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02

2009

Rencontre journalistes - syndicats au Club de la presse et des médias de Grenoble et de l'Isère

club presse 38 snj Le 18 février 2009, le Club de la Presse et des Médias 38 (association regroupant un panel représentatif de médias locaux, de directions de la communication d’organismes ou d’entreprises et des agences de conseil du département) organisait une rencontre-débat avec des journalistes sous la direction de Jacques-Marie Francillon, Président du Club en présence d'Emmanuel Saint-Bonnet, représentant du syndicat SNJ [1] et de Marc Greiner, représentant FO.

Face à une dizaine de journalistes présents au Tonneau de Diogène à Grenoble, les principaux intervenants ont souhaité tour à tour évoquer la crise de la presse en France au niveau de la PQR [2], de la PQN et levé un premier bilan des Etats Généraux de la presse écrite.

A travers leurs analyses, les représentants ont abordé les rapports qu'entretiennent principalement les journalistes avec leur direction et dressé un portrait constat de leur profession.


Les Etats Généraux de la presse écrite


Les Etats Généraux de la presse avaient pour objectif d'élaborer un nième diagnostic sur l'état de la presse écrite en France, de discuter et de dégager des solutions pour y remédier en réunissant des acteurs de la profession au sein de quatre pôles de réflexion.

Quel avenir pour les métiers du journalisme ? - Imprimer, transporter, distribuer, financer : comment régénérer le processus industriel de la presse écrite ? - Le choc d’Internet : quels modèles pour la presse écrite ? - Presse et société : comment répondre aux attentes des lecteurs et des citoyens ?

A l'issue de ces Etats Généraux de la presse, les différentes recommandations des principaux groupes de travail ont été publiées le 8 janvier 2009 dans un "livre vert" (le télécharger). Le 20 janvier 2009, les Assises du Journalisme ont élaboré 14 propositions "pour le droit de chacun à une information de qualité".


Des "Etats Généraux des patrons de presse" ?


Marc Greiner, photographe au Dauphiné Libéré souligne que son syndicat (FO) a assez mal vécu l'organisation de ses Etats Généraux de la presse. Selon lui, trop peu de journalistes ont été invités à participer à ces assises. Il estime à 12% le taux de syndicalisation des journalistes en France. Bien que ce taux soit faible et plus élevé en comparaison avec d'autres secteurs d'activités, il souligne que la profession a été peu écoutée et entendue.

"On s'est retiré d'entrée (...) On sait pertinemment que c'était mettre en musique uniquement les propositions patronales (...) Les syndicats de journalistes malheureusement ne pèsent pas grand chose dans les journaux en terme de position de blocage vis à vis du patronat (...) Le jour où le livre sera vraiment atteint, il y aura une atteinte en règle de nos acquis sociaux, de nos conventions collectives, de la déontologie (...) Actuellement, il y a une sorte de dynamique patronale, une sorte de pacte de non agression sur les journalistes du DL parce qu'il y a encore des syndicats du livre qui tiennent la route" explique le représentant FO.

Marc Grenier constate aujourd'hui que les jeunes journalistes ont beaucoup de mal à se syndiquer. Ces derniers ne se sont pas vraiment intéressés aux Etats Généraux de la presse. "Ils ne s'intéressent qu'à leur gamelle (...) Les directions successives les ont tellement affamé qu'ils sont prêts à plus se mobiliser pour des questions de salaire maintenant" revendique le photographe.


Le dilemme de la double loyauté


Pour Emmanuel Saint-Bonnet, rédacteur au Dauphiné Libéré, fondateur d'AtlasPol, ces Etats Généraux de la presse sont des "Etats Généraux des patrons de presse". D'après lui, les journalistes sont "un petit peu dans ce que les pédopsychiatres appellent un conflit de loyauté".

Un journaliste qui travaille dans la PQR est désormais confronté à une "double loyauté" déséquilibrée : celle envers son entreprise qui cherche à diversifier ses contenus au coeur d'une logique économique qui s'éloigne des "clients" [3] et celle envers les lecteurs pour lesquels il est de plus en plus difficile d'offrir une information fiable et de qualité.

La distorsion est de plus en plus importante avec les directions d'entreprises. Les journalistes sont attaqués sur leur garantie d'indépendance, souvent financière. "Quand on fait un texte, une mise en page, un reportage, on a une responsabilité morale (...) On est de plus en plus attaqué sur nos droits d'auteur, sur la clause de cession" [4] argumente le journaliste.

Les principaux intervenants soulignent que les journalistes du Dauphiné Libéré (le DL appartient au groupe EBRA - Est, Bourgogne, Rhône-Alpes : détenu par l'Est Républicain 51%, Crédit Mutuel 49% - actuellement en difficulté selon L'AFP, affaire GHM/EBRA) sont régulièrement soumis à des pressions au quotidien. Pressions au niveau des accords internes, sur la cession des droits d'auteur ou sur la sauvegarde de leur indépendance vis à vis de leurs sources d'information.


Une presse "sous perfusion"


En France, les grands titres sont encore bien protégés.

La presse écrite survit sous perfusion en partie grâce aux aides à la diffusion, de l'Etat et de l'Europe. "Si on était dans un système libéral à l'américaine, on aurait plus que deux quotidiens en France, La Croix et Le Parisien" souligne Emmanuel Saint-Bonnet.

"Il faut savoir aussi qu'il y a un énorme problème économique dans la presse (...) Si les patrons sont aussi agressifs, c'est qu'ils ont aussi les actionnaires qui sont derrière eux (...) Il faut pas se leurrer, la profession va être sinistrée parce que c'est une profession individualiste (...) A la limite, on fait un combat d'arrière garde" explique Marc Greiner.

Face à l'urgence de la crise économique de la presse, l'Etat prévoit un plan d'aide de près de 600 M€ sur trois ans.


Une logique d'entreprise


L'un des intervenants évoque le positionnement interne des entreprises de média. La grande majorité des groupes qui rachètent à tour de bras ces entreprises pour la plupart ne connaissent pas le métier, découvrent la représentation, le dialogue social et les méthodes de travail.

"On est plus face à des gens qui connaissent la presse (...) Ils sont dans la 8ème dimension, ils découvrent le dialogue social, la façon de travailler et le métier (...) Le paysage est sur la chute des ventes, de la publicité (...) Ils deviennent agressifs parce que économiquement, ils ont du mal à tenir (...) Ce qui se passe par exemple au Républicain Lorrain le matin en conférence de rédaction, ce sont les chefs des ventes qui arrivent et c'est eux qui donnent les sujets (...) C'est plus les journalistes qui décident parce qu'il y a une logique d'entreprise" explique l'intervenant.

Dans une logique de mutualisation des moyens et des effectifs, la concentration des médias au sein des grands groupes a pour effet de limiter l'indépendance des titres et celle des journalistes. Loin de jouer la carte de la pluralité, ce regroupement contraint les entreprises de presse à proposer au lecteur plusieurs fois le même sujet traité sur des supports différents, conduisant à une dispersion des audiences entre titres et supports.

L'une des principales revendications évoquées lors des Etats Généraux de la presse porte sur la fameuse "charte de déontologie" et l'opportunité de l'inscrire dans une convention collective. Il s'agit d'une avancé qui permettrait de reconnaître et donner un statut juridique aux rédactions et à la profession. Laurent Joffrin , Directeur de publication de Libération rencontré lors du dernier Forum Libération à Grenoble évoquait pleinement les mêmes attentes.


Un constat accablant


Les principaux intervenants du pôle "Le choc Internet : quels modèles pour la presse écrite ?" ont dressé un diagnostic de la situation de la presse en France et dans le monde.

Le constat détaillé dans le "Livre vert" des EGP disponible ici. est accablant.

Ce que l'on peut lire et retenir :

L’offre globale de médias augmente plus vite que leur consommation et les annonceurs poursuivent leur retrait et s'installe dans une croissance négative. La hausse de la consommation de médias va de pair en France avec une dispersion des audiences entre titres et supports. La presse imprimée est une dépense mineure dans le budget d’un ménage français. Le gros consommateur de médias écrits ne se cantonne pas, en France, à un support unique. Le média Internet continue de croître en France, en pénétration et en utilisation. La recette publicitaire tirée d’un visiteur unique est vingt fois moindre que celle d’un lecteur. Google est au cœur des sessions sur Internet et sa vente de publicité en tire parti...


Une autre vision, un autre modèle


Lors de cette rencontre-débat fort intéressante, la place du lecteur, de l'auditeur ou du téléspectateur a très peu été évoquée, voir oubliée. Pourtant, c'est lui qui consomme du média, c'est lui qui est au coeur des stratégies d'audience, c'est pour lui que les médias ont une raison d'exister.

Les journalistes sont en droit de s'interroger sur l'indépendance et la crédibilité de la profession au coeur d'un système économique vacillant, d'un métier qui finalement, à du mal à appréhender les changements et bouleversement du secteur, qui ne parvient que partiellement à se remettre en cause.

Après la révolution numérique, le papier devra faire la sienne.

Ce n'est pas le papier qui risque de disparaître, c'est son usage qui est remis en cause face aux nouveaux comportements et la pluralité des nouveaux moyens de consommation de l'information.

Petit à petit, l'information n'est plus le récipient de la pub.

Le prochain défi du papier porte sur son adaptation [5].

Il doit devenir un complément attrayant et séduisant, un "+" vis à vis des nouveaux supports. Il doit servir à présenter une personnalisation des contenus de presse écrite, loin de la diffusion de masse qui engendre des coûts de production hallucinants. Progressivement, le support papier doit basculer pour devenir un complément, un supplément du web qui lui reste accessible à tout moment, en temps réel.

Les Etats Généraux de la presse ont permis de rassembler un certain nombre d'acteurs autour de la table, de dresser un constat alarmant de l'état de la presse écrite en général, de saupoudrer d'aides un secteur d'activité qui n'a plus vraiment les moyens de financer une production d'information basée sur un vieux modèle économique déjà enrayé.

Ils n'ont pas permis de résoudre les problèmes de fond : ceux de la profession, ceux du secteur.

A lire également : le compte-rendu de séance réalisé par le Club de la presse 38.

Notes

[1] Syndicat national des journalistes

[2] Presse Quotidienne Régionale, Presse Quotidienne Nationale

[3] lecteur potentiel

[4] condition de départ avec système de rétribution financière

[5] A lire : "La fin des journaux et l'avenir de l'information" - Bernard Poulet, Rédacteur en chef à l'expansion, vient de paraître


21

05

2008

GreBlog invité à debattre avec des journalistes à l'Université Lyon 2 sur le thème "La presse écrite et son évolution"

table ronde lyon2 Jeudi 15 mai 2008, j'étais invité en tant qu'intervenant à participer à une table ronde organisée par des étudiants en 2ème année de licence Science Politique à l'Université Lumière Lyon 2.

Préparée depuis des semaines par les étudiants, le thème de cette table ronde ouverte au public portait sur "La presse écrite et son évolution". Un débat dont la finalité était d'informer ces derniers sur l'évolution du métier de journaliste à travers la notion de presse écrite et les nouvelles opportunités de production et de publication de contenu.

Parmi les intervenants venus relater leur expérience et apporter leur contribution sur le sujet, Jacques Eloi (Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès) , Olivier Bertrand (Correspondant de Libération à Lyon), Alexandre Buisine (Délégué Régional du Syndicat National des Journalistes), Raphaël Ruffier (Rédacteur en Chef de Lyon Capitale) et GreBlog MonGrenoble.


Evocation du métier de journaliste dans la presse écrite


En début de séance, les étudiants découvrent le parcours professionnel des journalistes présents. Premier point, la plupart n'ont pas intégré une école de journalisme pour devenir journaliste. "J'anime une équipe de 17 journalistes à Lyon, de 34 journalistes pour le titre Progrès sur le sport (...) je me suis formé sur le tas pour en arriver là (...) le journalisme a ceci de merveilleux pour être une activité intellectuelle permettant de s'épanouir sans avoir forcement suivi un cursus universitaire extraordinaire" souligne Jacques Eloi.

Olivier Bertrand évoque au départ son attirance du métier pour l'écriture et exprime un changement de cap. "Je suis resté dans ce métier parce que j'ai très vite compris que la principale qualité n'était pas l'écriture mais d'être compris, d'avoir la capacité d'aller chercher les informations, à les vérifier et à ne pas trop se tromper (...) Çà oblige en permanence, comme toi avec ton blog, et comme nous tous, à comprendre des situations, à découvrir énormément de chose, à côtoyer beaucoup de gens, à passer du temps à découvrir le fonctionnement de cette société et c'est la curiosité pour l'essentiel". "Ce qui me plaît, c'est cette adrénaline, le fait de devoir rendre la copie en cinq minutes" ajoute le Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès. Pour le correspondant de Libération, il est indispensable qu'un journaliste lise les journaux quotidiennement pour s'informer.


Evolution du métier de journaliste dans la presse écrite


Raphaël Ruffier rappelle une des constantes de la profession. "En 15 ans, le nombre de métiers entre le journaliste et le lecteur s'est considérablement réduit (...) Tous ces métiers se sont simplifiés, se sont informatisés, les coûts de fabrication ont été également réduits (...) ça arrive maintenant avec le blogueur, où il n'y a plus personne entre lui et son lecteur, même maintenant dans certains journaux". Face à cette réduction, Jacques Eloi rappelle qu'au Progrès il n'y a pas de correcteur "Chez nous, je ne peux pas admettre malgré tout qu'un journaliste écrive son papier et qu'il puisse partir sans qu'il y ait eu derrière un autre regard ou une autre lecture". Olivier Bertrand ajoute "Plus on raccourcie la chaîne entre le lecteur et le journaliste, plus on perd des emplois, plus on réduit les niveaux de lecture, on perd énormément en niveau de vérification de l'information".

Alexandre Buisine, Délégué Régional du SNJ, revient sur la notion de presse écrite. A demi-mot, il estime pour sa part que l'exercice du métier de journaliste diverge en fonction du support de diffusion choisi et évoque les différences de formats et de modes d'expression. "La notion d'écriture n'est pas du tout la même entre la radio, la télévision et l'Internet (...) On peut pas dire que c'est superficiel mais c'est pas le support papier et sur le papier, on a une autre façon de concevoir la presse et l'exercice du métier". Pas convaincu par cette opinion, Raphaël Ruffier estime que "le tuyau" n'est pas plus important que le contenu et qu'il existe une réelle qualité de contenu sur de nombreux supports. "Sur le papier, les choses sont figés, on ne peut plus revenir sur le contenu (…) avec Internet, on est dans une logique de flux, en permanence, il faut alimenter, ça nous amène sur un métier complètement différent où on demande à des journalistes de tous faire" argumente le correspondant de Libération.


Les difficultés et enjeux de la presse écrite


En France, la courbe des quotidiens nationaux ou régionaux baisse depuis de nombreuses années. Les journalistes présents évoquent ce constat lié à des raisons à la fois historique, structurelle, culturelle et de distribution dans notre pays.

Le prix d'un journal est important aux yeux du lecteur. Quand un journal se met à gagner un peu d'argent, l'un des intervenant estime qu'il faudrait apprendre à baisser le prix du journal pour tenter de reconquérir des lecteurs. Un prix acceptable sur lequel les lecteurs ne se posent plus la question sur la qualité du contenu du journal sachant que peu d'entres eux lisent entièrement un quotidien. Pour le Rédacteur en Chef de Lyon Capitale, la pluralité des titres en vente sur le territoire (près de 2000 en distribution) tue progressivement les grands nationaux. "En Irlande, tout se concentre sur les mêmes titres, ce qui fait qu'on achète un pavé avec à l'intérieur, un Libé, un Télérama, un féminin, un hippique, un news, ce qui leur permet d'avoir des rédactions plus importantes et des rentabilités plus fortes" estime Raphaël Ruffier.

Historiquement, le fondateur d'un journal imprime sa marque, souhaite passer des messages, créer de la valeur ajoutée en terme de contenu. Le rachat d'un journal par un industriel n'est pas systématiquement synonyme de rentabilité puisqu'il s'agit surtout d'image et d'influence. Dans ces circonstance, un journal tente simplement de ne pas perdre l'essentiel de ces ingrédients une fois porté sur le web.

L'un des objectifs actuels de la presse traditionnelle est d'occuper le terrain de la concurrence, du marché publicitaire sur le web, d'affirmer ou de conforter son image auprès de nouveaux lecteurs sur la toile. Un objectif affiché pour de nombreux "gratuits". L'attrait commerciale devient intéressant à partir du moment ou ses sites portés sont très lus et très visités, ce qui est loin d'être le cas pour de nombreux quotidiens ou hebdomadaires en ligne. La stratégie amène parfois la presse écrite à perdre substantiellement une part de qualité de son contenu.


La volonté de défendre ses prérogatives, sa marque et son territoire


Faire valoir la plus-value d'une équipe rédactionnelle forte sur des supports différents est l'un des buts recherchés de la profession et des rédactions. A quelques exceptions près, l'économie traditionnelle de la presse écrite n'est plus viable. "Le Net est certainement l'endroit où l'on va pouvoir réinventer une économie (...) En attendant, le Net est en train de nous cannibaliser (...) Le gros enjeu pour le journaliste est de savoir quelle qualité de contenu on va pouvoir maintenir sur le web (...) Le piège, moins de journalistes, moins de temps, moins bien payés (...) Si nous on vient sur la toile, c'est pour faire le même métier" déclare le journaliste de Libération.

Ce climat relativement tendu et ses interrogations sur l'avenir incitent les journalistes à rappeler de manière récurrente avec un brin de nostalgie les fondamentaux de leur métier sur lesquels ils s'appuient pour justifier de la crédibilité, de la véracité et de la pertinence de leur production de contenu d'information.

De mon côté, lorsque je suis sur le terrain pour GreBlog, je tends mon médiaphone à l'interlocuteur pour l'enregistrer ou noter ses propos, lui pose des questions au même titre que le journaliste qui prend également des notes sur son calepin, le journaliste de radio qui "fait un son" ou le reporter TV qui pose son trépied pour supporter sa caméra en action. De retour à sa rédaction, le journaliste synthétise, recoupe et vérifient d'autres informations qui viennent au besoin compléter son sujet, le traite jusqu'à la publication autorisée par sa rédaction. De retour chez moi, il me semble que je fais la même chose, hormis le fait que je cumule seul toutes ces tâches et que je n'ai pas de personnel de rédaction au dessus de moi.

Dans ces circonstances, en dehors du support de diffusion, seul le type, la manière de traiter l'information ou le rythme choisi pour la produire est différent.

Pourtant, le journaliste a souvent le besoin d'exprimer déontologiquement sa différence avec le blogueur local. Défendre sa profession et son métier et une bonne chose : marquer régulièrement une distance avec les blogueurs locaux n'est pas une solution en soi.

Les uns exercent un métier, les autres une passion. Les uns ont parfois peur de perdre leur job à l'avenir, les autres montent des projets qui les motivent, animent des communautés, rêvent parfois d'être rémunéré pour ce qu'ils entreprennent et se projettent aisément dans l'avenir.

Avec l'évolution des nouvelles technologies, les nouvelles méthodes de publication de contenu et l'affirmation des difficultés chroniques évoquées qui malheureusement, rongent les entrailles de ce très beau métier qu'est le journalisme... viendra bien un jour où les uns comprendront que les médias traditionnels et les créateurs de contenus, de journaux en ligne participatifs ou de carnets de bord locaux ne sont pas antagonistes.

La presse écrite est indispensable. Elle ne doit pas disparaitre, bien au contraire. Seulement de nos jours, le journalisme traditionnelle à toute sa place, mais seulement... sa place !

Nous sommes tout simplement complémentaires. Reste à le faire comprendre.