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Mot clé :: [ voierie ] - Tag associé à 2 billet(s)

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08

2008

Qui veut du bois sec pour sa cheminée ?

grenoble isere Si il y a bien un vaste projet évoqué durant la campagne des municipales de 2008 à Grenoble sur lequel tout le monde était presque unanime et convergeait dans le même sens[1], c'était la nécessité de requalifier partiellement globalement les quais et les berges de l'Isère .

Il faut dire qu'il y a de quoi faire en la matière.

Le moment venu, les architectes vont pouvoir s'en donner à cœur joie et nous proposer de belles intentions sur le papier tellement les quais ont besoin de retrouver un équilibre serein et harmonieux dans le paysage Grenoblois. Idem à mon sens, pour le quartier Saint-Laurent, assez délaissé en matière de requalification depuis quelques années.

Par où commencer ?

Et bien, si nous commencions par faire en sorte d'éviter qu'un amas de troncs d'arbres viennent s'échouer sur l'un des piliers du pont permettant de circuler en direction du quartier Saint-Laurent ?


Un amas de troncs d'arbres heurte la carte postale idyllique Grenobloise


A chaque fois que l'Isère subit une crue passagère ou que son niveau habituelle se met à varier, quelques longs troncs d'arbres viennent se blottir juste sous le pont. Une fois bien amarré, c'est au tour de centaines de branches et de feuillages de s'accrocher au monticule. Puis, c'est au tour des détritus de la rivière (plastiques flottants, cartons épais, tissus de toutes sortes, de venir s'accrocher à cette masse de bois.

En plein été, au moment où les touristes visitent notre belle région, il est difficile d'imaginer prendre une photo du pont interdit à la circulation automobile en amont. Pourtant, comme chacun le sait, c'est sur ce pont "noir" qu'une des principales images de la Ville de Grenoble est représentée sur de nombreuses cartes postales bien connues (vue des quais, des bulles, des ponts, de la rivière...).


Déblayer le terrain


En me promenant le long des quais, après avoir pris cette photo, j'ai eu l'opportunité de discuter avec des agents de la voirie de la Ville de Grenoble, en train de nettoyer l'un des escaliers menant à la voie sur berge.

J'ai profité de l'occasion pour demander au responsable s'il était normal de voir deux ou trois fois par an un tas de bois s'échouer sous le pont.

Sa réponse fut surprenante : "Oui, on le sait (...) Nous, on peut rien faire, ce n'est pas nous qui nous occupons de ça, c'est un autre service mais je sais pas lequel (...) On sait qu'il intervient de temps en temps mais là, ils doivent venir mais je sais pas quand exactement (...) Je suis bien d'accord avec vous, ça devrait être enlevé depuis un moment, surtout que ça peut forcer sur le pilier avec le courant".

Bizarrement, le second pilier soutenant le pont n'a aucun amas [2].

Au delà de l'image produite par le phénomène, l'une de mes premières réactions fut d'imaginer un plaisantin jetant une allumette sous le pilier pour mettre le feu et obtenir un grand brasier : aucun doute, les bois ont eu tout le temps de sécher en surface, en plein soleil.

Cette montagne de bois secs reste dangereuse. Au moment où je rédige ce billet, le stock de bois est toujours là.

Il serait temps de le déblayer. A moins que l'on décide d'attendre l'arrivée d'une prochaine crue pour le voir éventuellement disparaitre de lui même...

Notes

[1] au même titre que l'arrivée attendue d'un système de type Velib à Grenoble

[2] voir la photo


01

04

2008

Une brigade de choc pour ramasser les déchets

voirie grenoble Il y a quelques temps, je me promenais tranquillement en ville pour aller retirer de l'argent à un distributeur bancaire situé près de la Maison du Tourisme.

Face au distributeur, au moment de finaliser mon retrait, j'observe trois agents des services municipaux de la ville de Grenoble qui passent à faible allure juste derrière mon dos.

Chacun conduit devant lui une poubelle mobile sur roues associée à un équipement dédié pour le ramassage des déchets légers sur la voie publique : papier jeté par terre, bout de carton, canette, morceaux de carton et autres détritus trouvés aux abords des trottoirs, des bacs ou jonchant le sol.


Une brigade "de choc" sur le bitume


Le principe est simple, utile et pratique.

Un agent circule le long des rues avec sa poubelle ambulante et se sert d'une longue pince qu'il articule pour ramasser les objets qu'il trouve le long de son parcours et qu'il récupère dans un sachet poubelle estampillé "Ville de Grenoble".

Intrigué par le comportement des agents, je décide de suivre cette "brigade ambulante" sur quelques centaines de mètres en direction de la Place Victor Hugo.

Ce qui m'a frappé, c'est de constater que cette "brigade de choc" est composée de trois techniciens groupés ensemble pour effectuer une même tache...dans une même direction... sur une même superficie et ce, tout au long du parcours observé.


Une "apparente" inefficacité


On ne peut qu'être étonné de constater l'apparente inefficacité du dispositif observé sur plusieurs longueurs de rue.

Un seul agent effectue réellement le travail de ramassage des déchets sur la voie publique puisque de toute évidence, le premier observateur placé en avant de la brigade à l'opportunité de ramasser les détritus : les deux autres techniciens placés trop proche de lui, n'ont plus grand chose à ramasser et se contentent finalement de jouer les figurants.

Le déploiement séparé des agents, éloignés les uns des autres, de part et d'autre d'une rue, d'un coin de quartier à un autre, permettraient d'optimiser la tache et de récupérer beaucoup plus efficacement un plus grand nombre de déchets sur la voie publique.

J'ose espérer qu'il y a une logique particulière dans ce dispositif rapproché. A ce rythme, nul doute que le sac poubelle des "brigades du bitume" mettra du temps à se remplir.

maj le 02/04/08 : ce billet est un "Poisson d'Avril" : bravo à ceux qui ont découvert la farce. Explication dans un commentaire :-)