagne, sport et tourisme,
- dynamique économique et promotion de l'image de Grenoble,
- aménagement intercommunal.

fin maj du 03/04/09.


Au passage, rappelons que le maire de Grenoble n'a jamais caché son intention éventuelle de porter ultérieurement une nouvelle candidature pour la ville au Jeux Olympiques de 20XX...

Notes

[1] photo : extrait de la vidéo du CNOSF

[2] remis en janvier aux membres du CA

[3] organisée par le Master de Journalisme de l'IEP Grenoble

[4] site web indisponible

[5] via le communiqué de presse du 03/04/09


18

03

2009

Grenoble JO 2018 : retransmission vidéo en direct de la désignation de la ville française candidate. Résultat.

jo 2018 Article maj à 14h33 - beaucoup de monde, le serveur a "explosé".

Mercredi 18 mars 2009, le Conseil d'administration du Comité National Olympique et sportif Français (CNOSF) vote pour désigner la ville pour la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018 (JO 2018).

GreBlog MonGrenoble vous propose de suivre en direct et en vidéo le programme de diffusion de la désignation à partir de 10h45.

L'annonce officielle de la ville retenue après le vote du Conseil d'administration aura lieu, toujours en direct, aux alentours de 11h45.

Pour rappel : le rapport de la Commission d'Evaluation du CNOSF propose une analyse technique des données présentées pour chaque ville (Grenoble, Annecy, Nice et Pelvoux).


Retransmission en direct de la désignation JO 2018


La retransmission [1] est prévue de 10h45 à 12h.

10h30 : ouverture aux délégations
10h50 : accueil par Henri Sérandour, Président du CNOSF
11h00 : Vote
11h45 : annonce officielle de la ville retenue





Résultat du vote


Sur les 45 membres du Conseil d'administration, 43 étaient présents pour élire la ville française candidate. La majorité absolue retenue était de 22 voix.

Annecy a obtenu 23 voix, 10 pour Nice, 9 pour Grenoble et 0 pour Pelvoux.

Annecy a été plébiscitée par le CNOSF pour présenter la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2018.

Une fois de plus, vous avez été très nombreux à vous connecter sur GreBlog MonGrenoble (je vais regarder les stats...). Le serveur a explosé à différents moments. Milles excuses. Merci de votre compréhension.

Notes

[1] autorisation de retransmission vidéo streaming sur GreBlog MonGrenoble : Christian Coquel (CNOSF)


14

03

2009

Grenoble JO 2018 : la Commission d’Evaluation du CNOSF rend son rapport. Grenoble est dans la course.

jo grenoble 2018 Le 12 mars 2009, le rapport de la Commission d’Evaluation du CNOSF pour la procédure de sélection nationale d’une ville requérante aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018 a été communiqué aux membres du Conseil d’Administration, aux quatres villes en compétition et au public.

Un rapport qui fait suite aux auditions et aux projets de candidature présentés par les villes pré-requérantes ( Grenoble 2018, Annecy 2018, Nice 2018 et Pelvoux-Ecrin 2018) le 21 janvier 2009 [1] devant le Conseil d'Administration (CA) du CNOSF.

Mercredi 18 mars 2009, les 45 membres du CA du CNOSF voterons pour désigner la ville française candidate à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018. Résultat du vote attendu à partir de 11h45.

En attendant, intéressons-nous au rapport remis par la Commission d'évaluation (CE).


Une évaluation technique des dossiers


Le rapport de la CE est avant tout un rapport technique rédigé par 14 membres [2] du CNOSF.

Il analyse l'ensemble des données techniques fournies par les villes candidates et évalue leur aptitude à organiser les JO en 2018. Il a pour objet d'aider le CA du CNOSF dans sa décision. Un document sur lequel les membres peuvent s'appuyer pour rendre un verdict final.

Cette "annexe" au dossier des JO 2018 révèle néanmoins de nombreux éléments "concrets" permettant d'éclaircir ou de repositionner l'engagement "verbal" de certains prétendants à la candidature.

Par ailleurs, une enquête commanditée par le CNOSF auprès de l'Institut TNS-SOFRES en février 2009 montre que la population française adhère globalement à l'idée d'une candidature (soutien populaire : 69% - opposition : 7%) [3].


Des critères et une notation particulière


Différents éléments retenus dans le cadre de l'évaluation.

Une liste de "critères" détermine le potentiel d'une ville à accueillir les JO 2018. Un coefficient de pondération (CP de 1 à 5) attaché aux critères leur accorde une valeur et un degré d'importance.

Une valeur de référence (sur une échelle de 1 à 10, fixée à 6 - référent CIO) permet de donner une note minimale indiquant la capacité d'une ville à organiser les JO.

Un "indice de faisabilité" est attaché à certains critères. Il exprime la probabilité qu'un projet soit réalité (de 0.1 - infaisable à 1 - faisable).

En fonction de ces éléments, une notation est donnée pour chaque ville, pour chaque critère.


Calculs et notes moyennes obtenues


Après avoir effectué quelques calculs en tenant compte des notes minimales et maximales accordées par le CNOSF aux pré-requérants, voici le classement général et les résultats obtenus en fonction des critères retenus dans le rapport de la Commission d'Evaluation :


Soutien politique, place proposée au mouvement sportif dans un Comité de Candiature et opinion publique (CP : 2)

Grenoble : 7.04 | Annecy : 8.52 | Nice : 7.16 | Pelvoux : 7.92


Infrastructure générale (CP : 5)

Grenoble : 7.71 | Annecy : 7.08 | Nice : 5.65 | Pelvoux : 3.03


Sites sportifs et expérience (CP : 4)

Grenoble : 7.72 | Annecy : 7.32 | Nice : 5.50 | Pelvoux : 5.12


Village(s) olympiques(s) (CP : 3)

Grenoble : 7.27 | Annecy : 6.57 | Nice : 5.25 | Pelvoux : 5.14


Environnement : conditions et impact (CP : 3)

Grenoble : 6.67 | Annecy : 7.30 | Nice : 5.59 | Pelvoux : 5.52


Hébergement (CP : 5)

Grenoble : 6.07 | Annecy : 6.30 | Nice : 6.22 | Pelvoux : 2.88


Gestion du système de transport (CP : 3)

Grenoble : 7.56 | Annecy : 6.38 | Nice : 4.68 | Pelvoux : 3.63


Finances (CP : 2)

Grenoble : 7.50 | Annecy : 6.50 | Nice : 6.50 | Pelvoux : 4.50


Jeux Paralympiques (CP : 2)

Grenoble : 8.50 | Annecy : 8.50 | Nice : 7.00 | Pelvoux : 6.50


Développement du Sport et Héritage sportif (CP : 5)

Grenoble : 8.50 | Annecy : 8.25 | Nice : 8.20 | Pelvoux : 5.65


Concept général (CP : 5)

Grenoble : 8.40 | Annecy : 8.10 | Nice : 5.60 | Pelvoux : 3.80


Note moyenne générale pour chaque ville hors pondération :

Grenoble : 7.54
Annecy : 7.34
- - - - - - - - - - -
Nice : 6.12
Pelvoux : 4.88


Interprétations de la Commission d'Evaluation


Le rapport souligne mot pour mot les conclusions suivantes :

"La Commission d'Evaluation estime que les villes de ''Grenoble et Annecy ont le potentiel nécessaire pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018'', et peuvent donc représenter des candidatures de qualité aux côtés du CNOSF et espérer passer la première étape de présélection du CIO".

"Les atouts de la candidature de Nice sont tout à fait indéniables notamment dans son Pôle « Glace ». Pour autant, la Commission d’Evaluation estime que le dossier comporte des risques. En effet, la distance entre le Village Olympique unique et le Pôle Neige, la faiblesse des infrastructures de transport vers et au sein du Pôle Neige, et la faible capacité d’hébergement sur les sites de montagne, amènent à s’interroger sur la faisabilité même du projet et sa capacité à passer l’étape de présélection du CIO".

"La Commission d’Evaluation conclut que le territoire de ''Pelvoux Ecrins n’a pas à l’heure actuelle la capacité requise pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018'', et pour passer l’étape de présélection du CIO."


Duel au sommet


Quelques heures avant le vote décisif du CNOSF, les allégations et suspicions vont bon train. Notamment du côté des villes candidates... placées sur la tangente ou légèrement en deçà des "critères de recommandation" telles que Nice et Pelvoux qui accusent le coup et ont du mal à "digérer" l'affaire le rapport anticipé.

Techniquement, le dossier Grenoblois paraît bien engagé. Il arrive en tête des critères de la Commission d'Evaluation. Une bonne aubaine pour Grenoble dans la course à la candidature française pour l'organisation des JO 2018.

Il y a encore quelques semaines, la candidature de Grenoble paraissait "repliée" derrière celle de Nice et d'Annecy. Aujourd'hui, Grenoble refait surface... avec un peu plus de raison d'y croire.

La prudence est de mise. Dans le passé, les conclusions énoncées dans ce type de rapport n'ont jamais prétendu engager ou mettre en avant une candidature au moment du vote et de la prise de décision finale.

Verdict attendu avec impatience mercredi 18 mars.

Notes

[1] source photo : franceolympique.com

[2] dont 4 experts (source : AFP)

[3] selon le rapport de la CE du CNOSF


13

01

2009

Le plan des sites retenus dans le dossier de candidature des Jeux Olympiques "Grenoble - Isère 2018" dévoilé

grenoble JO 2018 En 2007, les villes d'Annecy, Gap et Grenoble se réunissait au sein de l'association "La montagne pour 2018" présidée par Pierre Mazeaud pour tenter de propulser une candidature française unique aux JO de 2018 et de "calmer le jeu" entre les villes concurrentes (lire un premier article sur le sujet en 2006).

Le 24 septembre 2008, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) actait et validait le principe de présentation d'une candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.

Le 6 octobre 2008, la Ville de Grenoble tenait un Conseil municipal extraordinaire afin de délibérer et d'entériner la candidature de Grenoble aux JO de 2018 (lire mon article sur le sujet). La date limite de candidature des villes candidates auprès du CNOSF était fixée au 22 octobre 2008.

Fin 2008, Le CNOSF a enregistré la candidature des villes françaises suivantes : Grenoble, Annecy, Nice et Pelvoux (voir les grandes lignes des candidatures auprès du CNOSF)


Les prochaines phases du calendrier des Jeux Olympiques d'hiver de 2018


Le 21 janvier 2009, le dossier de candidature "Grenoble - Isère 2018" pour une candidature française aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018 sera remis aux membres du (CNOSF).

Le 18 mars 2009, après une phase d'évaluation des dossiers (lire la procédure de sélection ici), l'annonce officielle de la ville choisie sera entérinée par les membres du Conseil d'administration. Notons qu'il est tout à fait possible qu'une candidature française ne soit pas retenue par le comité.

Octobre 2009. Date limite du dépôt au Comité International Olympique (CIO) du nom de la ville requérante.

Juillet 2010. Sélection des 3 ou 4 villes candidates dans le monde.

Juillet 2011. Élection de la ville choisie pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.


Offrir une candidature parmi les plus compactes au monde


Pour commencer, cinq zones ont été sélectionnées dans la région des Alpes : un coeur de ville olympique (Grenoble) et quatre pôles sportifs en montage (Vercors, Belledonne, Oisans et... Savoie).

Objectifs affichés :

"Faire des Jeux un levier du développement du territoire" - "Faire de Grenoble 2018 un projet de cohésion sociale" - "Une candidature exemplaire et innovante sur le plan environnemental" - "Offrir une candidature parmi les plus compactes au monde, dans un rayon de moins de 40km".


Le plan des sites retenus dans le dossier "Grenoble - Isère 2018" dévoilé


En amont, une présentation du dossier de candidature "Grenoble - Isère 2018" est prévue ce mardi 13 janvier 2009 à Paris dans la célèbre salle de Bobino [1] dès 20h [2].

Voici la liste des sites retenus par "Grenoble - Isère 2018" [3].


Grenoble


Ouest de Grenoble (espanade)

  • Village Olympique

Centre - Place de Verdun (préfecture)

  • cérémonie de remise des médailles

Centre - Parc Olympique (Mistral)

  • cérémonie d'ouverture et de clôture
  • patinage artistique
  • patinage de vitesse
  • short track

Sud de Grenoble (pôle sud)

  • curling
  • hockey sur glace (alpexpo)
  • centre international audiovisuel
  • centre principal de presse
  • village média



Dans le Vercors


Autrans

  • biathlon
  • combiné nordique
  • saut à ski

Méaudre

  • ski de fond



Sur Belledonne


Chamrousse

  • ski acrobatique
  • freestyle
  • snowboard



Dans l'Oisans


L'Alpe d'Huez

  • snowboard cross
  • half pipe
  • ski alpin

Les Deux Alpes

  • ski cross



Sur la Savoie


La plagne

  • bobsleigh
  • skeleton
  • luge


Le plan des sites retenus (infrastructures et sites olympiques : dossier de presse, Ville de Grenoble), c'est ici.


Notes

[1] soirée présentée par Denis Brogniart + interview + guest

[2] embargo demandé aux médias jusqu'à 20h

[3] sous réserve de modification et d'ajustement


26

05

2008

Grenoble Foot GF38 tente financièrement d'assurer sa montée en Ligue 1

gf38 ligue1 Lundi 12 mai 2008, suite à un match nul sur le terrain du Stade des Alpes contre la Berrichonne de Châteauroux, l'équipe du Grenoble Foot GF38 réussissait l'exploit de quitter la Ligue 2 pour monter en Ligue 1 pour la saison 2008/2009 (lire mon billet sur l'ambiance au stade, voir ma vidéo avec le club et les supporters).

Depuis cet évènement sportif inattendu que les instances du club et les nombreux supporters du GF38 n'imaginaient même pas à la sortie de l'hiver dernier, de nombreux remous et rumeurs diverses alimentent régulièrement la vie du club Isérois.


Une montée vertigineuse en Ligue 1


Début mars 2008, signalons tout de même que le GF38 accumulait plus de 12 points de retard sur le 3ème de Ligue 2 et qu'il a su combler à la fois son handicap en ajoutant 22 points au classement et en prenant cette place qui le propulse désormais en Ligue 1 : un travail et une motivation sportive réalisés seulement... en l'espace de deux mois (le foot, ce n'est pas mon truc mais il faut bien reconnaître la superbe performance du GF38 ).

Face à ce challenge relevé depuis peu, alors que beaucoup n'espérait pas voir le club monter aussi rapidement en Ligue 1 la saison prochaine, le GF38 attire désormais les regards, jalousies, convoitises et attise les rumeurs les plus exacerbées. De part et d'autre, les enjeux évoluent et ne sont plus les mêmes : le financement et la gestion du club, non plus.

Suite à une volonté politique de la ville de Grenoble, le GF38 est crée en 1997 à l'issu d'une fusion entre les clubs locaux de football OGI et NORCAP. En 2004, à la surprise général, afin de résoudre les problèmes de gestion, d'améliorer l'image et les résultats de la structure, une société japonaise reprend le club et devient actionnaire du GF38 à 51%. Créée en 1995, Index Corporation est une multinationale japonaise spécialisée dans la distribution de contenus sur mobile et de solutions de services M-commerce. A présent, Index possède plus de 99% du capital du GF38 sous couvert d'une SASP (Société anonyme sportive professionnelle). Ce dernier est présidé par le numéro 3 du groupe japonais, Kazutoshi Watanabe .


La fragilité financière du Grenoble Foot GF38


En 2007, Index Corporation a dégagé un chiffre d'affaires avoisinant les 800 millions d'euros mais a accumulé une perte d'environ 100 millions d'euros. Face à la situation, les premières rumeurs de séparation entre l'actionnaire principal et son club ont fait leur nid en 2008, mêlant à la fois les résultats relatifs de l'équipe, un changement d'entraîneur, l'annonce du passif et surtout, une relative discrétions du staff japonais sur ses intentions en matière de stratégies sportives, économiques et financières à l'égard du GF38.

La récente montée en Ligue 1 du GF38 permet à Index Corporation d'afficher plus concrètement ses intentions.

Alors que le club Grenoblois affiche également un passif de près de 5 millions d'euros, le groupe Japonais renforce sa volonté de ne pas vendre ni se séparer du GF38. Bien au contraire. Satisfait de voir le club accéder en Ligue 1 alors qu'il s'attendait plutôt à ce qu'il grimpe au sommet de l'élite d'ici un ou deux ans, Index n'a pas l'intention de se séparer d'une poule aux œufs d'or. "Je suis fier de la montée en Ligue 1 du Grenoble Foot 38 (...) Nous demeurons actionnaires du GF38 afin de soutenir durablement son développement" affirme Masami Ochiai le numéro 1 du groupe sur le site du GF38 afin de faire taire les pronostics.

Mais voilà : en détenant plus de 99% des parts, face aux pertes accumulées, difficile de pouvoir ouvrir facilement le capital du club Isérois. Et il va bien falloir financer la montée du club en Ligue 1 avant le premier match du GF38 contre Sochaux pour l'ouverture de la saison 2008/2009 le 9 août prochain... dans seulement 2 mois et demi !

La situation financière du GF38 reste pour le moment... très délicate.


Assurer financièrement la montée du GF38 en Ligue 1


Les dirigeants du club doivent présenter le 29 mai 2008 à la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG, une direction de la Ligue de Football Professionnel, LFP) un dossier de financement... qui tient la route. La ville de Grenoble subventionne déjà l'association du GF38 (activités hors pros) pour un montant d'environ 500 000 euros par an et ne peut directement subvenir au club.

La recherche de nouveaux partenariats et partenaires financiers apparaît plus que souhaitable et nécessaire, à condition toutefois que le groupe Japonais Index accepte de "lâcher du lest" tout en restant l'actionnaire principal. Un changement de cap pas facile à opérer, à accepter et à négocier pour les Japonais qui ont depuis le début, investi pour la victoire.

Le budget du GF38 est d'environ 12,5 millions d'euros. Son capital est d'environ 4 millions d'euros. Une somme plutôt ridicule face aux enjeux qui attendent le club alpin en Ligue 1. Entre les reversements des droits audiovisuels de la fédération qui se comptent en millions d'euros aux clubs de l'élite et le budget actuel du GF38, il faudrait au moins 24 millions d'euros au club de football Grenoblois pour assurer au minimum sa montée en Ligue 1. A titre de comparaison, le budget de l'OL, récent champion de Ligue 1 avoisine les 200 millions d'euros.

Une source me signale que les instances locales auraient dernièrement fait appel à un avocat réputé proche de l'organisme chargé de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France, afin de "consolider" le dossier que le GF38 doit déposer dans les jours prochains à la DNCG. Les coups de téléphone ne cessent de sonner entre responsables, conseillers et dirigeants. En parallèle de la recherche obligatoire de nouveaux partenaires, la holding principale Japonaise chercherait le moyen d'amener du capital et du financement au club en respectant comme il se doit les règles économiques des instances internationales. Information restant à confirmer.


Pressions et convoitises autour du GF38


Cette situation délicate rend d'autres clubs de Ligue 1 attentifs agressifs à la situation Grenobloise. Du côté du Racing Club de Lens, redescendu en Ligue 2 et dont le budget n'a rien à voir avec celui du GF38, certaines pressions prennent place dans le milieu du football et dans les médias spécialisés. Certains aimeraient bien que le GF38 ne puisse trouver financièrement sa place en Ligue 1.

Ajoutons également que le GF38 manque d'infrastructures dignes d'un club de Ligue 1, notamment un véritable centre d'entraînement et de formation. Sans compter les indiscrétions ces derniers jours concernant la politique de recrutement essentiel de nouveaux joueurs au sein du GF38 dont l'objectif principal l'an prochain est... de se maintenir en Ligue 1.

Ce week-end sur France Info, Grégory Coupet , actuel gardien de l'OL, estimait que le GF38 était un club qui pourrait compter dans la suite de sa carrière, même chose pour Youri Djorkaeff , ancien joueur du FC Grenoble, qui regarde avec attention l'évolution du club.

En attendant l'examen de passage en fin de mois, plus que jamais on parle de Grenoble sur les ondes des grandes chaînes. Certains vont même jusqu'à corréler le dynamisme de Grenoble et la montée du GF38 en Ligue 1 avec le dossier de candidature des JO de Grenoble 2018.

Personnellement, je reconnais que l'engouement est important et que la ville de Grenoble est sur le point de vivre de prochains moments forts à l'avenir. A croire qu'il est devenu difficile d'imaginer pourquoi Grenoble n'était pas encore en Ligue 1 depuis toutes ces années !

Grenoble mérite la place qu'elle occupe. La réussite du GF38 croise le chemin de celle de Grenoble sur la scène économique locale et nationale. N'étant pas un fan de foot par nature, je continuerai l'an prochain à aimer ma ville avec le GF38.


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02

2008

Stade des Alpes : premier match, victoire du GF38 contre Clermont

stade des alpes Vendredi 15 février 2008, dans le cadre de la 24ème journée du championnat de football de Ligue 2 Orange, le Stade des Alpes recevait pour la première fois sur son nouveau terrain l'équipe du GF38 contre Clermont.

Sur le score de 2-0, Grenoble s'est imposé sur sa pelouse devant près de 19 000 spectateurs qui n'ont pas hésité à prendre leur place pour encourager leur équipe et découvrir le nouveau Stade des Alpes [1]. Le GF38 a pris 3 points, permettant à l'équipe de foot de Grenoble de remonter provisoirement à la 5ème place du championnat.

La veille du match, l'accueil téléphonique de la billetterie me confirmait le succès de la vente des billets par Internet pour cette première rencontre très attendue.


Un important déploiement de sécurité


Vers 17h, plusieurs groupes d'une quinzaine de personnes revêtues du fameux gilet jaune, encadrés chacun par un responsable, chargés de maintenir un minimum de sécurité étaient présents dans l'enceinte et aux abords du Stade des Alpes. Dernières vérifications avant l'accueil des supporters.

Vers 18h30, un grand nombre d'agents de la Police municipale étaient déjà déployés au niveau des principaux feux de signalisation, du boulevard Maréchal Joffre, du cinéma Chavant et sur l'ensemble des points clés des alentours. Un déploiement visant à réguler "au sifflet" une partie de la circulation. Ce dispositif accru permettait d'éviter entre autre le stationnement hasardeux de véhicules.

Bon nombre de policiers municipaux conseillaient les automobilistes sur la direction à prendre pour se rendre sans encombre au Stade. En amont et sur chaque artère principale, des panneaux indicateurs "Stade des Alpes, direction Chambéry" étaient accrochés sur certains points de signalisation en ville.

Beaucoup sont venus à pied ou par la ligne C du tram. Après avoir constaté quelques légers ralentissements notamment sur le boulevard Jean Pain, il s'avère que la circulation est restée relativement fluide.


Une ambiance tonique, un engouement pour le Stade des Alpes


Malgré le froid et un petit vent persistant sous les charpentes et la verrière du Stade des Alpes, les supporteurs Grenoblois et Clermontois ont assisté à une belle rencontre de football.

N'étant pas très "foot", je laisse à d'autres le soin d'analyser la rencontre.

Le nouveau site du GF38 a publié son compte-rendu sur le déroulement du match et les différentes occasions de jeu.

D'après quelques remarques de supporters avisés, ce fut un bon match. "magnifique (...) Trop bon, c'était du délire (...) Super match, ils ont assuré les mecs (...) Je trouve qu'on était pas bien assis mais bon...".

En fin de rencontre, les supporters des deux équipes ont quitté le stade sans encombre. A première vue et à ma connaissance, il n'y a pas eu de débordement particulier.

D'autre part, si le GF38 avait perdu ... ...

Notes

[1] en video, ma visite du Stade des Alpes durant sa construction


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2008

40ème anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble 1968 - 2008... ... 2018

killy jo68 Mercredi 6 février 2008 avait lieu la cérémonie du 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Une journée spectacle durant laquelle de nombreux Grenoblois ont pu assister à une multitude de présentations liées à l'évènement.

J'avais décidé de réserver mon après-midi du mercredi. A 15h30, j'emmene mes deux enfants au parc Paul Mistral pour assister à la crémation de "Monsieur Carnaval" en présence de nombreux musiciens (La Batook) et de saltimbanques montés sur des échasses. La sécurité des lieux était assurée. Les enfants de la ville et des structures socio-éducatives et culturelles étaient enthousiastes, joyeux et ravis : les miens également.


Le spectacle gratuit son et lumière à l'Anneau de Vitesse


Vers 19h, la ville de Grenoble offrait un grand spectacle aux Grenoblois dans le cadre du 40ème anniversaire des JO de 1968.

Des 17h15, les Grenoblois ont pris d'assaut le parvis et les gradins de l'Anneau de Vitesse. Ils devaient être plus de 20 000 à attendre le début du spectacle. Je rejoins le pôle presse près du plateau de France 3 pour assister à l'évènement en hauteur. Un écran géant gonflable projette un film intégrant des images d'archives des JO de 1968. Des acrobates entrent en scène pour mimer chaque épreuve des jeux. La mesure du spectacle est synchronisée avec la diffusion des images. Un grand feu d'artifice quasi permanent illumine la scène, le parc et l'Anneau de Vitesse à partir de la Tour Perret, du sol et de la rampe reconstituée, menant à la vasque olympique.

En vidéo, mes images de Monsieur Carnaval pour les enfants, l'arrivée des personnalités à la mairie de Grenoble et une rétrospective du spectable nocturne.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


A mon sens, le spectacle fut réussi.

Quelques reproches tout de même. Un mauvais son en mono unidirectionnel, strident, en provenance d'un seul point de l'Anneau de Vitesse. Le choix inattendu de ne pas projeter la présentation des personnalités et champions médaillés au public dès leur arrivée sur l'écran géant : juché en haut des gratins, seule une très faible partie du public a pu confortablement les observer.

Le budget global des festivités et de l'anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble avoisinerait les 450 000 euros. Ce montant reste à préciser et à confirmer.

Maj à 19h52 : confirmation en provenance de la mairie de Grenoble : le budget global est de 230 000 euros.


La présentation des personnalités sportives


Peu avant la cérémonie à 17h30, j'avais rendez-vous à l'Hôtel de ville pour assister à la conférence de presse du maire de Grenoble et des personnalités sportives venues spécialement pour participer à l'évènement.

Les principaux grands champions des JO de 1968 étaient présents ainsi que les récents médaillés olympiques :

Jean Claude Killy , triple médaillé d'or, costume grande classe, a su attirer tous les regard de l'assistance. Peggy Fleming, championne olympique de patinage artistique, très belle femme, charmante. Christine et Marielle Goitschel, championnes olympiques de slalom, toujours le bon mot pour rire. Alain Calmat, porteur de la flamme en 1968, plus tout jeune. Léo Lacroix, qui prêta le serment des JO de 68, très souriant et abordable.

Ainsi que Annie Famose, Isabelle Mir, Antoine Deneriaz, Corinne Niogret, Nicolas Bal, Perrine Pelen, Jean-Paul Pierra, Michel Vion, Georges Mauduit, Anne Floriet, Alain Margarettaz, Flo Steurer, Alain Penz, Thierry Dussere, Hervé Fland, Jean Pierre Vidal, Gwendal Peizerat, Carole Montillet, Florence Masnada...


Un point sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018


Michel Destot, député maire de Grenoble était en bonne compagnie pour rappeler une nouvelle fois les enjeux qui ont permis à Grenoble il y a 40 ans de prendre place sur la scène internationale. Evoquant notamment les perspectives d'avenir de la ville et la candidature de Grenoble aux JO de 2018, le maire rappelle son attachement à la candidature.

"Une histoire, ça se poursuit (...) L'idéal olympique est toujours présent dans le coeur des Grenoblois (...) Evidemment, je le dis devant Henri Sérandour, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (...) Il sait que je le dis en des termes mesurés, sobres et très déterminés (...) Je me plais, par des moments de grande immodestie de dire au fond, il y a deux maires dans le monde qui osent dire que leur ville n'est pas simplement internationale mais aussi cosmopolite et multiculturelle (...) C'est le maire de New York... et le maire de Grenoble" déclare Michel Destot.

A son tour, Henri Sérandour intervient "Je vais être clair avec tout le monde (...) Nous avons reçu trois candidatures de travail, le Comité Olympique Français travaille aussi et sera à la hauteur le moment venu et nous attendons aussi une quatrième candidature éventuelle (...) J'ai toujours dit qu'une candidature aux jeux d'été ou d'hiver était basée sur l'ensemble du plan de développement du sport français (...) Il y aura le cahier des charges du CIO et celui du CNOSF (...) Si c'est Grenoble qui gagne, si on lache une candidature, il faudra que la région s'engage également à développer le sport, le tourisme (...) Sachez bien aujourd'hui que le CNOSF n'est pas plus arrêté sur une candidature aux jeux d'été qu'aux jeux d'hiver".

Jean-Claude Killy, membre du CIO ajoute "Monsieur le maire, les candidatures sont les bienvenues à Lausanne, plus on en a, plus on est content (...) Bienvenue dans le "métier" de candidat, vous allez vous apercevoir que ce n'est pas très facile (...) Vous allez vous retrouver avec certainement douze ou treize candidats (...) Je rappelle que pour Alberville, la candidature était déjà une victoire avant le vote car on avait déjà pu électrifier la voie, l'autoroute était décidée, la fibre optique arrivait jusqu'en haut (...) Ca n'est pas forcément un handicap que ceux qui ont déjà organisé les JO essayent de les réorganiser (...) Organiser les Jeux Olympiques aujourd'hui, c'est vraiment... vraiment très difficile".

Les jeux ne sont pas faits : la dualité entre Grenoble, Annecy et Gap s'est temporairement allégée mi-2007. Les villes françaises candidates pour 2018 se sont regroupées dans l'association "La montagne pour 2018" pour engager et déployer la candidature de l'une d'entre elles... pour la France.

En attendant, Gap souligne son ouverture avec les Alpes du Sud et la Provence... en direction de Marseille. Genève a récemment déclaré sa candidature à la candidature pour les JO d'hiver 2018 depuis décembre 2007. Nous avons donc quatre villes... dans un périmètre géographique restreint : il va falloir trouver des synergies.

La "primaire" à la française est belle et bien engagée.